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Aleksis Kivi: Los siete hermanos
Aleksis Kivi: Les sept frères

Capítulo 01 Chapitre

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Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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La granja de Jukola està situada en la vertiente septentrional de una colina, no muy lejos del pueblo de Toukola, al sur de la provincia de Háme. Rodeada de tierras pedregosas, en su falda se extienden, sin embargo, campos que, antes de que la propiedad agricola entrara en decadencia, ondulaban en copiosas cosechas; más alla de los labrantios comienza una pradera de trébol recorrida por un tortuoso arroyuelo que, si en otro tiempo producfa abundante heno, hoy es sólo un pastizal utilizado por los rebanos del pueblo. La finca posee, ademas de densos bosques, terrenos pantanosos y tierras desbrozadas que el primer dueno de la granja, gracias a sus hábiles artimanas, se adjudicó durante el gran reparto de tierras. Pensando más en sus herederos que en su propio beneficio, se conformo con un enorme bosque arrasado por el fuego, obteniendo asì una extension de tierra siete veces mayor que la de sus vecinos. Pronto no quedó residuo alguno del incendio y, en el mismo lugar, volvieron a crecer frondosos bosques. Ésta es la propiedad de los siete hermanos cuyas peripecias me propongo narrar. La ferme de Jukola est située sur le versant septentrional d’une colline, près du -village de Toukola, dans le sud de la province de Haime [Le Haime (Tavastland) est une des provinces de la Finlande ; il est habité par une des grandes tribus finnoises.]. Elle est entourée de terrains rocailleux, mais en contre-bas s’étendent des champs sur lesquels, avant que la propriété fût tombée en décadence, ondulaient de lourdes moissons ; au delà des champs commence une prairie de trèfle, coupée par une rigole sinueuse ; autrefois, elle produisait du foin en abondance ; maintenant, elle n’est plus qu’un pâturage pour les troupeaux du village. Le domaine possède en outre de vastes forêts, des marécages et des essarts que le premier maître de la ferme sut se faire attribuer jadis, lors du grand partage des terres, grâce à son intelligente conduite. Plus préoccupé de l’intérêt de ses descendants que de son propre avantage, il se contenta pour sa part d’un énorme arsin et reçut de cette façon sept fois plus de terres que ses voisins. Les traces de l’incendie disparurent bientôt et des bois touffus poussèrent à leur place. — Tel est le domaine des sept frères dont je vais à présent raconter les tribulations. 01001
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He aqui, de mayor a menor, los nombres de los siete hermanos: Juhani, Tuomas, Aapo, Simeoni, Timo, Lauri y Eero. Hay dos pares de gemelos: Tuomas y Aapo, y Timo y Lauri. El mayor de los hermanos, Juhani, tiene veinticinco anos, y Eero, el más pequeno, apenas ha visto dar dieciocho vueltas al sol. Todos son mocetones robustos, de anchas espaldas y regular està tura, menos Eero, todavia un poco cenceno. Aapo es el más alto de todos, pero no el mas ancho de espaldas; este privilegio le corresponde a Tuomas, y a él le debe su extensa fama. Los hermanos conservan algunos rasgos comunes, tales corno la tez morena y los cabellos hirsutos y amarillos corno el cariamo, pero es Juhani el que destaca por la aspereza de su pelo. Les noms des frères, de l’aîné au cadet, sont : Juhani, Tuomas, Aapo, Simeoni, Timo, Lauri et Eero [Jean, Thomas, Abraham, Siméon, Timothée, Laurent et Eric.] ; Tuomas et Aapo sont jumeaux, ainsi que Timo et Lauri. Juhani, l'aîné, a vingt-cinq ans ; Eero, le cadet, n’a guère vu que dix-huit printemps. Ce sont de solides lurons, carrés d’épaules, de taille moyenne, sauf Eero qui est encore très fluet. Aapo est le plus grand, mais il n'est pas le plus robuste : cet avantage et cet honneur appartiennent à Tuomas, réputé pour la largeur de ses épaules. Un trait qui leur est commun à tous est leur teint foncé et leurs cheveux raides, laineux comme le chanvre, et dont la rudesse est surtout apparente chez Juhani. 01002
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El padre, experto cazador, murió inesperadamente luchando con un oso enfurecido. Ambos, el hombre y el senor de los bosques, fueron encontrados uno junto a otro sobre un charco de sangre: el cazador completamente destrozado; la fiera, con el cuello y los costados acribillados a punaladas y el corazón atravesado por una baia certera. De està manera encontró horrible fin el robusto campesino que habia dado muerte en su vida a mas de cincuenta osos. Pero su desmedida afición a la caza le hizo al hombre desentenderse de su trabajo, y la granja, ante la pasividad de su dueno, fue cayendo en el abandono. A sus hijos, que heredaron del viejo su desbordada pasión por la caza en el bosque, también les importaba una friolera las labores del campo y las siembras, y pasaban el tiempo fabricando lazos, trampas, eepos y otras artes, en perjuicio de pajaros y liebres. Asi fue transcurriendo la infancia de los hermanos, hasta que se impusieron en el manejo de las armas de fuego y se arriesgaron a salir en busca del oso. Leur père, qui était grand chasseur, trouva la mort dans la force de l’âge, en luttant avec un ours furieux ; on les découvrit tous deux, l’homme et le seigneur des bois, étendus morts côte à côte sur le sol éclaboussé de sang : le chasseur fort mal arrangé, le fauve avec le cou et les flancs lacérés à coups de poignard et la poitrine percée par une balle précise. Ainsi périt ce vigoureux paysan qui avait abattu plus de cinquante ours. Mais ses parties de chasse lui avaient fait négliger son travail et son activité dans la ferme qui, privée de sa direction, se délabra peu à peu. Ses fils, qui avaient hérité de sa passion violente pour la poursuite du gibier, ne s’intéressaient pas davantage aux labours et aux semailles. Ils fabriquaient des pièges, des trappes, des pipeaux et des collets pour le plus grand dam des oiseaux et des lièvres. Ils passèrent ainsi le temps de leur enfance, jusqu’au jour où ils commencèrent à manier des armes à feu et se risquèrent à attaquer l’ours dans la forêt. 01003
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Fue inutil que la madre tratara, con amonestaciones y castigos, de hacer entrar a sus hijos por la senda del trabajo y la diligencia, pues todos sus esfuerzos se estrellaban contra la incorregible testarudez de los muchachos. La madre era una mujer hacendosa, conocida por la franqueza y recti tud de su carácter, aunque, eso sì, un poco viva de genio. Su hermano, el tio de los muchachos, era un buen hombre que, habiendo sido un intrèpido marino en su juventud, presumìa de haber navegado por lejanos mares y visitado muchos pueblos y ciudades. Pero la vista se le fue desgastando hasta quedarse completamente ciego, y asi pasó los lugubres dtas de su ancianidad en la casa de Jukola, donde, alternando la fabricación de cucharones, mangos de hacha, paletas para la colada y otros utensilios, le daba gusto a la lengua contando a sus sobrinos cuentos e historias prodigiosas, tanto de su pais corno de otras tierras remotas, amen de milagros y hechos de la Biblia. Los muchachos lo escuchaban todo y guardaban fielmente los relatos en la memoria. Se olvidaban de las órdenes y reprimendas de la madre, y de tal manera hacìan a ellas oidos sordos, que ni las más tremendas palizas bastaban para abrirselos. Cuando olfateaban que la tormenta se les Venla encima, salian de naja con gran desesperación de la madre y de los demás, lo cual sólo servia para empeorar su situación. Leur mère essaya bien, par des remontrances et des corrections, de stimuler leur zèle au travail, mais leur entêtement dressait un obstacle insurmontable devant tous ses efforts. Elle était du reste une ménagère excellente, connue pour son honnêteté et sa droiture, mais un brin revêche. Son frère était également un brave homme que les enfants adoraient ; dans sa jeunesse, hardi marin, il avait joyeusement navigué sur les mers lointaines et vu bien des peuples et des villes. Mais sa vue baissa, il finit par devenir complètement aveugle et passa les jours obscurs de sa vieillesse à Jukola. Et souvent, tandis qu’il taillait, guidé par le toucher, des louches, des cuillères, des manches de hache, des battoirs et d'autres ustentiles de ménage, il racontait aux enfants de sa sœur des contes et des histoires merveilleuses sur leur propre pays et sur les terres lointaines, il leur racontait aussi les miracles et les événements dont parle la Bible. Ses neveux écoutaient ces récits bouche bée et les gravaient profondément dans leur mémoire. Us ne prêtaient certes pas une attention aussi soutenue aux ordres et aux réprimandes de leur mère ; au contraire, ils se montraient singulièrement durs d’oreille et ne redoutaient nullement les fessées. Souvent même, quand ils sentaient qu’un orage menaçait, toute la bande prenait la poudre d’escampette, au désespoir et à la colère de leur mère et des voisins, et ils ne faisaient ainsi que gâter encore plus leur affaire. 01004
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He aqui un episodio de la infancia de los hermanos. Sabian, astutos ellos, que las gallinas de una vecina, llamada la Vieja del Pinar, cuya choza se hallaba cerca de la granja de Jukola, ponian sus huevos debajo del secadero. Pues bien, un buen dia sintieron todos la necesidad de comer huevos fritos y, ni cortos ni perezosos, decidieron saquear el nido y largarse al bosque a comérselos. En efecto, de las ideas pasaron a los hechos. Limpiaron el nido y los seis —puesto que Eero andaba aun pegado a las faldas de su madre— huyeron con su botin al bosque. Llegados a un rumoroso arroyo que discurria entre sombrios abetos, encendieron fuego en un ribazo y, después de envolver los huevos en unos trapos, los metieron en el agua y los enterraron en la crepitante ceniza. Luego, cuando los huevos estuvieron a punto, los saborearon hasta chuparse los dedos y, satisfechos, emprendieron el regreso. Pero al llegar al collado en cuya cima estaba la casa, vieron aproximarse una terrible tempestad: el hurto habia sido descubierto; la Vieja del Pinar protestaba y amenazaba a voz en cuello, y la madre les salia al encuentro haciendo silbar en el aire una correa y con cara de pocos amigos. Intentando evadirse de la borrasca, los muchachos se dieron media vuelta y corrieron a esconderse en el bosque, sin hacer caso de los gritos de la madre. Voici un épisode de leur enfance. Ils connaissaient sous le plancher de la grange de la ferme un nid de poules qui appartenait à une voisine, appelée la Vieille de Männistö, parce que sa masure se trouvait dans un bosquet de pins près de la ferme. Un beau jour, les frères eurent une envie folle d’œufs rôtis et décidèrent finalement de dévaliser le nid et de filer dans la forêt pour y déguster leur butin. Ils mirent leur projet à exécution, vidèrent le nid, et les six garnements — Eero se traînait encore aux pieds de sa maman — détalèrent d’un commun accord dans les bois. Parvenus au bord d’un ruisseau qui murmurait entre les sombres sapins, ils allumèrent un feu sur la rive, et, après avoir enveloppé les œufs dans des chiffons, ils les plongèrent dans l’eau, puis les enfouirent dans des cendres crépitantes. Et quand leur régal fut cuit à point, ils le savourèrent avec un bel appétit et reprirent satisfaits le chemin de la maison. Mais, à leur arrivée sur la colline, une tempête terrible se préparait : leur larcin avait été découvert, la Vieille s’emportait en plaintes véhémentes, et leur mère, un fouet sifflant à la main, s’avançait à leur rencontre d’un air courroucé. N’ayant aucun désir d’affronter cette bourrasque, les enfants battirent prudemment en retraite et gagnèrent les bois protecteurs, sans se soucier des cris de leur mère. 01005
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Pasaron dias y más dias sin que se tuvieran noticias de los fugitivos, cuya larga ausencia acabó por calar hondamente en el sensible corazón de la madre, la cual, trocando su colera en pesadumbre y en làgrimas de congoja, se lanzó en busca de sus hijos. Se internò en los bosques, recorriéndolos en todos los sentidos, pero en vano. Cuando la aventura tomaba visos de tragedia, la mujer exigió que las autoridades se interesaran en el asunto, y asi, se dio aviso al montero, quien al punto convocò a todos los habitantes de Toukola y de la vecindad. Encabezados por el montero y formando una larga fila, todos, jóvenes y viejos, hombres y mujeres, emprendieron una batida por los bosques. El primer dia patearon palmo a palmo los alrededores de la finca. Nada. El segundo dia se alejaron más, adentrándose en el bosque. Pero he aqui que al llegar a una alta colina divisaron a lo lejos, en la linde de un bosque pantanoso, una voluta de humo azulado que se extinguia en el aire. Cuando localizaron el lugar de donde procedia se encaminaron hacia alli. Pronto estuvieron tan cerca que pudieron escuchar està canción: Un jour se passa, puis un second ; on était toujours sans nouvelles des déserteurs ; leur absence prolongée finit par inquiéter fortement leur mère, dont la colère se changea bientôt en chagrin et en larmes de pitié. Elle sc mit à leur recherche, parcourut les forêts en tous sens, mais sans trouver ses enfants. L’aventure devenait vraiment tragique, et il lui fallut enfin s’adresser aux autorités. On avisa le traqueur [Fonctionnaire rural chargé entre autres d’organiser des battues.] qui convoqua sans délai tous les habitants de Toukola et des environs ; sous sa conduite, jeunes et vieux, hommes et femmes, ayant formé une longue ligne, se mirent à battre les bois. Le premier jour, ils fouillèrent les alentours de la ferme, mais sans aboutir au résultat espéré ; le second jour, ils pénétrèrent plus avant dans la forêt, et, lorsqu’ils furent arrivés sur une haute colline, ils aperçurent au loin, sur le bord d’un marais, une colonne de fumée bleue qui montait dans l’air. Ils repérèrent exactement le point d’où elle sortait et poursuivirent leur marche dans celte direction. Enfin, parvenus tout près, ils entendirent une voix qui chantait : 01006
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También vivian antes
incluso detràs del arroyo,
y de él quemaban lena,
de él bebian cerveza.
On vit une bien belle vie
Dans le marais, près du ruisseau,
Brûle du bois à son envie,
Au lieu de bière on boit de l’eau.
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Oyendo la canción, el ama de Jukola no cabla en si de gozo: habia reconocido la voz de su hijo Juhani. Como, por otra parte, resonaban en el bosque frecuentes chasquidos, los de la partida acabaron convencidos de que se hallahan cerca del lugar donde los fugitivos habian establecido su campamento. Entonces el montero dio orden de cercarlos y aproximarse a ellos con sumo cuidado, deteniéndose a prudente distancia del campamento. Alors, en entendant ce chant, la fermière de Jukola éprouva une grande joie, car elle avait reconnu la voix de son Juhani. Et comme, en outre, des détonations fréquentes retentissaient dans le bois, les chercheurs en conclurent avec certitude qu’ils étaient tout proches du campement des fugitifs. Le traqueur ordonna do cerner les enfants et de se rapprocher d’eux en silence, mais de faire halte à quelque distance de leur bivouac. 01013
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Todos acataron las órdenes del montero, y cuando los que formaban el cordón que rodeaba a los hermanos se hallahan a no más de cincuenta pasos, se detuvieron y pudieron presenciar el siguiente cuadro: junto a una roca se levantaba una choza de ramas de abeto, y Juhani, tendido cuan largo era sobre un lecho de musgo ante la puerta, contemplaba despreocupado las nubes y tarareaba. No lejos de la cabana chisporroteaba una viva hoguera, a cuyas llamas Simeoni estaba chamuscando un urogallo cogido en un lazo. Aapo y Timo, que acababan de jugar a los fantasmas y tenian la cara tiznada, vigilaban los nabos que se estaban asando entre las brasas. Muy callado, Lauri, sentado en un charco arcilloso, modelaba gallos, bueyes y magnificos potrancos. El resultado de su trabajo podia verse en una larga hilera de figuras puestas a secar sobre un tronco musgoso. El causante de los chasquidos que se oian no era otro sino Tuomas, quien, lanzando un salivazo sobre la roca, le acercaba un tizón y luego lo aplastaba con todas sus fuerzas con una piedra; de ahi el ruido que, resonando a lo lejos, podia confundirse con un disparo de escopeta. Una negra humareda salia entre las piedras retorciéndose en el aire. On fit ce qu’il avait ordonné. Et quand la chaîne, entourant les frères, ne fut plus qu’à une cinquantaine de pas, on s'arrêta, et l’on vit alors le tableau suivant : au pied d’un rocher se dressait une petite hutte en branches de sapin, et Juhani, vautré sur un lit de mousse devant la porte, contemplait les nuages en chantonnant. A quelques toises de la cabane, pétillait un feu joyeux sur les braises duquel Simeoni rôtissait pour le dîner un tétras pris au collet. Aapo et Timo, le visage barbouillé de suie, — ils venaient de jouer aux fantômes, — surveillaient la cuisson des navets dans la cendre brûlante. Lauri, silencieux, était assis près d’un petit tas de glaise et modelait des coqs, des bœufs et de fiers poulains ; il en avait déjà toute une rangée qui séchaient sur un tronc moussu. C’était Tuomas qui provoquait les détonations : il lançait un crachat écumant sur le roc, y posait une braise enflammée et l’écrasait de toutes ses forces avec une pierre ; le bruit, souvent aussi violent qu’un coup de fusil, se répercutait au loin, tandis qu’une fumée noirâtre s’échappait en tournoyant d’entre les pierres. 01014
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Juhani.—
También vivian antes
incluso detràs del arroyo...
Claro que si, pero al final el diablo se saldrà con la suya. Asi sera si Dios no lo remedia, castorejos. ,¿Me ois?
JUHANI:
On vit une bien belle vie
Dans le marais près du ruisseau...
Mais le diable finira bien par nous dénicher ici. Ça, c’est fatal, mes petits taurillons.
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Aapo.—Ya lo dije nada mas llegar aqui, huyendo corno conejos. ¡Somos una partida de imbéciles! ¡Mira que vagabundear asi al cielo raso! ¡Eso es cosa de gitanos y de bandidos! AAPO: Je l’ai dit tout de suite quand on a décampé. Imbéciles que nous sommes ! C’est bon pour des tsiganes et des voleurs de fainéanter ainsi sous la voûte du ciel. 01021
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Tuomas.—Pero el cielo es de Dios. TIMO: C’est pourtant le ciel du Bon Dieu. 01022
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Aapo.—Ya. ¡Vivir con los lobos y los osos! AAPO: Vivre ici avec les loups et les ours. 01023
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Tuomas.—Y con Dios. TUOMAS: Et avec le Bon Dieu. 01024
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Juhani.—Te sobra razón, Tuomas, con Dios y sus angeles. Oh, si pudiéramos mirar con los ojos del alma y del cuerpo de los bienaventurados, veriamos cómo una legion de angeles de la guarda nos rodea y cómo el mismo Dios, en la forma de un anciano encanecido, està también entre nosotros corno un padre amantfsimo. JUHANI: C’est vrai, Tuomas, avec le Bon Dieu et ses anges. Ah ! si on pouvait regarder avec les yeux de l’âme et du corps bienheureux, on verrait qu’une troupe d’anges gardiens nous entoure et que Dieu lui-même, sous l’aspect d’un vieillard grisonnant, est assis parmi nous comme un père bien-aimé. 01025
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Simeoni.—¿Pero qué estara pensando nuestra pobre madre? SIMEONI: Mais que doit penser notre pauvre maman ? 01026
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Tuomas.—En cuanto nos eche la mano encima nos metera una paliza tan grande que quedaremos corno nabos TUOMAS: Elle va nous écrabouiller comme de la purée de pommes de terre, dès que nous lui tomberons entre les pattes. 01027
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Juhani.—¡Menuda zurra nos esperà, amigos! JUHANI: Ah ! mes amis ! on va recevoir une belle tripotée ! 01028
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Tuomas.—¡De las que dejan huellas, supongo! TUOMAS: Ça, c’est sûr ! 01029
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Juhani.—Un palizón que nos arrancara chispas. Bueno, ya sabes lo que es. JUHANI: Une magistrale fessée ! Tu sais ce que c’est. 01030
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Aapo.—De eso no nos libra nadie. AAPO: On finira bien par la recevoir. 01031
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Simeoni.—Claro que no, desde luego. Por eso mas nos valdria salir a su encuentro en seguida y acabar de una vez està vida de bueyes. SIMEONI: Naturellement. C’est pourquoi il vaudrait mieux aller l’encaisser tout de suite et mettre fin une bonne fois à cette vie de chien. 01032
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Juhani.—Querido hermanito, el buey no va por su gusto al matadero. JUHANI: Le bœuf ne se rend pas de son plein gré à l’abattoir, mon cher frère. 01033
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Aapo.—Bueno, déjate ya de historias. El invierno está encima y no hemos nacido precisamente con un abrigo de pieles sobre el lomo. AAPO: Qu’est-ce que tu radoles-là ? L’hiver approche, et nous ne sommes pas nés avec une fourrure sur l’échine. 01034
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Simeoni.—Venga, marchemos para casa. Vamos al encuentro del castigo, que bien merecido lo tenemos. SIMEONI: Eh bien, en roule pour la maison, et vers la punition méritée, bien méritée, ma foi ! 01035
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Juhani.—Concedamos a la espalda un poco más de descanso, hermanos. ¡Quién sabe los remedios que Dios puede sugerirnos de aqui a dos o tres dias! Sigamos aqui, pues, tumbados de dìa junto al fuego donde arde un leno, y de noche en el refugio de ramas de abeto, muy juntitos unos contra otros; somos cochinos sobre la paja. ¿Y tu qué dices, Lauri, muchachito, ahi quieto junto al charco de ardila? ¿Eh, qué dices? ¿Es que vamos a ir a recibir mansamente la paliza? JUHANI: Frères, épargnons nos dos pendant quelque temps encore. On ne sait pas quel moyen de salut Dieu pourra nous suggérer d’ici deux ou trois jours. Oui, rigolons encore un peu par ici, le jour autour du feu allumé dans la souche, et la nuit sous l’abri de branches do sapin, vautrés côte à côte sur une ligne comme des gorets sur la paille. -— Mais que racontes-tu, seigneur Lauri ? Hein ? Allons-nous gentiment nous faire étriller ? 01036
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Lauri.—Bueno, quedémonos un poquito más. LAURI: Restons encore ici. 01037
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Juhani.—A mi también me parece lo mejor. De acuerdo. Ah, mira, veo que tienes muchas cabezas de ganado. JUHANI: Moi, je trouve aussi que c’est mieux. -- Mutta onpa sinulla siellä karjaa oikein aika lailla. 01038
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Tuomas.—El chaval modela animales de cuerno y de piuma. TUOMAS: On sekä karjaa että siipi-eläimiä sillä pojalla. 01039
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Juhani.—Sì, senor, un gran rebano. Serás un famoso fabricante de cucos de barro. JUHANI: Huikea liuta. Tulispa sinusta oikein kukkomaakari. 01040
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Tuomas.—Lo que se dice un verdadero maestro. TUOMAS: Oikein fläätälä. 01041
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Juhani.—Claro, un maestro excelente. ¿Y qué muneca rusa es esa que estás haciendo? JUHANI: Oivallinen fläätälä.--Mikä ryssänkukla sieltä nyt taasen heltii kynsistäsi? 01042
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Lauri.—Es un nino, ¿ves? LAURI: Tämä on vaan tuommoinen pikkuinen poika. 01043
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Juhani.—¿Qué os parece el muchacho? JUHANI: Kas tuota nallikkaa! 01044
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Tuomas.—La verdad es que hace ninos corno un hombre. TUOMAS: Tekee poikia kuin mies. 01045
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Juhani.—Ninos semejantes a tocones. Y que los cuida corno un hombre, tanto a los ninos corno al ganado. ¡Venga, hermanitos! Daos prisa en poner el condumio en la mesa, que mis tripas empiezan a protestar. Echa brasas encima de ese nabo que asoma el lomo ¿ A quién le toca mangar más nabos? JUHANI: Poikia kuin tervaskannon päitä; ja ruokkii kuin mies sekä pojat että karjat.--Très bien ! Holà ! frères, frères ! apportez vite la rnangeaille sur la table, car mon ventre commence déjà à grogner. Mets des cendres, des cendres brûlantes sur ce navet qui brille là, découvert. — A qui est-ce le tour de chaparder dos raves ? 01046
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Simeoni.—A mi me toca volver a cometer ese pecado. SIMEONI: C’est de nouveau moi qui dois commettre ce péché. 01047
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Juhani.—Ay, a veces no queda más remedio que servirse un poco de los bienes del prójimo para vivir. Si éste es un pecado, yo digo que es uno de los más pequenos que pueden cometerse en este asqueroso mundo. Y mira, si muero sin tener otra marca de pecado en el libro de mi vida, ese borrón no me impedirà llegar a mejor vida. Y aunque sé que me echaràn de la sala de ceremonias con cajas destempladas, aspiro por lo menos a un empieo de portero, lo que me llenaria de alegrìa. Que asì sea, y engullamos sin más cuidados lo que nos quepa en el buche. JUHANI: Ma foi, il nous faut bien chiper un peu des biens de notre prochain pour vivre. Si c’est un péché, c’est certainement un des plus petits qu’on puisse commettre sur celte misérable terre. Et si je meurs sans avoir d’autres méfaits inscrits dans mes papiers, ce n’est pas ce petit gribouillage qui m’empêchera d’arriver à une vie un peu meilleure. On me flanquerait tout de suite hors de la salle des fêtes, je le pense bien, mais on me donnerait toujours une place de portier, et ce serait terriblement amusant aussi. Oui, espérons-le, et avalons sans souci ce que noire gosier laisse passer. 01048
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Aapo.—Yo creo que lo que mejor podrìamos hacer es abandonar el campo de nabos de Kuokkala y buscar otro, porque el propietario debe de andar algo escamado con las desapariciones diarias, y se pasara dia y noche vigilando su campo. AAPO: Il me semble qu’on ferait bien d'abandonner le champ de raves de Kuokkala et d’en chercher un autre. Car le propriétaire remarquera bientôt ces disparitions quotidiennes et surveillera son champ jour et nuit. 01049
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El montero.—Eso no tiene por qué preocuparos, hijos mios. Vamos, vamos, no os asustéis. Ved cómo una legión de angeles custodios os ha rodeado de pronto. LE TRAQUEUR: Ne vous faites plus de bile pour ça, mes enfants, plus du tout. Bon, bon, pourquoi vous effrayez-vous ? Voyez, une troupe d’anges gardiens vous a fort prestement entourés. 01050
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Asi habló el montero a los hermanos, quienes, sobresaltados, se levantaron de un brinco y se dispersaron cada uno por su lado, para comprobar con terror que tenian cortado el paso. El montero volvió a dirigirse a ellos: «Habéis caldo en la red, bribones, y no saldréis de ella sino desescamados, lo cual sera para vosotros un pequeno recuerdo de lo mucho que nos habéis hecho sudar, malditos. Y usted, madre, acérquese, acérquese con esa vara de abedul y siénteles las costuras. Y si se resisten, ahi están las comadres dispuestas a echarle una mano.» Cayó el castigo de las manos maternales sobre sus hijos, uno por uno, y los quejidos resonaron por el bosque de Kuokkala. La madre no se anduvo con chiquitas en el manejo de la vara, pero aun asi al montero le parecia que el castigo era demasiado ligero. C’est en ces termes que le traqueur s’adressa aux frères qui, fort effrayés, se levèrent d’un bond et déguerpirent en tous sens ; mais ils constatèrent bientôt avec terreur que la voie leur était coupée de toutes parts. Et le traqueur parla de nouveau : « Ha ! Ha ! vous êtes dans le filet, polissons, et vous n’en sortirez pas avant d’avoir été quelque peu étrillés ; ce sera pour vous un souvenir, un tout petit souvenir des randonnées que nous avons dû faire à cause de vous, chenapans. Venez ici, maman, avec votre branche de bouleau et administrez-leur une bonne raclée. S’ils regimbent, il y a là des commères prêtes à vous aider. » — Alors le châtiment tomba des mains maternelles sur toute la bande, passant de l’un à l’autre, et des clameurs violentes retentirent dans les bois de Kuokkala. La mère maniait ses verges avec une belle vigueur, mais le traqueur affirmait pourtant que la sauce était encore trop douce. 01051
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Cuando finalizó la tarea, cada uno se volvió a su casa, y asi la madre con sus hijos. Durante el camino, la mujer no cesò de reprender a sus hijos y afearles su conducta, pero la tormenta no amainó ni siquiera cuando llegaron a la casa, pues mientras les servia la comida en la mesa de los ninos, la madre no dejó de refunfunar amenazandoles con una nueva azotaina. Sin embargo, cuando vio con qué ansia le hincaban el diente al pan y al pescado, volvió la cara para enjugarse disimuladamente una làgrima que le resbalaba por sus morenas y curtidas mejillas. Quand cette cérémonie fut terminée, chacun rentra chez soi, et la maman emmena ses fils. Pendant tout le trajet, elle gronda et morigéna les évadés, et la tempête ne se calma même pas à leur arrivée dans la ferme. Tout en préparant sur le banc le repas des enfants, la vieille grommelait encore et les menaçait d’une nouvelle distribution. Mais quand elle vit avec quelle faim vorace ils enfonçaient leurs mâchoires dans le pain et le poisson salé, elle détourna son visage pour essuyer furtivement une larme sur sa rude joue bronzée. 01052
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Asi concluyó la escapada de los hermanos y el episodio de su ninez, con el que me he desviado de mi relato. Ainsi se termina cette escapade des frères. Tel est l’épisode de leur enfance que j’ai voulu insérer dans mon histoire. 01053
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Una de las cosas que más divertia a los hermanos era el juego del disco, que siguieron practicando siempre con entusiasmo, aun siendo ya hombres. Divididos en dos bandos, competian enèrgicamente por conseguir dar en el bianco. Alli eran los gritos, las carreras y los alborotos, mientras el sudor les chorreaba por la cara. El disco saltaba, silbando, a lo largo del camino, y salia de vez en cuando rebotado de la pala contra la cara de alguno de los jugadores, no siendo raro que alguno de ellos volviera a casa con una gran hinchazón o con un carrillo inflamado. Y asi iban transcurriendo los dias de su juventud: en el verano, correteando por los bosques o jugando al disco en el camino; en el invierno, acurrucados junto al horno sudando calor humedo. Un des passe-temps favoris des frères était le jeu du palet, auquel ils se livrèrent encore volontiers dans la force de leur âge. Divisés en deux camps, ils luttaient avec ardeur, cherchant à acculer leurs adversaires à un point fixé. On les entendait alors crier, courir et se disputer bruyamment, et la sueur coulait à Ilots sur leurs visages. Le disque volait en ronflant le long du chemin et rebondissait parfois du bâton contre la tête d’un des joueurs, si bien que, quand ils rentraient, l’un avait le front orné d’une bosse respectable, un autre avait la joue fâcheusement tuméfiée. — C’est ainsi que s’écoulèrent les jours de leur jeunesse : l’été dans les bois ou sur la route à jouer au palet, l’hiver sur le poêle de la maison paternelle, dans la chaleur moite. 01054
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Pero llegó un momento en que se plantearon que los tiempos cambian. Ciertos acontecimientos les obligaron a preocuparse mas por el futuro y a alterar algo su forma de vivir. Habiendo fallecido la madre, uno de ellos tenia que hacerse cargo de la casa, evitando la ruina y atendiendo al pago de los impuestos, muy elevados por cierto, teniendo en cuenta la extension de los campos y bosques de Jukola. Pero una granja mal atendida, corno lo estaba la suya, exige mucho trabajo y entrega, y, para colmo de males, ocurria que el nuevo pastor de la parroquia era un hombre de gran rigidez en lo tocante a su ministeriö, mostràndose implacable con los holgazanes que se resistian a aprender a leer, empleando contra ellos todos los recursos a su alcance, incluido el de exponerlos a la verguenza publica en los eepos. El pàrroco habia puesto sus intransigentes ojos en los muchachos de Jukola, habiéndoles transmitido por medio de su ayudante la orden de que acudieran sin excusa ni pretexto alguno a la casa del chantre, con objeto de que aprendieran las primeras letras. He aqui, pues, a los hermanos, una tarde de finales de verano, sentados en la espaciosa sala, reflexionando de la siguiente manera: Mais les frères sentirent que les temps changeaient. Des événements survinrent qui les forcèrent à se préoccuper davantage du lendemain et à taodifier un peu leur existence précédente. Leur mère mourut, et l’un d’eux devait la remplacer à la tête de la ferme, préserver le domaine d’une ruine complète et songer au paiement des impôts qui n’étaient d’ailleurs guère élevés en proportion de l'étendue des champs et des forêts de Jukola. Mais il y a toujours beaucoup à faire et à peiner dans une ferme délabrée. Et pour comble de malchance, il se trouvait que le nouveau pasteur de la paroisse était un homme terriblement rigide dans tout l’exercice de ses fonctions. Il était particulièrement impitoyable envers les paresseux qui ne voulaient pas apprendre à lire, employant contre eux tous les moyens, même l’exposition dans les ceps [Grosse pièce de bois percée de trous; on y exposait les coupables à l’entrée de l’église. Ce châtiment ecclésiastique fut supprimé vers 1860.] Il avait fixé un œil sévère sur les garçons de Jukola et venait de leur transmettre par l’assesseur l’ordre péremptoire de se rendre sans lambiner chez le chantre aux leçons de lecture. — C’est pourquoi, un des derniers soirs de l’été, assis dans la chambre spacieuse de leur demeure, les frères, songeant à ces choses, se mirent à discuter. 01055
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Aapo.—Yo lo que os digo es que està vida desenfrenada no puede continuar mas y acabara en llantos y rechinar de dientes. Hermanos mios, si queremos tener paz y felicidad, tendremos que cambiar de habitos y de costumbres. AAPO: Je vous le dis, cette vie dévergondée ne peut continuer, ça finira par des pleurs et des grincements de dents. Frères, il s’agit de changer nos habitudes et nos mœurs, si nous désirons avoir la paix et le bonheur. 01056
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Juhani.—Bien dicho; nadie puede negarlo. JUHANI: Bien parlé, Aapo ; on ne peut le nier. 01057
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Simeoni.—¡Que Dios esté con nosotros! La verdad es que hasta hoy hemos llevado una vida desordenada y salvaje. SIMEONI: Que Dieu nous aide ! notre vie a été désordonnée, sauvage, jusqu’au jour d’aujourd’hui. 01058
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Timo.—Està bien; pero està vida es la que se vive, y el mundo es corno es y no hay que darle vueltas. No hay atajo sin trabajo. TIMO: 'C’est pourtant une existence comme une autre. Toute médaille a son revers. Diable ! 01059
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Juhani.—Lo cierto es que hemos vivido demasiado desordenadamente, y esto no hay quien lo desmienta. Pero recordemos: «Juventud es locura corno vejez es prudencia.» JUHANI: Oui, on a vécu comme des dévergondés ou plutôt comme des insouciants ; on ne peut le nier. Mais rappelons-nous ce dicton : « Folie est compagne de jeunesse, sagesse est ornement de vieillesse ». 01060
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Aapo.—Sin embargo, ya va siendo hora de que sentemos la cabeza; ya va siendo hora de que sometamos nuestros deseos y pasiones al yugo de la razón y empecemos a hacer cosas de provecho, y no sólo las que nos vengan en gana. Por tanto, pongámonos sin tardanza a adecentar nuestra casa corno es debido. AAPO: Mais il est grand temps de s’assagir, grand temps de soumettre tous nos désirs et passions au joug de la raison et de faire d’abord les choses qui nous vaudront du profit, et non pas seulement celles qui nous chantent. Maintenant, il s’agit de se mettre sans tarder à réparer convenablement notre ferme. 01061
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Juhani.—Sabias palabras, Aapo. Antes que nada nos arrojaremos sobre ese estercolero corno escarabajos, y luego el tajo resonara dia y noche en todos los rincones de Jukola. El ganado, nuestro buen ganado, aumentara el montón de abono, hasta que levante en el corrai paredes tan altas corno los dorados muros del palacio real. Decidido està, pues, y el lunes a más tardar comenzaremos por el principio. JUHANI: Bien dit ! En premier lieu, nous allons nous précipiter sur ce fumier comme des bousiers, et puis le billot retentira du matin au soir dans tous les recoins de Jukola ! Le bétail, du beau bétail, augmentera de son côté' notre tas d’engrais qui dressera dans l’enclos ses hautes parois comme les murs dorés d’un palais de roi. C’est décidé, et lundi prochain on commencera par le commencement. 01062
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Aapo.—¿Y por qué no empezamos manana? AAPO: Et pourquoi pas dès demain ? 01063
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Juhani.—He dicho que sera el lunes y no antes. Nada perderemos con madurar este asunto un poco más. De manera que ya està dicho: el lunes proximo. JUHANI: Lundi, et pas avant. Ça ne peut pas faire de mal d’examiner cette affaire encore plus à fond. Oui, c’est dit : lundi prochain ! 01064
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Aapo.—Pero hay una cuestión que deberiamos dejar bien aclarada: si queremos proceder con todo rigor a gobernar nuestra vivienda, es preciso que uno de nosotros sea el cabeza y jefe de la casa. ¿Y a quién sino a Juhani le competen este derecho y este deber, ya que él es el primogènito y asi lo decidió nuestra madre? AAPO: Mais il nous faut régler tout de suite un point. Voici l’affaire : si nous désirons agir avec ordre et conséquence dans notre domaine, il faut qu’un de nous soit le chef et le maître de la maison. Nous savons que ce droit et ce devoir appartiennent à Juhani, parce qu’il est l’aîné et que notre mère l’a décidé ainsi. 01065
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Juhani.—Si, es cierto que ese derecho, ese poder y esa po testad me corresponden a mi. JUHANI: Oui, ce droit, ce pouvoir et cette autorité me reviennent à moi. 01066
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Aapo.—Asi sea, pero habrás de ejercerlos con moderación y en beneficio de todos. AAPO: Mais tâche de les employer avec modération et dans l’intérêt général. 01067
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Juhani.—Haré cuanto esté de mi mano. ¡Y ojalà me obedezcàis sin obligarme a recurrir a los castigos y a darle gusto a la traila! Pero haré todo lo posible. JUHANI: Je ferai de mon mieux. Ah ! si seulement vous vouliez m’obéir sans que j’aie à recourir aux châtiments et à la cravache ! Mais je ferai de mon mieux. 01068
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Aapo.—¿ A la traila, dices? AAPO: La cravache ? 01069
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Juhani.—Si fuera necesario, desde luego. JUHANI: Si c’est nécessaire, bien entendu. 01070
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Tuomas.—¡Anda ya! ¡Deja la traila para tus perros! TUOMAS: Parle de cravache à tes chiens ! 01071
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Timo.—No serás tu quien me ablande las cachas, que por reales sólo el rey tiene derecho sobre ellas. Y si me pica la espalda, sólo me la rascarà la vara de la ley y de la justicia,. TIMO: Ce n’est pas toi qui me travailleras les côtes, jamais de la vie. Seule la verge de la loi et du droit pourrait le faire, si le dos me démangeait sérieusement. 01072
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Juhani.—¿Por qué os enredais en palabras que se lleva el viento? Aqui estaremos pero que muy a gusto, siempre y cuando la concordia reine entre nosotros y humillemos la cerviz. JUHANI: Pourquoi vous accrocher à des paroles en l’air ? Nous trouverons le bonheur ici, pourvu que la concorde règne parmi nous et qu’on supprime nos cornes. 01073
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Eero. — Bien està, pero establezcamos nuestros deberes mutuos. EERO: Fixons pourtant exactement nos rapports mutuels. 01074
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Aapo.—Y que cada quisque manifieste su opinion. AAPO: Et prenons l’avis de chacun. 01075
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Juhani.—¿Qué dices tu, Lauri, siempre tan callado? JUHANI: Que dis-tu, Lauri, avare de tes paroles ? 01076
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Lauri.—Pues yo lo unico que digo es que nos larguemos ai bosque y mandemos ai diablo el embrollo del mundo. LAURI: Je dirai bien quelque chose : déménageons dans les bois et envoyons au diable le tintouin de ce monde. 01077
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Juhani.—¿Qué? JUHANI: Hein ? 01078
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Aapo.—Ya vuelve a delirar. AAPO: Il a de nouveau le délire. 01079
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Juhani.—Largarnos al bosque..., ¡qué insensatez! JUHANI: Déménager dans les bois ? Tu es fou ! 01080
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Aapo.—No le hagas caso y escucha lo que pienso: el unico que tiene el derecho indiscutible de tornar las riendas de la finca eres tu; si tu quieres, claro. AAPO: Ne t’en inquiète pas. — Voici ce que j’ai pensé : c’est toi, Juhani, qui as tout d’abord le droit de prendre la direction de la ferme, si tu le veux. 01081
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Juhani.—Si que quiero. JUHANI: Je le veux. 01082
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Aapo.—En cuanto a nosotros, mientras ocupemos los rincones del hogar paterno y sigamos solteros, cultivaremos la granja, comeremos de ella y vestiremos de lo que nos dé. El primer lunes de cada mes, excepto en la siembra y la cosecha, gozaremos de piena libertad, pero con derecho a comer de la granja. Cada uno de nosotros recibira anualmente medio celemin de avena para la siembra, y cada ano tendremos derecho a artigar un terreno comun de no menos de fanega y media. Ya sé, ya sé que ninguno de nosotros abandonaria por su gusto los queridos campos de Jukola, y no lo haremos obligados por la escasez de nuestro patrimonio, pues en nuestras tierras hay espacio de sobra para siete hermanos. Pero si alguno de nosotros, andando el tiempo, sintiera deseos de fundar su propia familia, no habrá necesidad de desmembrar la finca acudiendo a la ley y pagando a los agrimensores. Oidme, pues, quizá sea bueno el siguiente arreglo: la finca le cederà un terreno donde podrá construirse una casa y cultivar los campos que la rodean. Ademas de lo dicho, recibirá en propiedad una parcela de la pradera comun, y tendrá el derecho de artigar en los bosques prados suficientes para que puedan pastar un par de caballos y cuatro o cinco vacas. Y asi, sin meterse en impuestos y gastos, cultivara sus tierras, vi virá de sus productos, y tanto él como sus hijos podrán vivir desahogadamente en su propiedad. ¿ Qué os parece lo que he pensado, eh? AAPO: Quant à nous autres, aussi longtemps que nous habiterons les coins familiers de notre maison natale et resterons célibataires, nous ferons les travaux de la ferme, nous mangerons la nourriture de la ferme et nous recevrons les habits de la ferme. Le premier lundi du mois, sauf au temps des labours et des récoltes, nous serons entièrement libres, mais la ferme nous nourrira quand même. Chaque année, nous recevrons chacun un demi-boisseau d’avoine pour les semailles, et chaque année nous aurons le droit d’essarter un terrain commun dont la surface sera de trois arpents au moins. Voilà mon plan pour la ferme et pour notre vie de garçons. Je sais que pas un seul d’entre nous ne quitterait volontiers les champs chéris de Jukola ; nous n’y sommes du reste pas forcés par l’étroitesse de notre domaine, puisqu’il y a amplement place sur nos terres pour sept frères. Mais celui qui, avec le temps, éprouverait l’envie de fonder un foyer et une famille, sans vouloir pour cela démembrer le domaine en recourant à la loi et en payant des arpenteurs, est-ce qu’il ne pourrait pas se contenter de l’arrangement suivant? La ferme lui cédera un lopin de terre, où il pourra se construire un logis et s’aménager des champs aux alentours. Il recevra aussi en toute propriété un morceau de la prairie commune, et il aura le droit de défricher, dans les forêts, des prairies suffisantes pour nourrir une paire de chevaux et quatre ou cinq vaches. Et ainsi, libéré d’intérêts et de dépenses, il cultivera son domaine et jouira de ses revenus, lui et ses enfants, tout en vivant en paix sur sa propriété. Voilà ce que j’ai combiné. Qu’en dites-vous ? 01083
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Juhani.—Sensato es lo que has dicho por tu boca. Tendremos que examinar las cláusulas. JUHANI: C’est assez raisonnablement combiné. Il nous faut examiner ces paragraphes. 01084
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Lauri.—Si, bueno, pero hecho de otra forma, mejor heiecho. Trasladémonos a los bosques y vendamos nuestra r miserable Jukola o arrendémosla al curtidor de Rajapoortti, que la tiene echada el ojo y nos ha comunicado que e está dispuesto a cerrar el trato si le cedemos la granjaa por diez anos al menos. Venga, chicos, hagamos lo quue os digo y vamonos a vivir con el caballo, los perros ; y las escopetas junto a la abrupta montana de Impivvaara, donde construiremos una aiegre cabana sobre las rrisuenas y soleadas laderas. Alli, dedicándonos a la cazza en las vastas soledades, viviremos en paz, lejos del bulillicio del mundo y de la maldad de los hombres. Es un i pian que llevo rumiando dia y noche desde hace anos. LAURI: Mais il y a une chose qui est encore plus raisonnable : déménageons dans les bois, vendons notre lamentable Jukola ou donnons-le à bail au tanneur de Raja-portti, qui nous a fait savoir qu’il est disposé à conclure cette affaire si on lui confie la ferme pour dix ans au moins. Faisons comme je dis, et déménageons avec notre cheval, nos chiens .et nos fusils au pied de la montagne escarpée d’Impivaara. On s’y construira une riante cabane sur la riante prairie ensoleillée, et là, chassant le gibier des vastes solitudes, nous vivrons en paix loin du monde bruyant et des hommes méchants. C’est ce projet que j’ai ruminé jour et nuit pendant des années. 01085
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Juhani.—¿Es que el diablo te ha trastornado la cabeza,i, muchacho? JUHANI: Est-ce que le diable t’a brouillé l’entendement, mon garçon ? 01086
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Eero.—Si no ha sido el diablo... habrá sido la damila del bosque. EERO: Si ce n’est le diable, C’est la fée des bois. 01087
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Lauri.—Pues asi lo he pensado y asi lo haré. Alli vi'iviriamos corno senores, cazando pájaros, ardillas, lieebres, zorros, lobos, tejones y osos de pelo hirsuto. LAURI: J’ai ruminé ce projet, et je le réaliserai bien une fois. Là-bas seulement on vivra comme des seigneurs, faisant la chasse aux oiseaux, aux écureuils, aux lièvres, aux renards, aux blaireaux et aux ours hirsutes. 01088
