TABLE DES MATIÈRES
Résume Aide-MémoireIntroduction générale à la philosophie1. - NATURE DE LA PHILOSOPHIE1. - Notions historiques |
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| 1. - La philosophie apparaît dès l'abord - comme la SAGESSE
PROPREMENT HUMAINE. - Les peuples primitifs connaissaient maintes vérités
d'ordre philosophique, mais ils les tenaient du sens commun et de la tradition
primitive. - Chez les Sémites, pas de philosophie. Chez les Aryens
en général, effort vers la philosophie, mais impuissant,
sàuf en Grèce (et très partiellement dans l'Inde)
à constituer une philosophie distincte de la religion. - Dans l'antiquité,
l'oeuvre de la raison. philosophique n'a << réussi >> qu'en
Grèce.
[pp. 1 à 20.]
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| 2. - La philosophie grecque ne commence qu'avec Thalès de Milet
(VII-VIe siècle avant J.-C.) - Lès Ioniens veulent tout expliquer
par quelque principe matériel (Eau pour THALES, Air
pour ANAXIMÊNE, Feu .pour HÉRACLITE, Infini
pour ANAXIMANDRE). HÉRACLITE est le philosophe du Devenir pur
(«tout. - s'écoule»). DÉMOCRITE fonde l'atomisme.
ANAXAGORE reconnaît une Intelligence divine séparée
du monde.
Les Italiques «PYTHAGORE>> font des Nombres l'unique réalité. Les Eléates absorbent toutes choses dans l'Etre un et immobile. PARMENIDE est le philosophe de l'Etre pur. [pp. 21 à 35.]
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| 3. - Au Ve siècle, la Sophistique met la raison en péril.
- Les Sophistes voulaient la supériorité intellectuelle et
les avantages de la science sans vouloir la vérité.
Socrate redresse la pensée Philosophique. C'est un praticien, un médecin des âmes. Fondateur de la science morale. Par sa méthode (IRONIE ET MAIEUTIQUE), il discipline la raison, et il lui impose la recherche des essences et des définitions. Il élève la philosophie de l'étude exclusive du monde corporel à la considération de l'homme et des choses humaines (CONNAIS-TOI TOI-MÊME). [pp. .35 à 43.]
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4. - Platon tente une grande synthèse doctrinale, qui ireste entachée d'erreur, mais qui enveloppe un germe sans prix. Sa Philosophie c'est la Philosophie des Idées (Archétypes suprasensibles éternels. <<L'HOMME EN SOI »). Le monde sensible n'est qu'une ombre trompeuse, et ne peut être qu'objet d'opinion non de science. - Savoir c'est se ressouvenir; (INNÉISME; MÉTEMPSYCHOSE). L'homme est un, esprit. Usant d'organes (DUALISME PSYCHOLOGIQUE). - Tout pécheur n'est qu'un ignorant. [pp. 44 à 51.]
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| 5. - Aristote, corrigeant Platon, réussit à assurer
d'une faÇon définitive les prises de l'intelligence sur le
réel. Il critique la théorie des Idées, et montre
que les essences ne sont sous un état d'universalité que
dans l'esprit. Les choses sensibles sont réelles, elles sont composées
de matière et de forme. - Toutes nos idées
viennent des sens, par l'effet de l'activité immatérielle
de l'esprit. L'homme est un amimal raisonnable, UNE substance COMPOSÉE
(composée d'un CORPS et d'une AME SPIRITUELLE). - Le pécheur
fait le mal qu'il connait (distinction du jugement spéculatif et
du jugement pratique).
Aristote, malgré les déficiences qui attestent chez lui l'imperfection de la raison humaine, s'élève à la connaissance du vrai Dieu, parfaitement un, séparé du monde, bienheureux en lui-même, vivant et intelligent par essence, acte pur. Au XIIIe siècle, Saint Thomas dAquin, en introduisant la philosophie d'Aristote dans la lumière supérieure de la théologie, la purifie, la systématise, l'approfondit, et l'enrichît de synthèses nouvelles. - La philosophie dAristote et de saint Thomas est la PHILOSOPHIE PERENNIS. [pp. 51 à 64.]
