CONCLUSION I.
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- La philosophie est la connaissance scientifique qui par la lumière
naturelle de la raison considère les causes premières ou
les raisons les plus élevées de toutes choses; ou encore
: la connaissance scientifique des choses par les premières causes,
selon que celles-ci concernent l'ordre naturel.
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CONCLUSION II.
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- La Philosophie est la plus haute des connaissances humaines, et elle
est vraiment une sagesse. Les autres sciences (humaines) lui sont soumises,
en ce sens qu'elle les juge, qu'elle les dirige, et qu'elle défend
leurs principes. Elle-même est libre à leur égard,
et ne, dépend d'elles que comme d'INSTRUMENTS dont elle se sert.
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CONCLUSION III
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- La Théologie ou science de Dieu selon qu'il s'est fait connaître
à nous par la révélation est au-dessus de la Philosophie.
La Philosophie lui est soumise non dans ses principes ni dans son développement
mais dans ses conclusions, sur lesquelles la Théologie exerce un
contrôle, étant ainsi règle négative pour la
Philosophie.
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CONCLUSION IV.
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- La Philosophie n'est pas fondée sur l'autorité du sens
commun pris comme consentement général ou comme instinct
commun de l'humanité, elle dérive du sens commun si l'on
considère en lui l'intelligence des premiers principe immédiatement
évidents.
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Elle est supérieure eu sens commun comme l'état parfait ou
«scientifique » d'une connaissance vraie est supérieur
à l'état imparfait ou « vulgaire » de cette même
connaissance. Toutefois la philosophie peut être par accident jugée
par le sens commun.
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CONCLUSION V.
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- La Philosophie se divise en trois grandes parties : 1) la Logique, qui
introduit à la Philosophie proprement dite, et dont l'objet est
l'être de raison qui dirige notre esprit vers le vrai; 2) la Philosophie
spéculative ou simplement la Philosophie, qui a pour objet l'être
des choses (être réel); 3) la Philosophie pratique ou Morale,
qui a pour objet les actes humains.
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CONCLUSION VI.
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- Les idées sont les similitudes internes des choses par lesquelles
celles-ci nous sont présentées de manière que nous
puissions raisonner sur elles (et donc en acquérir la science);
les images sont les similitudes internes des choses par lesquelles celles-ci
nous sont présentées comme nous les ont montrées d'abord
nos sensations. Les mots signifient directement les idées, en évoquant
en même temps des images.
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CONCLUSION VII
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- Nos sensations et nos images nous présentent directement et par
soi de l'individuel, nos idées nous présentent directement
et par elles-mêmes de l'universel.
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CONCLUSION VIII.
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- Nos idées sont tirées ou « abstraites » du
donné sensible par l'activité d'une faculté spéciale
(intellect agent) qui dépasse tout l'ordre des sens, et qui est
comme la lumière de notre intelligence.
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CONCLUSION IX.
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- La vérité de la connaissance consiste dans la confor mité
de l'esprit à la chose. - Il est absurde de mettre en doute la véreg
cité de nos facultés de connaitre.
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CONCLUSION XI.
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- L'être comme tel est intelligible, toute chose est intelligible
dans la mesure même où elle est.
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CONCLUSION XII.
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- L'essence d'une chose est ce que cette chose est nécessairement
et premièrement à titre de principe premier d'intelligibilité.
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CONCLUSION XIII.
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- Notre intelligence peut connaitre les essences des choses.
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CONCLUSION XIV.
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- Les essences des choses sont UNIVERSELLES DANS L'ESPRIT,
et CONSIDÉRÉES EN ELLES-MÊMES
elles NE SONT ni universelles NI INDIVIDUELLES.
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CONCLUSION XV.
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- La substance est une chose ou une nature à laquelle il convient
d'exister par soi Ou à raison de soi (per se), et non pas en autre
chose.
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CONCLUSION XVI.
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- L'Accident est une nature ou essence à qui il convient d'exister
en autre chose.
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CONCLUSION XVII.
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- L'Être considéré par rapport à la plénitude
et à la perfection que ce mot signifie, se divise en ÊTRE
PROPREMENT DIT ou ACTE et CAPACITÉ
D'ÊTRE ou PUISSANCE.
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