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Juhani.—¡ Sigue, hombre, sigue! Ya que te has puesto,, ¿por qué no enumeras toda el arca de Noè, desde el rratón al alce? JUHANI: Pendant que tu y es, énumère toute l’arche de Noé, de la souris à l’élan ! 01089
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Eero.—¡Bonito consejo el tuyo! jDespedirse del pan y de la sai, chupar sangre y atiborrarse de carne corneo los mosquitos lapones! ¿Tendremos que devorar tamnbién zorros y lobos en las cuevas de Impivaara, corno cogros peludos? EERO: En voilà une idée ! Dire adieu au sel et au pain, sucer du sang et manger de la viande comme des moustiques ou des sorciers lapons ! Devrons-nous aussi dévorer du renard et du loup dans les grottes d’Impivaara comme des ogres velus ? 01090
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Lauri.—Los zorros y los lobos nos daran su piel. Ccon la piel conseguiremos dinero, y con el dinero sal y pan. LAURI: Les renards et les loups nous donneront leurs peaux ; avec les peaux on aura de l’argent et avec l’argent, du pain et du sel. 01091
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Eero.—Ya, ya; las pieles nos daran abrigos, pero lo Punico que comeremos sera carne sangrante y humeante.. Los monos y los zambos de los bosques no necesitam pan ni sai. EERO: Les peaux nous donneront des vêtements ; mais la viande, la viande saignante et fumante sera notre seule nourriture. Les singes et les babouins n’ont pas besoin de sel et de pain dans les forêts. 01092
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Lauri.—Haced lo que os parezea, pero yo asi lo he pennsado y asi lo haré un dia. LAURI: J’ai ruminé ce projet et je le réaliserai bien une fois. 01093
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Timo.—Veamos, veamos. Examinemos la cosa desde el principio. ¿Por qué no podemos comer pan y sal incluso en el bosque? ¿Eh? ¿Por qué no? El bromista de Eero no es mas que un embaucador, confunde tanto corno un tocón en la artiga. Vamos a ver, ¿quién puede impedir que uno que viva en el bosque vaya de vez en cuando a los pueblos, aunque sólo sea cuando la necesidad le obligue? ¿O es que tu me recibirias a trancazos, Eero? TIMO: Examinons cette affaire depuis le commencement. Pourquoi ne pourrait-on pas se mettre sous la dent du pain et du sel même dans les bois ? Pourquoi pas ? Eero n’est qu’un persifleur qui met toujours des bâtons dans les roues. Qui peut défendre aux habitants des bois d’aller de temps en temps près des villages, de temps en temps, chaque fois que c’est nécessaire ? Ou bien m’accueillerais-tu à coups de trique sur la tête, Eero ? 01094
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Eero.—No, no, hermano mìo, de ninguna manera; y si llevases frutos, hasta recibirias sai a cambio. Pues nada, hijos mìos, id a vivir al bosque, id de una vez, que no seré yo quien se oponga, y hasta os llevaré en carroza y a buen trote. EERO: Non, mon frère, et tu recevras même du sel si tu apportes des fruits. Déménagez, mes enfants, déménagez en paix : je ne m’y oppose pas, je vous 'mènerai même en voiture, et à un joli trot. 01095
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Juhani.—Ah, pero pronto les harian regresar los espiritus del bosque, creedme. JUHANI: Et bientôt les esprits des bois vous reconduiront ici, je vous le garantis. 01096
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Lauri.—Lo que pasa es que el umbral parece más alto cuando se vuelve a casa, ya lo sé; pero no creas que iba a llamar a tu puerta, una vez me hubiera marchado. A comienzos de mayo me largo. LAURI: « Le seuil est haut pour qui revient à la maison », je le sais bien ; mais ne crois pas qu’on frappera à ta porte une fois qu’on sera parti. A la Fête du Printemps, je déménage. 01097
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Timo.—A lo mejor te acompano. TIMO: Peut-être que je t’accompagnerai. 01098
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Lauri.—No te rechazo ni te invito. Haz lo que tu corazón te diete. Para el proximo ano me instalaré en los campos de Impivaara. Al principio y hasta que mi càlida cabana no esté bien acondicionada viviré en la musgosa choza de carbonero que construyó nuestro abuelo. Ése será mi tranquilo refugio después de los trabajos cotidianos, oyendo cómo silba el oso en el bosque y canta el gallo lira en Sompio. LAURI: Je ne t’invite pas, je ne te repousse pas. Fais ce que ton coeur te conseille. A la prochaine Fête du Printemps, je m’installe à Impivaara. Au début, en attendant que ma petite et chaude cabane soit prête, je logerai dans la cahute de charbonnier moussue construite par notre grand-père. Et alors, après les travaux de la journée, je me reposerai dans ma hutte paisible et entendrai l’ours siffler dans les bois et le coq de bruyère appeler dans le marais de Sompio. 01099
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Timo.—Lo he decidido, Lauri, te acompanaré. TIMO: Je t’accompagne, Lauri, c’est décidé. 01100
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Tuomas.—Bueno, si los tiempos no mejoran por estos pagos, yo también iré con vosotros. TUOMAS: Si les temps ne s’améliorent pas ici, je vous suivrai, moi aussi. 01101
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Juhani.—¿Qué es lo que oigo, Tuomas? ¿También tu quieres marcharte? JUHANI: Comment, Tuomas ? tu veux aussi déménager ? 01102
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Tuomas.—He dicho si los tiempos no mejoran. TUOMAS: Si les temps ne s’améliorent pas. 01103
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Lauri,—En todo caso, yo me marcharé a comienzos de mayo, aunque vuelvan a Jukola los buenos tiempos. LAURI: Je déménagerai à la Fête du Printemps, même si des jours de pain blanc revenaient à Jukola. 01104
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Timo.—Los dos emigraremos al bosque pantanoso de Sompio, corno las grullas primaverales, y los vientos sonaràn. TIMO: Toi et moi, nous deux, nous émigrerons vers le marais de Sompio, comme les grues en été, quand bruissent l’air et les vents. 01105
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Juhani.—¡Càspita! Pues si he de deciros la verdad, tengo que confesar que el pian de Lauri posee un secreto atrac-tivo. El bosque atrae. ¡ Dian tre! Ya me parece estar, viendo las radiantes llanuras celestes extendiéndose detrás del bosque. JUHANI: Tonnerre ! Il n’y a pas à dire, si je vois juste, le projet de Lauri possède un charme secret. La forêt attire. Bon sang ! Il me semble voir les délicieuses plaines du ciel s’ouvrir derrière la forêt ! 01106
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Aapo.—¡Cuidado que sois necios! De manera que estáis pensando en iros a vivir ai bosque. ¿Por qué? Aquì al menos tenemos algo maestro, una granja, un techo dorado que nos protege. AAPO: Insensés ! A quoi pensez-vous? Déménager dans les bois ? Pourquoi ? Nous avons ici un domaine et une ferme, un toit aimé sur nos têtes. 01107
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Juhani.—Eso es muy cierto; tenemos una hacienda que no soltaremos ni a tres tirones mientras nos proporcione un poco de alimento. Pero no olvides que si a pesar de nuestros magnfficos planes, la desgracia lo trastorna todo, el bosque sera mi refugio, y me iré sin pensarmelo dos veces cuando ya no quede un grano que moler. Asì sera, pero... ¡hala!, ahora hemos de ponernos a trabajar en la granja y en el campo con la celeridad del rayo. Mas volvamos a la cuestión que estabamos discucendo. A mi entender, Aapo ha examinado el fondo del asunto con sentido comun, y todo ira a pedir de boca a condición de que todos y cada uno nos esforcemos en que reinen la concordia y el buen entendimiento entre nosotros. Aunque, eso sì, si queremos discusiones, no han de faltarnos motivos para que las hay a, y gordas. JUHANI: C’est vrai, nous avons un domaine auquel nous tenons bougrement, aussi longtemps qu’on y sentira un peu l’odeur de la nourriture. Mais, tu sais, si le malheur, déjouant nos plus sages résolutions, bouleversait tout ici de fond en comble, la forêt serait alors mon refuge, j’y filerais sans retard dès qu’il n’y aurait plus un grain dans la huche. — Oui, mais à présent, mettons-nous à bûcher dans la ferme et aux champs avec une rapidité foudroyante. Et revenons-en au point dont il était plus particulièrement question en ce moment. Selon ma dure caboche, Aapo a examiné le gros de l’affaire avec passablement de bon sens et tout marchera bien, si seulement chacun s’efforce de son côté vers la concorde et la bonne entente. Mais si nous voulons nous disputer, vous savez, nous trouverons toujours des occasions de hérisser nos poils. 01108
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Simeoni.—¿Y cómo no hemos de encontrar motivos mientras el viejo Adan nos busque las cosquillas y nos rasque entre la piel y el hueso? SIMEONI: Où n’en trouverons-nous pas, aussi longtemps que le vieil Adam nous chatouillera et nous gratouillera entre les os et la peau ? 01109
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Timo.—Yo siempre me he representado al viejo Adan corno un respetable y bondadoso senor con sombrero de fieltro, casaca negra, calzones y un chaleco rojo que le llega por debajo del ombligo, y el buen hombre se pasea absorto en sus pensamientos siguiendo a un par de bueyes. TIMO: Je me suis toujours représenté le vieil Adam comme un brave et grave bonhomme avec un chapeau de feutre, une redingote noire, des culottes et un gilet rouge qui lui descend plus bas que le nombril. Et ce bon type-là se promène plongé dans ses pensées et chasse devant lui une paire de bœufs. 01110
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Simeoni.—El viejo Adan no es otra cosa que la raìz del pecado, el pecado originai. SIMEONI: Le vieil Adam, ça veut dire la racine du péché, le péché originel. 01111
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Timo.—Ya sé que Adan es la imagen y el sìmbolo del pecado originai, aquel cornudo Satanas del infierno; pero, la verdad, no puedo dejar de imaginarmelo corno un abuelo bonachón conduciendo sus bueyes, tal corno dije antes. No puedo remediarlo. TIMO: Je sais bien qu’il est le signe et l’image du péché originel, le Satan cornu de l’enfer. Mais je ne peux m’empêcher de le voir se ballader devant moi, habillé comme je l’ai dit, tel un bon vieux qui chasse ses bœufs. 01112
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Juhani.—En fin, dejemos este artìculo de fe y vamos con la madre del cordero. Dime, Aapo, ¿qué haremos con nuestras dos parcelas de Vuohenkalma y de Kekkuri? JUHANI: Laissons cette déclaration de foi et revenons à nos moutons. Aapo, qu’avons-nous décidé au sujet de nos deux métairies de Vuohenkalma et de Keldiuri ? 01113
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Aapo.—No olvidemos que los aparceros se han tornado el trabajo de artigar sus tierras arrancando los bosques vìrgenes, y seria una injusticia despojarles ahora de ellas mientras tengan reanos para labrar los campos. Además, la ley les otorga recursos para asegurar su vejez. Asi están las cosas. Pero aun tenemos que tratar otra cuestión que, por lo que se me alcanza, no es nada sencilla, y ella es que hemos de dar un paso importante aqui, en la tierra, que acaso nos haga encanecer prematuramente, aunque también pudiera ser que nos trajera el sol de la felicidad haciendo que nuestros dias acabaran en un crepusculo dorado. Y a ti, Juhani, te incumbe el primero. Escucha bien lo que voy a decirte: un amo que gobierna la casa sin mujer es corno si anduviera con una sola pata; una granja sin un ama que recorra los senderos... AAPO: Il ne faut pas oublier que leurs tenanciers ont défriché à grand’peine leurs terres sur un sol désolé et qu’on ne peut les chasser de leur bien, — ça serait injuste, — tant qu’ils réussissent à maintenir leurs terrains en bon état ; et en outre la loi prévoit qu’on devrait leur donner de quoi assurer leur vieillesse. — Voilà l’affaire. Mais il reste à examiner encore une autre question qui, à mon avis, est fort compliquée ; il s’agit d’une démarche très importante pour nous ici-bas, qui peut nous rendre la tête grise avant l’âge ou au contraire nous apporter le soleil du bonheur et baigner le soir de nos jours dans la rougeur dorée du crépuscule. Et c’est toi, Juhani, qui es le principal intéressé. Écoute bien ce que je te dis : un ménage sans ménagère est quelque chose d’incomplet et de boiteux ; une ferme où aucune maîtresse de maison ne foule le sentier du grenier... 01114
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Timo.—...es corno una madriguera de lobos sin loba o corno una bota sin pareja. Cojea, tal corno dice Aapo. TIMO: ...est comme une tanière de loup sans louve ou comme une botte dépareillée. Ça boite vraiment, comme dit Aapo. 01115
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Aapo.—Una granja sin una ama que recorra los senderos es corno un dia nublado, y el tedio se sientá en la cabecera de la mesa familiar corno un oscuro atardecer de otono. Pero, ah, una buena ama de casa es el sol radiante de la granja, que aiumbra y calienta. Vedla si no: es la primera en levantarse, amasa el pan, dispone la mesa para el marido, le prepara las provisiones que ha de llevarse al bosque y acude al establo con un cubo en la mano para ordenar las vacas. Luego cuece el pan, sin dejar de trajinar de un lado para otro; ahora està junto a la mesa y, corno un vendaval, corre a avivar las llamas del horno, que salen por la boca chisporroteando y echando humo, y, mientras la masa sube, desayuna en menos que se reza un Credo, con su nino en brazos, se engulle un pedazo de pan y un arenque seco, y se atraganta bebiendo en un cuenco la leche cuajada. Y todo esto sin olvidarse del chucho, el fiel guardian de la casa, bajo la escalera, ni tampoco del gato que mira furtivamente acurrucado junto al horno. Va y viene que no para, amasa otra hornada, y mete los panes en el horno mientras el sudor le cae a chorros por la frente. Pero ahi no acaba la cosa, pues cuando empieza a anochecer, los tiernos panes ya están ensartados en las barras, llenando la casa con su oloroso aroma. Cuando los hombres vuelven del trabajo, la cena humeante les esperà sobre la limpia mesa. A todo esto, ¿dónde està el ama? Abajo, en el establo, ordenando otra vez las vacas de retorcida cuerna, y la superficie de la leche espumea en el cubo. Pero el ama sigue trajinando sin descanso, y sólo cuando todos los de la casa roncan que se las pelan puede elia tenderse en la cama echando bendiciones. Ah, pero todavia no ha llegado el fin de sus quehaceres y desvelos, porque a cada instante, a cualquier hora de la noche, el ama se levanta, ¡qué remedio!, para acallar a su nino que berrea en la cuna. Ya veis, hermanos, lo que es una buena ama. AAPO: Une ferme où aucune ménagère ne foule le sentier du grenier est comme un jour nuageux, et l'ennui s’assied au bout de la longue table de famille comme un soir d’automne languissant. Mais une bonne paysanne est le soleil radieux de la ferme, qui illumine et réchauffe. Voyez : elle est levée la première le matin, elle pétrit la pâte, dresse la table pour son mari, prépare les provisions qu’il emportera dans les bois et se rend dans l’enclos, un seau à la main, pour traire son troupeau tacheté. Puis elle fait le pain, elle va et vient ; la voici près de la table, puis elle court porter un pain sur le banc, puis, comme un tourbillon, elle tisonne le feu dans le four qui crache par sa gueule luisante des flammes et de la fumée. Et alors, pendant que la pâte lève, elle déjeune enfin à la hâte, son enfant sur les bras, elle mange un quignon de pain et un hareng frit et boit par-dessus du lait caillé dans un pot à deux anses. Elle n’oublie pas non plus le roquet, fidèle gardien de la maison, sur l’escalier, ni le chat qui, les yeux mi-clos, somnole sur le fourneau. Elle va et vient, active et affairée, prépare une autre pâte qui monte dans le pétrin, la forme et l’enfourne, et la sueur ruisselle sur son front. Et voyez : quand le jour décline, les pains odorants sont placés sous le toit, enfilés à de longues perches et répandent un arôme frais et vivifiant. Et alors, quand les hommes rentrent de la forêt, le souper fumant les attend sur la table bien lavée. Mais où est la ménagère ? Là-bas, dans la cour, elle trait les vaches aux cornes courbées, et la surface écu-mante du lait ondule en bruissant dans le seau. Puis elle va et vient, active et affairée, et c’est seulement lorsque tout le monde est déjà plongé dans le sommeil le plus profond qu’elle peut s’étendre sur son lit en murmurant une prière. Mais elle n’est pas encore au bout de ses travaux et de ses soucis. A chaque instant, à chaque heure de la nuit, elle se lève sans jamais s’impatienter, elle se lève pour calmer le bébé qui pleurniche dans son berceau. Voilà, frères, ça c’est une bonne ménagère ! 01116
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Juhani.—¡Lo has explicado muy bien, Aapo! He comprendido perfectamente tus intenciones. Por lo que se me alcanza, tratas de persuadirme de que tome mujer. Comprendo, comprendo. Tu vienes a decir que una mujer es un elemento indispensable para el gobierno de una familia. Cierto. Pero pierde cuidado; creo que tu deseo se hara pronto realidad. Confieso que mi corazón siente debilidad por una muchacha a la que esperò hacer mi esposa, si es que los viejos signos no me enganan. Asi es, hermanos, otros dias y otros avatares se avecinan, y el gobierno de la casa ya empieza a producirme quebraderos de cabeza. Una carga tremenda pesa sobre las espaldas del amo, y de todo habra que rendir cuentas el dia del Juicio Final. ¡Ay, pensar que tengo que responder de todos vosotros! JUHANI: Bravo, Aapo ! — J’ai bien compris tes intentions. Ton discours, à ce que je crois, veut m’engager à prendre femme. Oui, j’ai saisi. Une femme, comme tu l’as dit, est une chose indispensable à la tête d’un ménage, c’est sûr. Mais ne te fais pas de soucis ; je pense que ton espoir se réalisera bientôt. Mais oui, parfaitement ! J’avoue que mon cœur s’est déjà sérieusement attaché à une jeune fille dont je souhaite faire mon épouse, et une fameuse, si les signes traditionnels ne me trompent pas. Eh oui, mes frères, d’autres jours et d’autres tours s’approchent, et la tâche que je vais assumer me cause déjà passablement de tracas. Un fardeau redoutable repose ici-bas sur les épaules du maître, et il a de grands comptes à rendre lors du jugement dernier. Je devrai répondre de vous tous sur toute la ligne, ne l’oubliez pas. 01117
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Tuomas.—¿Tu? ¿Por qué tu? TUOMAS: Toi ? et pourquoi donc ? 01118
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Juhani.—Vuestro amo soy, y de vuestra sangre me pediràn cuentas a mi. JUHANI: Je suis votre maître, et c’est de moi qu’on exigera un jour votre sang. 01119
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Tuomas.—Eso lo diras tu. Yo respondo de mi, y de mi cuerpo y de mi alma. TUOMAS: Je répondrai moi-même de mon corps et de mon âme. 01120
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Timo.—¡Toma, y yo! ¡Pues no faltaba mas! TIMO: Et moi aussi, hé ! 01121
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Aapo.—Ten cuidado con lo que dices, Juhani, que hay palabras que hacen hervir la sangre. AAPO: Prends garde, Juhani : de tels propos font du mauvais sang. 01122
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Juhani.—¡Calma, calma! Yo no pensaba ni en sangre hervida ni en carne cocida, pero lo que os digo es que asi corno el alquitràn y la brea se agarran en el calor del verano, asi vosotros, hermanos, os agarràis corno a un davo ardiendo a palabras vanas, insignificantes, aunque conocéis los menores pliegues de mi corazón. Eso es lo que me saca de quicio. JUHANI: Je n’ai pensé ni à du mauvais sang ni à de la mauvaise chair ; mais, comme du goudron ou de la bar-dane dans la chaleur de l’été, vous vous cramponnez furieusement à des mots vides, insignifiants, quoique vous connaissiez mon coeur dans tous ses replis. Ça me fâche à la fin ! 01123
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Aapo.—No hagas caso y dinos, si quieres, qué muchacha es esa que te tiene sorbido el seso. AAPO: Laisse donc, et dis-nous maintenant quelle est la jeune fille qui a conquis ton coeur. 01124
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Juhani.—Os lo diré sin rodeos. La muchacha a la que amo hasta las entretelas es Venla, la hija de la Vieja del Pinar. JUHANI: Je veux le dire sans détours. Celle que j’aime à la folie est Venla, la fille de la Vieille de Männistö. 01125
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Aapo.—¡Anda, anda! ¿Con que esas tenemos? AAPO: Hum 1 01126
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Juhani.—¿Qué? JUHANI: Quoi ? 01127
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Aapo.—¡Bueno, no he dicho nada! AAPO: Hum ! rien d’autre. 01128
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Tuomas.—¡Un asunto que se las trae! TUOMAS: Vilaine affaire ! 01129
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Simeoni.—¿De manera que a Venla? ¡Bueno, bueno! Encomendémonos al Dios del cielo. SIMEONI: Venla ? Tiens, tiens ! mais remettons-nous-en au Dieu du ciel. 01130
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Aapo.—¡Vaya! ¿Asi que a Venla? AAPO: Hum ! C’est donc Venla. 01131
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Juhani.—¡Qué estáis grunendo? ¡Ah! Me parece que em-piezo a comprender. ¡Que el Hijo de Dios nos guarde! ¿Qué pasa? ¿Es que no podéis explicaros con mås cla-ridad? JUHANI: Qu’avez-vous à grommeler ? Ha ! Ila ! Je commence à comprendre ! Que le Fils de Dieu r.ous protège ! Quoi ? Expliquez-vous clairement. 01132
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Aapo.—Verás..., ya hace anos que esa muchachuela me quita el sueno. AAPO: Écoute, il y a des années déjà que je songe ardemment à cette jeune fille. 01133
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Simeoni.—Si Dios me la tiene destinada, ¿por qué preocuparme? SIMEONI: Pourquoi m’inquiéter, si le Créateur me la destine ? 01134
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Eero.—Que te crees tu. Ella te estaria destinada, pero yo te la bailaré. EERO: N’y compte pas ! Elle t’est destinée, mais c’est moi qui te la soufflerai. 01135
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Juhani.—¿Y qué dice Tuomas? JUHANI: Que dit Tuomas ? 01136
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Tuomas.—¡Un asunto complicado! Resulta que a mi Venla también me gusta mucho, lo confieso. TUOMAS: Vilaine affaire ! Venla me plaît beaucoup, je l’avoue. 01137
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Juhani.—Pues estamos buenos. ¿Y Timo? JUHANI: C’est ça, c’est ça. Bien ! Et Timo ? 01138
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Timo.—Tengo que declarar lo mismo. TIMO: Je fais le même aveu. 01139
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Juhani.—¡Por Dios y sus criaturas! ¿Qué dice Eero? JUHANI: Cré nom d’un chien ! mais Eero ? 01140
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Eero.—Yo... lo mismo, sinceramente lo mismo. EERO: Je fais le même aveu sincère, le même sincère aveu. 01141
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Juhani.—Està bien, muy bien. ¡Vaya, vaya! Seguro que Timo también. JUHANI: Bien, très bien ! Ha ! Ila ! Et Timo, Timo aussi ! 01142
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Timo.—Reconozco que amo a Venla con toda mi alma. Es verdad que una vez me arreó un sopapo de los de no te menees, y que cuando yo era un crio me sacudia sin contemplaciones; aun no he olvidado aquellas caricias, no. TIMO: J’aime énormément Venla, je l’avoue. Il est vrai qu’elle m'a flanqué jadis une rossée qui comptait, qu’elle m’a solidement étrillé quand j’étais encore un petit morveux, et je n’ai certes pas encore oublié cette raclée. Ah non I 01143
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Juhani.—¡Deja, deja! Ahora se trata de saber si la amas o no. JUHANI: Suffit, suffit ! II s’agit de savoir si tu l’aimes. 01144
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Timo.—¿Cómo no voy a amarla? ¡Y mucho! Lo que està por saber es si me ama ella a mi. TIMO: Mais oui, certainement, et même beaucoup, c’est-à-dire si elle m’aime en retour. 01145
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Juhani.—¡Lo que faltaba! ¿De manera que tu también te cruzas en mi camino? JUHANI: Bien, bien, tu es donc sur mon chemin, toi aussi ? 01146
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Timo.—No, no, si no puedes dominar tu corazón y tu lengua. Pero me gusta mucho esa chiquilla, y haré todo lo que pueda para que sea mi mujer. TIMO: Pas du tout, pas du tout, si vraiment lu ne peux pas maîtriser ton cceur et ta langue. Pourtant, je tiens beaucoup à cette donzelle, et je veux aussi faire de mon mieux pour l’obtenir en mariage. 01147
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Juhani.—Vamos a ver, ¿qué dice Lauri? JUHANI: Bien, bien ! Que dit Lauri ? 01148
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Lauri.—¿Qué tengo yo que ver con ella? LAURI: Qu’ai-je à faire avec cette gamine ? 01149
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Juhani.—Dinos de parte de quién de nosotros estás. JUHANI: Lequel de nous vas-tu soutenir ? 01150
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Lauri.—Ni con uno ni con otro. Me importan un cornino vuestras cuitas. LAURI: Je me fiche des uns et des autres. 01151
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Juhani.—¡Menuda sopa vamos a cocer! JUHANI: Ça va faire une belle salade 1 01152
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Lauri.—No seré yo quien meta en ella mi cuchara. LAURI: Je n’y plongerai pas ma fourchette. 01153
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Juhani.—¡Asi que todos menos Lauri! jAy, muchachos, muchachos, hermanos de Jukola, mi gran familia! Està visto que no queda otro remedio que batirse, y tierra y cielo van a temblar. ¡Vamos, queridos hermanos, empunad el cuchillo, el hacha o la estaca! Uno contra todos y todos contra uno, corno siete toros. ¡Vamos alla! Yo elijo la estaca, ese palo de nudos que hay ahi..., ¡y pobre del que reciba un palo en la cabeza! ¡Coged vuestras estacas, hermanos, y venid aca, si tenéis rinones! JUHANI: Tous, sauf Lauri ! Enfants, enfants, frères de Jukola, ma grande famille ! Il faut se battre à présent, et la terre et le ciel vont trembler. Hardi ! chers frères ; prenez couteau, hache ou bûche ! Un contre tous et tous contre un, comme sept taureaux furieux. Allons-y ! Je veux une bûche pour arme, je prendrai ce tronc de madré, là, et gare à celui qui en recevra un éclat sur le crâne ! Prenez vos bûches, mes enfants, et avancez si vous êtes hommes à vous défendre ! 01154
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Eero.—Armado estoy, aunque sea el más pequeno de todos. EERO: Me voici armé, même si je suis un peu plus petit que les autres. 01155
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Juhani.—¡Mira con el enano! Ya estoy viendo otra vez ese gesto tuyo, malicioso y provocador, esa maldita mueca, corno si esto fuera para ti una diversión. ¡Pero esperà, que te vas a acordar! JUHANI: Sacré Poucet ! Je vois de nouveau sur ta gueule cette malicieuse, celte railleuse, cette maudite grimace, comme si tout cela n’était pour toi qu’un jeu. Attends un peu, je vais t’apprendre ! 01156
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Eero.—Y qué crees, que mi estaca no va a cumplir con su cometido? EERO: Qu’est-ce que ça peut bien te faire, pourvu que mon gourdin travaille avec sérieux ! 01157
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Juhani.—Ya te arreglaré yo, ya... ¡Vamos, os digo, las estacas! ¡Coged las estacas, chicos! JUHANI: Je vais bien t’apprendre, tout de suite. — Allons, vos bûches, prenez vos bûches, vous autres I 01158
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Timo.—Aqui estoy yo y aqui està mi estaca, si se tercia. No me gustan las trifulcas ni los follones, pero si no hay más remedio... TIMO: Voici moi et mon bâton, si c’est nécessaire. Je ne veux ni rixe ni querelle, mais si c’est nécessaire... 01159
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Juhani.—¡Vamos, Tuomas, tu estaca! JUHANI: Ta bûche, Tuomas ! 01160
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Tuomas.—Vete ya al diablo con tus estacas, pedazo de idiota. TUOMAS: Va au diable avec tes bûches, vieux hibou 1 01161
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Juhani.—¡Asi te parta un rayo! JUHANI: Sacré nom de tonnerre ! 01162
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Simeoni.—Todo este alboroto es terrible, y cosa de paganos, de turcos. No quiero seguir jugando a este juego, y dejo mi matrimonio en manos de Dios. SIMEONI: Tout ce tapage est hideux, païen, turc ; je renonce à ce jeu et remets mon mariage entre les mains de Dieu. 01163
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Lauri.—Yo también me retiro, ea. LAURI: Je me retire aussi. 01164
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Juhani.—Entonces no estorbéis. ¡Fuera, fuera! ¡Coge tu estaca, Aapo, y que tiemblen las paredes de Jukola cuando revienten los cráneos! ¡Maldito infierno! JUHANI: Au large, filez d’ici ! — Prends ta bûche, Aapo, et que les murs de Jukola retentissent quand éclateront les crânes. — Enfer et damnation ! 01165
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Aapo.—¡ Ay, cuan miserable es el hijo del hombre! ¡Miedo me da ver tu gesto, Juhani, y cómo te sobresalen los ojos y cómo se te erizan los pelos corno paja revuelta! AAPO: L’enfant de l’homme est un être misérable ! Je suis saisi d’horreur, Juhani, en regardant ton visage, en le voyant rouler les yeux et hérisser tes crins. 01166
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Juhani.—Déjalos que se ericen, al fin y al cabo asi son mis pelos. JUHANI: Laisse-les se hérisser, c’est justement la vraie, l’ordinaire tignasse de Juhani. 01167
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Eero.—No se me van las ganas de alborotar esas grenas. EERO: J’ai une terrible envie d’étriller un peu cette tignasse. 01168
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Juhani.—¡Caliate, pequenajo! Quédate prudentemente en tu rincón, que me das lastima. JUHANI: Bout d’homme! reste sagement dans ton coin, ça vaudra mieux ; va-t’en, tu me fais pitié. 01169
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Eero.—Y tu retira a tiempo tu fea jeta. Me da pena verla temblar y moverse corno la barbilla de un mendigo. EERO: Retire à temps ton vilain museau dans ce coin ; il me fait pitié, il tremble et bouge déjà comme le menton d’un mendiant. 01170
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Juhani.—Mira cómo se mueve mi palo. ¡Mira! JUHANI: Regarde comme bouge mon gourdin ! Regarde ! 01171
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Aapo.—¡Juhani! AAPO: Juhani ! 01172
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Eero.—¡Pega, anda, pega! Creo que el golpe rebotarà contra ti mas fuerte aun. ¡Anda, pega! EERO: Frappe, si lu veux, je crois que l’averse rebondira sur toi, et peut-être comme uue grêle de coups de bâton. Frappe donc ! 01173
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Juhani.—Pues claro que pego. JUHANI: Bien ! 01174
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Aapo.—¡No pegues, Juhani! AAPO: Ne frappe pas, Juhani ! 01175
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Juhani.—Ve a esconderte en el estercolero, o coge un palo para defenderte, si no quieres que te salte los sesos. ¡Vamos, coge la estaca! JUHANI: Sauve-toi sur le tas de fumier, ou prends un bâton et défends-toi, sinon je te ramollis le crâne. Prends la bûche ! r 01176
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Aapo.—¿Es que te has vuelto loco? ¿Has perdido el juicio? AAPO: Qu’as-tu fait de ta raison ? 01177
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Juhani.—Mi juicio està en està estaca de nudos. ¡Escucha, que va a hablar! JUHANI: Elle est dans ce gourdin ; écoute ! elle va parler ? 01178
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Aapo.—Esperà que me arme, hermano. Mira, mira el salchichón de madera que tengo ya en la mano. Pero antes, oh cristiana grey fraternal de Jukola, oid unas palabras, y luego nos batiremos corno lobos rabiosos. Escuchadme: el hombre dominado por la ira es corno una fiera sedienta de sangre; deja de ser humano y, ciego, es incapaz de distinguir lo que es justo y razonable. Del mismo modo, cuando se halla poseido por la colera, no està en condiciones de desenredar enredos de amor. Pero si este incidente, que hace que unos hermanos se armen de estacas unos contra otros, fuera examinado a la luz de la razón, me parece que la cuestión seria muy otra. La chica no puede amarnos a todos, sino sólo a uno, y eso en el supuesto de que estuviese dispuesta a aceptarnos a alguno y a subir de su mano la empinada cuesta de la vida. Creo, pues, que nos comportariamos juiciosamente si fuésemos todos juntos a exponerle a Venla nuestra pretension y a preguntarle con corazón abierto y palabras elocuentes si está dispuesta a entregar su amor a uno de nosotros. Si consiente, alabada sea, y aquel que sea favorecido, déle gracias a su buena estrella. Y el que nada reciba ahogará su desengano en la esperanza de encontrar más tarde la mujer que Dios le tiene destinada en este mundo. Creo que si hacemos esto podremos decir que nos hemos comportado como hombres y verdaderos hermanos, y los espiritus resplandecientes de nuestro padre y nuestra madre saldrán a las puertas radian tes del cielo donde, mirándonos desde una brillante nube, dirán con orgullosa voz: «Muy bien, Juhani; muy bien, Tuomas y Aapo; muy bien, Simeoni, Timo y Lauri; muy bien, Eero, hijito. Vosotros sois verdaderamente esos hijos en quienes teniamos depositadas todas nuestras esperanzas.» AAPO: Attends, frère, attends que j’aie aussi pris une arme. Voilà ! j’ai aussi ma saucisse de bois à la main. Mais d’abord quelques mots, troupe chrétienne des enfants de Jukola, et ensuite on se battra comme des loups enragés. Écoutez : l’homme emporté par la fureur est un fauve assoiffé de sang ; il n’est plus un être humain, il est aveugle et ne peut discerner ce qui est juste et raisonnable ; et il est encore moins capable, sous l’empire de la colère, d’arranger des affaires d’amour. Mais si nous essayons pourtant d’examiner du point de vue de la raison cet incident qui pousse des frères à s’armer de bûches les uns contre les autres, je crois que la situation nous apparaîtra ainsi : Venla ne peut pas nous aimer tous, mais un seulement, et encore si elle veut accepter un de nous et si elle désire gravir avec lui, la main dans la main, la colline épineuse de la vie. J’estime donc que nous agirions sagement en allant tous ensemble lui exposer honnêtement notre cas et lui demander, d’une âme et d’une langue ferventes, si elle veut donner son cœur à l’un de nous. Si elle consent, eh bien ! celui qui aura obtenu ce lot tant convoité pourra remercier sa chance, et les autres se résigneront à leur sort sans murmurer. Celui qui n’aura rien reçu avalera son dépit en espérant que lui aussi trouvera plus tard la femme que le destin lui a réservée ici-bas. Si nous faisons ainsi, nous agirons en hommes et en véritables frères. Et alors les fantômes radieux de notre père et de notre mère s’avanceront hors des portes éclatantes du ciel et, debout au bord d’un nuage brillant, ils abaisseront leurs regards sur nous et crieront d’une voix puissante : « Très bien, Juhani, très bien, Tuomas et Aapo, très bien, Simeoni, Timo et Lauri, bien agi, mon petit Eero. Vous êtes vraiment des enfants en qui nous avons placé toute notre affection ». 01179
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Juhani.—¡Caray, Aapo, hablas como un àngel del cielo, maldita sea! No te digo más que estoy a punto de echarme a llorar. JUHANI: Parbleu, Aapo, tu parles comme un ange du ciel, et je ne suis pas loin de pleurer. 01180
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Simeoni.—Te lo agradecemos, Aapo. SIMEONI: Nous te remercions, Aapo. 01181
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Juhani.—Si, gracias, Aapo. Mira cómo tiro la estaca. JUHANI: Oui, merci, Aapo. Je jette mon bâton. 01182
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Timo.—Yo también. Se acabó el follón, tal como yo deseaba desde el principio. TIMO: Et moi aussi. La querelle s’est terminé» comme je le souhaitais dès le début. 01183
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Simeoni.—Aapo nos ha puesto delante de un espejo, lo cual es cosa de agradecer. SIMEONI: Aapo a mis un miroir devant nous, et nous l'en remercions. 01184
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Eero.—Asi es; démosle las gracias y entonemos a coro el «càntico de acción de gracias de Simeoni». EERO: Oui, remercions-le et chantons en chœur « le cantique d’actions de grâce de Siméon ». 01185
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Simeoni.—Ya estás otra vez con tus mofas. SIMEONI: De nouveau des moqueries, des moqueries et des railleries. 01186
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Timo.—jOjo, Eero, no te buries del càntico de Simeoni, que es la palabra de Dios! TIMO: Eero, lu ne dois pas te moquer de la parole de Dieu, du cantique de Siméon. 01187
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Aapo.—¡Ay, tan joven y tan impenitente! AAPO: Hélas ! si jeune et déjà si endurci 1 01188
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Simeoni.—Tan joven y tan impenitente. Ay, Eero, Eero, callo la boca, pero todo se me vuelve suspirar por ti. SIMEONI: Si jeune et déjà si endurci ! Eero, Eero, je ne dis plus rien, mais je soupire sur toi. 01189
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Juhani.—Sospecho, Eero, que aun tendremos que castigarte dos o tres veces con mano paternal, porque nuestra madre te crió con excesivo mimo. JUHANI: Je présage, Éero, que nous devrons une fois ou deux encore te châ'ier d’une main vraiment paternelle. Car notre mère t’a élevé trop tendrement. 01190
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Simeoni.—Todavia es tiempo de corregirle, porque aun es tierno su corazón y moldeable su juventud; pero habremos de hacerlo con mano amorosa y sin dejarnos llevar por la ira. Un castigo aplicado con colera, lejos de ahuyentar a los diablos, los atrae. SIMEONI: Il nous faut le corriger pendant que son cœur a encore la souplesse et la flexibilité de la jeunesse ; mais nous le ferons d’une main aimante, et jamais avec la violence de la colère. Une correction administrée avec colère ne chasse pas les diables dehors, mais dedans. 01191
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Eero.—Asì, asì, jcon mano amorosa! EERO: Attrape ! Tu vois, c’est donné d’une main aimante 1 01192
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Simeoni.—¿Os habéis fijado? ¡Este impio me ha pegado! SIMEONI: Voyez cet impie qui me gifle ! 01193
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Eero.—Y en todos los hocicos. Otros se cabrean por menos. EERO: Et en plein museau. La bile s’échauffe pour moins que ça. 01194
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Juhani.—Ven acá, chaval. Y tu, Timo, alcanzame ese palo que està en el rincón. JUHANI: Viens par ici, mon garçon. Timo, donne-moi la canne qui est dans ce coin. 01195
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Simeoni.—¡Asi, Juhani, asì! Sujétalo bien sobre las rodillas mientras yo le bajo los calzones. SIMEONI: C’est ça, Juhani ! Étends-le gentiment sur tes genoux, je vais lui baisser les culottes. 01196
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Eero.—¡No, no por todos los diablos! EERO:- Non ! Par l’enfer 1 01197
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Juhani.—¡Es inutil que te resistas, tunante, granuja! JUHANI: Inutile de te débattre, vaurien I 01198
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Simeoni.—¡No lo sueltes! S ! M EO N ! . — Ne le lâche pas ! 01199
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Juhani.—¡Mirad con el pez escurridizo! jPero no te escaparas, no! JUHANI: Tu glisses comme un poisson, mais tu ne m’échapperas pas, non ! 01200
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Eero.—¡Pegad, infames, bestias! ¡ Si me pegáis prenderé fuego en el rincón de la casa! ¡Os juro que habrá fuego y humo! EERO: Si vous me battez, infâmes brutes, je mets le feu à la maison ! Sans blague, je le ferai, il y aura du feu et de la fumée, je vous le garantis ! 01201
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Juhani.—¡Hay que ver qué mala leche tiene! ¿Asì que pe-garås fuego a la casa, eh? ¡Ay, qué mala leche! JUHANI: Petite peste ! Ainsi tu mettrais le feu à la maison ? Petite peste ! 01202
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Simeoni.—¡Dios nos libre de su mal genio! SIMEONI: Que Dieu nous préserve de cette peste I 01203
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Juhani.—Trae el palo, Timo. JUHANI: La canne, Timo. 01204
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Timo.—No lo encuentro. TIMO: Je ne la trouve pas. 01205
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Juhani.—¿Estás ciego? ¿No lo ves? Ahi, hombre, en ese rincón. JUHANI: Es-tu aveugle? Là, dans ce coin. 01206
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Timo.—¿Està vara de abedul? TIMO: Celle-ci ? En bouleau ? 01207
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Juhani.—Sì, ésa; damela. JUHANI: Oui, passe-la moi. 01208
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Simeoni.—Pega, pero con moderación y no con todas tus fuerzas. SIMEONI: Frappe avec modération, et pas de toutes tes forces. 01209
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Juhani.—Ya, ya lo sé. JUHANI: Je sais. 01210
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Lauri.—Pues yo digo que ni un golpe, ¿me ois? LAURI: Pas un coup, je vous le dis. 01211
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Tuomas.—Deja en paz al mozalbete. TUOMAS: Laisse ce gosse en paix. 01212
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Juhani.—Éste necesita que le den en el trasero. JUHANI: Il aurait pourtant grand besoin d’une petite fessée. 01213
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Lauri.—No te atrevas a tocarlo ni con un dedo. LAURI: Tu ne le toucheras pas, même avec ton petit doigt. 01214
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Tuomas.—¡Suéltalo! jEn seguida! TUOMAS: Lâche-le ! Tout de suite ! 01215
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Timo.—Perdonemos al pequeno Eero, aunque sólo sea por està vez. TIMO: Pardonnons-lui, à ce petit Eero, au moins pour cette fois encore. 01216
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Simeoni.—Perdonar, perdonar... hasta que los abrojos y la maleza acaben con el buen grano. SIMEONI: Pardonner, pardonner, jusqu’à ce que les ronces et l’ivraie aient étouffé le bon grain. 01217
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Lauri.—¡No lo toques! LAURI: Ne le touche pas ! 01218
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Aapo.—Venga, perdonémosle y tratemos de amontonar carbones encendidos sobre su cabeza. AAPO: Nous lui pardonnons et essayons ainsi d’amasser des charbons ardents sur sa tête. 01219
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Juhani.—Anda, vete y dale gracias a la suerte. JUHANI: Va, et remercie ta chance. 01220
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Simeoni.—Y ruega a Dios que te cambie el corazón, el alma y la lengua. SIMEONI: Et prie Dieu de te donner un nouveau oœur, une nouvelle âme et une nouvelle langue. 01221
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Timo.—Yo voy a acostarme. TIMO: Moi, je vais me coucher. 01222
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Aapo.—Aun nos queda por examinar una cuestión. AAPO: Nous devrions encore examiner un point. 01223
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Timo.—Me voy a la cama. Venga, Eero, vamos a dormir y olvidemos este hormiguero de mundo, este asqueroso amasijo que despide humo y vaho bajo la lluvia. Vamos, Eero. TIMO: Je vais me coucher. Viens, Eero, allons au lit et oublions la fourmilière de ce monde, ce misérable tas qui exhale de la fumée et de la vapeur sous la pluie. Viens, Eero. 01224
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Juhani.—¿Qué punto es ese que quieres aun examinar? JUHANI: Mais quel point veux-tu encore régler ? 01225
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Aapo.—Es que... ¡Dios nos perdone!... no sabemos aun ni la A, la primera letra del abecedario, a pesar de que todo ciudadano cristiano está obligado a aprender a leer por exigencia de la ley, de la ley de la Iglesia. Y ya sabéis que la maquina del Estado nos esperà y nos cogerá entre sus dientes si no aprendemos a leer como está mandado. Los eepos nos acechan, hermanos, esos negros eepos que, con sus funestos agujeros abiertos como fauces, se agazapan en el atrio de la iglesia como un negro jabalì. Ya nuestro pastor nos ha amenazado con esas tenazas del infierno, y tengamos por seguro que cumplira su amenaza si no nos ve trabajar con aplicación. AAPO: C’est que — Dieu nous pardonne ! — nous ne connaissons pas même A, la première lettre de l’alphabet, et pourtant c’est le devoir inévitable de tout citoyen chrétien d’apprendre à lire. On peut nous y contraindre par la force de la loi, la loi de l’Église [Les autorités ecclésiastiques, qui tiennent encore les registres de l’état civil, étaient jadis chargées de veiller à ce que chacun sût lire. Les illettrés ne pouvaient se marier ; la loi ecclésiastique prévoyait des châtiments (exposition) pour les mauvaises têtes. L’enseignement était donné par les chantres et contrôlé par les pasteurs.]. Et vous savez quel instrument officiel nous attend et voudrait nous attirer entre ses dents, si nous n’apprenons pas sagement à lire : ce sont les ceps qui nous guettent, frères, les noirs ceps qui, avec leurs sombres trous béants et circulaires, sont tapis dans le vestibule de l’église, comme un noir verrat ; notre pasteur nous a déjà menacés de cette infernale machine, et il est homme à exécuter ses menaces, s’il ne nous voit pas travailler chaque jour avec application : c’est sûr et certain. 01226
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Juhani.—Es imposible aprender a leer. JUHANI: Apprendre à lire ? Impossible ! 01227
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Aapo.—Otros hombres lo hicieron antes. AAPO: Bien des gens ont pourtant réussi ce tour, jusqu’à présent. 01228
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Tuomas.—¡Cuanto tendrìan que sudar! TUOMAS: Ils ont dû bigrement suer. 01229
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Juhani.—Y penar. Yo tengo la mollerà muy dura. JUHANI: Et geindre. J’ai la tête si dure. 01230
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Aapo.—Pero con voluntad firme se puede perforar una montana. Pongamos manos a la obra, encarguemos cartillas a la ciudad de Hámeenlinna, y vayamos a estudiar a la escuela, a la casa del chantre, como ha ordenado el pastor. Y démonos prisa, antes de que el carruaje de la Corona venga a buscarnos y nos lieve antes de que queramos darnos cuenta. AAPO: Mais avec une volonté forte, on peut même passer à travers la pierre grise. Mettons-nous à l’œuvre, faisons-nous venir de la ville des abécédaires et allons à l’école chez le chantre comme l’a ordonné le pasteur. Et faisons-le avant qu’on mette la loi à nos trousses. 01231