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2. - Conclusions |
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| 6. - La philosophie est la connaissance SCIENTIFIQUE qui par la lumière
NATURELLE de la raison considére les CAUSES PREMIÈRES ou
les raisons, les plus élevées de TOUTES CHOSES; ou encore
: la connaissance scientifique des choses par les premières causes,
selon que celles-ci concernent l'ordre naturel.
Distinction de l'OBJET MATÉRIEL de la phîlosophie (toutes choses naturellement connaissables) et de son OBJET FORMEL (causes premières). - L'étude des causes absolument premières (SIMPLICITER PRIMAE) appartient à la Philosophie - première ou Métaphysique. [pp. 61 à 71.]
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| 7. - La philosophie est la plus haute des connaissances humaines, et
elle est vraiment une SAGESSE. Les sciences paxticulières
lui sont soumises en ce sens qu'elle les JUGE, qu'elle les DIRIGE, et qu'elle
DÉFEND leurs principes. Elle-même est libre à leur
égard, et ne dépend d'elles que comme d'INSTRUMENTS dont
elle se sert.
[pp. 71 à 81.]
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| 8. - La théologie ou science de Dieu selon qu'il s'est
fait connaître à nous par la révélation est
au dessus de la philosophie. La philosophie lui est soumise non dans ses
principes ni dans son développement mais DANS SES CONCLUSIONS, sur
lesquelles la théologie exerce un contrôle, étant ainsi
RÈGLE NÉGATIVE pour la philosophie, et limitant sa liberté
d'errer.
La théologie d'autre part use comme d'un INSTRUMENT, pour établir ses propres démonstrations, de la philosophie et des verités reconnues par la raison. [pp. 81 à 87.]
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| 9. - Le sens commun, jugement instinctif et spontané
de la raison humaine, comporte trois groupes de certitudes naturelles (DONNÉES
DE L'ÉVIDENCE SENSIBLE, PRINCIPES INTELLIGIBLES ÉVIDENTS
PAR EUX-MÊMES, CONCLUSIONS PRÔCHAINES).
La philosophie nest pas fondée sur l'autorité du sens commun pris comme consentement général ou comme instinct commun de l'humanité, elle dérive toutefois du sens commun si l'on considère en lui l'intelligence des premiers principes immédiatement évidents. - Elle est. supérieure au sens commun comme d'état parfait ou « scientifique:>> d'une connaissance vraie est supérieur à l'état imparfait ou « vulgaire >> de cette même connaissance. Toutefois la philosophie peut être PAR ACCIDENT jugée par le sens commun. [pp. 87 à 94.]
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| 10. - La philosophie a pour principes formels les premiers principes
évidents par eux-mêmes saisis dans la notion de l'être,
et pour matière l'expérience et les faaits, - les faits,
les plus simples et les plus évidents.
[pp. 94 à 95.]
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II. DIVISION DE LA PHILOSOPHIE1. - Les grandes parties de la philosophie. |
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| 11. - La philosophie se divise en trois grandes partiea : 1o) la. Logique,
qui introduit à la philosophie proprement dite, et dont l'objet
est l'ÊTRE DE RAISON (ordre à faire régner entre nos
concepts) qui DIRIGE NOTRE ESPRIT VERS LE VRAI; 2o) la Philosophie spéculative
ou simplement la Philosophie, qui a pour objet l'ÊTRE DES CHOSES
(être RÉEL); 3o) la Philosophie pratique ou Morale,
qui a pour objet les ACTES HUMAINS.
[pp. 99 à 105.]
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2. - Principaux problèmes. |
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| 12. - La logique mineure ou Logique formelle recherche quelles
sont les règles qu'il faut suivre pour RAISONNER CORRECTEMENT. La
Logique
majeure ou Logique matérielle se demande à quelles conditions
de raisonnement est non-seulement correct, mais encore vrai et démonstratif,
et procure la SCIENCE.