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Juhani.—¡Ay, hermanos, mucho me temo que tengamos que hacerlo! jQue Dios tenga piedad de nosotros! Pero dejemos este asunto para manana y vámonos a dormir. JUHANI: Je crains qu’on ne doive le faire, je le crains fort. Que Dieu ait pitié de nous ! Mais laissons ce projet pour demain et allons nous reposer. 01232
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Capítulo 02 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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Es una tranquila manana de septiembre. El rodo brilla en los campos, la niebla barre la arboleda amarillenta y finalmente se disuelve en las alturas. Está manana, los hermanos se han levantado de un humor de perros, sin cambiar palabra; se han lavado la cara, se han peinado y se han puesto el traje de los dias de fiesta. Están dispuestos a ir a casa del chantre, a la escuela. C’est un calme matin de septembre. La rosée étincelle sur les champs, la brume roule sur la cime des feuillages jaunissants et se dissipe enfin dans les hauteurs. Ce jour-15, les frères se sont levés sans échanger un mot et de fort méchante humeur ; ils se sont débarbouillés, ont brossé leurs tignasses et oi}t passé leurs habits du dimanche : car ils ont décidé de se rendre aujourd’hui à l’école chez le chantre. 02001
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Sentados ante la larga mesa de pino, almuerzan dando buena cuenta de los guisantes amarillos; pero su habitual expresión de alegrìa ha desaparecido de su rostro, y sus cejas fruncidas deno tan que pronto han de emprender el camino de la escuela. Ya han acabado el almuerzo, pero, sin embargo, se hacen los remolones y se quedan descansando un rato; unos, con la vista fija en el suelo, pensativos; otros, contemplando su cartilla de tapas rojas y pasando y repasando sus ásperas páginas. Juhani, sentado junto a la ventana que da al sur, extiende su mirada por la colina pedregosa y el frondoso pinar, donde se divisa la casa de la Vieja, con su puerta de marco rojo. Assis à la longue table de sapin de Jukola, ils prennent leur déjeuner et semblent apprécier les pois jaunes, bien que leurs expressions ne soient pas précisément joyeuses et qu’au contraire une ombre d’âpre dépit contracte leurs sourcils, à la pensée qu'ils devront bientôt prendre le chemin de l’école. Quand ils ont mangé, ils ne se hâtent point de partir, mais restent encore un moment à se reposer. Ils sont assis en silence, l’un fixant un regard mélancolique sur le plancher, un autre examinant son abécédaire à couverture rouge, dont il feuillette les solides pages. Juhani, installé près de la fenêtre, contemple la colline rocailleuse et la sapinière touffue, où l’on aperçoit la cabane de la mère de Venla, avec sa porte aux montants rouges. 02002
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Juhani.—Allá va Venla por el sendero... ¡y qué gràciles son sus pasos! JUHANI: Voici Venla qui se promène sur le sentier, et sa démarche est vive. 02003
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Aapo.—Pues madre e hija debìan de haberse marchado ayer a Tikkala, a casa de sus parientes, para limpiar los ràbanos y recoger los aràndanos, y segun creo pensaban quedarse hasta bien entrado el otono. AAPO: La mère et la fille devaient pourtant s’en aller hier chez leurs parents à Tikkala pour effeuiller les raves et cueillir les airelles ; elles voulaient y rester jusque tard dans l’automne. 02004
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Juhani.—¿Hasta bien entrado el otono? Me extrana mucho. Es posible que vayan, pero resulta que este ano hay en Tikkala un robusto criado, un bellaco de tomo y lomo, y nuestra esperanza puede desvanecerse como el humo. Seria, pues, conveniente coger el toro por los cuernos y plantearle a la muchacha la cuestión que nos tiene sobre ascuas: si estaria dispuesta a abrir su alma y encender su corazón. JUHANI: Jusque tard dans l’automne ? Ça m’inquiète beaucoup. Elles partiront sans doute ; mais il y a cette année à Tikkala un domestique qui est un mirliilore et un fieffé coquin, et notre espoir à tous risque fort de s’envoler en fumée. Il serait prudent de faire tout de suite ce pas important, de poser la grande question. Allons donc demander à notre gamine si son esprit veut fléchir et son oœur s’enflammer. 02005
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Tuomas.—Yo también creo que es lo mejor. TUOMAS: Je crois que c’est ce qu’il y a de mieux à faire. 02006
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Timo.—Y yo. TIMO: Moi aussi. 02007
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Juhani.—De acuerdo. Y ahora, todos a pedir su mano a la vez, corno hombres. ¡Dios nos ayude! No hay mas remedio... ¡a casarse, a casarse! Llevamos las mejores ropas, nos hemos lavado y peinado, y nuestro aspecto es el de buenos cristianos. Somos puros corno recién nacidos. Siento una gran desazón. Corramos a casa de Venla, que éste es el tiempo propicio. JUHANI: Bien, bien ! Il ne nous reste plus qu’à aller tous ensemble, comme des hommes, lui demander sa main. Oui, oui, que Dieu nous favorise ! II n’y a pas à tortiller, il faut aller faire notre cour. Nous avons nos meilleurs habits, nous sommes soigneusement lavés et peignés, et tout notre aspect extérieur est celui de bons chrétiens : on est propres comme des nouveau-nés. Je me sens très inquiet. Courons chez Venla, le moment est favorable. 02008
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Eero.—¡Que sea éste un dìa de dicha! EERO: Puisse ce jour être aussi un jour de félicité 1 02009
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Juhani.—¿Un dìa de dicha? ¿Para quién? ¿Qué crees tu, muchacho? JUHANI: Un jour de félicité ? Pour qui ? Hé ! Hé ! mon petit, que veux-tu dire ? 02010
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Eero.—Pues para todos nosotros. EERO: Mais pour nous tous. 02011
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Juhani.—En otras palabras, ¿que Venla fuera la mujer de todos nosotros? JUHANI: Autrement dit, Venla deviendra notre femme à tous ? 02012
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Eero.—Puede. EERO: D’accord ! 02013
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Juhani.—Oye, a ver si te crees... JUHANI: Suffit ! 02014
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Simeoni.—El cielo me asista, scòrno seria posible? SIMEONI: Au nom de Dieu, comment serait-ce possible ? 02015
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Eero.—Nada hay imposible para Dios. Creamos, esperemos y amemos todos a la vez. EERO: Rien n’est impossible à Dieu. Croyons, espérons et aimons d’un seul oœur et d’une seule âme. 02016
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Juhani.—Cierra el pico, Eero. Ahora vamos a casarnos y luego proseguiremos la marcha hacia la escuela con la bolsa al hombro. JUHANI: Tais-toi, Eero. Filons maintenant faire notre demande, et puis poursuivons notre chemin vers l’école, sac au dos. 02017
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Aapo.—Pero, pienso yo, <>no seria conveniente que para hacer las cosas bien uno de nosotros llevara la voz cantante en la casita? AAPO: Mais pour accomplir dignement notre démarche, il faudrait qu’un de nous soit pour ainsi dire notre porte-parole dans la maisonnette. 02018
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Juhani.—Un punto importante éste, sì, senor. Pero tu mismo vienes como anillo al dedo para esa función. Tienes condiciones especiales, pues con tus palabras sabes avivar una llama y sacar chispas de los corazones. Está visto que has nacido para predicador. JUHANI: C’est un point important. Mais tu es toi-même tout désigné pour cette fonction. Tu as des dons remarquables : tes paroles savent toujours allumer une flamme et faire jaillir des étincelles au cceur des gens. Vraiment, tu es né pour devenir pasteur. 02019
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eia y desaparecen como un riachuelo que se hunde murmurando en la arena? AAPO: Qu’est-ce que je sais? et pourquoi parler de mes dons ? Ici, au sein des forêts, ils dépérissent dans les brumes de l’ignorance et se perdent comme un ruisseau gazouillant.dans le sable. 02020
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Juhani.—¡Maldito sea el destino que no te permitió ir a la escuela! JUHANI: C’est dommage que tu n’aies pas pu aller à l’école. 02021
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Aapo.—¿De dónde hubieran sacado en casa el dinero para pagarme una educación? Recordad que hay que vaciar más de un saco de provisiones de casa a la escuela antes de que uno pueda subir al pùlpito. Pero, en fin, volvamos a lo que nos ocupa, que no es otra cosa que la petición de matrimonio. Haré lo que vosotros queràis, y asì, me adelantaré en nombre de todos y procuraré que mis palabras sean las de un hombre sensato. AAPO: Où aurait-on pris l’argent chez nous pour m’y envoyer ? Car, tu sais, il faut que plus d’un sac se balade de la maison à l’école avant qu’on puisse monter en chaire. — Mais revenons à notre affaire, à la demande en mariage. Je ferai comme vous voulez ; je m’avancerai au nom de tous et essayerai de parler comme un sage. 02022
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Juhani.—¿Qué hacemos aquì, entonces? ¡Adelante, pues! Vayamos derechos al asunto... ¡Qué sudores!, pero qué remedio, no lo pensemos más. Dejaremos las bolsas delante de la casa y Lauri, al que la cosa ni le va ni le viene, las protegerá de los cerdos. En marcha, chicos, y entremos en la casa nupcial con la cardila en la mano; eso nos darà aires de dignidad. JUHANI: Eh bien ! à l’œuvre ! Bon sang ! Il n’y a pas à tortiller, il laut se mettre à l’œuvre avec courage. Nous laisserons nos sacs devant la maison, et Lauri, qui n’a pas d’épingle dans le jeu, les gardera contre les porcs. En route maintenant, et entrons dans la maison nuptiale avec nos livres à la main, ça nous donnera un air un peu plus solennel. 02023
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Eero.—Sobre todo si ensenamos la ùltima pàgina, la del gallo que, segùn dicen, regala caramelos a los ninos que llegan a ella. EERO: Surtout si on montre la page où on voit le coq [La dernière page. On disait aux enfants, pour les stimuler, que ce coq leur pondrait des œufs quand ils seraient parvenus à la fin du livre,]. 02024
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Juhani.—¡Vaya, otra vez con tus cosas! Pero, a propòsito del gallo, ahora recuerdo un sueno horrible que me ha atormentado la noche pasada. JUHANI: Toi de nouveau ? Mais, à propos de coq, je me souviens d’un rêve affreux qui m’a bouleversé la nuit passée. 02025
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Simeoni.—Cuéntalo; tal vez resuite una advertencia que nos sea de provecho. SIMEONI: Raconte-le, c’est peut-être un avertissement salutaire pour nous. 02026
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Juhani.—He sonado que sobre el horno habìa un nido de gallina con siete huevos. JUHANI: J’ai rêvé qu’il y avait un nid de poule, là, sur le fourneau, et sept œufs dans ce nid. 02027
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Simeoni.—¡Los siete hijos de Jukola! SIMEONI: Les sept garçons de Jukola I 02028
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Juhani.—Pero uno de los huevos era ridìculamente pequeno. JUHANI: Un de ces œufs était ridiculement petit. 02029
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Simeoni.—¡Eero! SIMEONI: Eero ! 02030
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Juhani.—El gallo murió. JUHANI: Le coq mourut. 02031
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Simeoni.—¡Nuestro padre! SIMEONI: Notre père I 02032
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Juhani.—La gallina murió. JUHANI: La poule mourut. 02033
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Simeoni.—jNuestra madre! SIMEONI: Notre mère ! 02034
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Juhani.—Entonces los topos, las ratas y las comadrejas se arrojaron sobre el nido. ¿Qué significan estos animales? JUHANI: Et alors les souris, les rats et les belettes de toute la terre se ruèrent aussitôt sur le nid. Que signifient ces bêtes ? 02035
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Simeoni.—Nuestras pecaminosas pasiones y las frivolidades mundanas. SIMEONI: Nos passions coupables et la débauche universelle. 02036
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Juhani.—Puede que sea asi. Los topos, las ratas y las comadrejas llegaron retorciéndose y dando saltos, rompieron y machacaron los huevos y, ¿qué diréis que pasó?; pues que del huevo mas pequeno salió un hedor agrio. Simeoni.—¡Pon atención, Eero! JUHANI: C’est probable. Les belettes, les souris et les rats vinrent avec des cabrioles et des culbutes, ils brisèrent et broyèrent les œufs, et alors le plus petit exhala une puanteur très aigre. 02037
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Simeoni.—Nuestras pecaminosas pasiones y las frivolida-des mundanas. SIMEONI: Prends garde, Eero ! 02038
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Juhani.—Cascados los huevos, salió del hornillo una voz espantosa, como el fragor de muchas cataratas, que me rugió en los ofdos: «Todo está roto y grande es el delirio.» Esto gritó la voz, pero, a pesar de todo, nosotros empezamos a reunir y cocer aquellas puches e hicimos un revuelto de huevos que nos comimos con gran placer y hasta nos sobró para dar parte de él a los vecinos. Eero.—¡Bonito sueno! JUHANI: Les œul's étaient cassés ; alors, du haut du fourneau, une voix effrayante comme le fracas de plusieurs cascades me hurla dans les oreilles : « Tout est cassé, et la casse est vaste ». — C’est ainsi qu’elle cria ; mais enfin on se mit à recueillir les débris, on fit cuire cette marmelade et on eut une omelette superbe ; on en mangea avec grand plaisir et on en donna aussi à nos voisins. 02039
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Eero.—¡Bonito sueno! EERO: Un joli rêve 1 02040
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Juhani.—Y amargo, pues tu olias a demonios. ¡ Si, he tenido un sueno muy amargo contigo, pobrecito! JUHANI: Amer, amer; tu puais comme l’enfer. J’ai vraiment eu un songe bien amer sur toi, pauvre petit. 02041
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Eero.—Pues ya ves, yo, en cambio, he tenido un sueno muy agradable sobre ti; soné que el gallo de tu cartilla te ponia un montón de caramelos y dulces como premio a tu aplicación y perseverancia. Y tu, gozando como un enano, te ponias morado de dulces y me dabas unos pocos. EERO: Mais moi, j’ai fait un rêve très doux sur toi ; j’ai vu que le coq de ton abécédaire, pour te récompenser de ton application et de ta sagesse, pondait un énorme tas de caramels et de morceaux de sucre. Au comble de la joie, tu te bourrais de ces douceurs et tu m’en donnais même un peu. 02042
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Juhani.—¿De veras te daba? Hermosa acción. JUHANI: Je t’en ai donné ? C’était une bonne action. 02043
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Eero.—«Quién algo da, mucho recibe». EERO: Est-ce qu’un cadeau peut jamais faire du mal ? 02044
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Juhani.—Por supuesto. Y sobre todo, si va acompanado de unos cuantos golpes. JUHANI: Jamais. Et surtout pas si j ’y ajoute un peu de bâton. 02045
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Eero.—¿Por qué sólo de unos cuantos? EERO: Pourquoi un peu seulement ? 02046
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Juhani.—¡Cierra el morro, novillo! JUHANI: Ferme ton bec, vilain moineau ! 02047
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Tuomas.—Cerradlo los dos y larguémonos de una vez. TUOMAS: Fermez-le tous les deux, et mettons-nous en route. 02048
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Aapo.—Que cada uno coja su bolsa y su cartilla. AAPO: N’oubliez pas vos sacs et vos livres. 02049
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Fueron, pues, los hermanos, a pedir en matrimonio a la hija de su vecina. Caminando en fila, uno detras de otro, sin musitar palabra, atravesaron los cobertizos de patatas, subieron por la colina pedregosa y, finalmente, se detuvieron ante la casita de la Vieja del Pinar. Ils allèrent alors demander en mariage la fille de leur voisine. A la queue leu leu, sans parler, ils franchirent le talus de la fosse à pommes de terre, gravirent la colline rocailleuse et s’arrêtèrent enfin devant la maisonnette de la Vieille de Männislö. 02050
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Juhani.—Bueno, hemos llegado. Dejemos las bolsas, y tu, Lauri, quédate vigilandolas como fiel guardian hasta que salgamos de la sala nupcial. JUHANI: Nous y voici. Déposons nos sacs, et toi, Lauri, sois un gardien vigilant jusqu’à notre retour de chez la fiancée. 02051
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Lauri.—¿Pensais quedaros mucho rato? LAURI: Y resterez-vous longtemps ? 02052
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Juhani.—El riempo que nos lieve el asunto. ¿Tiene alguien una sortija? JUHANI: Le temps qu’il faudra pour notre affaire. — Qui a une bague ? 02053
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Eero.—No te hara falta. EERO: Tun’en auras pas besoin. 02054
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Juhani.—Repito, tiene alguien una sortija en el bolsillo? JUHANI: Qui a une bague dans sa poche ? 02055
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Timo.—Yo no, y supongo que nadie. Ved lo que pasa. Un joven debiera llevar siempre un reluciente anillo en el bolsillo. TIMO: Pas moi, et aucun autre que je sache. Voilà ce que c’est. Un jeune homme devrait toujours avoir une bague luisante dans son gousset. 02056
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Juhani.—¡Diablos, ahora sì que estamos en un apuro! Y lo que son las cosas, ayer mismo pasó por casa el bu-honero Iisakki, el ruso, y hubiera sido una buena ocasión de comprarle una sortija y una panoleta, pero, ¡idiota de mi!, no se me pasó por las mientes. JUHANI: Diable ! Nous voici dans le pétrin ! Et hier pourtant le colporteur Iisakki était chez nous, on aurait pu lui acheter une bague et un fichu ; mais moi, vieil imbécile, je n’y ai pas songé. 02057
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Aapo.—Ya tendremos oportunidad de comprar esos objetos mas tarde. Antes convendrá saber si alguno de nosotros, y quién, tendra que hacer tan agradables compras. AAPO: Bah ! nous pourrons acheter ces choses plus tard. Il vaut mieux qu’on sache d’abord de façon sûre si un de nous, et lequel, aura à faire ces agréables achats. 02058
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Juhani.—Mirad, mirad, ¿quién està abriendo la puerta? ¿Es Venla? JUHANI: Qui ouvre la porte ? Est-ce Venla ? 02059
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Timo.—Bah, es la vieja de la barbilla ganchuda. TIMO: C’est la vieille au menton crochu. 02060
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Juhani.—La rueca de Venla zumba como un aiegre escarabajo en las noches de verano cuando presagia buen riempo, ¡Addante! ¿Dónde està mi cartilla? JUHANI: Le rouet de Venla bourdonne comme un gai scarabée, un soir d’été, quand il prédit le beau temps. Allons maintenant ! Où est mon livre ? 02061
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Aapo.—La tienes en la mano, hermano. ¿Ya te da vueltas el tejado, criatura de Dios? AAPO: Dans ta main, mon frère. Est-ce que la tête te tournerait, créature de Dieu ? 02062
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Juhani.—No hay peligro, hermano. ¿No tendré la cara tiznada de hollin? JUHANI: Pas de danger, frère. Ma figure est-elle bien propre ? 02063
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Eero.—Qué va. Estás limpio y calentito como un huevo recién puesto. EERO: Tout à fait ; tu es propre et chaud comme un œuf fraîchement pondu. 02064
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Juhani.—Entonces, vamos alla. JUHANI: Eh bien, en a\ant ! 02065
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Eero.—¡Un momento! Yo soy el más joven y me corresponde el honor de abriros la puerta y entrar el ùltimo. ¡No faltaba màs! Entren sus excelencias. EERO: Attendez ! Je suis le plus jeune, je dois vous ouvrir la porte et entrer le dernier. Passez, s'il vous plaît ! 02066
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Encabezados por Juhani, entraron en la casita de bajo techo. El muchacho tenia los ojos muy abiertos y los pelos tiesos como pùas de puercoespin. Los otros, graves y solemnes, siguieron al hermano mayor. Eero cerró de golpe la puerta y se quedó fuera, sentado en la hierba con una sonrisa maliciösa en los labios. Ils pénétrèrent dans la cabane au plafond bas, Juhani en tête, les yeux arrondis et les cheveux dressés comme des piquants de porc-épic ; les autres le suivaient fidèlement, gravement, en procession. Ils entrèrent ainsi, et Eero referma brusquement la porte sur eux, mais resta lui-même dehors et s’assit sur le gazon, un sourire rusé sur les lèvres. 02067
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Los hermanos, en calidad de pretendientes, están, pues, en casa de la vieja. Es ésta una mujer vigorosa y agii, que va tirando en la vida criando gallinas y recogiendo bayas. En verano y otono recorre infatigable los claros llenos de tocones; trepa por las lomas y cuestas pobladas de fresas y arándanos; corre, sudorosa, seguida por su hija Venla. La muchacha goza fama de ser hermosa: sus cabellos son del color de la herrumbre, sus ojos vivaces y penetrantes y su boca graciosa, aunque quiza un poco alargada. Es pequena, regordeta, prieta de carnes, y se dice que muy fuerte. Tal es la encantadora palomita de los hermanos, revoloteando en el pinar. La Vieille de Männislö, dans la maisonnette de laquelle les cinq frères se trouvaient en prétendants, est une femme vigoureuse et agile ; elle gagne sa vie en élevant des poules et en ramassant des baies. En été et en automne, elle trottine assidûment dans les essarts et sur les pentes, entre les souches, cueillant fraises et myrtilles, elle trottine tout en sueur, suivie de sa fille Venla. Celle-ci passe pour une beauté ; ses cheveux sont couleur de rouille, son regard est espiègle et pénétrant ; sa bouche aussi est gracieuse, quoiqu’un tanlinet trop grande. Elle est petite, mais trapue et rondelette, et on dit qu’elle est très robuste. Tel est l’oisillon d’amour des frères, à l’abri de la sapinière. 02068
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De pronto, chirrió la puerta de la casita y Juhani salió como una tromba gritando furiosamente a sus hermanos que se habfan quedado dentro: «¡Salid todos, salid!» Los hermanos se unieron pronto a él, con cara de pocos amigos, y emprendieron el camino del pueblo. Mas apenas se habfan alejado unos cincuenta pasos cuando Juhani, cogiendo una piedra del tamano de su puno, la arrojó con todas sus fuerzas contra la puerta de la casa de la vieja. Retembló la casa, la vieja lanzó un grito dentro, abrió la puerta y empezó a lanzar por su boca sapos y culebras, sin dejar de amenazar con el puno a los hermanos que hufan a todo correr y que pronto, con la cardila en la mano y la bolsa al hombro, emprendieron el camino de la iglesia en fila india, sin cambiar palabra. Caminaban a largas zancadas, espoleados por la furia; crujfa la arena, bailoteaban las bolsas, y los hermanos ni se fijaban en el camino que pisaban. Asì anduvieron largo tiempo, mudos, hasta que finalmente Eero dijo: Tout à coup, la porte de la cabane grince, Juhani se rue dehors, criant d’un ton irrité à ses frères restés à l’intérieur : « Sortez, vous autres ! » Ils s’avancèrent enfin tous, d’un air indigné, et prirent le chemin du village. Mais quand ils se furent éloignés d’une cinquantaine de pas, Juhani ramassa une pierre grosse comme le poing et, haletant de colère, il la lança contre la porte ; la cabane retentit, la vieille poussa un cri à l’intérieur, ouvrit la porte, jura et pesta, menaçant du poing les frères qui s’enfuyaient. Le livre à la main et le bissac sur l’épaule, ils marchaient vers l’église à la file indienne, sans échanger un mot. Une irritation violente les entraînait, le sable volait sous leurs pieds, les sacs bondissaient et ils avançaient sans notion du temps et des lieux. Ils allèrent longtemps en silence, mais Eero ouvrit enfin la bouche. 02069
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Eero.—¿Cómo fue la cosa? EERO: Alors ? Ça a bien réussi ? 02070
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Juhani.—¿Que cómo fue la cosa? ,Acaso entraste tu con nosotros, urraca, hijo de cuervo? ¡Cobardica, que no tuviste valor de cruzar la puerta! ¿Pero a quién le importa el hijo de un cuervo como tu? Venla podria esconderte en su falda. ¡Qué cosas he sonado sobre ti! Escucha, escucha este otro sueno que tuve la noche pasada y que ahora mismo me viene a la memoria. ¡No tiene desperdicio! Estabas sentado junto a Venla en el pinar, en amorosos devaneos, y en esto que me acerqué a vosotros sigilosa y furtivamente. De pronto me veis, ly qué dirás que hace Venla? La muy ladina te esconde bajo sus faldas. «(Qué escondes en tus sayas?», le pregunto. «Nada, solamente un corvato», me contesta la tunanta. ¡¡e, ¡e, ¡e! ¡Vamos, no te lo creas, no es un sueno, por el diablo! No es más que una historieta que Juhani acaba de sacarse del caletre. No es tan tonto como se cree. JUHANI: Si ça a bien réussi? Es-tu entré avec nous, sale corbeau, fils de corneille ? Tu n’as pas osé, tu as eu la frousse ! Espèce de capon ! Venla pourrait le cacher sous sa cotte. Mais écoute un peu tout ce que j’ai rêvé de toi ; car je viens de me rappeler un autre songe de la nuit passée. Étonnant ! Tu étais assis à côté de Venla, dans la forêt, et vous vous embrassiez tendrement, quand je m’approchai de vous sans bruit, furtivement. Mais soudain vous m’apercevez et alors que fait Venla ? Nom d’une pipe, elle te fourre dans un pli de sa robe. « Qu’as-tu caché sous ton cotillon ? » lui demandé-je. — « Seulement un tout petit corbeau », répond la drôlesse. Hi ! hi ! hi ! Mais ce n’est pas un rêve, pas du tout ! Que le diable m’emporte ! C’est ce sacré Juhani qui a forgé cette histoire dans sa propre tête. Eh oui ! il n’est pas si bête qu’on pense. 02071
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Eero.—¡Hombre, esto si que tiene gracia! ¡Hemos sofiado los dos uno con el otro! Verás lo que sofie sobre ti. Estábais Venla y tu arrullándoos en este mismo pinar, contemplando las nubes y buscando en el cielo un signo propicio a vuestro amor. El cielo escuchaba, escuchaban los bosques y la tierra y los pajarillos, y vosotros, mientras tanto, esperàbais muy callados el prodigio. En esto apareció un viejo cuervo aleteando torpemente en el aire quieto y, trazando cìrculos, se fue acercando hasta que os descubrió; entonces, levantando la vista y estirando las patas, dejó caer algo bianco sobre la frente del muchacho y de la muchacha, salpicàndoles el rostro. No te enfades por eso, puesto que de veras es un suefìo; no me lo he sacado de la cabeza. EERO: C’est curieux comme nous avons rêvé l’un de l’autre ! Voici mon second songe sur toi. Dans cette même forêt, Venla et toi vous vous teniez gracieusement enlacés, en contemplant gravement les nuages. Vous imploriez du ciel quelque signe, un témoignage sur l'opportunité de vos amours. Le ciel écoutait, la forêt, la terre et les petits oiseaux écoutaient aussi, et vous, plongés dans un silence profond, vous attendiez ce qui allait arriver. Alors vint une vieille corneille, elle plana et tournoya dans l’air calme, puis, parvenue à l’endroit où vous étiez, elle vous reluqua, mais détournant bientôt les yeux, elle étendit les pattes et laissa tomber quelque chose de blanc qui s’écrasa sur le front des deux amoureux, s’aplatit en plein sur leur frimousse. Il ne faut pourtant pas te fâcher pour ça, car je l’ai vraiment rêvé, je ne l’ai pas forgé dans ma propre tête. 02072
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Juhani.—¡Maldito truhán! Ahora vas a ver... JUHANI: Maudit gamin ! Je vais te... 02073
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Y se lanzó furioso contra Eero, quien, para escapar de su colèrico hermano, salto fuera del camino y echó a correr como una liebre por el claro, perseguido por Juhani como un oso enfurecido. Las bolsas les golpeaban los costados, crujìa el suelo bajo sus pies, y los demás hermanos les gritaban pidiéndoles calma. Eero se dio la vuelta y los hermanos corrieron a librarlo de las garras del airado Juhani, que ya iba pisàndole los talones. Et il s’élança courroucé contre Eero qui détala à toute vitesse devant son frère furieux, franchit le chemin d’un bond et fila comme une lièvre à travers la lande ; Juhani, tel un ours enragé, le poursuivait. Les sacs sautaient sur leurs dos, le sol dur sonnait sous leurs pieds, et les autres frères criaient, exhortant les batailleurs au calme et à la concorde. Mais Eero se hâta de regagner le chemin, et ses frères se portèrent à sa rencontre pour le sauver des pattes du terrible Juhani qui courait déjà sur les talons de son cadet. 02074
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Tuomas.—¡Alto ahi, Juhani! TUOMAS: Halte-là, Juhani! 02075
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Juhani.—¡Voy a estrangularlo! JUHANI: Je veux lui rompre les côtes ! 02076
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Tuomas.—¡Quieto, muchacho! TUOMAS: Tout doux, mon petit. 02077
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Juhani.—Asi le... JUHANI: Enfer et damnation ! 02078
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Aapo.—Favor con favor se paga. AAPO: Il t’a rendu la monnaie de ta pièce. 02079
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Juhani.—¡Maldita sea su lengua! ¡Maldito sea este dìa! j Venla nos ha dado calabazas, Dios lo ha querido! ¡ Maldi tos sean Lucifer y sus àngeles! Estoy tan ciego que mis ojos no ven a dos pasos; el cielo y la tierra están negros como mi alma, ¡Asì me parta un rayo! JUHANI: Maudite soit sa langue ! Maudite soit cette journée ! Venla nous a remballés ! Par les cornes du diable ! Mes yeux ne voient pas à une toise, la terre et le ciel sont noirs, noirs à cause de mon oœur. Enfer et damnation ! 02080
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Simeoni.—jNo blasfemes, hermano! SIMEONI: Ne jure pas, frère I 02081
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Juhani.—¡Blasfemaré aunque el mundo se haga pedazos y quede como un viejo carro aplastado por un tronco! JUHANI: Je jure pour que la terre tournoie et qu’elle s’écrase comme un vieux traîneau surchargé de billons ! 02082
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Simeoni.—¡Qué le vamos a hacer! SIMEONI: Qu’y pouvons-nous faire ? 02083
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Juhani.—¿Cómo que qué le vamos a hacer? Mira lo que te digo: si está cartilla no fuera la palabra de Dios, la haria trizas ahora mismo. ¡Lo que se dice trizas! Pero, mirad: aquì està mi bolsa de provisiones; voy a dejarla hecha tiras ahora mismo. Vais a verlo. JUHANI: Qu’y faire ? Si cet abécédaire n’était pas la parole de Dieu, le propre livre de Dieu, je le déchirerais sur-le-champ en mille morceaux, en mille morceaux ! Ah ! mais regardez ! mon sac à provisions ! je vais le réduire en bouillie. Voulez-vous voir ? 02084
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Simeoni.—¡No, por el amor de Dios! ¡No los dones del Senor! Acuérdate si no de la criada de Paimio, aquella infeliz que, para poder cruzar un arroyo, tiro un pan a él y, al pisarlo, quedó inmóvil por toda la eternidad. SIMEONI: Pour l’amour de Dieu ! Non ! ne galvaude pas les dons de Dieu ! 02085
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Juhani.—Si rompo y rasgo es para calmar el dolor que siente mi alma. JUHANI: C’est pour apaiser la douleur de mon cœur. 02086
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Simeoni.—«Lo que en la tierra es dolor, en el cielo sera esplendor». SIMEONI: « Ici-bas douleur funeste, mais là-haut manné céleste ! » 02087
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Juhani.—Me rio yo del esplendor celestial si Venla no puede ser mia. ¡Ay hermanos, mi querida familia! Lo entenderiais si supieseis que hace diez anos no hago mas que pensar en esa muchachuela, pero he aquì que mi esperanza se ha disuelto como ceniza al vien to. JUHANI: Je me fiche de ta manne céleste, parce que je n’ai pas obtenu la main de Venla. Ah ! mes frères, ma grande famille ! Vous comprendriez, si vous saviez que depuis dix ans bientôt mes pensées ont follement voltigé autour de cette colombe ; mais mon espoir s’est dissipé à présent, dissipé comme la cendre dans le vent. 02088
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Timo.—¡Bonitas calabazas nos ha regalado la manana! TIMO: De bon malin, on a remporté une veste. 02089
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Juhani.—Sì, para todos y cada uno. JUHANI: Oui, toute la bande ! 02090
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Timo.—Nadie se libro, ni el más pequeno. Todos, todos recibimos las calabazas. TIMO: Aucun ne fut épargné, pas même le plus petit, on y a tous passé. 02091
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Juhani.—Todos, sì. Pero es preferible que haya sido asì, a que alguno de vosotros hubiese sido aceptado por Venla porque... ¡ay de aquel al que le hubiera favo recido la suerte!... ¡Lo habrìa molido a palos! Lo digo en serio... ¡Testigos son los diablos! JUHANI: Tous, tous ! Mais pourtant c’est mieux que si un de vous l’avait obtenue. Sacrebleu ! celui qui aurait eu cette chance, je lui aurais cassé les reins ! Et je l’aurais fait ! 02092
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Tuomas.—El caso es que hemos quedado en ridìculo. Asì nos lo dio a en tender Venla con aquella mueca burlona con que nos obsequió cuando Aapo se declaró en nombre de todos. TUOMAS: On a été tout à fait ridicules. On l’a bien vu à la mine railleuse de Venla après qu’Aapo eut exposé notre affaire commune. 02093
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Juhani.—¡Una buena tunda es lo que merecerìa esa desvergonzada! jQuién se habrá creìdo que es! Aapo hizo cuanto pudo, esto no se puede negar; pero ni las palabras de los mismìsimos querubines hubieran tenido mejor fortuna. JUHANI: Elle mériterait une bonne fessée, cette mijaurée ! Se moquer de nous ! Attends un peu, gamine ! Aapo a l'ait de son mieux, on ne peut le nier. Mais même les paroles d’un chérubin n’auraient pas eu plus de succès. 02094
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Timo.—Si nos hubiéramos presentado ante ella con levita negra y un reloj tan grande como un gran nabo en el bolsillo del chaleco, y una llave tintineando en la cadena, y una pipa con incrustaciones de piata en la boca, echando humo, por mi vida que otro gallo nos cantara. TIMO: Si on s’était présenté devant elle en redingotes noires, et qu’une montre grosse comme un navet eût gonflé notre gousset, si en outre une clef avait tinté contre la chaîne, et qu’une pipe à garniture d’argent eût fumé entre nos dents, alors, nom d’un chien ! on aurait tiré de notre affaire des œufs et des poulets. 02095
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Juhani.—Ya se sabe: la mujer y la urraca, por lo que brilla saca. Y a todo esto, iqué hace Aapo, silencioso como un lago helado? JUHANI: La femme et la pie ont toutes deux une vive passion pour tout ce qui brille. — Mais Aapo reste silencieux comme un lac gelé. 02096
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Aapo.—Nuestra voz no encuentra eco en la tormenta. ¿0 es que empiezan a calmarse los torbellinos de tu colera? AAPO: Notre voix n’a pas d’écho dans la tempête. Ou bien les tourbillons de la colère commencent-ils déjà à s’apaiser dans ton sein ? 02097
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Juhani.—El pantano sangrante de mi corazón aun se agita, y se agitara durante mucho tiempo. Pero di una palabra cuando menos. JUHANI: La mare sanglante de mon cœur bouillonne encore, bouillonnera longtemps. Mais dis quand même un mot. 02098
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Aapo.—Hasta dos. Escucha. Dile a tu corazón al oìdo, con la voz de la razón: Venla no te hace caso porque no te ama, y por lo tanto no te enfades, porque es el cielo el que enciende el fuego del amor, y no el proposito del hombre, de manera que la mendiga se enamora del rey y la princesa pierde la chaveta por el deshollinador. El amor, que es ciego, revolotea de un lado para otro, y nadie sabe en qué momento llega. AAPO: Deux même. Écoute donc. Prends ton cœur dans ta main et parle-lui ainsi à l’oreille, avec la voix de la raison : Venla ne se soucie pas de toi parce qu’elle ne t’aime pas ; si elle agit ainsi, ne t’en irrite pas ; car c’est le ciel qui allume la flamme de l’amour, et non pas le désir de l’homme. La mendiante s’éprend du roi, et la princesse tombe follement amoureuse du charbonnier. L’amour voltige ainsi à son gré de-ci de-là, et nul ne sait d’où il vient. 02099
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Timo.—El amor sopia al azar; lo oyes silbar, pero no sabes de dónde viene y adónde va. Cuantas veces se lo 01 decir a aquella vieja a la que tuvimos que dar albergue en casa. Pero para mi que se referìa al amor divino. TIMO: L’amour souffle d’où il veut ; tu l’entends murmurer mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Je l’ai souvent entendu dire par la vieille de l’assistance publique. Mais je crois qu’elle pensait alors à l’amour divin. 02100
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Aapo.—También dile esto a tu corazón, Juhani: Deja ya de agitarte. Venla hizo bien en rechazarte, ya que un matrimonio sin amor no puede tener buen fin y suele causar angustias sin cuento, como por desgracia estamos acostumbrados a ver y a oìr en estos nuestros tiempos. Asi es que, hermanos, no le demos mas vueltas y dejemos que Venla se case con el hombre que tiene destinado, y hagamos nosotros lo mismo. AAPO: Dis encore à ton cœur, Juhani : Cesse de t’agiter. Venla a bien fait de te refuser ; car un mariage sans amour, ça ne va pas, ça tourne mal et cause des tourments éternels, comme malheureusement on le voit et l’entend souvent de nos jours. Hé oui ! mes frères. Que Venla prenne celui qui lui est destiné, et nous ferons de même. 02101
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Timo.—Aunque le duela al diablo, un dìa u otro encontraré a la mujer que ha sido fabricada con mi costilla. Y otra cosa puedo decir: el corazón del hombre late en la parte izquierda del pecho, y el de la mujer, en la derecha. TIMO: Je finirai bien par dénicher la femme qui a été fabriquée avec ma côte, même si le diable s’en mêle. Et je sais encore une chose : chez l’homme, le cœur bat à gauche dans la poitrine, chez la femme à droite. 02102
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Juhani.—Pero el mìo no late, sino que se agita como el de un endemoniado. ¡Ah, lagarta, hija de gitana! ¿Por qué me has rechazado siendo, como soy, joven, labrador de rica hacienda e hijo mayor? JUHANI: Mon cœur ne bat pas, il bondit et rue comme un païen. Oh ! gredine, bohémienne, pourquoi m’as-tu repoussé, moi, le paysan, l’enfant de la plantureuse ferme, le fils aîné ? 02103
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Aapo.—No tiene nada de extrano. Nuestra granja está descuidada, y esa senoritinga aspira, por lo que parece, aunque en vano, a ser un dia la duena y senora de una finca mejor 'que la nuestra. He oido decir que anda tras elia el bueno de Juhani de Sorvari. AAPO: Il n’y a rien là d’étonnant. Notre domaine est dans un délabrement criant, et cette demoiselle espère, bien qu’en vain à mon avis, devenir la maîtresse d’une ferme bien meilleure. On dit que cet excellent Juhani de Sorvari la courtise assidûment. 02104
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Juhani.—¿ Ah, sf? ¡Pues ay de ti, tocayo de cara de pera! ¡Ya te darla yo un buen manoseo si te echara el guante! ¡Seducir a una muchacha para hundirla en la vergüenza eterna! JUHANI: Ce Jussi au menton pointu ? Si tu étais entre mes pattes, tu passerais un fichu quart d’heure ! Séduire une fille pour la plonger dans la honte éternelle ! 02105
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Aapo.—Si es que el mundo está loco y lleno de falsedad. Ni a Venla le falta hermosura ni a ese Juhani astucia. Lo que pasa es que Sorvari es una gran finca, mientras que Jukola, este nido de miserias, está en unas condiciones lamentables, lo mismo que lo estamos nosotros, sus siete herederos, por lo menos a los ojos del mundo. Los que recuerdan nuestra juventud despreocupada y loca nada bueno esperan de nosotros, que tal es nuestra fama, y aunque nos comportáramos como àngeles durante diez anos, dudo yo que lograramos conquistar el respeto y afecto de nuestros paisanos, porque cuando uno tiene mala fama, con ella se acuesta y con ella se levanta. Pero es preferible tratar de salir a flote que estarse revolcando de por vida en el cieno del envilecimiento. Por eso tenemos que hacer todo lo posible por mejorarnos. AAPO: Hé oui ! Le monde est à la fois toqué et perfide. Venla ne manque pas de beauté, ni Jussi d'astuce. Sorvari est une ferme imposante, qui fascine, tandis que Jukola, ce nid de misères, est dans un piteux état et que nous-mêmes, les sept héritiers du domaine, nous sommes, aux yeux du monde tout au moins, dans un état encore plus piteux. Les gens, qui se souviennent de notre jeunesse paresseuse et souvent folle, n’attendent plus rien de bon de nous. Et je sais que même si nous nous conduisions de façon exemplaire et honorable pendant dix ans, nous pourrions à peine reconquérir la considération et l’estime de nos concitoyens, tellement il est difficile d’effacer la souillure d’une mauvaise réputation, une fois qu’elle s’est attachée à quelqu’un. Mais il vaut mieux essayer de se relever que sombrer à jamais dans le bourbier de notre avilissement. C’est pourquoi, appliquons-nous de toutes nos forces à nous améliorer. 02106
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Juhani.—En ese camino estamos. Pero el fracaso de lo del casorio ha sido un golpe terrible para mi corazón, del que se resentirà durante dias y aun semanas, pues he sido herido en lo más sensible. JUHANI: On est déjà sur la bonne voie. Mais le triste refus de Venla a donné à mon cœur un coup dont il souffrira terriblement pendant des jours et des semaines, il m’a causé une blessure. 02107
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Aapo.—Claro, una herida siempre es una herida; pero, créeme, hermano, cicatrizarà con el tiempo y la piel del olvido la recubrirà. Mas iqué alboroto es ese que arman en el camino? AAPO: Une blessure, en vérité, une blessure ; crois-moi, le temps la cicatrisera et la recouvrira de la peau de l’oubli. — Mais quel est ce vacarme là-bas sur la roule ? 02108
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Timo.—Es la alegre pandilla de los mozos de Toukola. TIMO: C’est la joyeuse bande des garçons de Tou-kola. 02109
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Aapo.—Esos bellacos celebran su lunes libre con una cogorza de aquì te esperò. AAPO: Ils fêtent la Saint-Lundi par une bombe effrénée, ces vauriens. 02110
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Timo.—Y seguro querrán que nos unamos a ellos. TIMO: Et ils voudront absolument nous avoir avec eux. 02111
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Juhani.—La tentación se acerca. JUHANI: La tentation approche. 02112
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Timo.—A lo que parece, se lo están pasando en grande. TIMO: Ils ont l’air de bien rigoler. 02113
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Juhani.—¿Y a nosotros, en cambio, qué nos esperà? ¡Rayos! ¡Unos buenos tirones de pelo! JUHANI: Mais nous ? Qu’est-ce qui nous attend ? Tonnerre ! une cuisante raclée, mes pauvres frères ! 02114
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Eero.—¡Menuda diferencia entre sudar la gota gorda sobre la cardila en un rincón de la casa del chantre, a festejar el lunes libre con alborozo y cantando en alegre compana! EERO: Quel contraste ! suer sur l’alphabet dans un coin chez le chantre, ou célébrer par des cris et des chants une joyeuse Saint-Lundi en joyeuse compagnie ! 02115
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Juhani.—Tan grande es la diferencia como la que hay entre el pozo del abismo y el cielo. ¿ Adónde vamos, hermanos? JUHANI: La différence est énorme, aussi grande qu’entre le puits de l’abîme et les hauteurs du ciel. Frères, où aller ? 02116
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Eero.—¡Derechitos al cielo! EERO: Départ pour le ciel ! 02117
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Aapo.—Al pozo, al pozo. Bebamos el agua fresca de k vida hasta saciarnos. Sumerjámonos en el tesoro del conocimiento, de la sabidurfa y de la instrucción. AAPO: Pour le puits, pour le puits ; allons nous abreuver à l’eau de la vie. Nous devons nous plonger dans les trésors de l’instruction, du savoir et de la sagesse. 02118
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Tuomas.—¡A casa del chantre, pues! ¡A casa del chantre! TUOMAS: Chez le chantre, chez le chantre ! 02119
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Juhani.—Bueno, pero vamos despacito. JUHANI: En avant ! 02120
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Eero.—¡Hay que ver cómo suena el clarinete de Aapeli de Kissala! EERO: Entendez-vous la clarinette d’Aapeli de Kissala ? 02121
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Juhani .—¡ Estupendamente ! JUHANI: Superbe ! 02122
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Timo.—Suena como la trompeta del arcangel. TIMO: Elle retentit comme la trompette de l’archange. 02123
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Juhani.—Como cuando las legiones celestiales desfilan entre airosas marchas levantando nubes de polvo. ¡ Magnifico! JUHANI: Quand l’armée céleste marche et s’exerce en faisant tourbillonner la poussière. Superbe ! 02124
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Timo.—Los de Toukola querran sin duda que nos unamos a ellos. TIMO: Ils voudront absolument nous entraîner avec eux. 02125
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Juhani.—Tenlo por cierto. La tentación se nos acerca. JUHANI: C’est sûr. La tentation s’approche de nous, elle approche vraiment. 02126
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Mientras asi hablaban los hermanos, la banda de jóvenes de Toukola se habia aproximado a ellos, pero no con las sanas intenciones que creian. Iban algo bebidos y dispuestos a reirse un poco a costa de los hermanos, de modo que, sin encomendarse a Dios ni al diablo, se plantaron delante de los escolares y, acompanados por el clarinete de Aapeli, empezaron a cantar una canción que acababan de inventar, llamada La fuerza de los siete hermanos, y que decia asi: Entre temps, la bande des jeunes gens de Toukola était arrivée près des frères, mais pas précisément avec les intentions bienveillantes et cordiales que ceux-ci supposaient. Ils étaient passablement ivres et d’humeur à brocarder un peu les frères ; aussi entonnèrent-ils sous leurs nez une chanson récente appelée : La force de sept hommes. Et, accompagnés par la clarinette d’Aapeli, ils abordèrent les écoliers en braillant : 02127
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Griten todos con fuerza,
pues de siete hombres
fuertes cantare la canción.

Hay hijos en Jukola
cual estrellas de la Osa
Mayor, vagos y gordos.

El hijo de la granja,
el fuerte Jussi, grita
que retiembla la casa.

Cual roble es Tuomas, y Aapo,
el Salomon de Jukola,
como un pastor predica.

De barba larga y rala,
Simeoni se queja:
«¡Pecador, hombre impio!»

Él guisa los guisantes,
Timo echa grasa al caldo
y escupe en el puchero.

Lauri anda por el bosque
buscando àrboles raros;
cual topo hurga los campos.

En la cola está Eero,
el pequenajo y listo,
el chucho de mal genio.

He aqui los siete hermanos,
fuertes cual siete toros,
¡de siete hombres la fuerza!
Ensemble chantons à tue-tête
Notre nouveau refrain de fête,
Hurlons la force de sept hommes !

La Grande Ourse a ses sept étoiles,
Jukola, de sa maigre moelle,
Nourrit sept paresseux bonshommes.

Juho gueule, crie et tapage
El dans la maison tout saccage,
Juho, Jeannot, ce gros bêta.

Tuomas est fort comme un chêne,
Et Aapo prêche à perdre haleine,
Le Salomon de Jukola.

Simeoni bouillit des pois,
Gémit sur la création,
Satan, le mal et le pécheur.

Simeoni bouillit des pois,
Et Timo crache dans les plats
Pour leur donner de la saveur.

Lauri rôde dans les forêts,
Cherchant des arbres contrefaits,
Fouille le sol comme un blaireau.

Enfin vient Eero, rusé nain ;
C’est un méchant et fin coquin,
Un roquet au vilain museau.

Telle est la troupe respectable,
Comme des taureaux à l'étable,
Avec la force de sept hommes 1
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Los hermanos eseucharon la canción en silencio, aunque apretando los dientes, pero como las invectivas de la pandilla continuaron en aumento, especialmente las burlas referidas al gallo de la cardila y su puesta de huevos, acabaron por cabrearse; sus ojos amenazadores se empequenecieron como los de una garduna que, agazapada bajo un tronco en lo mas prof undo de un bosque, mira la luz cegadora del dìa naciente. Pero he aquì que uno de los jóvenes, más osado que sus companeros, se apoderó de un tirón de la cardila de Juhani y escapó con ella precipitadamente. Cegado por la ira, Juhani se lanzó tras él. Fue la senal para que todos los hermanos cayeran en tromba sobre los desvergonzados, y la refriega se generalize). Primero restallaron las bofetadas por ambas partes, pero de aqul se pasó a agarrarse los pescuezos y liarse a punetazos sin mirar dónde daban, arrebatados todos por la ira. Los mozos de Toukola devolvian golpe por golpe con singular ardor, pero los de Jukola no se quedaron atrás, descargando sus punos como mazas de hierro sobre las cabezas de sus contendientes. Todos rodaban sobre nubes de polvo que se levantaban del camino seco, mientras la arena y las piedrecillas saltaban sobre la maleza. Sin embargo, no durò mucho la ruidosa refriega; sintiéndose vencedores, los hermanos empezaron a gritar: «¡Cobardes!, ¿pedis perdón?», palabra ésta que repitió el eco por los aires. Pero los de Toukola no se daban por vencidos, hasta que, después de un rato, se dejaron caer a tierra, completamente agotados. Desgarradas las ropas y amoratadas las caras, yacìan por el suelo, aspirando a bocanadas el aire fresco, jadeando. Los hermanos, por su parte, se mantenian de pie, arrogantes, pero su aspecto dejaba claro que no habian salido indemnes de la contienda y que no les Venla nada mal aquel respiro. El que salió peor parado de todos fue Eero, a quien su baja estatura le hizo victima de los coscorrones mas contundentes, agitandose frecuentemente como un perrucho entre las piernas de los grandullones, y si se librò de salir aplastado fue sólo gracias a las oportunas intervenciones de sus hermanos. El muchacho se sento a la orilla del camino para reparar fuerzas respirando a pieno pulmón. En silence, les dents serrées, les frères écoutèrent celte chanson. Comme les taquineries de leurs persécuteurs n’en restaient pas là, mais que les railleries continuaient à pleuvoir sans trêve, spécialement à propos du coq de l’abécédaire et de sa ponte, les frères sentirent la moutarde leur monter au nez ; leurs yeux devinrent menaçants, se rapetissèrent comme ceux d’un putois qui, caché sous une souche au fond des bois obscurs, regarde l’éclat du jour. Il arriva alors qu’un des jeunes gens, plus hardi que les autres, arracha soudain en passant le livre que portait Juhani et se sauva à toutes jambes ; Juhani, hors de lui, bondit à sa poursuite. Ses frères tombèrent alors à bras raccourcis sur leurs tourmenteurs, et la rixe devint générale. On commença par échanger des gifles retentissantes, puis on se saisit à la gorge et on se mit à cogner aveuglément, en ahanant, à griffer et à déchirer tout ce qui tombait sous la main. Les garçons de Toukola rendaient furieusement coup pour coup, mais ceux de Jukola frappaient plus furieusement encore, et leurs poings s’abattaient lourdement comme des marteaux sur les crânes de leurs adversaires. On se roulait dans la poussière qui montait en nuages de la route sèche, et le sable et le gravier crépitaient sur les buissons voisins. La bruyante bagarre dura quelques instants, puis les frères, déjà presque vainqueurs, crièrent : Canailles ! Demandez-vous grâce ? — et l'écho répondit dans les nues : Grâce ! Mais les gars de Toukola résistèrent quand même longtemps encore, jusqu’à ce qu’enfin, à bout de forces, ils se laissèrent choir par terre ; ils gisaient avec leurs habits lacérés et leurs visages tuméfiés, aspirant avidement l’air frais dans leurs poitrines échauffées, haletantes. Les frères, debout, étaient victorieux ; mais leur aspect montrait clairement qu’ils avaient passablement écopé dans la bataille et n’étaient pas fâchés de pouvoir se reposer un moment. C’était Eero qui avait encaissé les plus rudes horions, car sa petitesse donnait un avantage sérieux à l’adversaire. Au cours des rixes il lui arrivait souvent de rouler comme un basset dans les jambes des combattants, et seul un prompt secours de ses frères l’empêchait alors d’être complètement foulé aux pieds ; les cheveux ébouriffés, il était assis au bord du fossé et rassemblait de nouvelles forces en respirant à longs traits. 02165
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Pero cuando los otros se habian cansado ya de luchar, apareció Juhani con su presa agarrada por el cuello de la camisa y apretandole el pescuezo de vez en cuando. El aspecto del mayor de los hermanos daba miedo. Sus ojillos, inyectados en sangre, giraban maliciosamente, lanzando chispas de ira, mientras goterones de sudor le caian por las mejillas y bufaba y resoplaba como un caballo de guerra. Au moment où les autres cessaient les hostilités, Juhani arriva avec son prisonnier qu’il traînait par le collet et serrait parfois à la gorge. Le visage de l’aîné de Jukola était effrayant, terrible à voir. La colère étincelait comme du feu dans ses petits yeux injectés de sang qui roulaient rageusement ; la sueur ruisselait sur ses joues, et il soufflait et haletait comme un étalon. 02166
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Juhani.—Recoge ahora mismo mi cardila o te parto la crisma. ¡Te digo que recojas mi libro de pastas rojas, bribón! ¡Vas a probar mi puno! ¡Toma! JUHANI: Ramasse mon livre, ramasse mon abécédaire, tout de suite ! Sinon je te fais sortir tout le jus du corps. Au nom de Dieu, ramasse mon livre à couverture rouge, crapule ! Attention ! je vais cogner. Attrape ! 02167
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El muchacho de Toukola.—¡No pegues! LE GARÇON: Ne frappe pas ! 02168
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Juhani.—¡Mi cardila he dicho! JUHANI: Mon livre I 02169
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El muchacho.—La he tirado a ese matorral. LE GARÇON: Là, je l’ai lancé dans ce buisson. 02170
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Juhani.—¡Dàmela en la mano con buenos modales, granuja! Crees acaso que estamos bailando, bellaco? ¿Vas a darme la cardila, mostrenco? JUHANI: Mets-le dans ma main, poliment, aimablement, canaille ! Est-ce que tu t’imagines être à une fête, vaurien ? Vas-tu enfin me donner mon livre, fripouille ? 02171
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El muchacho.—¡Ay, me vas a pardr el cuello! ¡Mi cuello! LE GARÇON: Tu me broies le cou ! Oh mon cou I 02172
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Juhani.—La cardila, por Dios. JUHANI: Mon livre ! Que Dieu nous protège ! Mon livre I 02173
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El muchacho.—¡Tómala, energùmeno, aqui la denes! LE GARÇON: Le voici, homme redoutable. 02174
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Juhani.—Eso es. Ahora dale un besito. Venga, bésala con carino. JUHANI: Donne-lui un petit baiser; oui, oui, embrasse-le gentiment. 02175
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El muchacho.—¿Estas loco? ¿Darle un beso a la cardila? LE GARÇON: Quoi ? L’embrasser ? 02176
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Juhani.—Eso es, y con mimo. Por el amor de Dios, hazlo, muchacho, si es que tienes aprecio a tu pellejo y amor a la vida. Vamos, rapido, o tu sangre no tardara en clamar venganza sobre mi cabeza, como en otros tiempos la del piadoso Abel. ¿No ves mi cara, que està más negra de ira que la del duende de la sauna? Besa el libro, anda, te lo ruego por el bien de los dos... Asi, ahora està bien. JUHANI: Mais oui, et tendrement ! Fais-le, pour l’amour de Dieu, mon cher ami, si le cuir te démange et si la vie t’est chère. Dépêche-toi, sinon, en cet instant, ton sang criera vengeance sur ma tête, comme jadis celui du pieux Abel. Tu vois que mon visage est noir de rage comme celui d’un lutin de cheminée. Embrasse vite mon livre, je t’en prie pour notre bonheur à tous les deux. — Voilà, c’est bien ! 02177
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El muchacho.—¿Estàs ya contento? TOUKOLAINEN. Oletko tyytyväinen? 02178
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Juhani.—Muy contento. Y ahora quitate de mi vista y da gracias a Dios de que sólo te haya pedido esto. Y si descubres entre tus hombros y tu cabezota algo asi como muescas de tornillo, y manana sientes una tirantez como de paperas, no lo des importancia. ¡Vamos, lárgate ya! ¡ Ah! Una palabra, sólo una palabra, amigo. Dime, ¿squién ha escrito esa preciosa canción que nos ha hecho levantar las ore jas cuando la hemos oido? JUHANI: Vallan tyytyväinen. Mene nyt ja kiitä Luojaasi, että pääsit tällä. Ja jos tuossa välimaassa, hartioittesi ja tuon päänuijas välillä, olet havaitseva joitakin jälkiä, ikäänkuin kruuvipenkin hampaista, ja varsinkin jos huomenna tunnet siellä vielä niinkuin siantaudin tapaista kankeutta, niin äläppäs juuri kovin tuota ihmettele. Niin, mene nyt. Mutta yksi sana vielä, yksi sana, veikkoseni. Kenen sepittämä on veisu, jota meidän äsken täytyi kuullella korvat pystyssä? 02179
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El muchacho.—No lo sé. TOUKOLAINEN. Sitä en tiedä. 02180
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Juhani .—¡ Escupelo ! JUHANI: Sano kidastasi! 02181
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El muchacho.—No lo sé. TOUKOLAINEN. Minä en tiedä. 02182
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Juhani.—Està bien, ya lo averiguaré. Ah, y no dejes de saludar de mi parte a Aapeli de Kissala, y dile que cuando volvamos a vernos las caras le van a salir de la garganta sonidos más agudos que los de su clarinete. Y como sé que mi presencia no te es grata, aléjate cuanto antes. ¡Y deja de refunfunar sobre la venganza! ¡Mira que no se me caliente la cabeza otra vez y te dé un repaso de propina! JUHANI: No, no, kyllähän siitä aina tiedon saan. Mutta vie minulta terveisiä Kissalan Aapelille ja sano hänelle, että koska hänen kohtaan, niin soipa hänen kurkkunsa vielä kileämmin kuin äsken hänen klaneettinsa. Mene nyt; sillä minun läsnäoloni ei ole sinulle juuri terveellistä.--Ole mököttelemättä kostosta. Varo etten saa sitä pistosta päähäni että kaapaisen perässäsi, antamaan sinulle hieman kaupan päälle. 02183
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Tuomas.—Déjale ya en paz al desgraciado. TUOMAS: Olkoon hän jo rauhassa, kurja mies. 02184
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Juhani.—¡Os aseguro que ya ha recibido su merecido! Pero huyamos de este camino que tan mal hemos dejado pisoteándolo en todos los sentidos. No me parece prudente quedarnos aqui, porque una reyerta en un camino carretero es un delito a los ojos de la ley, y podria costarnos serios disgustos. JUHANI: Hän on saanut köniinsä, minä takaan sen.--Mutta jättäkäämme tämä hirveästi kynnetty, tuhanteen ristiin viilletty maantiensarka. Tässä ei ole nyt hyvä viipyä: sillä tappelu maantiellä on, lain kannalta katsoen, kovin vaikea asia ja taitaa saattaa miehensä koviin kiipaleisin. 02185
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Aapo.—¡Si, vámonos dejando estela! ¡Menuda pelea! Yo habria quedado sin plumas y cacareando si no me hubiese echado una mano Simeoni, que me quitó de encima un montón de muchachos. AAPO: Partons! Quelle belle dégelée! J’y aurais laissé davantage de plumes, sans Simeoni qui a un peu éparpillé l’essaim qui s’acharnait sur moi. 02186
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Simeoni.—¿Por qué les hemos atacado? El hombre es débil y no puede contener la colera y las incitaciones del pecado. ¡Ah! Cuando he visto a Tuomas haciendo rodar por el suelo a nuestros adversarios, he llegado a temer que pudiera cometerse un asesinato. SIMEONI: Pourquoi les avons-nous attaqués ? L’homme est faible et ne peut réprimer sa colère et la force du péché. Ah ! quand j’ai vu le poing dé Tuomas terrasser nos ennemis, j’ai bien cru qu’un meurtre allait être commis. 02187
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Tuomas.—Tal vez me he pasado pegando, pero otra veces hemos llegado a las manos por menos. Vamos, démonos prisa, que queda poca luz. TUOMAS: Löinpä kenties liian varomatta, mutta onhan jo vähemmästäkin lyöty.--Astukaamme huikeammin; päivä joutuu. 02188
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Apretaron el paso, con las caras crispadas por la ira y el resentimiento royéndoles las entranas al pensar en la insultante canción. Juhani, mudo de indignación, encabezaba la fila, moviendo la cabeza y escupiendo de vez en cuando. Al cabo de un rato se volvió a los otros y les dijo: Ils avancèrent rapidement ; la fureur et l'indignation crispaient encore leurs visages et leur rongeaient furieusement le cœur, quand ils songeaient aux couplets railleurs. Juhani marchait devant, silencieux, sous l’empire de la colère, secouant la tête et crachant parfois. Enfin, il se retourna vers les autres et ouvrit la bouche. 02189
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Juhani.—¿Quién sera el cretino que ha compuesto esa canción tan estupida? JUHANI: Quelle est la sacrée fripouille qui a bien pu composer cette idiote de chanson ? 02190
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Eero.—Aapeli de Kissala. EERO: Aapeli de Kissala. 02191
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Aapo.—También yo lo creo, porque es un bromista de muy mala leche. Él fue quien compuso aquella execrable canción sobre nuestro viejo pastor —¡Dios le proteja!—, porque un dia se le manchó la nariz durante un examen de lectura. AAPO: Je le crois aussi, car c’est un satané moqueur. C’est lui qui a fait jadis cette dégoûtante chanson sur notre vieux pasteur qui — Dieu le protège ! — s’était légèrement piqué le nez lors d’un examen de lecture. 02192
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Timo.—Con un cuartillo de aguardiente y un par de palabras al oido de Ananias de Nikula, pronto dispondriamos de una canción de una vara de larga, que explicaria qué clase de tipo es el tal Aapeli. Un mamarracho y un holgazan, eso es lo que es, que va de pueblo en pueblo con el clarinete en la mano, hinchandole la tripa a las muchachas, y que vive a costa de su madre. ¡Valiente desgraciado! TIMO: Mutta olisi minulla kortteli viinaa ja pari sanaa kuiskata Nikulan Ananian korvaan, niin kuulisimmepa piankin vaikka syllän pituisen veisun, jossa kyllä näytettäisiin mikä mies hän on tämä Aapeli. Suuri lurjus ja hunsvotti hän on; kävelee pitkin kyliä klaneetti kädessä, tekee pii'oille lapsia ja elää vanhan äitinsä niskoilla. Uuspeili koko mies. 02193
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Juhani.—Como me entere yo que esa canción de mofa que llaman «La fuerza de los siete hermanos» es de su cosecha, el dia que le eche la mano encima, aunque sea en la colina de la iglesia, lo despellejo vivo. He dicho. ¿Pero no podriamos denunciarlo a la justicia? JUHANI: Si cette crétinerie qu’ils appellent « La force de sept hommes » est vraiment sortie de sa caboche, alors, dès que je le rencontrerai, même sur la colline de l’église, je lui retrousserai la peau du crâne de la nuque aux sourcils ; c’est dit. — Mais ne pourrait-on pas le faire punir par la justice ? 02194
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Aapo.—La ley no condena a nadie sin testigos serios. AAPO: La loi ne condamne personne sans témoins sérieux. 02195
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Juhani.—Entonces que jure por la Biblia que es inocente, y asi se lo pensará antes de que su alma vaya a parar al valle de las sombras. Pero si es que elige este camino, alla él y con su pan se lo coma. JUHANI: Eh bien, je le châtierai de mes propres mains, et tu peux être sûr qu’il éprouvera la même amertume salutaire que s'il avait été assaisonné avec le sel de la loi et de la justice. 02196
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Aapo.—Pero tengo entendido que la ley no permite que un acusado jure. AAPO: Mutta luulenpa, ettei laki tämänkaltaisessa seikassa päästäkkään valan-tekoon kannustettua miestä. 02197
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Juhani.—Entonces conocera mi puno y saboreara el mismo amargor saludable que la sai de la ley y de la justicia. JUHANI: Hän saakoon sitten omasta nyrkistäni, ja onpa hänelle siitä, luulen minä, sama terveellinen karvastus kuin lain ja oikeudenkin suolasta. 02198
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Simeoni.—Olvidemos de una vez para siempre esa dichosa canción y la tremenda trifulca en el camino. Eh, mirad, aqui està el viejo tronco junto al cual tuve una vision maravillosa, un dia en que me quedé dormido guardando los rebanos, a pesar del hambre que me roia las tripas. Pareciame estar en el cielo, tendido en un blando divan que se balanceaba suavemente y ante una mesa repleta de humeantes guisos. ¡Y qué sabrosos y grasientos estaban! Los mismos querubines me Servian manjares y bebidas como si yo fuera un gran personaje. Todo era de una belleza y grandeza incomparables. Al lado, en una estancia dorada, resonaba el coro de los angeles cantando un salmo sublime. Esto fue lo que soné, y desde entonces prendió en mi alma una chispa que ojala nunca se apague. SIMEONI: Cessons donc une bonne fois de penser à ces couplets et à cette sauvage bagarre. — Voici le vieux tronc au pied duquel j’ai eu une merveilleuse vision, un jour que je m’étais endormi en gardant les troupeaux, malgré la faim qui grondait dans mon ventre. Il me semblait être dans le ciel, assis sur un tendre canapé qui se balançait doucement, et devant moi fumait une table chargée de victuailles. Et les mets étaient si gras et si savoureux ! Je mangeais et je buvais, et de petits chérubins me servaient comme un puissant personnage. Tout était incomparablement beau et solennel ; à côté, dans une salle dorée, retentissait le chœur des anges, et je les entendais chanter un nouveau cantique sublime. Voilà ce que j’ai rêvé, et c’est ce jour que s’est allumée en moi une étincelle qui ne s’éteindra jamais. 02199
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Juhani.—Yo creo que el que te trastornó la sesera fue tu companero de pastoreo, el viejo Tuomas de Tervakoski, ese solemne meapilas con barbas de chivo y ojos rojizos. A eso es a lo que llamas tu una chispa. JUHANI: C’est le vieux Tuomas de Tervakoski, ce grand liseur à la barbiche de bouc et aux yeux roux, ton compagnon berger d’alors, qui t’a détraqué l’entendement ; c’est ça que lu appelles ton étincelle. 02200
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Simeoni.—Està bien; ya lo veremos el ùltimo dia. SIMEONI: Bon, bon! On verra bien au dernier jour. 02201
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Tuomas.—Mirad alli: bajo aquel abeto mató nuestro padre un hermoso lince. Ay, fue el ùltimo que cazó. TUOMAS: Tenez, sur ce sapin-là, notre père a abattu un jour un gros lynx ; et ce fut son dernier. 02202
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Timo.—Asi es, porque la vez siguiente ya no volvió a casa por su propio pie, sino que lo trajeron del bosque tieso y helado. TIMO: Oui, la fois suivante, il ne revint pas à la maison sur ses pieds, mais on le rapporta roide et froid de la forêt. 02203
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Juhani.—Era un hombre fuerte y que no se paraba en barras, pero severo y duro como las rocas con sus hijos. Pocas veces se le vela por los campos de Jukola, porque, mientras en la casa bailaban los ratones a su aire, él vivia en los bosques. JUHANI: C’était un brave et robuste gaillard, mais sévère et dur comme le roc envers ses enfants. On le trouvait rarement dans la cour de Jukola, car il habitait dans les bois, et à la maison les souris avaient du bon temps. 02204
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Aapo.—Asi era. El viejo, en su pasión endemoniada por la caza, abandonó despreocupadamente la finca, pero al menos fue un buen padre y murió como hombre de honor. ¡Descanse en paz! AAPO: C’est vrai, il a joliment négligé sa ferme à cause de sa passion pour la chasse ; on dirait qu’on lui avait jeté un sort. Mais il fut quand même un bon père et mourut honoré et respecté. Qu’il repose en paix ! 02205
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Timo.—Y doblemente nuestra madre. TIMO: Et notre mère ! 02206
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Juhani.—Que aunque no sabia leer, fue un ama hacendosa y una piadosa mujer. JUHANI: Elle fut une ménagère active et une femme pieuse, bien qu’elle ne sût pas lire. 02207
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Simeoni.—Que siempre rezaba sus oraciones de rodillas, al acostarse y al levantarse. SIMEONI: Elle récitait quand même ses prières à genoux soir et malin. 02208
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Juhani.—Y que fue una buena madre y una granjera incomparable. Siempre la recuerdo empujando el arado, fuerte como un gigante. JUHANI: Oui, elle fut une mère et une fermière incomparable. Je me rappellerai toujours comme elle marchait entre les cornes de la charrue, forte comme une géante. 02209
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Eero.—Si, fue una excelente madre, pero ipor qué no hemos salido nosotros unos hijos obedientes? ¿Por qué no nos hemos deslomado en los campos como siete osos? ¡Otro aspecto tendria ahora Jukola! Aunque la verdad es que poco podia entender yo entonces, que no era mas que un mocoso con delantal. EERO: En vérité, elle fut une mère excellente ; mais pourquoi n’avons-nous pas été des enfants obéissants, nous, pourquoi n’avons-nous pas turbiné aux champs comme sept ours ? Jukola aurait maintenant un tout autre aspect. 02210
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Juhani.—¡Calla la boca! Todavia me acuerdo de lo mal que te portabas con nuestra pobre madre. Pero ella te disculpaba siempre, como hacen todos los padres y todas las madres con el hijo pequeno, mientras el mayor se lleva siempre todas las zurras. Lo sé a mi costa. ¡Diablos!, he recibido más palos que un perro; esperò que todo haya sido para bien, Dios sea loado. JUHANI: Kitas kiinni siinä! Muistanpa vielä tuon häijyn ja tiuskean käytöksesi äiti parkaa kohtaan. Mutta ainapa hän sinua armahteli, niinkuin tavallisesti sekä isä että äiti nuorimpaa lastansa; mutta kas vanhimman turkki on lakkaamatta pöllytyksessä, niinkuin tuon itsestäni parhain tiedän. Onhan, peevelissä, minua aikanani peitottu kuin hallia vaan, mutta toivonpa kaiken olleen hyväksi, Jumalan avulla. 02211
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Simeoni.—El castigo es de mucho provecho, sobre todo si se bendice el làtigo y la zurra se aplica en nombre de Dios. SIMEONI: Totisesti tekee kuritus hyvää, varsinkin, jos siunaat ruoskan ja kuritat Herran nimessä. 02212
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Eero.—Y más si calientas el làtigo antes de usarlo. EERO: Varsinkin jos vielä lämmität ruoskan. 02213
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Simeoni.—Me tienen sin cuidado tus burlas maliciösas, tu, mal hijo, castigado con demasiada blandura. SIMEONI: Minä en kuule sinun viheliäisiä kompasanojas, sinä umpisokea, sinä hempeästi kuritettu lapsi. 02214
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Timo.—«Un nino prudente se castiga a si mismo», pero me gustarla saber cómo se hace ese truco. TIMO: »Hyvä lapsi kurittaa itse itsensä», mutta tämän tempun tahtoisin nähdä. 02215
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Simeoni.—Bueno, ya hemos llegado a la encrucijada de Sonnimáki. El espiritu de un muerto persiguió desde el camposanto hasta aqui a ese desdichado vidriero de Kiikala que, al pasar de noche ante la iglesia, soltó una gran blasfemia, el muy impio. Eso debe ensenarnos a huir del pecado de blasfemia. SIMEONI: Tässä on Sonnimäen tien-risti, tännepä asti aina kirkkotarhasta vainosi kuolleen haamu tuota ilkivaltaista Kiikalan lasimiestä, joka kulkeissansa yöllä ohi kirkon, laski, jumalaton, huikean kirouksen suustansa. Tämä olkoon teille varoitukseksi karttamaan kirous-syntiä. 02216
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Juhani.—Henos en la loma de Sonnimáki, desde donde se ve la iglesia. Mirad, mirad alli abajo la casita del chantre, roja como el fuego del infierno. ¡Brrr... ! Alli està el esplendor del infierno, su estremecedora sabiduria, su terrible honor. Todo mi cuerpo se siente paralizado, y mis pies se niegan a dar un paso hacia delante. ¡Ay de mi! ¿Qué puedo hacer en este diabolico momento? Decidine, iqué debe hacer vuestro infortunado hermano mayor? JUHANI: Nous voici sur la crête de Sonnimäki, et on voit l’église ; là-bas, la maisonnette rouge du chantre brille comme la tanière flamboyante du diable. Brr ! Là-bas, c’est la magnificence de l’enfer, sa sagesse terrifiante et son honneur épouvantable. Tous mes membres s'engourdissent à présent et mes pieds refusent impitoyablement d’avancer. Hélas ! que vais-je faire en ce moment de torture, que faire, moi, votre misérable aîné ? 02217
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Eero.—Puesto que eres el mayor, ve tu delante y danos buen ejemplo desandando este camino. Estoy dispuesto a seguirte. EERO: Puisque tu es notre aîné, montre-nous la voie et donne-nous le bon exemple en tournant le dos au chemin de l’enfer. Je suis prêt à te suivre. 02218
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Tuomas.—¡Cállate, Eero! Ahora, ni un paso atras. TUOMAS: Tais-toi, Eero ; pas de reculade à présent. 02219
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Juhani.—¡Por los cuernos del diablo! Ver la puerta de la casa del chantre es como si viera la boca de la muerte. JUHANI: Par les cornes du diable ! La porte du chantre me semble la gueule de la mort. 02220
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Aapo.—Pero precisamente en ella comenzara nuestra reputación y honor. AAPO: Mais c’est par elle que vont nous revenir la réputation et l’honneur. 02221
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Juhani.—¡Por los cuernos del diablo! Ver la puerta de la casa del chantre es como si viera la boca de la muerte. JUHANI: Un honneur luisant, un honneur cuisant, hélas pour nous ! Je vois déjà la splendeur du chantre, la pompe redoutable de la cure, et ma nature regimbe, par Dieu ! — elle regimbe ! — Que dis-tu, Timo ? 02222
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Timo.—Que también mi alma se opone con fuerza. TIMO: Ça regimbe bigrement. 02223
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Aapo.—Me hago cargo, pero en este mundo no todo ha de ser bailar sobre rosas y flores. AAPO: Je le crois volontiers, mais ici-bas, on ne peut pas toujours danser sur des roses et des fleurs. 02224
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Juhani.—¡Sobre rosas y flores! (Hemos bailado alguna vez sobre rosas y flores? JUHANI: Des roses et des fleurs ! Quand avons-nous dansé sur des roses et des fleurs ? 02225
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Aapo.—No tendremos mas remedio que tragar unas cuantas bayas amargas, hermano mio. AAPO: Il nous faudra avaler bien des pilules amères, mon cher ami. 02226
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Juhani.—¿Bayas amargas? ¿Es que aun no hemos tragado bastantes? ¡Pobre Aapo! Ya hemos sido cocidos en muchas salsas y muchos vientos han revuelto nuestros cabellos. ^ Y qué hemos sacado en limpio? Este mundo no es mas que un enorme estercolero. ¡ Al diablo los chantres y los pastores, los exámenes de lectura y los libros y los comisarios de policia con sus montones de papelotes! No sirven más que para atormentar a la gente. Y que conste que cuando hablo de los libros no me refiero a la Biblia, ni al salterio, ni al catecismo, ni a la cardila, ni tampoco a ese libro terrible que se llama JUHANI: Des pilules amères ! N’en a-t-on pas déjà suffisamment avalé ? Hélas, pauvre Aapo, on a été cuits à bien des sauces, et nos cheveux ont flotté dans bien des venls. Et pourquoi ? Qu’y avons-nous gagné ? Le monde n’est qu’un énorme tas d’ordures, rien de plus. Au diable les chantres et les pasteurs, les examens de lecture et les livres et les commissaires de police avec leurs paquets de paperasses ! Ils ne sont là que pour tourmenter les gens. Quand j’ai nommé les livres, je n’ai pas pensé à la Bible, au psautier, au catéchisme et à l’abécédaire, ni à « La voix qui crie dans le désert », ce livre terrible ; non, je ne pense pas à ces livres-là. Ah ! pourquoi suis-je né ? 02227
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«La voz que clama en el desierto». No, no me refiero a esos libros. ¡ Ah ! ¿Por qué habré nacido? SIMEONI: Ne maudis pas les jours de ta vie, les jours de la grâce. 02228
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Simeoni.—No maldigas los dias de tu vida, los dias de la grada. JUHANI: Pourquoi suis-je né ? Pourquoi ? 02229
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Juhani.—¿Por qué habré nacido? ¿Para qué? TIMO: Je suis né misérable voyageur. Pourquoi n’ai-je pas ouvert les yeux comme une petit levraut aux lèvres fendues, ici, sous ce sapin ? 02230
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Timo.—Yo no soy más que un pobre viajero. <*Por qué no habré nacido bajo ese abeto, con los ojos abiertos como un lebrato de labio partido? JUHANI: Et moi comme cet écureuil qui crie dans les branches de ce pin, la queue en panache ? Sans soucis, il se nourrit de cônes, et la barbe du sapin lui est une chaude couverture dans sa maison de mousse. 02231
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Juhani.—¿Y por qué no habré nacido yo como esa ardilla que grita en las ramas del pino, con la cola levantada? Su pan son las pinas y las barbas del abeto el tejado de su casita musgosa. TIMO: Et il n’a pas besoin d’apprendre à lire. 02232
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Timo.—Y no necesita leer. JUHANI: Ei tarvitse hänen lukea! 02233
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Juhani.—No necesita leer. AAPO: A chacun son lot. « A vaillant homme, courte épée ». Ça ne sert à rien de geindre et de gémir, il faut travailler et turbiner. Allons, mes frères ! En avant 1 02234
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Aapo.—A cada uno lo suyo. A tal senor, tal honor. De nada valen lloriqueos ni lamentaciones. Hay que trabajar y actuar. ¡Vamos, hermanos, addante! TUOMAS: En avant, chez le chantre ! même s’il faut traverser le gouffre bouillonnant de la mer ! 02235
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Tuomas.—Derechos a casa del chantre, aunque haya que atravesar los abismos de un mar embravecido. JUHANI: A quoi songes-tu, mon petit Eero? 02236
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Juhani.—¿Y tu qué piensas, mi pequeno Eero? EERO: Je songe qu’on va chez le chantre apprendre à lire. 02237
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Eero.—Pienso que voy a casa del chantre a aprender a leer. JUHANI: Hum ! Allons-y donc ! marchons ! Ah, doux Jésus ! Mais chante-nous quelque chose, Timo, chante 1 02238
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Timo.—Cantaré algo sobre la ardilla en su casita musgosa. TIMO: La chanson de l’écureuil dans son nid de mousse ? 02239
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Juhani.—¡Vamos a ver! ¡Venga! JUHANI: Oui, oui ! 02240
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Timo.— TIMO: 02241
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Dulcemente la ardilla
duerme en musgosa celda,
donde el diente del perro,
del cazador la trampa
nunca jamas llegaron.

Desde arriba, en la celda,
contempla el mundo y muchas
luchas debajo. Arriba,
la ramita de abeto
se agita en son de paz.

Feliz en su temblona
cuna-castillo mécese
la ardilla, y en el seno
del abeto la citara
del Reino arbòreo suena.

La de peluda cola
junto a su ventanita
duerme mientras los pàjaros
cantan y por las noches
acompahan sus suehos.
L’écureuil dort profondément
Dans la mousse du nid solide ;
Des chiens il ne craint pas la dent
Ni des chasseurs les lacs perfides,
Ni les atteintes des méchants.

De son logis tranquille et chaud,
Il perçoit la terre bruyante,
Les batailles et les travaux ;
Au-dessus de lui tourne et chante
La girouette des rameaux.

Il coule des jours de bonheur
Dans son château qui se balance.
Bercé dans le sein protecteur
Du sapin maternel et dense,
Il entend les oiseaux chanteurs.