Importance capitale du problème de l'UNIVERSEL, étudié en Logique majeure. - Les IDÉES sont les similitudes internes des choses par lesquelles célles-ci nous sont présentées de manière que nous puissions raisonner sur elles (et donc en acquérir la science) ; les IMAGES sont les similitudes internes des choses par lesquelles celles-ci nous sont présentées comme nous les ont montrées d'abord nos sensations. Les mots signifient directement les idées, en évoquant en mème temps des images. - Nos SENSATIONS et nos IMAGES nous présentent directement et par soi de l'individuel, nos IDÉES nous présentent directement et par elles-mêmes de l'universel (UNUM IN MULTIS). [pp. 106 à 115.]
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| 13. - Première partie de la philosophie spéculative,
Philosophie
des Mathématiques (ENS QUANTUM). - Quelle est la nature de la
quantité, de l'étendue, du nombre ?
[pp. .115 et 116.]
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| 14. - Seconde partie de la philosophie spéculative, Philosophie
de la Nature (ENS MOBILE). - En quoi consiste le mouvement ? la substance
corporelle? (Matière et forme, doctrine HYLÉMORPHISTE.) En
quoi consiste la vie ? Quels sont les principes premiers constitutifs de
l'organisme suivant ?
Science de l'homme (Psychologie), au sommet de la Philosophie de la nature. - Problème de l'ORIGINE DES IDÉES, doctrine de l'abstraction. Nos idées sont tirées ou « abstraites » du donné sensible par l'activité d'une faculté spéciale (INTELLECT AGENT) qui dépasse tout l'ordre des sens, et qui est comme la lumière de notre intelligence. - Problème de la NATURE DE L'HOMME. (DOCTRINE ANIMISTE. - L'homme est une substance composée de deux parties complémentaires, CORPS, qui n'est ce qu'il est que par l'âme, et AME RAISONNABLE, qui est SPIRITUELLE c'est-á-dire capable d'agir et d'exister INDEPENDAMMENT DE LA MATIÈRE.) [pp. 116 à 127.]
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| 15. -- Troisième partie de la philosophie spéculative
: Métaphysique (ENS IN QUANTUM ENS). - La métaphysique
comprend elle-même la CRITIQUE, l'ONTOLOGIE et la THÉOLOGIE
NATURELLE ou Théodicée.
CRITIQUE ou Métaplaysique de la vérité. - Problème de la vérité. La vérité de la connaissance consiste dans la CONFORMITÉ DE L'ESPRIT A LA CHOSE. Il est absurde de mettre en doute la véracité de nos facultés de connaître. - Problème de 1'OBJECT DE L'INTELLIGENCE. L'objet formel de l'intelligence est L'ETRE. Ce qu'elle est faite pour atteindre, c'est ce que sont les choses indépendamment de nous. - L'être comme tel est INTELLIGIBLE, toute chose est intelligible dans la mesure même où elle est. [pp. 127 à 135.]
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| 16. - ONTOLOGIE, ou Métaphysique de l'être en général.
- Quelles sont les données absolument premières de l'intelligence
considérant l'être ?
a) L'ESSENCE. - Division de l'être en essence et existence. - L'essence proprement dite d'une chose est ce que cette chose est NÉCESSAIREMENT et PREMIEREMENT à titre de PRINCIPE PREMIER d'INTELLIGIBILITÉ. Notre intelligence peut connaître les essences des choses. (Distinctement ou confusément.) Les essences des choses sont UNIVERSELLES DANS L'ESPRIT, et CONSIDÉRÉES EN ELLES-MÊMES elles font abstraction'de tout mode d'exister, et NE SONT ni universelles NI INDIVIDUELLES. [pp. 136 à 155.]
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| 17. - b) LA SUBSTANCE ET L'ACCI.DENT. - Considérant, l'être
des choses non plus par rapport à l'intelligibilité, mais
par rapport à l'EXISTENCE, on voit que ce qui avant tout existe
est le SUJET D'ACTION (<< suppôt>>, personne). Par opposition
aux ACCIDENTS (êtres de surcroit) la notion de SUBSTANCE s'explicite
comme convenant au SUJET D'ACTION et à sa NATURE constitutive (ce
par quoi il est apte à exister purement et simplement).