Il goûte un repos sans pareil ;
A la fenêtre, sa queue penche,
A l’horizon fuit le soleil,
Les oiseaux sifflent sur les branches,
Il fait des rêves d’or vermeil.
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Capítulo 03 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
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Han pasado dos dias. Sentados alrededor de una mesa en la habitación de la servidumbre del chantre, los hermanos están mascullando letras dirigidos por éste o por su hija, una nina de ocho anos. En las manos los libros abiertos, estudian esforzadamente, con la frente empapada de sudor. Pero alrededor de la mesa sólo hay cinco hijos de Jukola, pues faltan Juhani y Timo. ¿ Dónde están? Helos ahi de pie, junto a la puerta, en el rincón de los torpes, con los pelos alborotados por la mano enèrgica del chantre. Deux jouis ont passé. Les frères sont installés cliez le chantre autour de la table, dans la chambre des domestiques, et ânonnent l’alphabet selon les indications de leur maître ou celles de sa fillette âgée de huit ans. Leurs livres ouverts à la main, ils étudient avec ardeur, à la sueur de leurs fronts. Mais on ne voit que cinq frères sur le banc derrière la table. Où sont Juhani et Timo ? Ils sont debout là-bas, près de la porte, dans le coin infamant, et leur chevelure, où la poigne énergique du chantre vient de fourrager, est encore hérissée en hautes touffes. 03001
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Pero, ay, la excesiva severidad del maestro, lejos de estimular sus entendederas, no hace sino entorpecerlas, de manera que los hermanos progresan lentamente en la lectura. Juhani y Timo no han pasado de la A. Los otros han aprendido algunas letras más. Eero, sin embargo, es una excepción, pues ya ha concluido el alfabeto y empieza a juntar las letras. Les frères progressaient fort lentement en savoir, car la redoutable sévérité de leur maître, loin de les stimuler, ne faisait qu’engourdir leur zèle et leur entendement. Juhani et Timo connaissaient à peine autre chose que A ; les autres étaient pourtant parvenus à savoir quelques lettres de plus, tandis qu’Eero faisait une brillante exception : il avait terminé l’alphabet et réussissait déjà à épeler fort couramment. 03002
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Declinaba la tarde y los hermanos aun no habian probado bocado, porque el chantre se habia apoderado de sus provisiones con el ànimo de probar si los padecimientos del hambre obligaban a los hermanos a aplicarse. Juhani, atormentado por la gazuza, sacudia en el rincón su alborotada pelambrera, escupia y lanzaba a su maestro miradas de soslayo, como las de un buey. A su lado, Timo, medio durmiéndose, parecia completamente ajeno a las cosas 4e este mundo, hasta que llegó el momento en que el chantre, interrumpiendo la clase, dijo: «Basta por ahora: id a comer, cabezas de chorlito, y moved las quijadas como cabras que triscan en el aprisco. Pero tened bien presente que, después de esa comida, vuestros labios no probarán bocado hasta que aprendáis de pe a pa el alfabeto, pedazo de bueyes. Tenéis una hora para comer; pero cuidado con alejaros un paso de la puerta, porque estaríais aquí encerrados hasta la noche. Y ahora abrid vuestras fauces,, que en seguida os traerán vuestros sacos de provisiones.» Así habló el chantre. Al poco rato mandó a la criada con las provisiones, y la puerta se cerró a cal y canto. Le soir tombait, mais les frères n’avaient pas touché à une miette de nourriture au cours de la journée. Le chantre, qui avait confisqué leurs provisions, essayait si les tourments de la faim pourraient exciter leur entrain à l’étude. Juhani, torturé par la fringale, secouait dans son coin sa tignasse ébouriffée, crachait et, comme un bœuf, jetait dans la direction de son maître des regards obliques. Quant à Timo, il somnolait à côté de lui sans se préoccuper des choses de ce monde. Le chantre interrompit enfin la leçon et dit : « Ça suffit pour le moment, allez manger, têtes de bois, et faites manœuvrer vos mâchoires comme des boucs qui ruminent dans un enclos. Mais rappelez-vous qu’après ce repas aucune bouchée de nourriture ne pénétrera dans vos gosiers avant que vous ne sachiez par cœur l’alphabet, taureaux au crâne épais. Je vous donne une heure pour manger, mais je vous défends de sortir de la chambre ; j’estime très salutaire de prolonger vos arrêts jusqu’au soir. Et maintenant, avalez votre boustifaille, on va vous apporter vos havresacs à vivres ». Il parla ainsi et s’étant éloigné, il envoya la domestique porter aux frères leurs provisions, puis la porte fut solidement verrouillée. 03003
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Timo.—¿Dónde está mi saco? TIMO: Où est mon sac ? 03004
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Lauri.—Ahí lo tienes, y éste es el mío. Sería capaz de comer piedras. LAURI: Le voilà, et voici le mien. Je serais capable de bouffer des petits cailloux. 03005
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Juhani.—Que nadie coma ni una migaja. JUHANI: On ne mangera pas une miette à présent. 03006
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Lauri.—¿Qué dices? ¿No comer? LAURI: Hein ? Rien manger ? 03007
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Juhani.—¡Ni una migaja! JUHANI: Pas une miette ! 03008
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Lauri.—¡Antes cerrarías una garganta de mar con la mano! LAURI: Tu arrêterais plutôt les flots de la mer avec la paume de tes mains ! 03009
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Juhani.—Dejemos los sacos como están. JUHANI: On va laisser nos sacs tranquilles. 03010
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Aapo.—Pero, vamos a ver, ¿qué es lo que pretendes? AAPO: Dans quel but ? 03011
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Juhani.—Joder al chantre. No se come nada hasta mañana. La sangre me rebulle, hermanos, y la cabeza me da vueltas como el molino de Keitula. ¡Pero a ver quién tiene la mollera más dura! JUHANI: Pour faire enrager le chantre. Il ne faut rien manger avant demain matin. Mon sang bouillonne, frères, et ma tête tourne comme un moulin à vent. Mais dépit contre dépit. 03012
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Aapo.—El viejo se reirá hasta más no poder. AAPO: Le vieux ne fera que rire de bon cœur de ton dépit. 03013
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Juhani.—Que se ría lo que quiera. He dicho que no comeré y no comeré. ¡Vaya, vaya!, de manera que Eero ya sabe juntar las letras. No comeré. JUHANI: Laisse-le rire. Je ne mangerai rien. Eero sait déjà épeler, vous voyez. — Je ne mangerai rien. 03014
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Tuomas.—Tampoco yo comeré aquí..., sino allá arriba, en la cima de Sonnimáki, tendido sobre un colchón de brezos. TUOMAS: Moi non plus. Je ne veux rien manger ici, mais là haut sur la lande de Sonnimiiki ; j’y serai bientôt étendu sur un tapis de mousse. 03015
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Juhani.—¡Buena idea! Pronto estaremos tendidos allí. JUHANI: Parfait ! On s’y vautrera bientôî ! 03016
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Eero.—¡Aceptó el plan, chicos! EERO: Frères, ce projet me plaît. 03017
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Aapo.—¿Cómo? ¿Nuevas locuras? AAPO: De nouvelles folies ? 03018
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Juhani.—¡Fuera de esta cárcel! JUHANI: Hors de cette prison I 03019
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Aapo.—¿Y la sensatez, qué? AAPO: Holà ! de la raison ! 03020
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Juhani.—¿Y el pinar de Sonnimáki, qué? JUHANI: Holà ! les pins de Sonnimäki ! 03021
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Eero.—¡Eso, eso! Y la sensatez repitió: ¿qué? EERO: Niin juuri! Ja ymmärrys vastasi: hoi. 03022
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Juhani.—Contestó como un hombre. JUHANI: Vastasi kuin poika. 03023
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Aapo.—Simeoni, intervén tú. AAPO: Simeoni, fais ton possible pour les retenir. 03024
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Simeoni.—¡Sed sensatos, hermanos! En verdad os digo que no estamos llamados a ser hombres de letras, de ma ñera que renunciemos en este punto a todo esfuerzo. Siempre podremos llevar una vida intachable y honesta, ya que, mientras no nos falte la fe, siempre podremos vivir como cristianos, aunque no sepamos leer. SIMEONI: Du calme, mes frères ! Je vous dis aussi qu’on ne deviendra jamais des savants ; c’est pourquoi, renonçons à tout effort pour atteindre ce but. Notre vie peut quand même être irréprochable et honnête ; car on peut vivre comme des chrétiens sans savoir lire, pourvu qu’on ait la foi. 03025
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Aapo.—¡Maldito tú, que destruyes en vez de edificar! AAPO: Vieux fou, tu démolis au lieu de consolider ! 03026
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Juhani.—Simeoni habla el lenguaje de la justicia y de la prudencia. ¡Largo de aquí, muchachos! Yo ya no aguanto más. JUHANI: Simeoni parle le langage du droit et de la justice. Hors d’ici, mes enfants ! Je n’y tiens plus. 03027
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Tuomas.—El corazón se me parte cuando veo cómo maltratan a Juhani. ¡Vámonos, chicos! TUOMAS: Mon cœur se serre quand je vois comme on maltraite Juhani. Filons ! 03028
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Juhani.—Ya está dicho. Pero no me compadezcas, Tuomas, porque ya tengo la venganza en mis manos. Me han triturado y machacado como carnada para cangrejos, es verdad. Tengo en el bolsillo un puñado de cáñamo que el maestro me ha arrancado de la cabeza. Pues bien, voy a hacérselo tragar un día, si no se me ocurre otra cosa mejor. El chantre tiene cuello, ¿verdad?, tiene cuello. Y no digo más por ahora. JUHANI: C’est décidé. Mais ne t’apitoie pas sur moi, Tuomas, car je tiens ma vengeance. J’ai été trituré et broyé comme de l’appât pour les écrevisses, en vérité. Et j’ai dans ma poche une grosse poignée de poils que le maître a peignés sur ma tête comme du chanvre. Si cette touffe ne lui bouche pas le gosier un jour, c’est que j’en aurai fait un autre emploi. Le chantre a un cou, oui, il a un cou ; mais je n’en veux pas dire davantage pour le moment. 03029
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Eero.—Me parece que tengo un destino mejor para los mechones que guardas en el bolsillo: haremos con ellos un fino sedal para la caña de pescar del chantre, como recompensa a su excelente enseñanza. ¿Para qué estimularos al pecado, si sé, y todos estamos de acuerdo en ello, que el castigo hace un bien indecible, como hemos convenido al venir aquí? EERO: Minä ehkä tiedän toisen ja paremman neuvon. Hius-kiemurasta, jota säilyttelet plakkarissas, kierrämme oivan ongen-siiman lukkarille lahjaksi hyvän opetuksen edestä. Mutta miksi yllytän syntiin, koska tiedän ja kaikki yksimielisesti myönnämme, että kuritus tekee sanomattoman hyvää, niinkuin veljellisesti juttelimme tiellä. 03030
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Juhani.—Eero ya deletrea. ¡Buen chico! JUHANI: Eero tavailee jo. Kas kilttiä poikaa vaan. 03031
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Eero.—Me avergüenza verme obligado a deletrear siendo tan mayor. EERO: Häpeä kyllä näin vanhan vasta tavaamista harjoitella. 03032
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Juhani.—¿Mayor tú? ¿Pues qué me dices de nosotros entonces? JUHANI: Vanhan? Entäs meidän toisten ikä? 03033
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Simeoni.—Nos está pinchando. SIMEONI: Hän pistelee. 03034
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Juhani.—Sí, otra vez nos estás pinchando, cizaña de nuestro trigo, levadura amarga del pan cristiano de los hijos de Jukola, ¡puercoespín, cerdo, sapo! JUHANI: Niin, pisteletpä taas, sinä ohdake nisupellossamme, sinä katkera happamus Jukolan kristillisessä veli-taikinassa, sinä piikki-sika, piikki-porsas, sinä sammakko! 03035
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Simeoni.—Silencio, silencio, que vendrá el chantre. SIMEONI: Hiljaa, lukkarin tähden hiljaa! 03036
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Juhani.—Salgamos todos de esta celda de castigo. Y si alguien protesta, va a saber quién soy yo. JUHANI: Korttikaalista ulos kaikki yksimielisesti! Joka nyt vastaan pinnistää, köniinsä saa. 03037
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Tuomas.—¡Fuera, fuera todos! TUOMAS: Dehors, tous, tous ! 03038
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Aapo.—Y tú, Timo, tan formal y tan recto, ¿qué dices de esto? AAPO: Timo, toi qui es toujours sûr et solide, que dis-tu ? 03039
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Timo.—«De la corteza no se hace un abrigo, ni de un viejo un pastor de almas.» Así pues, cojamos los bártulos y desfilemos todos a una. Pero aún puedo citaros un proverbio que tiene su miga: «Por los dos lados se afila el hacha.» TIMO: « Avec de l’écorce on ne fait pas des chemises, ni un pasteur avec un vieux à barbe grise » ; c’est pourquoi, prenons nos cliques et nos claques et filons, tous tant que nous sommes. Et je peux encore vous citer un proverbe qui s’applique à notre cas : On aiguise la hache des deux côtés. 03040
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Aapo.—¿Y tú qué piensas hacer, Lauri? AAPO: Lauri, que vas-tu faire ? 03041
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Lauri.—Largarme a Sonnimáki. LAURI: Partir d’ici pour Sonnimäki. 03042
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Aapo.—¡Ay, ay! ¡Aunque los muertos os gritasen desde las tumbas, no se os ablandaría la cabeza! AAPO: Ah ! même si les morts vous criaient de leurs tombes : Hommes au col roide ! Insensés que vous êtes ! 03043
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Juhani.—Sería inútil. Venga, pequeño. ¡De frente... marchen! ¿Vienes? Si no, por Cristo que van a llover golpes y tortazos. ¿Vienes o qué? JUHANI: Ça ne servirait à rien. En avant, marche ! mon petit. Viens-tu ? sinon — doux Jésus ! — gare aux coups et aux claques ! Viens-tu ? 03044
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Aapo.—Sí, pero antes una palabra. AAPO: Je viens. Mais un mot encore. 03045
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Tuomas.—Mil palabras no servirían de nada. TUOMAS: Pas un. Des milliers n’auraient du reste aucun effet, maintenant. 03046
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Juhani.—Aunque cada palabra tuviera mil espadas. JUHANI: Pas même si chacun avait mille épées. 03047
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Eero.—Y cada espada tuviera mil filos. EERO: Et chaque épée mille lames. 03048
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Juhani.—Mil filos resplandecientes. Todo es inútil. Salgamos de esta mazmorra, de esta cueva endemoniada, de esta Siberia, como siete balas por la boca de un cañón. Aquí hay una bala y un cañón cargado, que se calienta y recalienta, que está que arde y que dentro de poco va a explotar. ¡Ay, queridos hermanos, nacidos de la misma madre! Vosotros sois testigos de cómo ese tío se ha enredado al dedo índice un rizo de mi frente, y de cómo luego, cogiéndolo con toda la mano... así, ¿veis?..., me ha sacudido hasta hacerme castañetear los dientes. ¡Hiii! JUHANI: Tuhannen tulta-iskevää terää. Niin juuri; ei auttais sittenkään. Maarstrannista pois, Sipirjasta pois, pois hirmuisesta aarniosta kuin seitsemän luotia kanuunan kidasta! Tässäpä on sekä luoti että kanuuna, ladattu kanuuna, joka kuumenee kuumenemistaan, nyt se on tulipunainen, ja kohta paukahtaa. Voi armaat veljet ja sukulaiset ja saman äitin kantamat! te näitte kuinka hän lierutti tämän otsavihkoni etusormensa ympäri, kahmasi sitten kaikella kourallansa näin, kas tällä tavalla, ja sitten ravisti hän, että hampaat helähti. Hm! 03049
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Tuomas.—Yo lo he visto y creí que me estallaban los carrillos de rabia. TUOMAS: Minä näin sen ja poski-lihani pullistuivat vihasta. 03050
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Eero.—Yo he oído castañetear los dientes de Juhani y he visto hincharse los carrillos de Tuomas, y he sentido horror, pero he dado gracias a Dios en vuestro nombre, por eso de que los castigos son beneficiosos. EERO: Minä kuulin kuinka Juhanin hampaat helähti, näin kuinka Tuomaan poski-lihat pullistuivat, ja minä kauhistuin, mutta kiitinpä sentähden Jumalaa teidän puolestanne, muistaissani kuinka hyvää kuri kuitenkin tekee. 03051
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Juhani.—Querido hermano, no acerques la mecha a la pólvora del cañón; no, no lo hagas. JUHANI: Älä, rakas veljeni, saata tuli-lunttua kanuunan vänkypannuihin, nimittäin näihin kahteen korvaani, sitä älä tee. 03052
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Tuomas.—¿Puede saberse por qué le provocas, Eero? TUOMAS: Miksi häntä äköittelet, Eero? 03053
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Juhani.—Ah, es que Eero es el ojito derecho del chantre. Bien, muy bien. ¿Pero qué mal hice yo para que él me maltratara así? ¿Es algún crimen ser cerrado de cascos? Me dan ganas de echarme a llorar. JUHANI: Eero onkin lukkarin lillipoika. No hyvähän sekin, vallan hyvä. Mutta mitä pahaa olen minä tehnyt, että lukkari minua näin rääkkää? Onko se rikos, että on minulla niin kova pää? Eihän paljon puutu etten itke. 03054
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Timo.—¿Y qué hice yo para que me tirase de los pelos sin piedad? ¿Tengo yo la culpa de que Dios, en su sabiduría, me diese estas entendederas? TIMO: Mitä olen minä tehnyt, koska näin riivatusti tukkaani vanutetaan? Siitäkö syystä, että on minulla se järki, jonka Jumala minulle kerran viisaudessansa antoi? 03055
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Lauri.—No creáis, yo también me he llevado tres buenos tirones de pelo. LAURI: Kolme tukkapöllyä olen minä saanut. 03056
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Juhani.—Todos conservamos dulces recuerdos... ¡Vamos, abre la puerta! JUHANI: Kaikilla meillä on täältä makeita muistoja.-- Ouvre la porte ! 03057
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Aapo.—¿Olvidas acaso que está cerrada a piedra y lodo? AAPO: Oublies-tu qu’on est sous clé ? 03058
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Timo.—Y han echado la tranca, una tranca muy sólida. TIMO: On a mis le verrou, un solide verrou. 03059
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Juhani.—Que se partirá como una pajita. Además, tenemos la ventana. Bastará un golpe de mi bolsa y se sentirá un estrépito y un tintineo. JUHANI: Il se cassera comme un fétu. Mais d’ailleurs, il y a la fenêtre. Un coup de mon sac, et on entendra un joli tintement et cliquetis. 03060
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Aapo.—Tú no estás bien de la mocha. AAPO: Tu es devenu complètement toqué. 03061
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Juhani.—¿Y cómo quieres que esté después de dos días de alborotarme los pelos? JUHANI: Naturellement, après ces deux journées de tournoiement ! Ce qu’on m’a fait pirouetter ! 03062
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Simeoni.—Mejor sería que antes de romper la ventana habláramos por las buenas con el chantre. SIMEONI: Ne cassons pas la fenêtre, mais parlons tranquillement avec le chantre. 03063
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Juhani.—¡Vete al infierno a entendértelas con el diablo! ¡Rompamos la ventana y salgamos de este calabozo! «¡Fuera todo el batallón!», gritó el capitán, montando en cólera. JUHANI: Va dans l’enfer discuter avec le diable ! I,a fenêtre en morceaux, et hors de cette prison ! « Tout le bataillon dehors ! » cria le capitaine en colère. 03064
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Tuomas.—Echa el cerrojo, Eero. TUOMAS: Tire la targette, Eero. 03065
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Eero.—Claro, hay que cerrar el portón del castillo antes de que el batallón salga por la puerta trasera. Ya está echado el cerrojo. EERO: C’est juste, il faut fermer la porte principale du château pendant que le bataillon se défile par la sortie de derrière. La targette est mise. 03066
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Aapo.—Advertido queda por mi parte. AAPO: Prenez garde ! 03067
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Juhani.—La suerte está echada. ¡Mira! JUHANI: Ce qui est fait est fait. Regarde ! 03068
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Aapo.—¡Estás loco de atar, impío! AAPO: Fou furieux, impie I 03069
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Simeoni.—Bueno, ya está hecho. Ya está roto el cristal. SIMEONI: Voilà ! Ça y est ! la fenêtre a éclaté. 03070
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Juhani.—Sí, ha saltado hecho añicos como saltó el castillo de Viborg, y el cielo se ha iluminado con relámpagos sólo con mover mi bolsa. JUHANI: La fenêtre a éclaté et le ciel a tressauté quand mon bissac a volé. Quel beau bruit ! 03071
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Simeoni.—¡Desdichados de nosotros! SIMEONI: Malheureux que nous sommes ! 03072
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Juhani.—El paso está franco. ¿Quieres salir? JUHANI: La voie est ouverte : veux-tu sortir ? 03073
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SIMEONI: Minä seuraan teitä, velikulta! SIMEONI: Je te suis, mon cher frère. 03074
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JUHANI: Aapo, tie on auki, lähdetkö liikkeille? JUHANI: Aapo, la voie est ouverte : veux-tu sortir ? 03075
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Aapo.—¿Por qué levantas el puño, loco? Salgo. ¿Qué tenemos que hacer aquí, si el mismo diablo conduce nuestro trineo? AAPO: Pourquoi brandir le poing ? Vieux fou ! Je te suis, je te suis, qu’y a-t-il d’autre à faire ici, maintenant que les provisions sont sur le traîneau ? [Dicton correspondant à notre : « Le vin ed tiré, il faut le boire ».] 03076
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Juhani.—¡Por todos los diablos del infierno! JUHANI: Enfer et damnation ! 03077
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Tuomas.—Venga, de prisa, bolsas a la espalda... y a la ventana. Ya se oyen pasos en el vestíbulo. TUOMAS: Sac au dos, et sautons par la fenêtre. On entend des pas dans le vestibule. 03078
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Juhani.—¿Es el chantre? Me gustaría acariciarlo. JUHANI: Onko se lukkari? Minä sivuun häntä. 03079
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Tuomas.—¡Vamos! TUOMAS: Tule! 03080
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Juhani.—Sí, es el chantre. Quisiera acariciarlo un poco. Tuomas.—¡Te digo que salgas! JUHANI: Se on lukkari. Minä sivuun häntä hieman. 03081
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TUOMAS: Pois! sanon minä. TUOMAS: Pois! sanon minä. 03082
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Juhani.—No te cruces en mi camino, por lo bien que te quiero, Tuomas, hermano. JUHANI: Älä astu tielleni nyt. Minä rakastan sinua, Tuomas veljeni. 03083
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Tuomas.—No permitiré que hagas una barbaridad. Salta conmigo por la ventana, que los otros ya corren por el campo. ¡Ven! TUOMAS: En päästä sinua tekemään hirmutöitä. Riennä nyt vaan kanssani akkunasta ulos; tuollahan jo pelto-murulla kaapaisevat toiset. Tule! 03084
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Juhani.—¡Suelta! ¿Por qué tienes miedo a las barbaridades? Le colocaré con buenos modales sobre mis rodillas, le levantaré los faldones de la levita, y le daré en las posaderas con la palma de la mano. ¡Suéltame, querido hermano, o mi corazón estallará como la gaita de Korkki! ¡Suelta! ¿No ves cómo echa humo mi cabeza? JUHANI: Hellitä! Mitä pelkäät sinä hirmutöitä? Hänen otan vaan koreasti polvilleni, nostan ylös takkinsa pitkät liepeet ja nassielen häntä paljaalla kämmenelläni, ja totta on tekevä tämä kämmen. Hellitä, armas veljeni, muutoin sydämmeni halkee kuin Korkin säkkipilli. Hellitä! sinä näet kuinka pääni höyryy. 03085
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Tuomas.—Eternos enemigos seremos si no me obedeces al punto. Piensa en lo que te digo. TUOMAS: Olemmepa ikuiset vihamiehet, ellet tottele minua nyt. Huomaa mitä sanoin. 03086
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Juhani.—¡Está bien, vamos! Pero que conste que no cedería si no te quisiera con toda mi alma. JUHANI: Mennään sitten. Mutta enpä suostuisi tähän, jos en sydämestäni sinua rakastaisi. 03087
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Sin decir más, saltaron por la ventana y atravesaron a todo correr el campo de patatas del chantre. Las piedras rebotaban bajo sus pies y los terrones saltaban por el aire. Pronto desaparecieron entre la densa aliseda detrás de sus hermanos. El chantre, echando chispas, irrumpió en la habitación agitando su bastón de nudos y, con voz chillona, llamó desde la ventana a los evadidos. Pero inútilmente: los hermanos se perdieron por el soto, salieron a un campo pedregoso, atravesaron un estrecho boscaje de enebros, aparecieron en la amplia pradera de la casa del párroco, que resonaba bajo sus pisadas, recorrieron el prado de Neulaniemi, rodeado de juncos, y finalmente se detuvieron en el camino arenoso que asciende por la cuesta de Sonnimáki; luego se arrastraron entre la maleza y llegaron a la cima de la montaña, donde decidieron acampar bajo los altos pinos, sobre los brezos. Pronto, el humo de Ja hoguera se elevó sobre las copas de los árboles. Cessant de parler, ils s’élancèrent par la fenêtre et coururent à toutes jambes à travers le champ de pommes de terre du chantre. Les cailloux volaient sous leurs pas, les mottes de terre étaient projetées en l’air, et bientôt ils disparurent entre les aulnes touffus. Furibond, le chantre se précipita dans la chambre, brandissant sa lourde canne de rotin. D’une voix forte, violente, i! appela les déserteurs, mais en vain. Les frères se faufilèrent hors du taillis d’aulnes, détalèrent sur un terrain pierreux, parsemé de rochers, puis traversèrent un étroit bosquet de genévriers, débouchèrent sur la vaste prairie de la cure, bordée de roseaux, franchirent un pré qui sonnait creux sous leurs pieds et s’arrêtèrent enfin sur le chemin sablonneux qui longe la lande inclinée de Sonnimäki. Ils gravirent les éboulis et atteignirent la crête de la colline ; et là, ils décidèrent de camper sous les grands pins, parmi les bruyères. Bientôt, la fumée de leur feu tournoyait au-dessus de la cime des arbres. 03088
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El lugar donde se hallaban los hermanos estaba en lo alto. Detrás de la montaña se veía el tejado abuhardillado de la casa del párroco, la casita roja del chantre sobre un cerro, el pueblo, grande, y más allá, entre abetos, la soberbia e imponente iglesia de piedra de la comarca. Más lejos aún se divisaba un lago poblado de innumerables islas rocosas, levemente agitado por la suave brisa del nordeste que abanicaba el aire transparente y acariciaba las aguas, las praderas y el pinar de Sonnimaki, junto al cual reposaban los hermanos y asaban nabos en el rescoldo de una chisporroteante hoguera. L’endroit où les frères s’étaient installés dominait les environs. Derrière la colline, on voyait le toit à pan coupé de la cure, la maisonnette rouge du chantre sur une éminence, et le grand village, et là-bas, au milieu des sapins, l’église de pierre, magnifique, imposante. Plus loin, on apercevait aussi un lac aux îles innombrables, ridé par une brise légère qui soufflait doucement et paisiblement dans l’air serein et caressait le lac, les prairies et les forêts, les pins de Sonnimäki où les frères se reposaient et rôtissaient des raves sur un brasier flamboyant. 03089
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Juhani.—Ahora nos zamparemos una verdadera comida de reyes. JUHANI: On va faire un vrai festin de roi. 03090
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Timo.—Un festín de señores. TIMO: Un vrai banquet de messieurs. 03091
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Juhani.—Tenemos carne en las bolsas y nabos en la ceniza, que pronto estarán en su punto. JUHANI: Nous avons de la viande dans nos sacs et des raves sous la cendre ; elles seront cuites à point dans un instant. 03092
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Las copas de los árboles se inclinan a los vientos
y la voz de mi amada escúchase a lo lejos...
Le vent soufflait et courbait la cime des bois,
De ma bien-aimêe au loin, j'entendis la voix.
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Hemos sido torpes como bueyes al haber pasado dos días infernales sentados en un banco en la casa del chantre, con la cartilla entre las manos. On a été stupides comme des bœufs de rester assis sur un banc chez le chantre, le livre en mains, pendant deux mortelles journées. 03096
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Eero.—No digas más, aunque de pie en el rincón era otra cosa... EERO: Oui, mais c’était une autre affaire de rester debout dans le coin ! 03097
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Juhani.—Bien por mi pequeño y sabihondo Eero, tan poca cosa él. De manera que en el rincón del chantre, ¿eh? ¡Ya te voy a arreglar yo a ti, diablejo! JUHANI: Très bien, mon petit Eero, mon sape Eero, mon Eero de six pouces, espèce de gringalet. Dans le coin ! Sacré bougre, ;je vais t’apprendre ! 03098
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Aapo.—¡Haya paz, malditos impíos! AAPO: Doucement, doucement, païens que vous Aies. 03099
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Tuomas.—Siéntate tranquilo, Juhani, y no hagas caso de sus puyas. TUOMAS: Ne t’irrite pas, Juhani, et fiche-toi de hős bavardages. 03100
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Juhani.—Quítate la gorra cuando comes, mal educado. JUHANI: Enlève ta casquette quand tu manges, malotru. 03101
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Tuomas.—Lo mismo digo, quítatela tú. TUOMAS: Ote ta casquette, je te le dis aussi. 03102
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Juhani.—Así. Tienes que obedecer; no hay otro remedio. JUHANI: C’est bien ; il te faut obéir, il n’y a pas A tortiller. 03103
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Simeoni.—¡Siempre con discusiones, con estúpidas discusiones! ¡Ojalá Dios os iluminara de una vez el corazón y el entendimiento! SIMEONI: Toujours des querelles, de stupides querelles ! Si seulement Dieu pouvait une bonne fois illuminer vos cœurs et vos âmes ! 03104
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Juhani.—Si es que siempre está metiendo cizaña. JUHANI: Il nous cherche toujours noise. 03105
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Eero.—No se os cae mi nombre de la boca: que si ese enano, ese renacuajo, ese rabanillo de Eero... ¡Hay que ver lo que tiene uno que aguantar! EERO: Et vous, vous avez toujours vos maudites bouches pleines de : ce bout d’homme, ce Petit Poucet, ce nabot d’Eero. C’est pour ça que je suis devenu coriace. 03106
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Juhani.—Tú no eres más que un chucho ladrador, como te llamaban en la canción de marras. JUHANI: Tu n’es qu’un méchant roquet, comme on t’appelait dans la chanson sur « La force des sept frères ». 03107
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Eero.—No hago más que devolver los mordiscos, y bien a gusto. EERO: Je rends les morsures, et à belles dents. 03108
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Juhani.—Estás hinchado de amargura. JUHANI: Tu es rempli de fiel. 03109
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Aapo.—Deja que hable yo también. Eero dijo algo que a mi juicio no va descaminado. La hiel que pone en sus palabras quizá la hemos provocado nosotros. Y no olvidemos que todos somos criaturas de un mismo Creador. AAPO: Laisse-moi parler aussi. A mon avis, il y a une parcelle de vérité dans ce que dit Eero. En effet, ce fiel qu’il déverse parfois autour de lui, c’est peut-être nous surtout qui l’avons préparé. Rappelez-vous aussi que nous sommes tous les créatures d’un même créateur. 03110
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Timo.—Bien observado. Si tengo dos «narices, una como un zueco y otra como medio panecillo», ¿qué le importa a la gente? Soy yo el que las lleva, ¿no? Pero enterremos en las cenizas las narices y otros apéndices, las criaturas y los creadores. Toma, Juhani, coge este nabo tierno como la manteca y métele el diente en los riñones. Y olvídate de las tonterías de Eero. Sabes bien que es joven y que tiene menos sesos que un mosquito. Come, hermano. TIMO: Très juste. Si j’ai deux nez, l’un comme un sabot et l’autre comme une demi-miche de pain, est-ce que ça regarde les gens ? Je les porte moi-même. Mais fichons-nous des nez et des pieds, des créateurs et des créatures. Tiens, Juhani, prends cette rave tendre comme dii beurre et casse-lui les reins sans te soucier des stupidités débitées par Eero. Il est jeune et déraisonnable. Mange, frère. 03111
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Juhani.—Naturalmente que comeré. JUHANI: Syön kyllä. 03112
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Timo.—Estamos como en unas bodas, aquí en esta colina con eco. TIMO: Nyt elämme kuin häissä vaan täällä korkealla, kaikuvalla mäellä. 03113
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Juhani.—Como en unas bodas celestiales, pero, ay, no hace mucho que sufríamos allí abajo los peores tormentos del infierno. JUHANI: Kuin taivaan häissä. Mutta rääkättiinpä meitä äsken vielä oikein surkeasti helvetissä tuolla alhaalla. 03114
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Timo.—El mundo es una escalera; unos la suben y otros la bajan. TIMO: »Toisinaan alaslasketaan, toisinaan ylösnostetaan» tässä maailmassa. 03115
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Juhani.—Eso es verdad. ¿Qué dices tú, Aapo, hermano mío? JUHANI: Niin on laita. Mitä sanot, veli Aapo? 03116
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Aapo.—He hecho cuanto he podido, pero como si nada. Ahora estoy enfadado por una vez y dejo el gobierno de la barca de nuestra vida en manos del destino. Aquí me siento. AAPO: Olenpa koettanut parastani, mutta turhaan. Nyt suutun kuitenkin kerran ja heitän elomme haaksen perämelan kohtalon kouraan. Tässä istun. 03117
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Juhani.—Sentados estamos y el universo se extiende a nuestros pies. Cual la cresta de un gallo, brilla allí abajo la casa del chantre, y más allá se alza hacia el cielo la torre del templo de Dios. JUHANI: Tässä istumme ja tuossahan makaa jalkaimme alla koko maailma. Tuolla punoittaa lukkarin talo kuin punainen kukko ja tuolla kohoo korkeuteen Herran temppelin torni. 03118
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Aapo.—A los pies de aquel templo nos sentaremos un día en los negros cepos infamantes, encorvados como siete cuervos en una cerca, y la gente nos señalará con el dedo diciendo: «Mirad los siete vagos de Jukola.» AAPO: Senpä temppelin juurella kerran istumme häpeän mustassa puussa, istumme niskat kyyryssä, kuin seitsemän variksen-poikasta aidalla, ja kuulemme ihmisten, osoittaen sormellansa, lausuvan: tuossa istuvat Jukolan laiskat veljekset. 03119
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Juhani.—Nunca amanecerá el día en que los hijos de Jukola se sienten en los cepos de 1a infamia, encorvados como pequeños cuervos, ni nadie oirá decir a la gente señalándoles con el dedo: «Mirad los siete vagos de Jukola.» No, nunca amanecerá ese día. Antes me ahorcaría o me iría al fin del mundo a manejar el fusil en el batallón de Heinola. «¿Para qué preocuparme, bribonzuelo?» Y ahora, hermanos, cuando nos hayamos atiborrado, cantemos alegremente hasta que tiemble el bosque. JUHANI: Il ne poindra jamais le jour où les enfants de Jukola seront assis dans les noirs ceps d’infamie, le dos arrondi comme des jeunes corbeaux et entendront les gens dire en les montrant du doigt : Voilà les sept paresseux de Jukola. Ce jour ne poindra jamais, j’irais plutôt me pendre ou filerais au bout du monde, manier le fusil dans le bataillon de Heinola. 03120
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Simeoni.—Deseémonos la paz y durmamos como benditos. SIMEONI: Siunataan itsemme ja nukutaan. 03121
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Juhani.—Pero antes cantemos «¿Para qué preocuparme?». Aclara la garganta, Timo. JUHANI: Ensin lauletaan: »Mitä minä huolin». Karastappas kurkkuas, Timo. 03122
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Timo.—Ya estoy en voz. TIMO: Minä olen valmis. 03123
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Juhani.—¿Y nuestro hermanito Eero? ¿Qué? ¿Volvemos a ser amigos? JUHANI: Entäs Eero-poika? Olemmehan ystävät taas? 03124
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Eero.—Amigos y hermanos. EERO: Ystävät ja veljekset. 03125
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Juhani.—Estupendo, pero aclara la voz. JUHANI: Kaikki hyvin. Mutta kruuvaappas kurkkuas. 03126
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Eero.—Ya está. EERO: Se on jo täydessä tämmingissä. 03127
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Juhani.—¡Bien! Ahora, que todos oigan cómo se alborota el pinar. ¡Ahora, chicos! JUHANI: Hyvä! Ja kuullelkoot nyt toiset kuinka hongisto remuaa.--Nyt pojat! 03128
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Para qué preocuparme, bribonzuelo,
si como una montaña tengo el pecho.
¡Tralará, tralará, tralará!

Me uniré a los soldados de Heinola,
a quien las chicas no dicen ni ¡hola!
¡Tralará, tralará, tralará!

No me importa el obispo ni el pastor,
con uniforme vestiré m03161: ejor.
¡Tralará, tralará, tralará!

Corre, caballo, corre con ardor
hacia los chuscos del emperador.
¡Tralará, tralará, tralará!

Para qué preocuparme, bribonzuelo,
si como una montaña tengo el pecho.
¡Tralará, tralará, tralará!
Mitä minä huolin, veitikka nuori,
Jolla on rinta kuin Tunturi-vuori?
Frallaralla rallaralla rallarallalaa!

Heinolan pokkojen uhkeaan joukkoon
Pois minä lähden, tyttöjen houkko;
Frallaralla rallaralla rallarallalaa!

Eipä mua peljätä piispa, ei pappi;
Kohta on ylläni sankarin takki.
Frallaralla rallaralla rallarallalaa!

Juokseppas, Rusko, ja pyöritä pyörää;
Keisarin knalleja karsitaan syömään.
Frallaralla rallaralla rallarallalaa!

Mitä minä huolin, veitikka nuori,
Jolla on rinta kuin Tunturin vuori?
Frallaralla rallaralla rallarallalaa!
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Juhani.—¡Bravo! ¿Veis qué bien se está aquí? JUHANI: Juuri niin! Kas tässähän on meidän hyvä olla. 03150
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Simeoni.—¡Más quedo, más quedo! Metéis más ruido que una legión de diablos. ¡Silencio, silencio, que alguien se acerca! SIMEONI: Vous faites autant de vacarme qu’une légion de diables. Silence, silence, voici des gens ! 03151
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Juhani.—¿Gente? Ah, ya. Son los del «Regimiento de Rajamáki», esa partida de gitanos. JUHANI: Des gens ? Regarde mieux, tu reconnaîtras une bande de tsiganes, le Régiment de Rajamäki. 03152
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El tropel que se acercaba era, en efecto, una familia ambulante que vivía en una cabaña situada en el calvero de Rajamáki, por lo que todos la llamaban el Regimiento de Rajamáki. Su jefe, Mikko, famoso en toda la comarca, es un hombre pequeño y ágil, y siempre va cubierto con un negro sombrero de fieltro. Va por ahí vendiendo pez, y es un experto en el manejo del cuchillo de castrador. También toca el violín, y rasca su instrumento rojo oscuro en los bailes o en las fiestas campesinas, regando su gaznate con todo lo que buenamente le ofrecen. Kaisa, su mujer, de carácter desabrido y aficionada al rapé, goza de gran prestigio por su habilidad en poner ventosas. Raras son las saunas en las que no ha estado para aliviar con su maña a las mujeres de la comarca. Entonces hace brincar su lanceta, su boca succiona y emite chasquidos, su rostro, manchado de rapé, suda la gota gorda; pero su talega se llena de regalos. Mikko y Kaisa tienen un montón de hijos que les siguen en sus caminatas de aldea en aldea y de granja en granja. Dos de los muchachos ya andan, saltan felices, delante o detrás de sus padres, pero sin alejarse mucho de ellos; los tres pequeños van como fardos en la carreta, entre cuyas varas va Kaisa tirando, mientras Mikko empuja detrás con su bastón. Por donde pasa el Regimiento de Rajamáki siempre hay bullicio, y un coplero compuso una vez una canción burlesca sobre la familia, llamándola «Regimiento». Tal era el grupo que, armando jaleo, subía por la ladera de la colina de Sonnimáki hacia el pueblo, mientras los hermanos, alegres como cabras locas, celebraban su libertad en la loma. La troupe qui s’approchait était une famille vagabonde, originaire d’une petite cabane plantée sur la colline de Rajamäki ; c’est pourquoi tout le monde l’appelait le Régiment de Rajamäki. Mikko [Michel], son chef et maître, est connu partout à la ronde ; il est petit, mais agile, toujours coiffé d’un feutre noir. Au cours de ses expéditions, il vend de la poix, fait le magnin et manie habilement le couteau tranchant du châtreur. Il exerce aussi les fonctions de musicien et racle souvent son violon rouge foncé dans les bals ou les fêtes de récoltes, arrosant son gosier avec tout ce qu’on veut bien lui offrir. Sa femme Kaisa [Catherin], vieille acariâtre au museau noirci par le tabac, est une ventouseuse réputée. Rares sont les étuves qu’elle ne chauffe pas en passant pour y ventouser les femmes de la contrée. Alors sa hachette danse, sa bouche suce et claque et son visage souillé de tabac sue terriblement ; mais son bissac se gonfle de cadeaux. Ils ont une ribambelle d’enfants qui les accompagnent dans leurs courses de village en village, de ferme en ferme. Deux d’entre eux peuvent déjà marcher et gambadent joyeusement autour de leurs parents le long du chemin, tantôt devant, tantôt derrière ; les trois cadets sont transportés comme des bagages sur la charrette de leurs père et mère, et Kaisa tire entre les brancards, tandis que Mikko pousse par derrière avec son bâton. Il y a toujours du vacarme par où passe la troupe de Rajamäki, et un farceur avait composé sur ce régiment une longue chanson satirique. — Telle est la bande bruyante qui longe à présent le chemin au pied de la colline de Sonnimäki, dans la direction du village, pendant que les frères, gais comme des pinsons, célèbrent leur libération au sommet de la colline. 03153
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Juhani.—¡Hola, hola, ilustre regimiento! ¡Salud! JUHANI: Holié ! Salut, illustre régiment, salut 1 03154
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Timo.—Se os saluda en sueco, si queréis. TIMO: »Hustote till?» sanoi Ruotsalainen. 03155
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Eero.—Y si queréis, se os saluda en ruso. EERO: »Kappusivai!» sanoi Ryssä. 03156
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Kaisa.—Eh, vosotros, los de ahí arriba, ¿qué queréis? KAISA: Que voulez-vous, là-haut ? 03157
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Eero.—Que la comadre venga a chupar un buen cuerno de sangre de la morena nalga de Juhani. EERO: Que maman vienne sucer une bonne corne de sang sur la fesse brune de frère Juhani. 03158
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Juhani.—Que la comadre chupe y dé unas palmadas mientras que el compadre hace música... ¡será una buena banda! JUHANI: Maman sucera et tapotera pendant que papa jouera, ça fera très bien ensemble. 03159
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03160
Top
Mikko.—¡Iros al diablo, bandidos de Jukola! MIKKO: Allez au diable, chenapans de Jukola ! 03160
Bottom
03161
Top
Eero.—El viejo no quiere tocar, ea; pero nosotros vamos a cantar una marcha estupenda. EERO: Le vieux ne veut pas jouer. Eh bien, on va chanter, nous, et une marche superbe. 03161
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03162
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Juhani.—Eso, una marcha estupenda, mientras el Regimiento de Rajamáki desfila ante nosotros. ¡Venga, chicos, Timo y Eero! JUHANI: Une marche superbe, pendant que le régiment de Rajamäki défilera devant nous. En avant la musique, Timo et Eero ! 03162
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03163
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Andan con paso ligero,
cuesta arriba, cuesta abajo,
ella ventosas poniendo,
él vendiendo pez, castrando.

Con la cara de rapé
manchada tira del carro
Kaisa, mientras Mikko, veis,
empuja y masca tabaco.
Faut se mettre à rôder
Chez les villageois,
Pour châtrer, ventouser
Et vendre la poix.

Kaisa dans les brancards
Marche ventre à terre,
Mikko, le vieux soCilard,
Pousse par derrière.
03163
Bottom
03174
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Juhani.—¡Bravo! ¡Qué canción más divertida! JUHANI: Juuri niin! Onpa tämä vähän lystillinen laulu-remputus. 03174
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03175
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Kaisa.—Habéis de saber, golfos, que nosotros caminamos por las sendas del honor, y no como vosotros, que andáis escondidos por los bosques como ladrones y fieras. Yo pongo ventosas y devuelvo la salud, y Mikko capa a los cochinos para que engorden y a los bueyes para que cumplan bien su oficio. Por sus manos han pasado los preciosos caballos capones sobre los que cabalgan los reyes de los reyes. ¿Habéis oído, malditos demonios? KAISA. Tietäkää, te sen vietävät siellä, että me kuljemme aina kunnialla, mutta te, te kiertelette ympäri ihmisten metsiä kuin ryövärit ja raatelevat pedot. Minä kuppaan, minä, ja teen terveyttä; Mikko kuohii, hän, ja tekee lihavia kaltteja, muhkeita härkiä ja komeoita ruunia, joilla ratsastelee kuningasten kuninkaat; se tietäkäät, te perkeleet. 03175
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03176
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Juhani.—Chicos, esta prédica bien merece algunas estrofas más. ¡Venga, Timo y Eero, ilustres cantores! ¡Todos a la vez! JUHANI: Pari värssyä sen saarnan päälle, pojat! Timo ja Eero, reippaat pojat! Yht'aikaa! 03176
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03177
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Los labios de Kaisa chupan
y actúa con la lanceta,
mas no deja de hablar nunca,
sufriendo, la vieja Greta.

Mas ¿qué pasa en el corral
que los cerdos pegan gritos?
¡Parecen una coral
cantando los muy cochinos!

¿Por qué gruñirán los puercos,
por qué tanto desafino?
Asomar por la pocilga
se ve el cuchillo de Mikko.
Kaisa ventouse et crie,
Plante sa lancette ;
Mais sa patiente prie,
Supplie et tempête.

Mais quel est ce pétard
Dans la porcherie ?
Les gorets sans retard
Fuient vers leur truie.

Pourquoi donc ont-ils peur ?
Ils ont vu Mikko
Accourir avec ardeur,
Brandir son couteau.
03177
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03193
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Juhani.—¡Divertida canción, cielos! ¿A ti no te lo parece, Mikko? JUHANI: C’est vraiment un chant tout à fait amusant, n'est-ce pas, Mikko ? 03193
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03194
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Mikko.—Cierra el pico al instante y no olvides que estás nada menos que delante del célebre maestro Mikko, que ha castrado el semental del gobernador sobre una limpia sábana sin derramar una sola gota de sangre, y esta hazaña le ha valido una procura que ni el mismo emperador de Roma osaría violar. Éste soy yo, Mikko. MIKKO: Ferme ta boite à mangeaille et apprends que tu as devant toi le célèbre Maître Mikko qui a pincé l’étalon du gouverneur sur un beau drap blanc sans répandre une seule goutte de sang ; et ce tour d’adresse lui a valu une procuration que l’empereur de Rome lui-même ne serait pas homme à violer. Voilà quel Mikko je suis. 03194
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03195
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Eero.—¡Bien por ti, Mikko, sin par capador ambulante, con tu vieja bruja! EERO: Hé ! ce brave Mikko avec sa vieille sorcière ! 03195
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03196
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Kaisa.—A ver si os convierto a todos en una manada de lobos, como hizo aquel viejo que hechizó a todos los convidados a una boda, por desagradecidos. KAISA: Faites attention que je ne vous change pas en une horde de loups comme le vieux tsigane qui a enchanté jadis une noce impudente. 03196
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Juhani.—Por el momento sigo siendo Jussi de Jukola, aquí donde me veis, con mis propios pantalones, y con la ayuda de Dios espero seguir siéndolo mucho tiempo. Y en cuanto a tus hechizos, pobre vieja, serán lo mismo que cuando auguraste el fin del mundo, hace dos años, que muchas mujeres corrieron a pedir perdón a sus maridos por sus pasadas iniquidades. JUHANI: Pour le moment je suis encore Jussi de .Tukola dans mon pantalon à moi, et j’espère, avec l’aide de Dieu, le rester longtemps. Quant à ta sorcellerie, ma pauvre vieille, il n’en sortira rien de plus que l’année dernière quand tu nous as prédit la fin du monde, ce qui a poussé bien des femmes à demander inutilement pardon à leurs maris pour toutes leurs méchancetés passées. 03197
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03198
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Kaisa.—¿Sí, eh? Pues escucha lo que te profetizo ahora. KAISA: Écoute donc ce que je te prédis maintenant. 03198
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Eero.—Profetiza, y estaría bien que nos profetizases una sauna bien caliente mientras nos ponías ventosas en el cogote. EERO: Ennustatpa ja toivot meille lämpöisen saunan ja sinun itsesi meitä kuppailemaan niskaan. 03199
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Juhani.—Además, esas profecías y augurios son pura filfa, aunque bien es cierto que cuando llegue a casa pienso calentar la sauna y darme un baño delicioso; pero maldito el deseo que tengo de que me arañen el traje de Adán. JUHANI: Mutta se on hullu ennustus ja toivo. Tosin ai'on kotia tullessani lämmittää saunan ja kylpeä oikein herttaisesti, mutta Aatamin-frakkia niskassani en ensinkään mieli rikkoa. 03200
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03201
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Kaisa.—¡Escucha, escucha lo que te digo! Tu sauna arderá, así como tu choza, y tú vagarás por los bosques en un estado miserable, en busca de un abrigo para tu cuerpo helado. ¡Ah!, y tendrás que enfrentarte en sangrientas luchas con los hombres y con las fieras del bosque, y entonces, jadeando como una liebre en las últimas, esconderás tu maldita cabeza bajo los matorrales. ¡Escuchadlo todos y que no se os olvide! KAISA: Écoute, écoute ! Ton étuve périra par le feu, et par le feu aussi ta cabane, et toi-même, dans un état lamentable, tu parcourras les bois et les marais à la recherche d’un abri pour tes membres gelés. Ha ! Tu auras à livrer de sanglants combats aux hommes et aux fauves des forêts, et alors, essoufflé comme lin lièvre mourant, tu cacheras ta tête maudite sous les buissons. Écoute, et souviens-toi ! 03201
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03202
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Juhani.—¡Vete al infierno! JUHANI: Mene helvettiin... 03202
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03203
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Tuomas.—¡Anda, calla, calla! TUOMAS: Vaikene jo, vaikene! 03203
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Simeoni.—¡Qué impiedad!, ¡qué desenfreno! SIMEONI: Sinä jumalaton, villitty! 03204
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Juhani.—¡Así te hundas en el rojo infierno llameante! ¡Anda a casa del chantre y que por tus conjuros padezca paperas eternas! JUHANI: Va dans les flammes rouges de l’enfer ! Va chez le chantre et donne-lui avec tes sortilèges des oreillons éternels dans la gorge ! 03205
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03206
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Eero.—Sí, que chille como un viejo verraco entre las patas de Mikko. EERO: Oui, pour qu’il chante comme un vieux verrat dentu entre les pattes de Mikko. 03206
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03207
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Juhani.—¡Eso es! ¿Y qué vamos a desearle al pastor, ese hipócrita santurrón y engreído? ¿Eh, qué vamos a desearle, Eero? JUHANI: C’est ça ! Et chez le pasteur, cet hypocrite, ce cafard, cet arrogant pasteur gras à lard... qu’est-ce qu’on va lui souhaiter, dis, Eero ? 03207
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Eero.—Que después de un examen de lectura le pase lo que le pasó al aduanero de Oulu... ¡Que le metan en el talego una empanada de gato! EERO: Tapahtukoon hänelle paisti-kinkerillä niinkuin tapahtui ennen puplikaanille Oulun portilla: tulkoon hänen säkkiinsä aika kissapiirakka. 03208
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03209
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Juhani.—¡Eso es! O sea, una empanada de pescado donde de relleno haya un gato... ¡un gato con todos sus pelos! JUHANI: Niin! Paltamon kalakukko, näetkös, jossa kissa, karvainen kissa on moskana sisällä. 03209
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Eero.—Sí, y que el domingo siguiente eche un sermón sobre el castigo, tan fanático y venenoso, que le estalle la sebosa panza. EERO: Qu’il fasse un sermon si furibond et si endiablé, que sa grasse bedaine éclate, crève avec un bruit formidable. 03210
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Juhani.—¡Sí, sí! Y luego que el diablo se lo lleve en volandas agarrado por el pescuezo, como acostumbra a hacer con los pastores. JUHANI: Oui, et puis que le diable l’accueille, l’attrape par la peau du cou et le fasse voler, comme il fait habituellement pirouetter les pasteurs. 03211
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Eero.—¡Y que lleve con el rico opulento a un pastor tan rico y poderoso! EERO: Et qu'il le fourre en compagnie de l’homme riche, ce pasteur riche et puissant ! 03212
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Juhani.—Éstos son los saludos que queremos que lleves de nuestra parte al chantre y al pastor, y cuando lo hayas hecho, vuelve y cumple tu amenaza convirtiéndome en lobo. JUHANI: Siinähän ovat terveiset, joita pyydämme sinun saattamaan koreasti esiin sekä lukkarille että rovastille. Ja jos kaiken tämän teet, niin saatpa sitten noitua minun itseni vaikka sudeksi, niinkuin uhkasit. 03213
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Eero.—Y tan voraz que pueda engullirse de un bocado a todo el Regimiento de Rajamáki. EERO: Sudeksi niin ahneeksi, että hän kerralla nielee kitaansa koko Rajamäen rykmentin. 03214
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03215
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Juhani.—Con el saco de cuernos de postre. JUHANI: Niin! ja vielä sarvi-säkin kaupan päälle. 03215
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Eero.—Y el saco de la pez como pastel. EERO: Vielä pikipussinkin paakelssina. 03216
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Juhani.—¡Has dado en el clavo, martillo! JUHANI: Niin juuri, sinä vasaran-poika! 03217
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Kaisa.—¡Muy bien! El pastor y el chantre recibirán no tardando mucho vuestros cumplidos, y un día os tragaréis esta sopa, malditos. Anda, Mikko, tírales una piedra a manera de despedida, y a ver si le abres a alguno la cabeza. KAISA: Très bien ! Le pasteur et le chantre recevront bientôt vos salutations, et cette soupe, vous l’avalerez bien un jour, crapules que vous êtes ! Lance-leur une pierre comme adieu, Mikko, et tâche de leur fendre le crâne. 03218
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Mikko.—Aquí hay un pedrusco que ni mandado hacer de encargo... Ahí va, chivos barbudos! Y ahora sigue el camino, Kaisa. MIKKO: Voici un bon caillou comme fait sur commande. — Attrapez, boucs puants ! En avant, Kaisa, filons à présent. 03219
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Juhani.—¡Maldito! Ha estado a punto de descalabrarme. JUHANI: Ce possédé ! Il lance des pierres, et il H’on est fallu de peu qu’elle ne m’arrive en plein front. 03220
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Eero.—Devolvámosle la pelota. EERO: Renvoyons-lui la balle. 03221
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Juhani.—Vuélale el sombrero al viejo. JUHANI: Vise le vieux, que son chapeau dégringole. 03222
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Tuomas.—No tires, mostrenco, si es que quieres conservar el nido de los piojos. TUOMAS: Ne jette rien, garnement, si tu veux épargner ton toupet. 03223
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Aapo.—¿No ves que llevan niños, tarugo? AAPO: Gredin, ne vois-tu pas qu’il y a des enfants ? 03224
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Juhani.—Deja la piedra. Van a tal velocidad que no ven dónde pisan. JUHANI: Laisse ta pierre, ils détalent déjà si vile «pie la colline en tremble. 03225
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Simeoni.—¡Desgraciados, malvados, calmucos, cara de perros! ¡Ni siquiera un pacífico caminante puede pasar tranquilamente ante nosotros por el camino! ¡Bandidos! SIMEONI: Malheur à vous, méchants, kalmouks, babouins ! De paisibles voyageurs ne peuvent pas même passer tranquillement devant nous sur le chemin. Brigands ! 03226
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Juhani.—¿A mí me lo dices, que no le tocaría ni un pelo al caminante? Lo que pasa es que cuando uno está encolerizado y se le sube la sangre a la cabeza, entonces..., bueno, ya sabes lo que quiero decir. Uno ha pasado dos días con sus noches encerrado en prisión. Y lo que he hecho ha sido mandar al chantre afectuosos saludos para descargar la mala uva. JUHANI: Moi qui ne loucherais pas un seul de leurs cheveux ? Mais, tu sais, quand un homme est bien excité et que des flots impétueux parcourent son corps vigoureux, alors, tu sais ce que ça veut dire. On est resté deux jours et deux nuits dans la prison. - Mutta lähetinpä lukkarille vallan uhkeita terveisiä sappeni lievitteeksi. 03227
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Aapo.—Y saludos no menos afectuosos al pastor. Algún día nos arrepentiremos de ello arpargamente. AAPO: Ja vielä hullumpia rovastille. Niitä terveisiä taidamme vielä katkerasti katua. 03228
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Juhani.—«¿Para qué preocuparme...?» La vida de un joven es igualita a esta colina que pisamos, poblada de ecos y rumores. Allá, al noroeste, se alza la abrupta cima de Impivaara, mientras que al otro lado, al sudoeste, brilla el lago del pueblo, y al fondo, donde el claro cielo acaba, se divisan otros lagos, en un encadenamiento infinito. Mis ojos contemplan los tres lagos de Ko-listin. JUHANI: »Mitä minä huolin, veitikka nuori?» Elämä, nuoren miehen elämä on juuri niinkuin tämä kaikuva, kohiseva nummi. Ja tuollahan koillisessa longoittaa Impivaaran töykeä vuori ja tuolla taasen luoteisessa läikkyy kirkon-kylän järvi ja vieläpä haamoittaa tuolla muitakin järviä, tuolla ilman rannalla kuin ikuisessa kaukaisuudessa. Kolistimen kolme järveä siellä silmäni näkee. 03229
Bottom
03230
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Qué remedio me queda
que en el lago meterme.
Mi amada me desdeña
y silba cual serpiente.
»Ei mun auta, ei mun auta,
Täytyy mennä järveen;
Kultani on niin vihainen
Ja puhisee kuin kärme».
03230
Bottom
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Mira tú por dónde, a aquel lago suele ir el viejo chantre a echar la caña. ¡Ay, si ahora estuviese él allí y yo fuera un aire violento, un terrible huracán del sudeste, ya sé dónde soplaría de golpe, y pronto se iría a pique la barca del chantre! Tuon järven pinnallapa tuossa istuu usein lukkari-ukkomme ongen-pahla kourassa. Ah! könöttäisi hän siellä nyt ja minä olisin tuima tuulenpuuska, äkeä hirmu-myrsky kaakosta, niin tietäisinpä mitä kohden rynkäisin pauhinalla, ja pianpa puljahtelis kumossa lukkarin ruuhi. 03236
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Simeoni.—¡Torpe deseo, por mi vida! SIMEONI: Mikä synnillinen toivotus! 03237
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Juhani.—Pues lo haría como lo digo: tumbaría la barca y el agua del lago herviría como caldo. JUHANI: Sen minä tekisin, ruuhen minä kumoisin että kiehuisi vellinä järven vesi. 03238
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Timo.—Así se convierta en presa de los lobos, el maldito hombre. TIMO: Suden paistiksi koko mies. 03239
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Juhani.—Eso es, lo arrojaría a la trampa de los lobos y yo caminaría tan campante al borde del foso. JUHANI: Suden-kuoppaan hänen syöksisin ja itse paseerailisin riemuiten reunalla. 03240
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03241
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Aapo.—Una vez la maliciosa zorra quiso jugarle una mala pasada al oso, atrayéndole con artimañas a una trampa. Así lo hizo, y luego empezó a hacer muecas alrededor del agujero, burlándose de su víctima. Luego cabalgó sobre un lince, el cual la llevó a la cima de un alto abeto que crecía no lejos. Borracha de gozo, púsose la zorra a cantar y, convocando a los vientos de la rosa, les mandó que la acompañasen en sus cantos con el arpa del abeto. Pronto llegaron los vientos del este, del oeste y del sur, y el abeto se balanceó y susurró. Pero he aquí que llegó también el fuerte ventarrón del norte, rugiendo y bramando a través del denso bosque sombrío, e hizo crujir el abeto, que, inclinándose profundamente, se salió de raíz y fue a caer sobre el foso del oso, arrastrando en su caída a la ladina zorra al fondo, dejándola a merced de las zarpas del oso. AAPO: Kettu, kerran karhun pahan-suopa, narrasi kuoppaan kontio-kurjan. Kovin hän silloin nauroi ja käyskeli siinä ylhäällä ympäri ammottavan kuopan, haastellen pilkallisesti. Siitä astui hän ilveksen selkään, ilves vei hänen ylös korkeaan kuuseen, joka seisoi siinä lähellä. Rupesi laulamaan kettu iloissansa ja kutsumaan kokoon tuulia jokaisesta neljästä ilmasta; käski heitä soittamaan kuusen kanteletta hänen laulunsa mukaan. Tulivat pian itä, läntinen ja etelä, ja ankarasti kaikkui ja kohisi kuusi. Tuli myös voimallinen pohja, rynkäsi halki partaisen, pimeän korven, humisten ja ryskyin. Silloin kuusi pauhasi, vapisi ja kumartui syvään, murtui viimein ja kaatui kohden kuoppaa, viskaten kaatuessaan latvastansa ketun alas karhun syliin syvässä kuopassa. 03241
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03242
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Timo.—¡Toma ya! ¿Y qué pasó después? TIMO: No peijakas! Mutta nyt? 03242
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03243
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Juhani.—Ya puedes figurártelo. Pasó que el oso agarró a la zorra por el cuello y la zarandeó hasta hacerle castañetear los dientes, lo mismito que hizo conmigo nuestro buen chantre. Pero ya caigo en lo que Aapo quiere decir: recordarme que quien cava una fosa para otro, cae en ella. Puede que sea así; pero, de todas formas, la verdad es que me gustaría ver al chantre en el fondo de una trampa de lobos. JUHANI: Kylläs tuon arvaat, kuinka nyt tapahtui. Kieppasi mar' karhu oikein rotevasti kiinni ketun kamarasta ja ravisti että hampaat helähti, niinkuin teki hyvä lukkari minulle.--Mutta ymmärränpä Aapon tarkoituksen. Hän tahtoi minua muistuttaa, että joka toiselle kuoppaa kaivaa, hän putoo siihen itse. Olkoon niinkin, mutta suden-kuopan saaliiksi lukkarin soisin vaan. 03243
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03244
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Timo.—A mí me haría mucha gracia ver al chantre pataleando en el fondo de una trampa, pero yo no emplearía mucho tiempo en darle tormento al anciano en el hediondo agujero. Creo que dos horas bastarían. Pero quédese todo como está. Que viva en paz el chantre, sin caer en el hoyo de mi irritado corazón. Sin embargo, hay una cosa que me inquieta: ¿cómo podéis creer en boberías como esa fábula de la zorra y el oso? ¡Venga ya, hermanos! Ni la zorra puede barbullar una sola palabra, ni mucho menos convocar a los vientos celestiales. Vosotros creeréis esas historias, pero a mí me parecen un camelo. TIMO: Nähdä lukkarin kuoppaan lötkähtävän, sitähän ei juuri minunkaan sydämeni vastaanlöis. Mutta en tuota ukko-rässyä sentähden kauankaan piinaisi tunkkaisessa kammiossa. Kaksi tuntia, kaksi tuntia vaan. Ja jääköön tämä tähän. Eläköön lukkari rauhassa, putoomatta edes närkästyneen sydämenikään kuoppaan. Mutta yhtä ihmettelen. Kuinka taidatte uskoa tuollaisia lorujuttuja kuin tämä ketusta ja karhusta. Voi veikkoset! eihän taida kettu edes joutaviakaan jaaritella, sitä vähemmin kutsua vielä tykönsä maailman tuulia. Te uskotte tämän, mutta minä päätän asian puhtaaksi valheeksi. 03244
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03245
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Juhani.—Todo el mundo sabe que la cabeza de Timo no es precisamente de las más claras de este mundo. JUHANI: Se tiedetään, ettei Timon pää ole juuri terävimpiä tässä maailmassa. 03245
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Timo.—Supongamos que sea así, pero la verdad es que con esta cabeza me paseo por el mundo con ella tan alta como tú o como cualquier otro, hombre o mujer. TIMO: Vaikk'ei. Mutta tällä päällä vaellan halki tämän maailman yhtä kunniallisesti kuin sinäkin taikka jokin muu, mies tai vaimo. 03246
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Aapo.—Es que Timo no comprende las parábolas. AAPO: Timo ei käsitä kuvausta. 03247
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Juhani.—El pobre desdichado no comprende nada. Pero yo voy a explicártelo. La historia de la zorra y el oso ocurrió tal vez en aquellos tiempos en que todas las criaturas todavía sabían hablar, y también los árboles, tal como nos relata el Antiguo Testamento. Eso le oí decir a nuestro difunto tío ciego. JUHANI: Ei ensinkään se poika parka nyt käsitä. Mutta katsoppas jos selitän sinulle seikan. Tapaus ketusta ja karhusta on arvattavasti niistä ajoista, joina kaikki luontokappaleet ja vielä puutkin taisivat puhua, niinkuin vanhassa testamentissa kerrotaan; ja sen olen kuullut vainaalta sokea-enoltamme. 03248
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Aapo.—Pero tampoco tú has entendido la fábula y su intención. AAPO: Ethän käsitä nyt sinäkään satua ja sen tarkoitusta. 03249
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Timo.—«Apártate que me tiznas, dijo la sartén al cazo.» TIMO: Mutta kuitenkin »pata kattilaa soimaa; musta kylki molemmilla». 03250
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Juhani.—¿Quieres dártelas de sabio? Puedes creerme que doy gracias a Dios de no ser tan mostrenco como tú, mi pobre Timo. JUHANI: Mielitkö viisastella, mies? Mutta usko minua, niin kiitänpä Jumalaa siitä, etten ole niin tyhmä kuin sinä, Timo-poloinen. 03251
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Timo.—De acuerdo, ningún peligro veo en ello. TIMO: Vaikka et ole; enpä siinä mitään vaaraa näekkään. 03252
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Eero.—Timo, haz como hizo antes el publicano: golpéate el pecho y allá se verá cuál de nosotros dos será el mejor. EERO: Tee sinä, Timo, niinkuin puplikaani ennen: lyö ainoastaan vasten rintaasi, ja saadaanpa nähdä, kumpi teistä tästä parempana miehenä kotia marssii. 03253
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Juhani.—¡Cáspita! ¿También el pequeño Eero, el menospreciado publicano, se ha sentido herido? JUHANI: Aih! joko sattui pikku-Eeroonkin, sinä puplikaani itse? 03254
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03255
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Eero.—Se ha sentido herido el mismísimo jefe de todos los publícanos, el pequeño Zaqueo. EERO: Sattui oikein makeasti itse puplikaanien päämieheen, tuohon pikku-Zakeukseen. 03255
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Juhani.—No me importan tus Zaqueos, así que voy a volveros la espalda y a echarme a dormir como las hormigas bajo la nieve... ¡Que Dios nos ayude, pues hemos venido a instalarnos en un lugar funesto! JUHANI: Minä en huoli sinun Zakeuksistas ja makeuksistas, vaan panen itseni makeasti nukkumaan. Selin tahdon teihin kääntyä ja maata kuin viholais-pesä kinoksen alla.— Maintenant je vous tourne le dos et me mets à roupiller comme une fourmilière sous la neige. Que Dieu nous aide ! nous nous sommes installés dans un endroit funeste. 03256
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Aapo.—¿Por qué lo dices? AAPO: Pourquoi ? 03257
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Juhani.—Porque ésa es la enorme y espantosa roca que difunde ecos tan tristes siempre que doblan las campanas de la iglesia. ¿No veis sus ojos, constantemente fijos en nosotros? ¡Qué miedo! ¡Huyamos, en el nombre de Dios! JUHANI: Voilà ce rocher extraordinaire et effrayant qui renvoie toujours un écho si triste quand sonnent les cloches de l’église. Regardez ces yeux qui sont sans cesse fixés sur nous. Je commence à avoir peur. Filons, au nom do Dieu. 03258
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Tuomas.—Podemos quedarnos tranquilos. TUOMAS: Restons tranquilles. 03259
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Juhani.—Pero aquí el genio de los bosques se muestra cruel y colérico. JUHANI: Mais il y a ici un homme des bois cruel et colérique. 03260
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Aapo.—Sí, pero sólo con los blasfemos y los impíos. Así que ten cuidado. Pero, ahora que recuerdo, sobre las imágenes grabadas en esa piedra existe un cuento muy antiguo. AAPO: Seulement envers ceux qui blasphèment ou profèrent des impiétés. Tu ferais donc bien de prendre garde. Il y a sur les images imprimées dans cette pierre un conte qui date de temps très éloignés. 03261
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Lauri.—No sabía. ¿Por qué no nos lo cuentas? LAURI: Veux-tu nous le raconter? 03262
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Aapo.—Mirad primero la roca con más atención. ¿Veis allí esos cuatro puntos dorados, brillantes? Son los dulces ojos de dos enamorados. Ella era una encantadora muchacha y él un apuesto joven. Podéis distinguir sus imágenes dibujadas sobre la piedra. Contempladlas entornando los ojos y veréis a los amantes enlazados en tierno abrazo. Pero observad que más abajo, a los pies de los jóvenes, yace un viejo atravesado por una espada. AAPO: Regardez d’abord attentivement le rocher. Voyez-vous là ces quatre points dorés, brillants ? Ce sont les yeux charmants de deux amoureux, une délicate jeune fille et un fier garçon ; vous discernez aussi leurs images dessinées sur la pierre. Examinez-les en fermant à demi les yeux ; on les voit enlacés dans un tendre embrassement. Mais plus bas, sous les pieds des jeunes amants, gît un vieux guerrier, accroupi et transpercé par une épée. 03263
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Timo.—¡Anda, pues es verdad lo que dices! TIMO: C’est bien comme tu dis. 03264
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Lauri.—También a mí me parece ver algo semejante. Pero, venga, cuéntanos la historia. LAURI: Il me semble aussi voir quelque chose de semblable. Mais raconte ton histoire. 03265
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Y Aapo la contó como sigue: Aapo leur fit alors le récit suivant : 03266
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Había antes, cerca de aquí, un soberbio castillo cuyo dueño, un caballero rico y poderoso, tenía por hijastra una huerfanita dulce y graciosa como la aurora. Un joven la amaba, pero el severo señor, cuyo corazón no conocía el amor, los odiaba a ambos. Es el caso que la doncella correspondía también al sentimiento del noble joven, y así, con frecuencia, se daban cita en este lugar, en la colina rumorosa, junto a la roca. Pero la suerte adversa quiso que el padrastro se enterara de las relaciones de los enamorados. Entonces pronunció al oído de la doncella un terrible juramento: «Hija mía —le dijo—, tened cuidado de que no os sorprenda abrazándoos al amparo de las noches del bosque, porque entonces, a fe mía, mi espada os unirá al instante en una muerte sangrienta. Lo juro solemnemente.» Así habló el señor del castillo, y la muchacha se estremeció de horror al oír el juramento. Sin embargo, lejos de olvidar al elegido de su corazón, la llama de su amor por él se avivó. Il y avait une fois près d’ici un château superbe, dont le maître était un seigneur riche et puissant. Il avait pour belle-fille une orpheline suave et gracieuse comme l’aurore. Un jeune homme l’aimait, mais le redoutable seigneur, dans le oœur duquel l’amour n’avait jamais trouvé place, les haïssait tous deux. La vierge aimait aussi son noble soupirant, et ils se îencontraient souvent ici, sur la colline sonore, où ils se donnaient rendez-vous au pied même de ce rocher. Mais le beau-père, qui avait fini par découvrir le commerce clandestin des deux amoureux, prononça dans l’oreille de la jeune fille un serment terrible : « Ma fille, dit-il, prends garde que je ne vous surprenne pendant que vous vous embrassez dans la nuit des bois. Sache que mon épée vous unirait alors sur-le-champ dans une mort sanglante. J’en fais le serment solennel. » Il parla ainsi, et elle frémit d’horreur en entendant ce serment. Mais elle ne put pourtant oublier l’ami de son cœur ; au contraire, son amour pour lui devint toujours plus ardent. 03267
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Era una tranquila noche de verano. La muchacha tuvo la corazonada de que su galán rondaba por la colina esperándola y, cuando le pareció que todos los moradores del castillo dormían profundamente, acudió a la amorosa cita envuelta en un pañolón. Salió sigilosamente, deslizándose como una sombra, y pronto se perdió más allá de la linde del bosque, el pañolón azul flotando entre los árboles cubiertos de rocío. Pero, ay, no todos dormían en el castillo, pues el señor atisbaba de pie junto a una ventana y vio a la muchacha alejarse en la noche como un fantasma. Entonces, tomando la espada y el venablo, el señor se precipitó afuera y se internó en el bosque siguiendo las huellas de su hijastra. Una fiera sedienta de sangre perseguía a la oveja de dulces ojos. C’était une calme nuit d’été ; la jeune fille eut le prèssentiment que son amoureux se promenait sur la colline, attendant son adorée. Dès qu’elle supposa que tous les habitants du château étaient enfin plongés dans le plus profond sommeil, elle partit pour son rendez-vous d’amour, enveloppée dans un châle ample et léger. Elle sortit furtivement comme une ombre, disparut bientôt à l’orée du bois, où son voile bleu voltigea un instant entre les arbres couverts de rosée. Mais tous ne dormaient pas dans le château ; le seigneur était assis sur le bord de la fenêtre, épiant la jeune fille qu’il vit s’éloigner comme un fantôme nocturne. Après avoir ceint son épée et saisi son épieu, il se précipita dehors et s’enfonça dans la forêt sur les traces de la vierge. Un fauve assoiffé de sang poursuivait l’agneau aux doux yeux. 03268
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La enamorada trepó sin aliento por la colina y fue a reunirse con su amado al pie de la roca. Allí se abrazaron dulcemente, musitándose deliciosas palabras de amor. En aquel instante dichoso ya no se sentían aquí, en la tierra, sino que sus almas volaban hacia las floridas praderas del cielo. Pasaron así unos instantes hasta que, de pronto, apareció el señor del castillo, quien, ciego de cólera, atravesó por el costado izquierdo el cuerpo de la desprevenida doncella con el acerado venablo, cuya punta asomó por el costado derecho del galán, uniendo así a los enamorados en la muerte. Sus cuerpos cayeron sobre la roca y la sangre de sus heridas fluyó en un único riachuelo por la falda de la colina, enrojeciendo las mejillas de las flores de los brezos. Los amantes, unidos por el lazo de acero, reposaban en silencio sobre un tálamo de piedra, tiernamente abrazados para siempre, mientras sus ojos, refulgentes como cuatro estrellas de oro, miraban fijamente al poderoso señor, el cual, sobrecogido de admiración, no podía apartar los suyos de aquella imagen maravillosa y serena, en las fauces de la muerte. En esto estalló una repentina tormenta: los relámpagos iluminaron el cielo y, al resplandor azul, los ojos de los amantes irradiaban una felicidad sublime, como cuatro antorchas de las estancias celestiales que brillaran en el aire sagrado. Esto miraba el asesino, horrorizado, mientras la cólera del cielo bramaba sobre él y le rodeaba por todas partes. Los bellos y lánguidos ojos de los jóvenes, la sangre que manaba a borbotones, el estruendo de la tormenta, todo, en fin, eran horribles acusaciones contra el alma del señor del castillo. Cuando su corazón negro y frío se conmovió por primera vez, encogido de arrepentimiento, vio que los jóvenes tenían clavados en él sus ojos inocentes y brillantes. Destellaron los rayos, tembló el firmamento y los demonios del terror se cernieron sobre el asesino. Fue entonces, cuando, estremecido por el horror, sintió que una angustia infinita le invadía el alma. Haletante, l’amoureuse gravit la colline et rejoignit son nmi, ici, au pied du rocher gris. Ils s’enlacèrent tendrement, murmurant le suave langage de l’amour, en cet instant béni. Ils n’étaient plus sur cette terre, leurs âmes volaient vers les plaines du ciel émaillées de fleurs. Un court moment s’écoula, et soudain le maître du château surgit ; il transperça le corps de la jeune fille avec son épieu acéré, dont la point ressortit par le flanc du jeune homme ; c’est ainsi qu’il les réunit dans la mort. Leurs corps se renversèrent contre le rocher et leur sang se répandit en un seul ruisseau sur la colline, rougissant les corolles de la bruyère. Unis par le lien d’acier, ils reposaient sur un siège de pierre, muets, mais se tenant toujours tendrement embrassés. Superbes comme quatre étoiles d’or, leurs yeux étincelants regardaient le puissant seigneur qui, saisi d’étonnement, contemplait celte scène merveilleuse et sereine, à l’heure de la mort. Soudain éclata un orage, le ciel s’embrasa et retentit, et dans la lueur bleuâtre, les yeux des amoureux rayonnaient d’un bonheur indicible, comme quatre flambeaux au paradis, tandis que la colère céleste s’acharnait sur le meurtrier et autour de lui. Les beaux regards languissants des jeunes gens, leur sang qui coulait à flots, les grondements de l’orage, tout parlait puissamment à son âme. Il fut ému, ému pour la première fois, quand, le repentir dans son oœur sombre et froid, il vit les yeux radieux de ses victimes fixer sans cesse sur lui le sourire de leur regard. Il fut saisi d’horreur et trembla, lorsque les éclairs flamboyèrent et que l’espace résonna, et de toutes parts les démons de l’épouvante galopèrent vers lui. Une angoisse infinie s’empara de son esprit. 03269
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Contempló de nuevo a los jóvenes, cuyos ojos, aun apagando su brillo, le miraron sonrientes. Entonces se volvió hacia oriente con los brazos cruzados, y así permaneció largo tiempo, callado en la noche sombría. Finalmente, llenándose el pecho de aire, lanzó un prolongado y ronco grito que resonó en la lejanía como un bramido. Luego volvió a quedarse en silencio, aguzando el oído en espera de que el último eco de su alarido se perdiera en el seno de la colina más lejana. Sin apartar la vista del oriente, lanzó' otro grito penetrante, cuyo eco oyó saltar de monte en monte hasta que, por fin, se apagó temblando a lo lejos. Cuando se extinguió la voz lejana, se aplacó la tormenta y se apagaron los ojos luminosos de los amantes; sólo una recia lluvia arrancaba suspiros al bosque. Como si de pronto despertase de un sueño, el señor del castillo desenvainó su espada y, hundiéndola en su pecho, se desplomó a los pies de sus víctimas. El cielo volvió a iluminarse y se oyó un tremendo bramido. Finalmente, un temeroso silencio lo envolvió todo. Il regarda une fois encore les yeux des amoureux qui, avec un éclat faiblissant, lui souriaient toujours. Alors, tourné vers l’Orient, il croisa les bras et demeura longtemps ainsi, silencieux dans la nuit sinistre. Enfin, tout d’un coup, sa poitrine se souleva, et il poussa un long cri qui se répercuta au loin comme un mugissement. Puis il resta de nouveau silencieux, l’oreille tendue, attendant que le dernier écho de sa voix s’assoupisse dans le lointain. Et alors, le regard toujours dirigé vers l’Orient, il lança encore un cri terrible qui vibra longtemps dans l’air et qu’il écouta rebondir de colline en colline. Mais enfin le son tremblant mourut au loin, l’orage s’apaisa et les yeux rayonnants des amoureux s’éteignirent ; seule une lourde pluie faisait soupirer la forêt. Comme soudain tiré d’un songe, le seigneur dégaina son épée, s’en perça la poitrine et s'écroula aux pieds de ses victimes. Le ciel s’éclaira une fois encore et fit entendre un grondement, mais bientôt le silence s’appesantit partout. 03270
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Cuando amaneció, encontraron los cadáveres al pie de la roca gris y los trasladaron para sepultarlos juntos en la misma tumba; desde aquel día, sus imágenes quedaron grabadas en la roca. Allí puede verse a los dos amantes abrazados y, arrodillado a sus plantas, un anciano grave y barbudo. Y cuatro puntos maravillosos, como cuatro estrellas doradas, brillan día y noche en la superficie de la roca, recordando los dulces ojos de los jóvenes. Como cuenta la leyenda, un relámpago trazó esas figuras en la roca durante la tormenta. Y, como en esa imagen, los jóvenes están abrazados tiernamente en las gloriosas alturas, del mismo modo que el anciano señor que yace ahí en el suelo está tendido en un ardiente lecho del infierno. Cada vez que tañen las campanas de la iglesia, el señor del castillo escucha atentamente el eco que resuena en la roca, un eco lúgubre. Sin embargo, un día llegará en que la roca contestará con dulce y alegre voz. Habrá llegado la hora del perdón, de la liberación del culpable. Pero, ay, también estará cerca la hora del fin del mundo. Por eso la gente escucha con temor el eco de la roca cuando tocan las campanas, puesto que, aunque celebrarían la llegada del día de la liberación del hombre, piensan con horror en la hora del Juicio Final. A l’aurore, on trouva les cadavres au pied de la pierre grise ; on les emporta pour les déposer côte à côte dans la tombe. Mais dès ce jour, leiirs images sont gravées sur le rocher. On y voit les deux amoureux enlacés et, au-dessous d’eux, un vieillard sombre et barbu, à genoux. Et quatre taches merveilleuses brillent comme des étoiles d’or à la surface de la pierre, en souvenir des tendres yeux des amants. Un trait de feu, ainsi dit l’histoire, a creusé ces figures dans le rocher pendant cet orage. Comme dans cette image, le jeune homme et sa bien-aimée sont assis heureux dans les hauteurs du ciel ; et de même qu’il gît sur le sol, l’ancien seigneur est étendu sur un lit de tourments dans l’air embrasé. Chaque fois que sonnent les cloches de l’église, il dresse l’oreille et écoute attentivement l’écho que renvoie la pierre ; mais le son est toujours plaintif. Une fois pourtant, le rocher répondra d’une voix merveilleusement douce et gaie, et l’heure de la rédemption et du salut sonnera pour le meurtrier. Mais la fin du monde sera proche aussi. C’est pourquoi les gens écoutent toujours avec une extrême inquiétude l’écho que rend la pierre, quand sonnent les cloches. Ils verraient volontiers poindre le jour de la délivrance du meurtrier, mais ils songent avec terreur à l’heure du jugement dernier. 03271
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Aquí acabó la historia que Aapo contó a sus hermanos en la colina de Sonnimáki. Telle est la légende qu’Aapo raconta à ses frères sur la colline de Sonnimäki. 03272
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Timo.—¡Lo que tendrá que sudar ese viejo!... ¡Hasta el Juicio Final! ¡No quiero ni pensarlo! TIMO: Mutta saapa ukko hikoilla. Aina tuomiopäivään asti! Ohhoo! 03273
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Simeoni.—¡Tú, insensato! Cuídate de que en este momento no suene la trompeta del Juicio. SIMEONI: Sinä tomppeli, katso ettei juuri tällä hetkellä möräise tuomion torvi. 03274
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Eero.—No hay por qué temer el fin del mundo mientras queden paganos sobre la tierra. Y, gracias a Dios, aún hay aquí siete paganos salvajes en el seno de la comunidad cristiana. No hay mal que por bien no venga. Seamos nosotros las columnas del mundo. EERO: Maailman lopusta ei ole yhtään pelkoa niin kauan kuin pakanoita maan päällä löytyy. No Jumala paratkoon! tässähän on seitsemän villittyä pakanaa vallan kristikunnan helmassa. Mutta eihän niin pahaa, ettei siinä aina jotakuta hyvääkin. Olemmehan maailman pylväitä me. 03275
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Juhani.—¿Tú una columna del mundo, pequeñajo? JUHANI: Sinäkö maailman pylväs? Kuustuumainen. 03276
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Simeoni.—Temblarás, Eero, te digo que temblarás como el propio diablo cuando llegue el día del que ahora te burlas. SIMEONI: Vapisetpa, Eero, vapiset kuin perkele, kun lähestyy päivä, jota pilkkaat nyt. 03277
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Timo.—No se burlará, no; yo se lo aseguro. Entonces será el estrépito y la confusión. ¡Huy, huy! Ya ha habido dos alborotos, y el tercero se acerca. Entonces se mostrará la gran señal de la salvación eterna, entonces la tierra se deshará en polvo como un seco zapato de abedul. Entonces, si es verano, los ganados bramarán en las praderas y los cerdos gruñirán asustados en las porquerizas. Pero si esa calamidad llega en invierno, los animales se agitarán gritando en el establo, y en las pocilgas gruñirán los puercos. ¡Menudo revuelo y confusión, hermanos! ¡Huy, huy, huy! Ya ha habido dos convulsiones de este orden, y la tercera está aún por llegar, según decía nuestro tío ciego. TIMO: Sitä ei hän tee, sen takaan minä. Ohhoo! silloinpa on meteliä ja mullerrusta. Kaksi mullerrusta on jo ollut, kolmas on vielä tulematta; ja silloin tapahtuu se suuri autuuden merkki; silloin maailma on menevä tuhaksi ja tomuksi kuin kuiva virsu. Silloinpa karja aholla mörää ja siat kujalla kauheasti vinkuu, jos nimittäin tämä tuho on tapahtuva kesäiseen aikaan, mutta jos se talvella tapahtuu, niin karjapa silloin ometassa teiskaa ja mörää ja läätin pahnoissa sika-parat vinkuu. Silloinpa on melskettä, pojat. Ohhoo! Kaksi mullerrusta on jo ollut, kolmas on vielä tulematta, niinkuin sokea-eno sanoi. 03278
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Simeoni.—Sí, sí, hay que pensar en ese día. SIMEONI: Niin, niin, muistelkaamme tätä päivää. 03279
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Juhani.—¡Callaos ya, hermanos, Dios nos asista! ¡Me estáis metiendo el corazón en un puño! Durmamos ya, ea. JUHANI: Vai'etkaa jo, veljet. Varjele Jumala! käännättehän perin nurinniskoin tässä miehen sydämmen. Nukkukaamme, nukkukaamme! 03280
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Así continuaron hablando, pero pronto fue languideciendo la conversación y el sueño apoderándose sucesivamente de los hermanos. El último que cayó fue Simeoni, quien, recostado en la raíz saliente de un pino, meditaba calladamente en el fin del mundo y en el gran día del Juicio. Sus ojos enrojecidos tenían un brillo acuoso, y un ardor místico encendía sus ásperas mejillas. Finalmente, se fue quedando adormilado hasta que sus ojos se cerraron como los de sus hermanos. La cercana hoguera, que aún mantenía algunas llamas, fue extinguiéndose poco a poco hasta apagarse del todo. Bientôt le sommeil les terrassa l’un après l’autre. Le dernier à s’endormir fut Simeoni ; appuyé contre la racine Baillante d’un pin, il méditait profondément sur la fin du monde et sur le grand jour du jugement. Ses yeux bordés de rouge luisaient d’un éclat humide, et une sombre ardeur animait ses joues rudes. Finalement il s’assoupit lui aussi. Tous reposaient calmement autour du brasier qui jeta des flammes un instant encore, puis languit peu à peu et s'éteignit. 03281
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También se apagó el día, llegaron las sombras del crepúsculo y cayó la noche. El aire era cálido y denso, y el cielo se iluminaba de vez en cuando hacia el nordeste, donde se fraguaba una amenazadora tempestad que, con la rapidez del águila, se precipitó sobre el pueblo lanzando llamas de sus entrañas. El granero de la casa del párroco, donde se acumulaba la paja seca, se incendió, provocando un vivo resplandor. Las campanas rompieron a tocar, la gente empezó a bullir, y de todas partes acudieron corriendo hombres y mujeres al pavoroso incendio. Pero todo fue inútil. Ardía el pajar, envuelto en llamas que daban miedo, y la bóveda celeste se tiñó del color de la sangre. Pero ahora la tempestad se lanzó sobre la colina de Sonnimáki, donde los hermanos reposaban en un profundo sueño, roncando que temblaba la tierra. Pero el tremendo estampido de un trueno les despertó, sobresaltados y llenos de miedo. Sus mentes embotadas se estremecieron de horror, y toda su vida recordarían la sombría historia y las descripciones del fin del mundo en el preciso instante en que las fuerzas de la naturaleza se desataron a su alrededor en aquella tétrica noche iluminada sólo por los fogonazos de los relámpagos de la tormenta y por el horrible resplandor del incendio en el pueblo. Un rayo, seguido de un trueno que estalló con un ruido horrísono, acabó de sacarles del sueño. Los hermanos se levantaron a la vez de un salto, gritando y gimiendo con los pelos de punta como juncos vibrantes, y se quedaron mirándose unos a otros con los ojos dilatados por el terror. Le jour s'obscurcit, le crépuscule devint plus épais et la nuit tomba ; l’air était tiède et étouffant ; le ciel s’embrasait parfois au nord-est où s’amassait un violent orage. Avec la rapidité de l’aigle, il s’approcha du village, lança des flammes et mit le feu à la grange de la cure qui, remplie de paille sèche, flamba bientôt dans une lueur intense. Les cloches commencèrent à sonner, semant l’alarme dans le village ; de tous côtés, les gens se hâtèrent vers l’incendie furieux, hommes et femmes affluèrent, mais en vain. La grange brûlait de manière effrayante, et la voûte du ciel se teignait en rouge sang. L’orage se jeta sur la colline où les frères, plongés dans un profond sommeil, ronflaient à poings fermés. Or, un terrible coup de tonnerre les arracha à leurs rêves, et jamais de leur vie ils ne furent si effrayés. Leurs esprits engourdis furent saisis d’horreur quand la tragique légende, les évocations de la fin du monde assiégèrent leur mémoire au moment où la nature se déchaînait autour d’eux dans la nuit sinistre. La seule lumière dans cette obscurité était celle des éclairs dans les nues et la lueur affreuse de l’incendie qui planait sur le village. Un éclair suivi d’un coup de tonnerre d'une violence inouïe les avait tirés de leur sommeil. Criant et gémissant, ils se levèrent tous d’un seul bond ; les cheveux hérissés comme des roseaux bruissants, les yeux hagards, ils se regardèrent un instant. 03282
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Simeoni.—¡El Día del Juicio! SIMEONI: Le jour du jugement ! 03283
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Juhani.—¿Dónde estamos? ¿Dónde estamos? JUHANI: Où sommes-nous ? Où sommes-nous ? 03284
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Simeoni.—¿Es que nos vamos de este mundo? SIMEONI: Faut-il déjà partir ? 03285
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Juhani.—¡Ampáranos, Señor! JUHANI: Aide-nous ! Grâce 1 03286
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Aapo.—¡Es terrible, es terrible! AAPO: C’est atroce, atroce ! 03287