La Substance est une chose ou une nature à laquelle il convient d'exister PAR SOI OU A RAISON DE SOI (per se) ou encore EN SOI (in se), et non pas en autre chose (IN ALTO). L'Accident est une nature ou essence à laquelle il convient d'exister EN UNE AUTRE CHOSE (in alto). (Bien distinguer l'expression per se, par soi ou à raison de soi, et l'expression a se, de par soi, à raison de soi COMME PRINCIPE ABSOLUMENT PREMIER, OU COMME RAISON ENTIÈRE ET DERNIÈRE.) [pp. 155 à 169.]
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| 18. - c) L'ACTE ET LA PUISSANCE. - Considérant l'être
des choses par rapport à la manière dont celles-ci SE COMPORTENT
dans la. réalité, on voit que le fait du CHANGEMENT, en apparence
incompatible avec le PRINCIPE D'IDENTITÉ (ce qui est, est), ne se
concilie avec ce dernier que grâce à la notion d'ETRE EN PUISSANCE
ou de POTENTIALITÉ (capacité réelle).
Ainsi l'ÊTRE considéré par rapport à la plénitude et à la perfection que ce mot signifie, se divise en un ÊTRE PROPREMENT DIT OU acte, et CAPACITÉ VÊTRE ou puissance. - Le CHANGEMENT est le passage de la puissance à l'acte, ou mieux l'acte d'une chose en puissance prise précisément sous le rapport où elle est en puissance (ACTUS EXSISTENTIS IN POTENTIA PROUT IN POTENTIA). [pp. 169 à 183.]
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19. - THÊOLOGIE NATURELLE ou Théodicée (Métaphysique de lEtre même subsistant). - La théodicée traite d'abord de l'EXISTENCE DE DIEU; (les cinq voies, de saint Thomas, démontrant l'existence de Dieu comme Premier Moteur, Première Cause efficiente, premier Nécessaire, Premier Etre source de toute perfection, première Intelligence ordonnant toutes choses). Elle traite ensuite de la NATURE DE DIEU et de ses perfections, dont la premiére (selon notre manière de connaître) est l'ASÉITE (être de par soi, a se). (La raison connaît Dieu d'une connaissance ANALOGIQUE.) [pp. 183 à 186.]
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| 20. - Dans la Philosophie pratique on peut distinguer la PHILOSOPHIE
DE L'ART et la MORALE ou PHILOSOPHIE PRATIQUE PROPREMENT DITE. - La Philosophie
de lArt traite en général de la nature des ARTS (c'est-à-dire
des vertus intellectuelles pratiques qui visent l'OEUVRE A FAIRE, - factibile,
- et la perfection -de l'ouvrage lui-même fait par l'homme), et elle
traite en particulier de la nature des BEAUX-ARTS.
[pp. 186 à 1.89.1
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| 21. - La Morale - ou l'Ethique traite des ACTES HUMAINS
et de leurs règles (elle s'occupe de -l'AGIR HUMAIN,
- agibile, - ou de l'usage du libre arbitre, et de la perfertion de l'homme
lui-même qui opère). - Elle nous fait connaitre ce que nous
devons savoir pour bien agir, elle ne nous fait pas bien agir (c'est l'affaire
de la vertu de Prudence et des vertus morales). - De plus élle ne
nous enseigne que ce que nous devons savoir pour bien agir dans l'ordre
NATUREL, abstraction faite de la fin surnaturelle à laquelle en
réalité nous sommes appelés.
PROBLÈMES GÉNÉRAUX de l'Ethique : En quoi consiste la FIN DERNIERE de l'homme ? (Morale de la béatitude ou du Souverain Bien : Dieu est la fin dernière de l'homme.) « - Quel est le mécanisme des actes humains ? Qu'-est-ce qui les rend moralement bons ou mauvais ? Quelle est leur règle suprême ? leur règle immédiate ? Qu'appelle-t-on vertus -et vices ? PROBLÈMES SPÉCIAUX de l'Ethique : Quels sont mà devoirs concernant notre propre bien. ? - Quels sont nos devoirs concernant le - bien d'autrui ? » (Droit naturel, comprenant le Droit individuel, Droit Social ét Religion naturelle.) [pp. 189 à 194.1
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