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Tuomas.—¡Vaya si lo es! TUOMAS: Hirveätä kyllä. 03288
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Timo.—¡Que Dios nos proteja, pobre de nosotros! TIMO: Que Dieu nous protège, pauvres enfants que nous sommes ! 03289
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Simeoni.—¿Oís cómo tocan las campanas? SIMEONI: Voilà les cloches qui sonnent. 03290
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Juhani.—Y el roquedal resuena y baila. ¡Oh, oh! JUHANI: Et le rocher résonne et tremble. Brr ! Ha ! 03291
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Simeoni.—«Las campanas del cielo tocan». SIMEONI: « Les cloches du ciel sonnent ». 03292
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Juhani.—«Las fuerzas me abandonan». JUHANI: « Mes forces m’abandonnent ». 03293
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Simeoni.—¿Es así, entonces, como nos vamos de este mundo? SIMEONI: Est-ce ainsi qu’on doit partir ? 03294
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Juhani.—¡Acude en nuestra ayuda, Dios misericordioso! JUHANI: Aide-nous, miséricorde et grâce I 03295
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Aapo.—¡Oh, qué horror! AAPO: Oh ! quelle horreur ! 03296
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Juhani.—Tuomas, Tuomas, agárrate fuerte a mi chaqueta. JUHANI: Tuomas, tiens-moi ferme par les pans de ma veste. Brrr ! 03297
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Simeoni.—¡Huy, huy! Ahora sí, ahora sí que nos vamos. SIMEONI: Brrr ! On part à présent, on part ! 03298
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Juhani.—¡Tuomas, mi hermano en Cristo! JUHANI: Tuomas, mon frère en Christ ! 03299
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Tuomas.—Aquí estoy, ¿qué quieres? TUOMAS: Je suis ici, que veux-tu ? 03300
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Juhani.—¡Reza! JUHANI: Prie ! 03301
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Tuomas.—Sí, claro, rezar... TUOMAS: Oui, prie toi-même. 03302
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Juhani.—Reza, Timo, si sabes. JUHANI: Prie, Timo, si tu peux. 03303
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Timo.—Procuraré hacerlo. TIMO: Je vais essayer. 03304
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Juhani.—¡Vamos, no pierdas tiempo! JUHANI: Vite. 03305
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Timo.—¡Oh, Dios! ¡Qué tristeza tan grande! ¡Oh, trono de gracia de Belén! TIMO: O Dieu, ô grande affliction, ô trône de grâce de Bethléem I 03306
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Juhani.—¿Qué dices tú, Lauri? JUHANI: Que dis-tu, Lauri ? 03307
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Lauri.—¡No se me ocurre nada en esta situación tan espantosa! LAURI: Je ne sais trop que dire dans cette détresse. 03308
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Juhani.—¡Ay, qué desgracia, qué infinita desgracia! Pero creo que todavía no estamos cerca del fin. JUHANI: Kurjuus, ääretön kurjuus! Mais je crois pourtant que la fin n’est pas encore tout à fait là. 03309
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Simeoni.—¡Si al menos se nos concediera un día de plazo! SIMEONI: Oh ! si on nous donnait encore un seul jour de répit ! 03310
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Juhani.—Más bien, una semana, una preciosa semana. ¿Pero qué decir de esos terribles resplandores y de ese confuso sonido de campanas? JUHANI: Ou une semaine, une précieuse semaine. Mais que penser de ces lueurs terribles et de ces confuses sonneries de cloches ? 03311
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Aapo.—Hay un incendio en el pueblo, queridos. AAPO: Il y a un incendie dans le village, chers amis. 03312
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Juhani.—Tienes razón, Aapo, y por eso las campanas tocan a rebato. JUHANI: Tu as raison, Aapo, et on sonne le tocsin. 03313
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Eero.—Está ardiendo el pajar de la casa del párroco. EERO: C’est la grange de la cure qui flambe. 03314
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Juhani.—¡Maldito lo que importa que ardan mil pajares mientras quede esta tierra podrida y sobre ella sus siete hijos pecadores! ¡Que Dios nos tenga de su mano! Tengo todo el cuerpo bañado en sudor frío. JUHANI: Qu’il en brûle un millier, pourvu que celle misérable terre subsiste, avec nous, ses sept coupables enfants. Que Dieu nous aide ! Mon corps baigne dans des flots de sueur froide. 03315
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Timo.—También a mí me tiemblan los calzones. TIMO: Ma foi, ça ne s’est pas passé sans que j’aie tremblé dans mon pantalon. 03316
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Juhani.—¡Qué momento único en el mundo! JUHANI: Voilà un moment comme on n’en a pas encore vu. 03317
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Simeoni.—Así es como nos castiga Dios por nuestros pecados. SIMEONI: C’est ainsi que Dieu nous punit de nos péchés. 03318
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Juhani.—Es verdad. ¿Por qué cantaríamos aquella maliciosa canción sobre el Regimiento de Rajamáki? JUHANI: C’est vrai. Pourquoi avons-nous entonné cette sale chanson sur le Régiment ? 03319
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Simeoni.—Cantasteis desvergonzadamente contra Mikko y Kaisa. SIMEONI: Vous avez impudemment injurié Mikko et Kaisa. 03320
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Juhani.—No hace falta que lo digas. Pero que Dios los bendiga y nos bendiga a todos, a todos, incluso al chantre. JUHANI: Et comment ! Mais que Dieu les bénisse, qu’il nous bénisse tous, même le chantre. 03321
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Simeoni.—Esa plegaria será grata al Cielo. SIMEONI: Cette prière sera agréable au Ciel. 03322
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Juhani.—¡Vayámonos ya de este lugar maldito! Allá abajo arde el infierno como un horno de maldición, y desde el roquedal los ojos nos lanzan miradas de indignación, y sabed que con toda justicia. El relato que hizo Aapo sobre esos ojos de gato es lo que nos da calambres en el espinazo. Larguémonos ya y que nadie olvide su bolsa y su cartilla. Vámonos, hermanos; vamos a Tammisto, a casa de Kyösti, si Dios nos guía, y mañana volveremos a casa, si aún seguimos vivos. ¡Andando! JUHANI: Déguerpissons de cette place maudite. Là-bas, l’incendie luit comme le four de la perdition, et ici, sur le flanc du rocher, les yeux nous jettent des regards navrés. Vous savez, c’est le récit d’Aapo sur ces yeux de chat qui nous a fait courir des frissons dans l’échine. Démarrons à présent, et que personne n’oublie son sac et son abécédaire. Filons, frères, allons à Tammisto chez Kyösti, avec l’aide de Dieu, et demain on rentrera à la maison, si on est en vie. Partons ! 03323
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Lauri.—Pero nos va a caer un chaparrón encima y nos mojaremos como ratas. LAURI: Mais on va recevoir une formidable averse sur le dos, et on sera trempés comme des rats. 03324
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Juhani.—¡Deja que nos calemos, deja! Al menos habremos sido gratos a los ojos del Señor. ¡Adelante! JUHANI: Laisse pleuvoir, laisse pleuvoir. On a encore trouvé grâce. En route ! 03325
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Emprendieron la marcha en fila y, al llegar al camino de arena, dirigieron sus pasos a la granja de Tammisto. Bajo los destellos de los relámpagos y el rugido de los truenos, que resonaban en todo el cielo, fueron andando hasta que descargó un verdadero diluvio. Entonces emprendieron una veloz carrera y llegaron al «abeto de Kulomáki», célebre por su altura y frondosidad, y que, alzándose al borde del camino, servía de refugio a muchos caminantes sorprendidos por la lluvia. Los hermanos se apiñaron alrededor del tronco mientras el aguacero rebotaba en el gigantesco árbol, y cuando escampó, reanudaron la marcha. Las fuerzas de la naturaleza se aplacaron, cesó el viento, se disiparon las nubes, y una luna pálida surgió sobre la bóveda del bosque. Los hermanos, sin prisa y ya calmados, chapotearon por el camino encharcado. Ils partirent, marchant rapidement l’un derrière l’autre, atteignirent bientôt le chemin sablonneux et dirigèrent leur course vers la ferme de Tammisto. A la lueur des éclairs et sous les grondements du tonnerre qui roulaient en tous sens dans le ciel, ils avancèrent un moment, jusqu’à ce qu'une pluie battante commençât de les arroser. Ils prirent alors leurs jambes à leur cou et gagnèrent le sapin de Kulomäki, célèbre pour sa taille et sa frondaison, qui se dressait au bord de la route et offrait un abri aux passants surpris par la pluie. Ils s’installèrent autour du tronc, pendant que l'averse crépitait sur l’arbre imposant ; mais quand le ciel s’éclaircit, ils se remirent en route. Les éléments se calmèrent, le vent tomba, les nuages se dissipèrent et la lune blafarde se leva derrière l’écran de la forêt. Sans hâte ni souci, les frères avançaient sur la route détrempée. 03326
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Tuomas.—Cuántas veces me he preguntado de dónde puede venir la tormenta y qué serán esos relámpagos y esas resonancias. TUOMAS: Je me suis souvent demandé d’où peut bien venir l’orage et ce qu’il est, avec ses éclairs et ses roulements. 03327
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Aapo.—Nuestro tío ciego decía que todo ese estruendo se produce en el cielo cuando la arena seca, arrastrada por los torbellinos, se cuela entre las masas de nubes. AAPO: Notre oncle disait que tout ce vacarme se produit dans le ciel lorsque du sable sec est emporté dans l’air par les tourbillons du vent et se glisse entre les paquets de nuages. 03328
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Tuomas.—Será así, tal vez. TUOMAS: Qui peut le savoir ? 03329
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Juhani.—Pero las mentes de los niños imaginan cada cosa... ¿Qué diréis que pensaba yo de la tormenta cuando aún era pequeño y me vestían con faldillas? ¡Qué rico! Pues pensaba que era Dios, que se paseaba en carroza por los caminos del cielo, con gran estrépito, y que saltaban chispas de las piedras del camino y de los aros de hierro de su carruaje. Ahora me río al pensarlo. Y es que un niño piensa como un niño. JUHANI: Une tête d’enfant a ses idées. Combien de fois n’ai-je pas songé à l’orage, moi, quand je portais encore des robes. C’est Dieu, disais-je, qui se promène en voiture sur les routes du ciel, à grand bruit, et des étincelles jaillissent des pierres du chemin et des jantes en fer des roues de son char. Hi, hi ! un enfant a un esprit d’enfant. 03330
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Timo.— jPues anda que yo! Cuando era un mocoso que no abultaba ni tanto asì y correteaba por el camino en camiseta mientras crujia la tempestad, mis ideas eran más o menos las mismas. Es Dios que labra sus campos, me deria, y descarga su látigo, fuerte corno la verga de un toro, sobre las anchas ancas de su hermoso caballo, y los golpes resplandecen como cuando salen chispas del lomo de una yegua cuando se la f rota. iQué cosas! TIMO: Et moi, j’avais aussi à peu près les mêmes idées quand j’étais un petit morveux gros comme le pouce du diable et que, couvert d’un bout de chemise, je trottinais par les chemins pendant qu’un orage grondait. C’est Dieu qui laboure ses champs, que je me disais, il laboure en allongeant de bonnes claques avec son fouet sur la croupe de son beau cheval qui jette des éclairs sous les coups, comme on voit'des étincelles sortir des flancs d’un bidet lorsqu’on le frotte. En voilà une idée ! 03331
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Simeoni.—Cuando yo era nino pensaba, y todavia lo pienso ahora, no creais, que el relampago y el trueno del cielo significan que Dios se siente ofendido por los pecados de la tierra; porque grandes son los pecados de los hombres, innumerables corno los granos de arena del mar. SIMEONI: Moi, je pensais quand j’étais petit et je pense encore que l’éclair et le tonnerre du ciel nous annoncent que Dieu est fâché contre les pécheurs sur la terre ; car les péchés des hommes sont grands, innombrables comme les grains de sable dans la mer. 03332
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Juhani.—No hay que negar que aqui en la tierra se cometen pecados, está es la verdad, pero hay veces que se purgan bien. Acuérdate, hijo mio, de nuestro viaje a la escuela y de lo mucho que nos hicieron sufrir. El chantre nos hincó sus garras y nos sacudió como un hakon sacude a su presa. Sólo de pensarlo me rechinan los dientes. JUHANI: C’est vrai qu’on commet des tas de péchés ici-bas, on ne peut le nier ; mais le pécheur rôtit déjà sur le gril dans ce bas monde. Souviens-toi de notre voyage à l’école, mon garçon, et de tout ce qu’on nous a fait subir. Le chantre nous a tiraillés et griffés comme un faucon ; je le sens encore et grince des dents. 03333
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Pero el camino se iba acortando en la noche y, cuando quisieron darse cuenta, estaban en la granja de Tammisto, donde entraron muy circunspectos. Kyösti, un hombretón fuerte como un roble, era el ùnico hijo de la granja, que preferìa vivir aislado y arreglàrselas por su cuenta, sin preocuparse de ser el amo. Tiempo a trás habia mangoneado de pueblo en pueblo como un poseso, predicando y sermoneando, perdida la chaveta por sus continuas meditaciones sobre cuestiones tocantes a la fe, segun decian. Cuando por fin volvió a sus cabales, fue otra vez el que habìa sido, pero ya no se le vio reir. Y lo extraordinario del caso es que, desde entonces, los hermanos de Jukola, a quienes antes apenas conoria, se convirtieron en sus mejores amigos. En casa de este hombre entraron los hermanos buscando un refugio donde pasar la noche. Mais leur course nocturne touchait à sa fin, ils arrivaient h la ferme de Tammisto où ils pénétrèrent gravement. Kyüsti leur prépara d’excellents lits. Ce Kyösti, un gaillard solide comme un chêne, était le seul enfant de la ferme, mais il ne se souciait nullement de revêtir la dignité de patron, préférant vivre isolé et pour lui-même. Un temps, il avait parcouru les villages comme un possédé, prêchant cl. criant ; c’était, disait-on, ses méditations sur les choses de la foi qui l’avaient mis dans cet état. Lorsque sa raison «'éclaircit enfin, il redevint ce qu’il était auparavant, mais Il ne rit plus jamais. Et il se passa alors ceci d’extraordinaire qu’il choisit dès ce moment comme ses meilleurs muis les frères de Jukola qu’il avait à peine connus jadis. C’est chez cet homme que les frères entraient maintenant, cil quête d’un gîte pour la nuit. 03334
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Capítulo 04 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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Al dia siguiente, los hermanos volvieron en fila india a su casa en un estado deplorable, con las ropas hechas jirones y la cara llena de moratones y de cortes. Juhani, que encabezaba la fila, tenia el ojo izquierdo medio cerrado; Aapo tenia los labios hinchados, un gran chichón adornaba la frente de Timo, y Simeoni se arrastraba cojeando detràs de los demás. Todos llegaban más o menos senalados, uno cenida la frente con una tela de saco, y el que no, con las heridas vendadas con jirones de la camisa. De està guisa regresaban a casa tras su expedición a la escuela. Los perros de la granja, Killi y Kiiski, salieron a recibirles brincando y meneando la cola; pero los hermanos no tenìan animos para corresponder a las carantonas de los fieles guardianes. Le lendemain, les frères regagnèrent leur bercail à la queue leu leu. Mais leur aspect était lamentable ; leurs habits étaient déchirés de façon affreuse, leurs visages marbrés de bleus et de plaies. Juhani, qui s’avançait en tête, avait l’oeil gauche presque fermé, les lèvres d’Aapo étaient toutes gonflées, une grosse bosse ornait le front de Timo, et Simeoni trottait en clopinant derrière les autres. Leurs têtes avaient été vilainement étrillées, et l’un d’eux avait enroulé autour de son front un bissac vide, un autre avait pansé ses blessures avec des bandes déchirées de sa blouse. C’est dans cet état qu’ils revenaient de leur expédition à l’école. Leurs chiens bondirent à leur rencontre, en agitant joyeusement la queue. Mais les frères n’avaient guère la force de rendre ces caresses à leurs fidèles gardiens. 04001
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Pero, ¿quién habia dejado tan maltrechos a los hermanos? ¡Quién habia maltratado asi a los fuertes hijos de Jukola? ¡Quién hubo de ser sino los mozos de Toukola, ansiosos de venganza! Sabiendo éstos que sus enemigos pasaban la noche en Tammisto, se juntaron, en nùmero de veinte hombres, en una belicosa pandilla, escondiéndose al acecho tras los arbustos que flanqueaban el camino. Alli, armados con fuertes estacas, aguardaron largo rato dormitando y, al aproximarse los escolares, cayeron sobre ellos desde ambos lados del camino. Se armo, pues, la gran reyerta, durante la cual llovió sobre los hermanos un diluvio de porrazos. Pero los mozos de Toukola también recibieron lo suyo, y más de uno se tambaleó bajo los formidables puños de los hermanos. A dos de los mozos, Eenokki de Kuninkala y Aapeli de Kissala, tuvieron que llevárselos a sus casas sin sentido. La brecha abierta en la cabeza de Aapeli brillaba desde la nuca a la frente como el fondo de un plato de estaño, por obra y gracia de los puños de Juhani. Qui donc les avait si mal arrangés ? Qui avait pu accabler ainsi les robustes frères de Jukola ? C’était la vengeance des garçons de Toukola. Ayant appris que leurs ennemis séjournaient à Tammisto, ils formèrent une bande forte de vingt hommes et se postèrent aux aguets dans les buissons qui bordaient la route. Ils y attendirent longtemps en sommeillant, munis de bâtons solides. Et quand les écoliers s’approchèrent, les conjurés se ruèrent sur eux avec impétuosité, s’élancèrent des deux côtés du chemin, et une terrible bagarre s’engagea, dans laquelle les frères écopèrent force horions. Mais les jeunes gens de Toukola ne se retirèrent pas non plus indemnes de la lutte, plus d’un éprouva du vertige sous les lourds coups de poings des frères. Deux furent rapportés évanouis chez eux : Eenokki de Kuninkala et Aapeli de Kissala. Le crâne de ce dernier luisait de la nuque au front comme le fond d’un plat en étain : la main de Juhani avait exécuté ce brutal défrichement. 04002
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Finalmente, agotados y maltrechos, los hermanos se sentaron en la espaciosa sala de la granja. Terriblement fatigués, les frères sont assis dans la chambre spacieuse de leur ferme. 04003
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Juhani.—¿A quién le toca hoy calentar la sauna? JUHANI: A qui est-ce le tour de chauffer l’étuve [Maisonnette pour les bains rie vapeur. Après avoir chauffé un fourneau chargé de pierres, les baigneurs s'installent sur une estrade et jettent de l'eau sur le fourneau ; il s’en dégage une vapeur tres chaude. Pour activer la transpiration, ils se frappent avec dos faisceaux de branches de bouleau. Les Finnois vont encore souvent à l’étuve, au moins une fois par semaine, dans les campagnes surtout.] 04004
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Timo.—A mí. TIMO: A moi. 04005
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Juhani.—Pues ya estás calentándola hasta que crepiten las piedras del hornillo, anda. JUHANI: Chauffe-la à faire craquer le fourneau. 04006
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Timo.—Voy a encargarme de ello. TIMO: On fera son possible. 04007
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Juhani.—Y pon todos tus sentidos, porque nuestras heridas necesitan vapor abundante. Y tú, Eero, acércate a casa de Routio por un cuartillo de aguardiente, que le pagaremos con el mejor tronco de nuestros bosques. ¡Vamos, un cuartillo de aguardiente! JUHANI: Fais-le comme il faut, car nos blessures ont besoin de vapeur, en vérité. Et toi, Eero, va chez Routio chercher un pot d’eau-de-vie, 011 lui donnera en paiement le plus beau tronc de nos forêts. Un pot d'eau-de-vie ! 04008
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Simeoni.—Oye, tú, ¿no será demasiado? SIMEONI: C’est peut-être trop ? 04009
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Juhani.—Apenas bastará para dar frotes a siete tíos. ¡Tenemos tantas heridas como estrellas hay en el cielo, bien lo sabe Dios! Este ojo me quema y me escuece que da pena, pero más aún me escuece la bilis y me quema el corazón dentro del pecho. Sin embargo, no hay por qué quejarse. ¡Jussi de Jukola aún está vivito y coleando! JUHANI: Ça suffira à peine pour frictionner sept hommes. On a — Dieu le sait ! — autant de blessures qu’il y a d’étoiles au ciel. Ça me brûle et me démange terriblement dans l’œil, mais plus terriblement encore dans ma rate et dans ma poitrine. Mais tout de même, Jussi de Jukola n’est pas encore mort! 04010
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Llegó la noche, una triste noche de septiembre. Eero volvió de la casa de Routio con el aguardiente, y Timo declaró que la sauna estaba lista, lo cual calmó en parte la irritación de los hermanos. Fueron a tomar la sauna; Timo arrojó agua a las piedras hasta que crujieron estrepitosamente, mientras una nube de vapor cálido giraba dentro del recinto. Todos agitaron con energía los hacecillos de ramas de abedul, hojosas y blandas, y se lavaron y curaron las heridas. Desde lejos se oía el golpeteo de las ramas sobre los cuerpos en la sauna. Le soir vint, un triste soir de septembre ; Eero rentra de chez Routio avec l’eau-de-vie et Timo annonça que le bain était prêt. Cette nouvelle adoucit un peu l'irritation des frères. Ils allèrent se baigner ; Timo jeta l’eau sur les pierres noircies du fourneau qui craquèrent violemment, et la vapeur brûlante se répandit comme un nuage dans l’éluve. Chacun mania de toutes ses forces son paquet de rameaux feuillus et tendres ; ils se lavèrent et pansèrent leurs blessures, et l’on entendait de loin le battement rapide des faisceaux dans la maisonnette. 04011
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Juhani.—Menuda polka turca están recibiendo nuestras heridas. No existe remedio mejor que un baño de vapor para el cuerpo y el alma enfermos. Pero el ojo me escuece a más no poder. ¡Peor para ti! ¡Cuanto más escuezas y piques, más calor te pondré! ¿Cómo van tus morros, Aapo? JUHANI: Saavatpa nyt haavamme sen turkin-polskan. Saunanlöyly, sehän sairaan ruumiin ja sielun paras lääke täällä. Mutta kirveleepä silmä kuin peeveli! No kirvele ja karvele, sitä tuimemmin annan sinulle kuumuutta niskaan. Kuinka on turpas laita, Aapo? 04012
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Aapo.—Deshinchándose poco a poco. AAPO: Sulaapa tuo vähitellen. 04013
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Juhani.—Dales fuerte, como el buhonero ruso zurra a su jaca, y verás qué pronto se ablandan. Más vapor, Timo, ya que te toca servirnos esta noche... ¡Así, hijo mío, así! ¡Venga, dale más! ¡Huy, qué calor, qué calor! ¡Así, así, mi hermanito burlón! JUHANI: Hutkiele ja nuiji sitä kuin Ryssä koniansa, niin kyllähän pehmiää. Mutta uutta löylyä, Timo, koska on virkas tänä iltana meitä palvella.--Kas niin, poikaseni! Annappas tulla vaan. Onpas siellä kuumaa, onpas siellä kuumaa! Sillä lailla, sinä vekama-veljeni! 04014
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Lauri.—Se siente el calor hasta en las uñas. LAURI: Ottaa kynsiin. 04015
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Juhani.—¡Que las uñas también reciban lo suyo! JUHANI: Saakootpa kynnet kyytinsä myös. 04016
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Aapo.—Deja ya de echar agua o tendremos que salir de aquí pitando. AAPO: Herkene jo heittämästä, poika; onpa muutoin tiemme täältä ulos joka miehen. 04017
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Eero.—Animémosle un poco más y pronto estaremos carbonizados. EERO: Kiittäkäämme häntä vähän vielä, ja olemmepa kartena pian. 04018
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Juhani.—Para ya, Timo, no eches más agua. ¡Por el diablo, no eches más! JUHANI: Olkoon jo kylliksi, Timo. Äläppäs heitä enään. Älä helvetissä heitä enään!--Lähdetkö alas, Simeoni? 04019
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Simeoni.—¡Sí, ya bajo, desgraciado! ¡Ah, si supierais por qué! SIMEONI: Lähdenpä minä poloinen poika. Ja ah, jos tietäisitte miksi! 04020
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Juhani.—Dínoslo. JUHANI: Sanoppas. 04021
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Simeoni.—Hombre, piensa en el fuego eterno y reza noche y día. SIMEONI: Muistele, ihminen, kadotuksen pätsiä ja rukoile yöt ja päivät. 04022
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Juhani.—¡Vaya idiotez! Dale al cuerpo lo que te pide, porque cuanto más caliente está el vapor, más eficaz es la cura; bien lo sabes. JUHANI: Mitä hulluja! Salli ruumiis saada jos se niin tahtoo; sillä jota kuumempi löyly, sitä parempi sen parantava vaikutus ja voima. Kylläs sen tiedät. 04023
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Simeoni.—¿De quién es esta agua caliente del cubo que está junto al horno? SIMEONI: Kenen tämä lämmin vesi tässä ämpärissä kiukaan juurella? 04024
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Juhani.—«Mía es la casa, Colasa». No la toques. JUHANI: Se on minun, sanoi seppä tupaansa. Älä koske siihen. 04025
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Simeoni.—Sólo cogeré cuatro gotas. SIMEONI: Otanpa siitä pienen lirauksen. 04026
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Juhani.—Guárdate de cogerla como del mismo diablo. ¿Por qué no has calentado agua para ti, eh? JUHANI: Älä, veikkonen veli-kulta, muutoin on paha. Miksi et lämmittänyt itsellesi? 04027
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Tuomas.—¿Por qué te enfadas por nada? Anda, Simeoni, cógela de mi cubo. TUOMAS: Mitä tuossa turhia ärhentelet? Otahan minun sangostani, Simeoni. 04028
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Timo.—O del mío, que está ahí debajo de las gradas. TIMO: Taikka minun, tuossa parven rappusen alla. 04029
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Juhani.—Bueno, ya puedes coger también de mi cubo, pero deja al menos la mitad. JUHANI: Ota sitten vaikka minunkin ämpäristäni, mutta jätäppäs ainakin puolet jäljelle. 04030
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Lauri.—Eero, no hagas el bestia, si no quieres rodar de cabeza por los escalones. LAURI: Eero! Sinä riivattu, katso etten viskaise sinua parvelta alas. 04031
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Aapo.—Eh, vosotros dos, ¿qué estáis haciendo en ese rincón? AAPO: Mitä konsteja ja koukkuja on teillä siellä nurkassa, te kaksi? 04032
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Juhani.—¿A qué viene tanto ruido, si puede saberse? JUHANI: Mitä närinää siellä? Häh? 04033
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Lauri.—Me está soplando en la espalda. LAURI: Toista selkään puhaltelee. 04034
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Aapo.—Estáte quietecito, Eero. AAPO: Siivosti vaan, Eero! 04035
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Juhani.—¿Será quisquilla? JUHANI: Heh, vihakiiski. 04036
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Simeoni.—¡Ay, Eero, Eero! ¿Es que ni el calor del vapor te hace pensar en el infierno? ¡Acuérdate de Juho de Hemmola, acuérdate de él! SIMEONI: Eero, Eero, eikö löylyn mojova kuumuuskaan tuo mieleesi helvetin tulta. Muistele Hemmolan Juhoa, muistele Hemmolan Juhoa! 04037
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Juhani.—En su lecho de dolor vio el lago de fuego, del que se salvó gracias a que, como le dijeron, se había acordado del infierno siempre que estaba en las gradas de la sauna. Pero... ¿es la luz de la mañana la que entra por esa rendija? JUHANI: Hänpä tautivuoteellansa näki sen tulisen järven, josta hän kerran vielä pelastettiin, ja siitä syystä, niinkuin hänelle sanottiin, että hän aina saunanparvella oli muistellut helvettiä.--Mutta päivänkö valo tuolta kiiltää läpi nurkan? 04038
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Lauri.—La brillante luz de la mañana. LAURI: Kirkkaan päivän. 04039
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Juhani.—¡Pues sí que estamos buenos! Nuestra sauna está ya que se cae de vieja. Lo primero que pienso hacer cuando mande es construir otra nueva. JUHANI: O peto! sauna veisaa viimeistä värssyänsä. Sentähden olkoon isännyyteni ensimmäinen pyrkimys uusi sauna. 04040
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Aapo.—La verdad es que sí, que nos hace falta una nueva. AAPO: Uusihan tässä kyllä tarvitaan. 04041
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Juhani.—Y que lo digas. Necesitamos una resistente y nueva. Una granja sin sauna no vale nada; es imprescindible para bañarse y para los partos del ama y de las mujeres de los criados. Y es que una granja, si se precia de tal, necesita una sauna que eche humo, un perro que ladre, un gallo que cante y un gato que maúlle. Así pues, mucho trabajo y muchos quebrantos le esperan al que se haga cargo de nuestra finca. Oye, Timo, necesitaríamos más vapor aún. JUHANI: Uusi, uusi ilman kieltoa. Saunaton talo ei käy laatuun sekä kylpemisen että emännän ja muonamiesten muijien lasten-saamisen tähden. Niin, ryöhäävä sauna, haukkuva halli, kiekuva kukko ja naukuva kissa, nehän oivan talon tunnusmerkkejä ovat. Niin, onpa sillä tekemistä ja puuhaa, joka meidän talon vastaanottaa.--Tarvittaisiinpa hieman taasen löylyä, Timo. 04042
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Timo.—Lo habrá. TIMO: Saaman pitää. 04043
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Simeoni.—Pero no olvidemos que es noche de sábado. SIMEONI: Mutta muistelkaamme, että on lauvantai-ilta. 04044
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Juhani.—Y mucho ojo, no vaya a ser que nuestros pellejos cuelguen pronto de una barra, como el de aquella criada. Fue algo que da un susto al miedo. JUHANI: Ja katselkaamme ettei riipu nahkamme pian orressa kuin entisen piian. Hirvittävä tapaus! 04045
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Simeoni.—Sí, hombre, aquella muchacha que nunca iba a la sauna con las demás, y que aprovechaba cuando toda la gente estaba durmiendo, y que un día se entretuvo allí más que de costumbre. Entonces fueron a ver, ¿y qué es lo que encontraron? Sólo su piel en una barra. La habían despellejado con manos expertas: sólo quedaban los cabellos, los ojos, las orejas, la boca, y también las uñas. SIMEONI: Tyttöhän ei koskaan ehtinyt saunaan toisten seurassa, vaan kuhkaili ja kahkaili siellä muiden jo maatessa. Mutta eräänä lauvantai-iltana viipyi hän tavallista kauemmin. Käytiinpä häntä etsimään; mutta mitä löyttiin hänestä? Ainoastaan nahka orressa. Ja oikeinpa mestarin tavalla oli tämä nahka nyljetty, olivatpa siinä hiukset, silmät, korvat, suu ja vielä kynnetkin jäljellä. 04046
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Juhani.—Pues que esa historia nos sirva de... ¡Mirad, mirad con qué ansia absorbe mi espalda el vapor! Como si no hubiera probado las ramas de abedul después de Año Nuevo. JUHANI: Olkoon se tapaus meille... Kas, kas, kuinka vihaisesti tuo selkäni ottaa löylyä! Niinkuin et olis saanut maistaa vihtaa sitten uuttavuotta. 04047
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Lauri.—Pero, ¿quién despellejó a la criada? LAURI: Mutta kuka oli hänen nylkenyt? 04048
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Timo.—¿Y tú preguntas quién? TIMO: Kuka; kysy sitä. Kukas muu kuin se... 04049
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Juhani.—El diablo en persona. JUHANI: Pää-ukko. 04050
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Timo.—El que anda al acecho como león rugiente. ¡Oh, terrible caso! TIMO: Niin. Hän, joka käy ympäri kuin kiljuva peura.--Kauhea tapaus! 04051
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Juhani.—Timo, alcánzame la camisa, allí, sobre la barra. JUHANI: Pistäppäs, Timo-poika, tuo paitani tuolta orrelta kouraani. 04052
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Timo.—¿Cuál, ésta? TIMO: Ja tämäkö? 04053
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Juhani.—¡No! ¿Cómo te atreves a ofrecer a un hombre la camiseta de Eero? Ésa, la que está en medio. JUHANI: Noh! Eeron tilkkusta hän tarjoo tässä miehelle. Voi sinua!--Tuo keskimmäinen tuossa. 04054
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Timo.—¿Ésta? TIMO: Ja tämäkö? 04055
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Juhani.—Sí, ésa. ¡Ésta sí que es una camiseta de hombre! Gracias... ¡Un caso terrible, ya lo creo! Me refiero a lo que estábamos hablando antes. No hay que olvidar que «lo mejor de la fiesta es la víspera». Y ahora vamos a lavarnos para estar tan limpios como si saliéramos de las hábiles manos de la partera, y luego volveremos a la casa con la camisa bajo el brazo, para que nuestros cuerpos calientes se refresquen al aire. Me parece que mi apreciado ojo va curándose. JUHANI: Siinähän aikamiehen mekko. Tattis vaan.--Kauhea tapaus, sanon minäkin, mentyäni vielä äskeiseen. Mutta olkoon se meille muistimeksi, että »aatosta juhla korkein».--Nyt peskäämme itsemme puhtaiksi kuin olisimme lähteneet napamuijan nopsista kourista; ja sitten tupaan paita kainalossa, ja tulehtunut ruumis saakoon niskaansa oikein raikasta ilmaa.--Mutta luulenpa, tuo silmä-kulta kuultelee hieman. 04056
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Simeoni.—Pues lo que es mi pie, lejos de curarse, me duele y me atormenta como si estuviese metido en ceniza caliente. ¿Qué voy a hacer con este pie, desgraciado de mí? SIMEONI: Mutta eipä kuultele tuo jalkani, vaan särkee ja mojoo kuin kiehuvassa mujussa. Mihin joudun sen kanssa, minä kurja? 04057
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Eero.—Cuando estemos en casa, vete a dormir tranquilamente y pídele al cielo un ungüento que te cure. Luego dale gracias a tu Creador por haber evitado que «tu pie tropiece contra una piedra», como dice la oración que rezamos cuando vamos a acostarnos. EERO: Pane koreasti ma'ata tultuamme tupaan ja rukoile jalkain voidetta, ja sitten kiitä Luojaas, joka sinun tänäpänä varjeli »ettet ole jalkaas kivehen loukannut», niinkuin luemme ehtoorukouksessa. 04058
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Simeoni.—Ni caso. Me entra por un oído y me sale por otro. SIMEONI: Minä en kuule sinua, minä en kuule. 04059
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Eero.—Pues pide también un remedio para los oídos. Pero, venga, muévete, o el diablo se apoderará de ti aquí mismo. EERO: Rukoile sitten korvarasvaa myös. Mutta astuppas jo liikkeille, jäätpä muutoin tänne peijakkaan saaliiksi. 04060
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Simeoni.—Mis oídos, quiero decir los oídos espirituales, son sordos para ti. ¡A ver si te enteras, tío! SIMEONI: Korvani ovat sinua kohtaan ummessa, ummessa hengellisellä tavalla. Ymmärrä, ihminen! 04061
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Eero.—Sal de ahí si no quieres que tu piel cuelgue pronto de una barra, y esto en el sentido material. EERO: Tule nyt, onpa muutoin pian nahkasi orressa, ja oikein ruumiillisella tavalla. 04062
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Desnudos y recalentados, se encaminaron de la sauna a la casa, y sus cuerpos curtidos brillaban como la corteza de abedul requemada por el sol. Cuando estuvieron dentro, se sentaron para descansar un poco, mientras el sudor goteaba por su piel. Luego se vistieron sin prisa. Juhani se puso entonces a preparar un brebaje para curar las heridas de todos los hermanos, para lo cual puso al fuego un viejo caldero de hierro en el que echó un jarro de aguardiente, dos cuartos de pólvora, un cuarto de polvo de azufre, y otro tanto de sales. Cuando la mezcla hubo hervido cerca de una hora, la retiró del fuego y la dejó enfriar; el ungüento, pastoso y negro como la pez, se hallaba dispuesto. Los hermanos ungieron con él las heridas, poniendo especial cuidado en las de la cabeza, y las recubrieron luego con una capa de alquitrán. Permanecieron un buen rato con los dientes apretados y la cara contraída en una mueca de dolor: tal era el efecto que la enérgica pócima producía en las heridas. Luego, Simeoni fue a preparar la cena, colocando sobre la mesa siete panes redondos, un trozo de carne de buey y una fuente de nabos. Pero aquella noche no tenían el mismo apetito que de costumbre, por lo que pronto se levantaron de la mesa, se desnudaron y se fueron a acostar. Nus et échauffés, ils se rendirent de l’étuve à la maison ; et leurs corps brunis luisaient comme l’écorce de bouleau brûlée par le soleil. Une fois entrés, ils s’assirent un moment pour se reposer, et la sueur ruisselait sur eux ; puis ils s’habillèrent lentement. Juhani se mit alors à préparer un remède pour panser les blessures de toute la bande. Il plaça sur le feu un vieux poêlon en fer, y versa un pot d’eau-de-vie et y mélangea deux mesures de poudre, une de fleur de soufre et la même quantité de sel. Quand cette mixture eut bouilli une heure environ, il la retira du feu et la laissa refroidir ; l’onguent, pâteux et noir comme la poix, était prêt. Ils en oignirent leurs plaies, surtout celles de la tête, et étendirent par-dessus du goudron frais et brun. Ils serrèrent violemment les dents et leurs visages devinrent affreusement sombres : tellement ce remède énergique brûlait les blessures. Simeoni s’occupa du repas, posa sur la table sept pains en couronne, un gîte de bœuf séché et un grand plat de raves. Mais ce soir-là, ils ne firent guère honneur à la nourriture ; s’étant vite levés de table, ils se déshabillèrent et s’étendirent sur leurs lits. 04063
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La noche era oscura, silenciosa y tranquila. Pero, de pronto, los alrededores de Jukola se iluminaron. ¡La sauna estaba ardiendo! Timo había calentado tanto las piedras grises del horno que la pared empezó a calcinarse hasta que, finalmente, salió ardiendo. Y así, en la más prodigiosa paz, la caseta fue convirtiéndose en cenizas sin que nadie lo advirtiera. Al amanecer, de la sauna de Jukola no quedaban más que unos cuantos tizones candentes y los restos abrasados del horño. Por fin, hacia el mediodía, se despertaron los hermanos, se levantaron en bastante mejor estado que se habían acostado, se vistieron y se sentaron a dar buena cuenta del almuerzo, que esta vez encontraron suculento. Estuvieron largo rato come que te come, sin pronunciar palabra, hasta que acabaron hablando de la inesperada refriega que tuvo lugar en el camino, entre Tammisto y Toukola. La nuit était obscure, et partout régnaient le silence et le calme. Mais soudain, les environs de Jukola s’illuminèrent : l’étuve avait pris feu. Timo avait tellement chauffé le fourneau gris, que la paroi avait commencé à grésiller et s’était enfin enflammée. La maison fut réduite en cendres dans une paix complète, sans que personne le remarquât. Et lorsque le malin parut, il ne restait de l’éluve de Jukola que des lisons rougeoyants et les décombres encore chauds du fourneau. Vers midi, s’étant réveillés et levés plus dispos que la veille, les frères se vêlirent et s’attablèrent devant leur déjeuner qui leur sembla fort savoureux. Ils mangèrent longtemps sans prononcer un mot, mais finirent par causer de la rencontre imprévue qu’ils avaient faite sur le chemin entre Tammisto et Toukola. 04064
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Juhani.—La verdad es que esos bandidos que se nos vinieron encima con palos y estacas, nos dieron una paliza de las de no te menees. ¡Maldita sea! De haberlo sabido, no nos hubieran pillado desarmados, y hoy estarían haciendo tablas para ataúdes en el pueblo de Toukola, y el enterrador no daría abasto. Pero a ese Aapeli de Kissala le di lo suyo, ya lo creo. JUHANI: On a vraiment reçu une formidable pile, mais c’est qu’ils nous sont tombés dessus comme des brigands avec des perches et des bâtons. Sacrebleu ! ni on avait eu aussi des armes, et si on avait été sur nos gardes, on scierait aujourd’hui des planches de cercueil dans le village de Toukola, et le fossoyeur aurait du travail. Aapeli de Kissala en a pourtant pris pour son rhume. 04065
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Tuomas.—Toma, como que una tira blanca y sin pelo le cruzaba la cabeza desde la frente hasta la nuca, como la Vía Láctea el cielo de otoño. TUOMAS: Valkea, hiukseton linja juoksi hänen otsaltansa niskaan alas kuin linnunrata syksytaivaalla. 04066
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Juhani.—¿Se la viste? JUHANI: Sinä näit sen? 04067
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Timo.—Claro que se la vi. TUOMAS: Minä näin sen. 04068
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Juhani.—Recibió su merecido. Pero los otros..., los otros... ¡Dios santo! JUHANI: Hän on saanut. Mutta muut, muut, Herran Kiesus! 04069
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Eero.—Tenemos que vengarnos de una manera ejemplar. EERO: On s’en vengera jusqu’à la gauche. 04070
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Juhani.—Vamos a exprimirnos la sesera hasta que se nos ocurra un plan de venganza que no se pueda comparar. JUHANI: Faisons turbiner tous ensemble nos méninges pour combiner un incomparable projet de vengeance. 04071
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Aapo.—¿Para qué atraer sobre nosotros males eternos? Recurramos a la ley y a la justicia, y no a la fuerza de los puños. AAPO: Pourquoi provoquer des malheurs éternels ? Adressons-nous à la loi et à la justice, et pas à la force de nos poings. 04072
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Juhani.—¿Conque a la ley y a la justicia, eh? Al primer tipo de Toukola que agarre me lo como crudo, con piel y pelos. JUHANI: Le premier type de Toukola qui me tombe sous la patte, je l’avale tout vif avec la peau et les poils ; voilà la loi et la justice. 04073
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Simeoni.—¡Oh, desgraciado hermano mío! ¿Piensas alguna vez verte en compañía de los herederos del cielo? SIMEONI: Kurja veljeni! aiotko sinä koskaan joutua taivaan perilliseksi? 04074
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Juhani.—¡Me río yo del cielo si no puedo ver a Matti de Tuhkala chorreando sangre y con las tripas fuera! JUHANI: Mitä huolin taivaasta, ellen saa nähdä Tuhkalan Matin verta ja rapaa! 04075
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Simeoni.—¡Monstruo, que eres un monstruo! Vas a hacerme llorar. SIMEONI: Voi hirmu itseäs, voi hirmu! Täytyy itkeä. 04076
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Juhani.—Llora si quieres por la muerte del gato, pero no por mí. ¡Bah! ¡Lo haré salchichas! JUHANI: Itke sinä kissan kuolemasta, vaan älä minun tähteni. Hmmh! Minäpä teen makkaroita. 04077
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Tuomas.—Juro y prometo que algún día me las pagará esa mala bestia. Sólo los lobos tratan así a la gente. TUOMAS: Tämän raatelemisen kostan minä kerran, sen lupaan ja vannon. Susihan miestä näin menettää. 04078
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Juhani.—Los lobos rabiosos. Yo también lo juro. JUHANI: Villisusi. Minä vannon saman valan. 04079
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Aapo.—Esa venganza se volvería contra nosotros; en cambio, una sentencia legal los castigaría y nos compensaría. AAPO: Se kosto lankee takaisin omalle niskallemme; mutta lain tuomio rankaisee heidät ja palkitsee meidät. 04080
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Juhani.—Ya. Pero la ley no les zurraría la badana para aliviarnos de las heridas que nos causaron. JUHANI: Mutta lain kautta ei tule kärsimään heidän selkänsä näistä haavoista, joita kannamme. 04081
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Aapo.—Pero se resentirán sus bolsillos y su honor. AAPO: Sitä hullummin heidän kukkaronsa ja kunniansa. 04082
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Simeoni.—Desistamos de tomar una venganza sangrienta y acudamos a la ley. Esto opino yo, aunque no me hacen ninguna gracia los trapícheos de los tribunales. SIMEONI: Pois mielestämme verinen kosto, ja turvatkaamme lakiin. Niin tahdon, vaikka mieleni kovin kamookin keräjätalon menoa ja hälinää. 04083
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Juhani.—Si a eso vamos, no seré yo quien caiga en la trampa. La verdad es que uno tiembla de pies a cabeza cuando se presenta por primera vez ante el tribunal; pero si tiene coraje, pronto se rehace. Todavía me acuerdo de cuando me citaron como testigo en el caso de esa pobre Kaisa de Koivula, que reclamaba una pensión alimenticia para su hijo, y recuerdo cuando el comisario gritó: «¡Juhani, hijo de Juhani de Jukola, del pueblo de Toukola!» JUHANI: Jos siihen tulee, niin eipä juuri kömmähdy tämä poika siinäkään paikassa. Tosin pamppailee sydän hieman, koska ensi kerran seisomme korkean-oikeuden pöydän edessä, mutta pianpa itsensä röyhistää aika-mies. Muistanpa vielä, oltuani vierasmiehenä Koivulan Kaisa-rukalle, joka etsi elatusta lapsellensa, muistanpa koska komsarjus huusi: »Juhani Juhanin-poika Jukola, Toukolan kylästä!» 04084
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Timo.—«Y su hermano menor, Timoteo», porque yo también estaba allí, mira tú por dónde. Y a Kaisa le designaron un padre para su hijo. Yo también fui testigo, Juhani. TIMO: »Ja nuorempi veljensä Timoteeus!» Minähän olin siellä myös; ja saipa Kaisa lapsellensa isän että paukahti. Minähän olin vierasmiehenä myös, Juhani. 04085
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Juhani.—¡Pues claro, hombre, claro! Y todo estaba lleno de gente, el vestíbulo, la escalera, la sala... Yo estaba en la antesala, discutiendo con Kyösti de Tammisto sobre cómo se debía hablar ante la justicia. Estábamos en plena conversación, yo tirándole de los botones de la levita, así, mira, cuando el comisario, ese cazalobos, gritó en voz tan alta que todo quisque levantó los ojos y abrió las orejas: «¡Juhani, hijo de Juhani de Jukola, del pueblo de Toukola!» JUHANI: Olit, olit. Mutta sielläpä vasta väkeä porstua, porras ja piha täys. Porstuassapa istuin minä ja juttelin Tammiston Kyöstin kanssa, mitä ja kuinka pojan piti la'in edessä lausuman. Hartaasti juuri haastelinkin hänelle, nyppien takkinsa nappia noin, tuolla tavalla, koska komsarjus eli sudenkutsija huusi korkealla äänellä, että kyllä monen silmät ja korvat pöllähtivät pystyyn: »Juhani Juhanin poika Jukola, Toukolan kylästä!» 04086
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Timo.—«Y su hermano menor, Timoteo!» Y entonces, ya ves lo que son las cosas, Kaisa tuvo un padre para su hijo. TIMO: »Ja nuorempi veljensä Timoteeus!» Ja saipa, koira vieköön! Kaisa lapsellensa isän. 04087
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Juhani.—Sí que lo tuvo. JUHANI: Sai kyllä. 04088
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Timo.—Aunque no se nos tomó juramento. TIMO: Vaikka ei meitä valallekaan laskettu. 04089
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Juhani.—No, no juramos, aunque nuestra declaración firme y verdadera fue tenida muy en cuenta. JUHANI: Ei laskettu; tosi; mutta vakava ja vilpitön puheemme vaikutti paljon. 04090
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Timo.—Y nuestros nombres, que quedaron escritos en los papeles, han llegado en los protocolos y en las suplicatorias nada menos que hasta el emperador, fijaos. TIMO: Ja nimemme on kulkenut protokollissa ja suplikaaneissa aina keisariin asti, heh! 04091
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Juhani.—Así es. Pues como iba diciendo, el comisario gritó mi nombre, y entonces sentí que el corazón se me encogía; pero pronto se me levantó el ánimo y dejé que por mi boca, como por la de un apóstol en persona, saliera el lenguaje inalterable de la verdad, dándoseme una higa los dimes y diretes y las risitas y sonrisitas de toda la audiencia. JUHANI: Hyvin tietty.--Niin huusi komsarjus, ja silloinpa vähän hetkautti pojan sydänketoissa, mutta pianpa hän perehtyi ja lasketteli suustansa totuuden järkähtämätöntä kieltä kuin apostoli itse, huolimatta koko keräjäkunnan naurusta ja tirskunnasta. 04092
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Timo.—Así, así es como le lían a uno en la sala del tribunal, y todo sale a pedir de boca. Aquello está lleno de nudos corredizos y de zancadillas. TIMO: Niinhän keräjissä leivotetaan; ja kaikki käy hyvin. Mutta vedetäänpä siellä kuitenkin yhtäkin vetonuoraa ja yksikin vikkelä kampurajalka heitetään. 04093
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Juhani.—Tienes razón; pero el derecho y la verdad siempre salen a flote, a pesar de todas las artimañas. JUHANI: Tosi; mutta oikeus ja totuus kieppaisee itsellensä lopulta väkistenkin voiton monen konstin päästä. 04094
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Timo.—Sí, a pesar de tantos trucos y laberintos, a menos que el mismo diablo se meta a abogado y convierta la noche en día y el día en noche, y el alquitrán negro en leche cuajada. Pero una cosa es lo mismo de buena que dos, y así, ¿por qué no habrá establecido Dios las decisiones de la justicia en una base mucho, mucho más sólida? ¿Qué falta hacen los testigos y los interrogatorios liosos y todos los chanchullos de los hombres de leyes? A mi parecer, tendría que haber un camino mucho más recto hacia la justicia y la verdad cuando un caso se presenta oscuro y no hay modo de aclararlo. Veréis. Todo el tribunal, encabezado por el juez, saldría de la sala, donde el comisario o el montero haría sonar un cuerno de abedul, que se llamaría la trompeta del tribunal, dirigiendo la boca hacia las altas estancias del Señor. Entonces el cielo se abriría y el ángel de la justicia se aparecería a todo el pueblo y preguntaría en voz alta: «¿Qué quiere el comisario?» El comisario contestaría con voz retumbante: «¿El acusado es inocente o culpable?» Y entonces el ángel iluminado pronunciaría una sentencia que todos acatarían sin rechistar, y el acusado se iría bajo la protección del Señor o le sacudirían la badana. Creo que así todo marcharía bien. TIMO: Monen konstin ja koukun päästä; niin kyllä, ellei itse ilminen peijakas ole asiamiehenä, joka tekee yön päiväksi ja päivän yöksi ja piimäksi mustan tervan.--Mutta yksi asia on yhtä hyvä kuin kaksikin. Miksi ei Jumala asettanut oikeuden ratkaisemista lujemmalle, ja perin pohjin lujalle perustalle täällä? Miksi vierasmiehet, vaikeat tutkinnot ja lainoppineitten koukut? Tämähän mielestäni olis suorin tie oikeuteen ja totuuteen, koska asia näkyy hämäräksi, eikä saata sitä pohtia. Koko keräjäkunta, ja itse tuomari etunenässä, astuu ulos pihalle, jossa komsarjus eli jahtivouti soittaa ankaran suurta koivutorvea, jota kutsuttaisiin keräjätorveksi; sitä hän soittaisi toitottaen muutaman kerran ja pitäen sen kitaa kohden Herran korkeutta. Mutta silloin aukenis taivas ja oikeuden enkeli ilmestyisi kaikelle kansalle, kysyen korkealla äänellä: »mitä komsarjus tahtoo», mutta häneltä kysyisi komsarjus takaisin korkealla, huutavalla äänellä: »onko kannustettu miesi viaton vai syyllinen?» Nytpä kirkastettu enkeli antaisi vastauksen, jonka oikeutta ei kenenkään tarvitsis epäillä ja jonka mukaan tulisi miestä joko päästää Herran huomaan tai sukia oikein aika lailla. Niinpä, luulen minä, kävisi hyvin kuntoon kaikki. 04095
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Juhani.—¿Y para qué tantas ceremonias y ringorrangos? Os diré cómo arreglaría yo el asunto. Si yo fuese el Creador, haría lo siguiente: el acusado declararía ser cierto lo que ha dicho, bajo juramento solemne. Si dijese la verdad, podría irse a casa; pero si se le viniese a la cabeza decir mentiras, la agusanada tierra se abriría bajo sus pies y se lo tragaría el infierno. Éste sería el camino más derecho hacia la verdad. JUHANI: Miksi niinkään paljon komentoa ja hunööriä? Katsokaapas kuinka minä olen tuumiskellut asiaa. Olisinpa Luojana asettanut näin: Syytetty mies vahvistakoon sanansa valalla, pyhällä valalla, ja jos hän oikein vannoo, niin lähteköön vapaana miehenä marssimaan kotiansa taas, mutta jos häntä miellyttäisi pistää suustansa valheen, niin auetkoon allansa matoinen maa ja nielköön hänen helvettiin alas. Siinähän totuuden suorin tie. 04096
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Aapo.—Sí, podría emplearse ese sistema, pero tal vez esté mejor como lo ha dispuesto el Padre que todo lo sabe. AAPO: Se keino voisi käydä päisin, mutta ehkäpä kuitenkin parhain kaikki niinkuin sen kerran asetti itse viisauden Isä. 04097
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Juhani.—¿Mejor? ¿Y tenemos más mataduras y arañazos en nuestro cuerpo que los gatos en marzo? ¿Es bonito esto? ¡Un cuerno! ¡Este mundo es lo más estúpido que puede verse bajo el sol! JUHANI: Parhain. Tässä istumme revittyinä, rupisina, silmäpuolina kuin kollikissat maaliskuussa. Onko tämä herttaista? Peeveli! tämä maailma on suurin hulluus mikä löytyy auringon alla. 04098
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Simeoni.—Así lo ha dispuesto Dios todo, para probar la fuerza del hombre en la fe. SIMEONI: Niin on hän asettanut, Herra, sillä hän tahtoo koetella ihmislapsen voimaa uskossa. 04099
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Juhani.—¡La fuerza en la fe! El Señor prueba, examina, y con todos sus exámenes vuelan las almas como mosquitos a los castigos eternos, allí donde yo no enviaría ni una serpiente, aunque, ¡pobre de mí!, soy un miserable pecador. JUHANI: Voimaa uskossa. Hän koettelee ja kokee, mutta hänen koetustensa kautta menee sieluja siihen ijankaikkiseen saunaan niinkuin sääksiä vaan; sinne, johon en soisi kannettakaan minä, vaikka syntinen ihminen. 04100
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Tuomas.—La vida y el mundo son un mal juego. Pocas esperanzas de salvación le quedan a uno, si los elegidos no son hoy más numerosos que Josué y Caleb entre los seiscientos mil hombres. TUOMAS: Kova leikki on tämä elämä ja maailma. Vähänpä on kunkin toivoa niin pienestä osasta kuin Josua ja Kaaleppi kuuden sadan tuhannen miehen seassa. 04101
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Juhani.—Dices verdad. Pero, entonces, ¿qué es esta vida? ¡La antesala del infierno! JUHANI: Oikein! Mitä on siis tämä elämä? Helvetin porstua. 04102
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Simeoni.—¡Ay, Juhani, Juhani! ¡Vigila tu alma y pon freno a tu lengua! SIMEONI: Juhani, Juhani, malta mieles ja kieles! 04103
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Juhani.—El infierno completo, digo, si me dejo llevar por mi peor humor. Yo soy aquí un alma en pena, y esos miserables de Toukola son verdaderos diablos con el tridente en la mano. Los hombres son para nosotros espíritus malignos. JUHANI: Helvetti valmis, sanon minä, jos oikein pahan pääni päälleni otan. Minäpä täällä olen kärsivä sielu ja Toukolan pojat perkeleitä, haarut kourissa. Häijyjä henkiä ovat ihmiset meitä kohtaan. 04104
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Aapo.—Adentrémonos en nuestro pecho. Puede ser que nosotros mismos hayamos provocado y mantenido el odio de los hombres. Recordemos cómo hemos asolado sus campos de nabos y sus sembrados de guisantes y pisoteado el heno de las orillas en nuestras excursiones de pesca, y cómo matábamos los osos que ellos habían acorralado, y cometimos otras muchas vilezas sin preocuparnos de las amenazas de la ley ni de la voz de nuestra conciencia. AAPO: Astukaammepas hieman omaan poveemme. Ihmisten vihan olemme kenties suureksi osaksi itse virittäneet ja voimassa pitäneet. Muistakaamme kuinka olemme heidän naurismaissaan ja hernehuhdissaan peuhailleet, sotkeneet onkiretkillämme heidän jokirantojensa heinän, ampuneet usein heidän piirittämänsä karhut ja monta muuta sellaista temppua tehneet, huolimatta lain uhkauksista ja omantunnon äänestä. 04105
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Simeoni.—Hemos agraviado al cielo y a la tierra. Muchas veces, al acostarme pensando en las diabluras de nuestra juventud, siento traspasado mi pecho miserable por la espada flamígera de la conciencia, y me parece escuchar un lejano murmullo, como el de la lluvia lejana y susurrante, y una voz temible me dice al oído: «Es el llanto de Dios y de los hombres por los siete hijos de Jukola.» Hermanos, la perdición nos espera, y la estrella de la felicidad no brillará para nosotros hasta que no corrijamos nuestras relaciones con los demás. ¿Por qué no vamos a pedir perdón, prometiendo vivir en adelante de otra forma? SIMEONI: Renonçons à en tirer une vengeance sanglante et adressons-nous à la loi. C’est mon idée, bien que j’ai une sacrée frousse pour tout le tohu-bohu du tribunal. Nous avons irrité le ciel et la terre. Souvent, quand je vais me coucher et que je repense aux actions scélérates de notre jeunesse, le glaive de feu de ma conscience perce douloureusement ma misérable poitrine, et je crois entendre un murmure étrange comme celui d’une pluie lointaine et gémissante, il me semble qu’une voix sinistre me souffle à l’oreille : « C’est le soupir de Dieu et des hommes sur les sept enfants de Jukola. » La perdition nous menace, frères, et l’étoile du bonheur ne luira pas sur nous avant qu’on s’accorde mieux avec nos semblables. Pourquoi n’irait-on pas demander pardon, en promettant de vivre autrement désormais ? 04106
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Eero.—Lloraría si supiera, ay, Simeoni, Simeoni. «Por poco más...». Sí, por poco más. «Pero, por ahora, retírate». EERO: Minä itkisin, jos taitaisin. Simeoni, Simeoni! »ei paljon puutu ettet» ... jaa, ei paljon puutu. »Mutta mene tällä haavalla matkaas». 04107
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Simeoni.—Bueno, bueno. El último día nos veremos, seguro. SIMEONI: Niin, niin, kyllähän viimeisenä päivänä nähdään. 04108
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Timo.—¿Agachar la cabeza para pedir perdón? No creo que pudiera hacerlo. TIMO: Courber la tête pour demander pardon ? Je ne crois pas que je le pourrais. 04109
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Tuomas.—Nunca jamás, mientras el cuervo sea negro. TUOMAS: Jamais, aussi longtemps que le corbeau sera noir. 04110
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Eero.—En eso llegará el Día del Juicio, porque entonces el cuervo será blanco como la nieve, como dice la canción del niño alegre y su adorada madre. Por mi parte, prefiero no rogar hasta que quememos el último cartucho. EERO: Eh bien, ça arrivera au jugement dernier. Le corbeau sera alors blanc comme neige, ainsi qu’on dit dans la chanson sur le joyeux garçon et sa chère maman. En tout cas, il faudra qu’on soit dans une extrême détresse avant qu’on se mette à supplier ici-bas. 04111
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Juhani.—Créeme, Simeoni, a nada conduce andar preocupándose por la salud del alma y pensar siempre en el diablo y los diablejos. Esas ideas pueden volverte majareta o ponerte la soga al cuello. Hay que considerar nuestras pasadas locuras como juegos y travesuras propios de la juventud, más que como verdaderos pecados. Además, he llegado a convencerme de que en este mundo hay que cerrar muchas veces los ojos y hacerse el distraído, como si uno no viera lo que ve y supiera lo que sabe. Hay que hacerlo así para salir del atolladero de la vida. No abráis tanto los ojos, que no hace falta. Me refiero a los pecados de poca monta contra Dios, más que a los cometidos contra los hombres, porque el prójimo y el vecino también tienen que ir de tapadillo por la vida. Pero Dios sabe contener su cólera, por lo que siempre perdona a quien se lo pide con corazón sincero. O sea, que yo creo que no siempre es menester comparar siempre y en todo lugar y con tanto detalle nuestras acciones y bellaquerías con la palabra de Dios y sus mandamientos, sino que es preferible mantenerse en el justo medio. Evitemos, pues, los pecados muy gordos e imploremos un bálsamo para nuestros ojos. Y en cuanto a los pecados Venlales, los que van dirigidos contra Dios, por supuesto, no es preciso que cebemos con ellos el anzuelo de nuestra conciencia. El medio, el justo medio es lo que importa. JUHANI: Usko minua, Simeoni, täällä ei käy kuntoon lakkaamatta katsella kuinka on sielumme laita, alati muistella tuota tulista uumentoa, perkelettä ja pieniä perkeleitä. Sellaiset aatokset joko myllertävät sekaisin miehen pään tai kietovat nuoran hänen kaulaansa.--Noita entisiä hurjapäisyyksiämme on enemmin pidettävä nuoruuden hulluutena kuin synteinä ankarimmassa tarkoituksessa. Ja toiseksi, olenpa tullut siihen uskoon ja vakuutukseen, että täytyy täällä välimmiten ummistaa silmänsä, eikä olla näkevänänsä mitä näkee ja tietävänänsä mitä tietää. Niinpä täytyy täällä miehen, jos hän tahtoo päästä eheällä turkilla elämän huhmaresta ulos.--Olkaa pöllistelemättä; tässä ei tarvita yhtään pöllistystä.--Tarkoitanpa noita pienempiä syntejä Jumalaa kohtaan, vaan ei naapuriani. Naapuri ja lähimmäinen on keikkanokka, näpäkärsä ja tarvitsee oman parhaansa yhtä hyvin kuin minäkin; mutta Jumala on pitkämielinen ja laupias mies, ja antaa viimein aina anteeksi, jos vilpittömästä sydämmestä rukoilemme. Jaa, jaa, minä tarkoitan: ei käy kuntoon aina ja joka paikassa hiuskarvan tarkkuudella vertoa omia töitämme ja pieniä tuommoisia kanaljavikkelyyksiämme Jumalan sanan ja käskyjen rinnalla, vaan parasta pysyä siinä keskivälissä. Törkeitä syntejä tulee meidän karttaa, kaikella muotoa, sanon minä, ja rukoilla silmäin voidetta, mutta niitä pienempiä, nimittäin pienempiä Jumalata kohtaan, ei aina laskea omantunnon ongennokkaan, vaan seistä siinä keskivälissä, keskivälissä. 04112
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Simeoni.—¡Oh, gran Dios! Ya veis lo que Satanás susurra al oído de los hombres. SIMEONI: Suuri Jumala! noinhan saatana ihmistä korvaan kuiskuttelee. 04113
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Timo.—Igualito que las peroratas que la mujer de Olli le suelta a la señora de Mäkelä cuando no pueden reprimir su afición a la bebida. TIMO: Juuri niinkuin Ollin muori viinahimossa pistää tuiskujuttuja Mäkelän emännälle. 04114
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Aapo.—Juhani ha pronunciado algunas palabras que me han dejado perplejo e indignado. ¿Es eso, hermano, lo que nos enseñan los mandamientos de Dios? ¿Así nos ha educado nuestra madre? ¡No, por cierto! Para Dios, una cosa es como mil y mil como una. ¿Qué enredo es ése de pecados Venlales y justo medio, eso de servir a dos amos a la vez? Dime, Juhani, ¿qué es el pecado? AAPO: Juhani lausui muutaman sanan, joita ihmeellä ja närkästyksellä kuultelin. Veli, niinkö opettaa meitä Jumalan käskyt? Niinkö opetti meitä äitimme? Ei suinkaan! Yksi seisoo Jumalan edessä tuhantena ja tuhannen yhtenä. Mitä siis leksottelet pienemmistä synneistä, mitä keskivälistä, puolustaen kahden herran palvelusta? Sanoppas, Juhani: mikä on synti? 04115
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Juhani.—¿Qué es la verdad? ¡Oh, tú, Salomón de Jukola, señor licenciado y Viejo Paavo de Savonia! «¿Qué es el pecado?». Vamos, dime, «¿qué es el pecado?». He aquí una pregunta inteligente a más no poder. «Le hierve la sesera a nuestro niño», ya lo creo. Sí, ¿quién tiene algo más que decir? ¡Que qué es el pecado! ¡Je, je! ¿Qué es la verdad?, pregunto yo. JUHANI: Mikä on totuus? sinä Jukolan Salomoni, herra Jupisteri ja Ukko-Paavo Savosta? »Mikä on synti?» Aih! »Mikä on synti?» Kas kuinka viisaasti kysytty, merkillisen viisaasti. »Onpas siinä päätä, siinä meidän pojassa», onpa tottakin. Niin, kuka enää puhuukaan? »Mikä on synti?» Ahhah! Mikä on totuus? kysyn minä. 04116
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Tuomas.—¿Por qué divagas y te escurres así, hijo? Debes saber que la doctrina que nos has expuesto es la del espíritu del mal. TUOMAS: Mitä venailet ja koukistelet, poika? Tiedä että oppi, jonka ilmoitit, on pahanhengen oppia. 04117
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Juhani.—Deseo poneros un ejemplo vivo que confirma lo que creo. ¿Os acordáis del viejo curtidor del pueblo? Después de atiborrarse la cabeza con las ideas más raras sobre el alma, sobre el pecado y del Mammón de este mundo, el pobre cambió por completo de vida. De pronto decidió no entregar ni recibir pieles los domingos, y eso sabiendo lo importante que es para un campesino matar dos pájaros de un tiro. En vano le aconsejaron sus amigos al notar que cada día tenía menos trabajo, mientras que su vecino colega no daba abasto. El necio respondía siempre: «Dios bendecirá el trabajo de mis manos, aunque disminuya; en cuanto al que presume de quitarme ahora el pan de la boca, acabará segando maldiciones con el sudor de su frente, porque no santifica el día del Señor.» Así hablaba el desgraciado, que, eso sí, se pasaba todos los domingos sin dar golpe, con el Libro de los Salmos en la mano, los ojos perdidos y el cabello tieso como el de Pietari de Pommi. ¿Y qué le pasó al fin? Ya lo sabemos. Hubo de coger el bastón de mendigo, que es el más pesado que haya, y echarse a los caminos. Y ahora va de pueblo en pueblo, emborrachándose siempre que puede. Yo me lo encontré un día en la loma de Kanamáki, a orillas del camino, sentado en el banco de su trineo, con una tajada de miedo. «¿Cómo van sus negocios, curtidor?», le pregunté. «Tirando», me contestó con una mirada embrutecida. Y le volví a preguntar: «¿Cómo va esa salud, maestro?» «Tirando», me contestó, y prosiguió la marcha empujando el trineo delante de él mientras tarareaba una canción estúpida. En esto paró su vida, mientras que el otro curtidor hizo fortuna y murió rico y feliz. JUHANI: Tahdonpa teille kertoa elävän esimerkin, joka puolustaa uskoani lujasti. Muistelkaapas entistä Kirkon-kylän nahkuria. Mies tuli kummiin aatoksiin sielustansa, synnistä ja maailman mammonasta ja rupesi paljon muuttelemaan entistä elämäänsä. Niinpä lakkasi hän äkisti ottamasta vastaan ja antamasta nahkoja sunnuntai- ja juhla-päivinä, huolimatta siitä kuinka tärkeäksi talonpoika katsoi yhden tien ja kaksi asiaa. Turhaanpa varoittelivat häntä ystävänsä, koska huomasivat työn häneltä vähenevän päivä päivältä, mutta hänen virkaveljellensä naapuritalossa ehtimiseen enenevän. Ainapa vaan vastasi hullu mies: »minun kätteni työn Jumala kylläkin siunaa, vaikka oliskin sitä vähemmin, mutta hänen, joka luulee nyt tempaavansa leivänpalan suustani, hänen pitää viimein niittämän kirousta otsansa hiestä, koska ei hän Herran sapattia kunnioita». Niin hän lausuili, kävellen töllötellen pyhäpäivinä virsikirja kourassa, silmät ympyrjäisinä päässä ja tukka pystyssä kuin Pommin Pietarin tukka. Mutta mitenkäs tuossa kävi miehen lopulta? Sen tiedämme. Tulipas piankin hänen käteensä raskain puu, kerjuusauva tuli hänen käteensä, ja hänen tieksensä kruunun pitkä sarka. Nytpä hän käyskelee kylästä kylään, kallistellen lasia, koska vaan taitaa. Kerranpa kohtasin hänen tuolla Kanamäen harjulla tien vieressä; siinä hän istui kelkkansa kaustalla, ja kovin oli päissään kurja mies. Kuinkas on laitanne, karvari? kysyin minä; »on niinkuin on», vastasi hän, kerran katsoa mulauttaen kankeasti päälleni. Mutta kysyinpä häneltä vielä: kuinkas nyt mestari oikein jaksaa?--»Jaksan niinkuin jaksan», lausui hän taasen ja läksi tiehensä, lykäten kelkkaa edellään ja loilottaen jonkunmoista hullua veisua. Siinä oli hänen loppunsa. Mutta toinen karvari? Hänpä oikein vasta rikastui ja rikkaana ja onnellisena miehenä kuolikin. 04118
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Aapo.—Su poca fe y su orgullo espiritual fueron la causa de la ruina del curtidor, y lo mismo les pasará a los que hagan como él. Pero tu doctrina es falsa doctrina, y tu fe falsa fe. AAPO: Ahdaspäinen usko ja hengellinen ylpeys hävitti nahkurin, ja niinpä käy kaikille hänen kaimoillensa. Kuinka hyväänsä, mutta sun oppis on väärää oppia ja uskoa. 04119
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Simeoni.—¡Los falsos profetas y el final del mundo! SIMEONI: Väärät profeetat ja viimeiset maailman ajat. 04120
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Timo.—Juhani quiere convertirnos a la fe de los turcos; pero de mí no obtendrás nada, porque soy sólido y firme como el ojo del hacha. TIMO: Hän tahtoisi kiusata meitä Turkkilaisten uskoon. Mutta etpä järkähdytä minua; sillä minä olen vissi ja luja, vissi ja luja kuin kirveen silmä. 04121
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Juhani.—Tuomas, alcánzame ese medio pan que está en el extremo de la mesa. ¿De manera que «los falsos profetas», eh? No quiero arrastrar a nadie al pecado y a la maldad, y por lo que a mí se refiere, sería incapaz de robarle una lezna a un zapatero ni una aguja a un sastre. Pero me cabreo cuando veo que mis intenciones se malean siempre y que, siendo apenas morenas, se hacen negras como la pez. JUHANI: Annappas, Tuomas, tuo leivänpuolikas tuolta pöydän päästä.--»Väärät profeetat». En kiusaa ketään syntiin ja vääryyteen, ja itse en varastaisi naskaliakaan suutarilta enkä neulan silmää kraatalilta. Mutta sydämeni kipenöitsee, koska tarkoitukseni aina kierretään pahimmaksi, tehdään pikimustaksi, vaikka mustanruskea karva olisi jo kylliksi. 04122
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Aapo.—Has hablado con tal claridad que no se te puede malentender, pues planteaste el asunto punto por punto, párrafo por párrafo. AAPO: Haastelitpa niin selvästi, harkitsit asian niin pykälästä pykälään ja haarasta haaraan, ettei tainnut sitä väärin ymmärtää. 04123
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Timo.—Me juego la cabeza a que quería convertirnos a la fe de los turcos. TIMO: Pääni panen pantiksi, että hän tahtoi saattaa meitä Turkkilaisten uskoon. 04124
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Simeoni.—¡Dios se apiade de él! SIMEONI: Jumala armahtakoon häntä! 04125
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Juhani.—¡Callaos de una vez! No soporto que ruegues a Dios por mí y me eches prédicas como pastor de ojos de cordero. Todavía me queda un poco de buen sentido, aunque no sea yo un ejemplo de sabiduría como nuestro Aapo. JUHANI: Kitanne kiinni, ja paikalla! Jumalaa minun tähteni rukoilla, nuhdella minua kuin laimeasilmäinen pappi, se ei käy kuntoon. Sillä minulla on juuri tarpeeksi järkeä, vaikken olekkaan vallan paljasta viisautta kuin esimerkiksi tuo meidän Aapomme. 04126
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Aapo.—¡Pobre de mí! Mucho me falta para ser sabio, bien lo sabe Dios. AAPO: Jumala paratkoon! enhän ole tarpeeksikaan viisas. 04127
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Juhani.—Sí, un ejemplo de sabiduría, y cierra la boca si no quieres que te la cierre yo de un puñetazo y te quede peor que ayer, te lo advierto. ¡Puaff! Y dejo de tragar porque ya tengo la andorga llena. JUHANI: Paljasta viisautta, paljasta viisautta! Ja pidä leipäläpes kiinni, saatpa muutoin tästä konttaluusta vasten kuonoas ja vähän paremmin kuin eilen. Sen sanon ja taukoon syömästä, koska säkkini on täys. 04128
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Timo.—Me parece que todos estamos hartos como abejorros. TIMO: Je parie qu’on est déjà tous gavés comme des taons. 04129
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Eero.—Ahora que me doy cuenta, ¿dónde está la sauna, que no la veo? EERO: Mais je ne vois pas l’étuve ? 04130
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Juhani.—¿Qué puede ver una peonza como tú? Pero... ¡si se ha ido al quinto infierno! JUHANI: Qu’est-ce qu’un Tom Pouce comme toi peut voir ? Mais... elle a filé au diable-vauvert ! 04131
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Eero.—Nada de eso: al cielo sobre un carro de fuego. EERO: Ei, vaan taivaan korkeuteen tulisissa vaunuissa. 04132
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Juhani.—¿Se habrá quemado? JUHANI: Est-ce qu’elle aurait flambé ? 04133
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Eero.—¡Qué sé yo! No es cosa que me importe, puesto que es la sauna del amo de Jukola y no la mía. EERO: Qu’est-ce que j’en sais ? Ça ne me regarde pas. C’est l’étuve du maître de Jukola, et pas la mienne. 04134
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Juhani.—Pero, si no me engaño, el cuerpo de Eero tomó en ella un buen baño ayer. Claro, claro, es muy bonito echarlo todo a la espalda del amo. Vamos a ver qué ha pasado. ¿Dónde está mi gorro? Pues sí, hermanos, observo que nuestra sauna ha quedado reducida a cenizas. JUHANI: Et pourtant le corps d’Eero y a pris un bon bain hier soir, si je ne m’abuse. Oui, oui, on fourre toujours tout sur les épaules du maître, je le sais bien. Mais allons voir. Où est ma casquette? Allons voir, frères. Je sais que notre étuve est réduite en cendres. 04135
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Salieron a ver qué había sido de la sauna y comprobaron que no quedaban de ella más que las paredes ennegrecidas del horno y los escombros humeantes. Llenos de pena, contemplaron los hermanos aquel cuadro desolador, y finalmente volvieron a la casa. Juhani entró el último con dos goznes que tiró muy enfadado sobre la mesa. Ils sortirent voir ce qu’était devenue leur étuve. Ils n’en restait plus que le fourneau noirci et des décombres fumants. Les frères contemplèrent un moment avec dépit ce tableau attristant et retournèrent dans la maison. Juhani entra le dernier, portant deux gonds qu’il jeta furieusement sur la table. 04136
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Juhani.—¡Bueno! Ya está Jukola sin sauna. JUHANI: Eh bien ! voilà Jukola sans étuve, à présent. 04137
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Eero.—Juhani dijo que una granja sin sauna no es nada. EERO: Une ferme sans étuve, ça ne va pas, a dit Juhani. 04138
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Juhani.—Timo se excedió calentando aquel querido horno y en cenizas se convirtieron las adoradas vigas ennegrecidas y las paredes a cuyo resguardo todos vimos la luz. Digo que Timo caldeó mucho la sauna. JUHANI: Timo a trop chauffé le fourneau. Et les voici en cendres, les chères solives enfumées et les murs à l’abri desquels nous avons tous vu la lumière. Timo a trop chauffé, je vous le dis. 04139
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Timo.—Pero fue por orden tuya, y tú lo sabes. TIMO: Sur ton ordre, sur ton ordre, tu le sais bien. 04140
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Juhani.—¡Vete al diablo con la orden! Menuda gracia habernos quedado sin sauna. ¡Con el trabajo que cuesta construir una! ¡Y la construcción no es precisamente lo que da pan! JUHANI: Va au diable avec ton ordre ! C’est une histoire embêtante qu’on n’ait plus d’étuve. Ce n’est pas la construction d’une maison qui vous donne plus de pain. 04141
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Aapo.—Sí que es un fastidio, sí. Pero la pobre era vieja y tenía las esquinas llenas de rendijas. Tú mismo dijiste ayer que teníamos que construir una nueva. AAPO: Une histoire embêtante ; mais enfin, elle était vieille, les angles pleins de trous, et tu as toi-même décidé qu’il faudrait bientôt en construire une nouvelle. 04142
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Juhani.—No niego que era vieja y que los troncos estaban requemados hasta la médula; pero hubiera aguantado aún un par de años más. La granja no tiene medios para meterse en construcciones. Habrá que empezar por los campos. JUHANI: C’est vrai qu’elle était vieille, et que les poutres étaient pourries jusqu’à la moelle, mais elle aurait encore pu tenir un an ou deux. La ferme n’a pas les moyens de se lancer dans des constructions ; les champs, les champs, voilà par quoi il faudra commencer le turbin. 04143
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Tuomas.—Contigo les pasará a los campos lo mismo que le pasó el verano pasado a la hermosa pradera de Aroniitty, donde echamos a perder aquel heno que daba gloria mirarlo, sin que recibiera un solo golpe de hoz. Ésa fue tu voluntad. Sin embargo, cuando te recordaba aquella siega, tú contestabas: «Todavía estamos a tiempo, aún crece la hierba; se la oye crecer.» TUOMAS: Avec toi, il arrivera aux champs ce qui est arrivé l’été passé à la belle prairie d’Aro, dont on a laissé se perdre le foin magnifique sans y donner un seul coup de faulx. C’était ta volonté. Chaque fois que je te rappelais ce fauchage, tu répondais : on a bien le temps, l’herbe croît encore, on l’entend pousser. 04144
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Juhani.—Ésa es ya una historia vieja, y tu palabrería no remediará lo hecho. El año que viene crecerá el heno más abundante. Pero... ¿quién es ese hombre que se acerca a nuestra casa por allí, por el campo? JUHANI: C’est de l’histoire ancienne, et tes bavardages ne l’améliorent pas. Le loin y poussera d’autant plus dru l’an prochain. Mais qui s’approche à travers champs ? 04145
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Tuomas.—Es el asesor Mäkelä. ¿Qué tripa se le habrá roto? TUOMAS: C’est l'assesseur Mäkelä. Que nous veut-il ? 04146
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Juhani.—El diablo anda suelto. Seguro que viene en nombre de la ley a causa de la maldita pelea con esos bigardos de Toukola. JUHANI: Ça y est, le diable est déchaîné. Il vient au nom de la loi à cause de cette maudite bagarre avec les brigands de Toukola. 04147
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Aapo.—Por lo que se refiere a la última trifulca, la ley está a nuestro favor; pero si se trata de la agarrada anterior, hay que ir con pies de plomo. Dejad que yo le exponga la situación. AAPO: Jälkimmäisessä ottelossa on laki puolellamme, mutta edellisessä katsokaamme eteemme. Sallikaat minun tehdä hänelle asiasta selko. 04148
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Juhani.—Como hermano mayor que soy, quiero tener también voz, puesto que se trata de nuestro interés común. JUHANI: Mutta minä, veljeksistä vanhin, tahdon myöskin sanavaltaa, koska yhteinen etu on puheena. 04149
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Aapo.—Está bien, pero procura no comprometernos; será mejor obrar con un poco de astucia. AAPO: Mutta katso, ettet haastele itsiämme säkkiin, jos täytyisi meidän niinkuin vähän mutkistella. 04150
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Juhani.—Lo sé. JUHANI: Kyllä minä tiedän. 04151
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Entró Mäkelä, el competente y benévolo asesor. Su visita se debía a otra causa muy distinta de la que suponían los hermanos. Mäkelä, assesseur excellent et bénévole, entra. Il venait cependant pour un tout autre motif que celui que supposaient les frères. 04152
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Mäkelä.—¡Buenos días! MÄKELÄ: Bonjour ! 04153
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Los hermanos.—¡Buenos días! LES FRERES: Bonjour ! 04154
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Mäkelä.—¿Pero qué horrores son estos que estoy viendo? ¿En qué os habéis metido, muchachos? Desolladuras, mora tones, cortaduras, la cabeza llena de chichones... ¡Pero criaturas! MÄKELÄ: Qu’est-ce que ces horreurs que je vois ? Enfants, qu’avez-vous fait ? Des écorchures, des bleus, des croûtes et des chiffons autour de la tête ? Pauvres diables ! 04155
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Juhani.—«El perro se lame sus propias heridas»; pero ya pueden irse preparando los lobos. ¿A esto debemos ahora su visita? JUHANI: « Le chien lèche lui-même ses blessures », mais que les loups prennent garde ! Est-ce pour cette raison que vous êtes ici ? 04156
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Mäkelä.—¿Y yo qué sabía de esto? ¿Cómo es posible que unos hermanos se maltraten así? ¡Qué vergüenza! MÄKELÄ: Qu’est-ce que j’en sais ? Est-il possible que des frères se maltraitent de celte manière ! Quelle vergogne 1 04157
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Juhani.—Se equivoca usted, Mäkelä. Los hermanos se portan como ángeles. Todo esto que usted ve es obra de los vecinos. JUHANI: Vous vous trompez, Mäkelä ; les frères ont été sages comme des anges ; ça, c’est l’œuvre des voisins. 04158
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Mäkelä.—Entonces, ¿quién lo ha hecho? MÄKELÄ: Et de qui donc ? 04159
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Juhani.—Nuestros queridos vecinos. ¿Pero puede saberse por qué razón ha venido a visitarnos? JUHANI: Nos chers voisins. Mais puis-je vous demander pourquoi vous venez nous faire visite ? 04160
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Mäkelä.—Por una razón grave. Muchachos, muchachos, ha llegado para vosotros el día de la desgracia. MÄKELÄ: Pour une raison fâcheuse. Enfants, enfants, le jour du malheur est arrivé pour vous. 04161
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Juhani.—¿Y qué día es ése? JUHANI: Et quel est ce jour ? 04162
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Mäkelä.—El día de la vergüenza. MÄKELÄ: Un jour de honte. 04163
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Juhani.—¿Y cuándo amanecerá ese día? JUHANI: Quand se lèvera-t-il ? 04164
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Mäkelä.—He recibido del pastor la orden formal de conduciros a la iglesia el domingo que viene. MÄKELÄ: J’ai reçu du pasteur l’ordre formel de vous amener à l’église dimanche prochain. 04165
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Juhani.—¿Pero para qué nos quiere en la iglesia? JUHANI: Que nous veut-il à l’église ? 04166
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Mäkelä.—Hablando claro, para exponeros en los cepos. MÄKELÄ: Vous exposer dans les ceps, pour le dire franchement. 04167
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Juhani.—¿Por qué motivo? JUHANI: Pour quelle raison ? 04168
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Mäkelä.—Tiene muchos motivos. ¡Pobres tontos! Rompisteis una ventana del chantre y huisteis como lobos. MÄKELÄ: Il a bien des raisons. — Malheureux insensés ! vous avez cassé une fenêtre chez le chantre et vous vous êtes évadés comme des loups. 04169
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Juhani.—El chantre nos arrancaba el pellejo como un lobo rabioso. JUHANI: Le chantre nous déchirait comme un loup enragé. 04170
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Mäkelä.—¿Y qué os ha hecho el pastor? MÄKELÄ: Mais qu’est-ce que le pasteur vous a fait ? 04171
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Juhani.—Ni una picadura de pulga. JUHANI: Pas une piqûre de puce. 04172
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Mäkelä.—Y, sin embargo, vosotros le habéis puesto en solfa y ultrajado por medio de Kaisa, la de las ventosas, esa deslenguada y sinvergüenza. A modo de saludo habéis enviado, por medio del horrible Regimiento de Rajamáki, obscenidades y porquerías sin cuento, ¡a él, un hombre tan respetable!, ¡a nuestro querido pastor! ¡Sois unos atrevidos impertinentes! MÄKELÄ: Et cependant vous l’avez injurié et honni par l’intermédiaire de cette bavarde et impudente Kaisa la ventouseuse. Vous avez envoyé par l’affreux Régiment de Rajamäki des obscénités, de vraies cochonneries, en guise de salutations à un homme respectable, au berger de notre paroisse ! C’est d’une impertinence et d’une audace sans pareille ! 04173
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Juhani.—«Es verdad, pero falta probarlo», como dijo el otro, que no yo. JUHANI: « C’est vrai, mais ça reste à prouver, répondit le vieux cordonnier » ; mais moi je ne le dis pas. 04174
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Mäkelä.—Pues bien, habéis de saber que nuestro pastor se vengará cumplidamente de vosotros. Será implacable. MÄKELÄ: Eh bien, sachez que notre pasteur va maintenant se venger fort sévèrement de vous. 11 sera sans pitié. 04175
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Aapo.—Siéntese, Mäkelä, y hablemos de este asunto con calma y en profundidad. Examine este punto: ¿acaso el pastor podrá encastrarnos en los cepos sólo por los chismorreos de una mujer como Kaisa? ¡Nunca jamás! Antes tendrá que determinar, con arreglo a la ley, lo que se ha dicho y cómo se ha ofendido su honor. AAPO: Asseyez-vous, Mäkelä, on va parler de celte affaire un peu plus en détail et plus à fond. — Examine/, ce point ; est-ce que le pasteur pourrait nous fourrer dans les ceps sur les racontars de Kaisa ? Jamais de la vie ! Il faudrait d’abord établir légalement ce qu’on a dit et comment on a offensé son honneur. 04176
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Juhani.—«Antes de pegar, mira dónde das», eso ya se sabe. JUHANI: « Il faut examiner avant de fustiger », c’est connu. 04177
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Mäkelä.—Pero es que además hay otra cosa: ¡las lecciones de lectura! Según la ley de la Iglesia, el pastor tiene amplias atribuciones al respecto, y las usará contra vosotros en su justa cólera. MÄKELÄ: Mais il y a autre chose : les leçons de lecture ! Cela lui donne selon la loi de l’église un pouvoir assez grand qu’il emploiera certainement contre vous, dans sa colère. 04178
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Juhani.—Por lo que toca a la lectura, podemos invocar el orden y la ley de Dios, que ha querido que todos nuestros esfuerzos resulten inútiles. Verá. Ya en el vientre de nuestra madre nos dio tan pocas luces, que nos resulta imposible aprender a leer. ¿Qué culpa tenemos nosotros, Mäkelä, de que los frutos del espíritu estén tan mal repartidos en este mundo? JUHANI: Pour ce qui est de la lecture, on a pour nous le règlement et la loi de Dieu qui rendent vains tous nos efforts. Voyez. Il nous a donné des têtes si dures qu’il nous est impossible d’apprendre à lire. Que faire, Mäkelä ? Les dons de l’esprit sont répartis bien inégalement ici-bas entre les gens. 04179
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Mäkelä.—¡Venga ya! Estáis equivocados si creéis que sois tan duros de mollera. La aplicación y la perseverancia todo lo pueden. Ahí tenéis a vuestro padre, que era uno de los mejores lectores del contorno. MÄKELÄ: Bah ! Vous vous imaginez à tort que vos têtes sont si dures. Avec de l’application et des exercices quotidiens, on vient à bout de tout. Votre père était un de ceux qui lisaient le mieux dans toute la paroisse. 04180
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Aapo.—Pero nuestra madre no sabía ni la A, y a pesar de ello fue una buena cristiana. AAPO: Mais notre mère ne connaissait pas la première lettre de l’alphabet, et elle fut pourtant une bonne chrétienne. 04181
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Juhani.—Que crió y educó a sus hijos en el temor de Dios. ¡El Señor la bendiga! JUHANI: Et elle a élevé et corrigé ses enfants dans la crainte de Dieu. Que Dieu la bénisse ! 04182
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Mäkelä.—¿No hizo nada por que alguien os diese instrucción? MÄKELÄ: N’a-t-elle pas essayé de vous faire instruire par d’autres ? 04183
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Juhani.—Hizo cuanto pudo. Se sirvió de la Vieja del Pinar, pero esta mujer, que tiene un genio de mil diablos, pronto empezó a molernos a palos, y su cabaña llegó a darnos tanto miedo como la cueva de un ogro. ¿Y qué pasó? Que acabamos por no volver más, aunque buenas palizas nos costó. JUHANI: Elle a fait tout son possible. Elle s’est adressée à la Vieille de Männistö. Mais cette femme acariâtre a tout de suite commencé à nous rosser, et sa cabane est devenue à nos yeux plus effrayante que la caverne d’un ogre ; finalement, on n’y est plus allé du tout, bien qu’on nous ait fessés comme on bat des tapis. 04184
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Mäkelä.—Bueno, entonces erais unos muchachos sin sentido; pero ahora sois unos hombres hechos y derechos, y un hombre fuerte y sano llega hasta donde se propone. Así que demostradle al pastor y a todo el mundo de lo que es capaz todo un hombre. No me explico cómo tú, Aapo, que eres tan sensato, que no andas corto de conocimientos y que retienes en la memoria todo lo que has visto y oído, no has cambiado ya de conducta. MÄKELÄ: Vous étiez alors des mioches déraisonnables, mais maintenant vous êtes des hommes faits ; et un homme fort et sain peut ce qu’il veut. Montrez donc au pasteur et à tout le monde ce que peut la virilité. — Toi, Aapo, qui as un solide bon sens, qui n’es pas dépourvu de connaissances et dont la mémoire garde tout ce que lu as vu et entendu, je m’étonne vraiment que tu n’aies pas déjà changé de conduite. 04185
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Aapo.—La verdad es que sé muy pocas cosas. Sí, bueno, alguna idea tengo. Nuestro difunto tío, el ciego, nos contaba muchas historias, nos hablaba de la Biblia, de sus viajes por mar, de la estructura del universo, y siempre le escuchábamos embebidos. AAPO: Je sais bien peu de choses ; hé oui, je connais ceci et cela. Feu notre oncle l’aveugle nous a raconté bien des histoires. Il nous a parlé de la Bible, de ses voyages en mer, de la structure de l’univers, et on écoutait toujours avec avidité. 04186
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Juhani.—Escuchábamos con las orejas tiesas como las de las liebres cuando nos hablaba de Moisés, de los hijos de Israel, de los hechos escritos en el Libro de los Reyes, y de los prodigios del Apocalipsis. «Y el ruido de sus alas como estruendo de carros que corren al combate.» ¡Válgame Dios, los milagros y las cosas que sabemos! No somos unos paganos tan salvajes como la gente cree. , JUHANI: On écoutait, les oreilles dressées comme des lièvres, quand le vieux nous parlait de Moïse, des enfants d’Israël, des événements écrits dans le Livre des Rois et des miracles de l’Apocalypse. « Et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars qui courent au combat. » Par le Christ, nous connaissons beaucoup de miracles et de choses, nous ne sommes pas du tout des païens aussi sauvages qu’on pense. 04187
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Mäkelä.—Pero si queréis ser miembros de la grey cristiana, habéis de empezar por el abecedario. MÄKELÄ: Mais il vous faut commencer par l’abécédaire pour devenir de vrais membres de la communauté chrétienne. 04188
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Aapo.—Mäkelä, vea usted en ese estante siete cartillas compradas en la ciudad, lo cual demuestra que queremos instruirnos. Si el pastor se dignara tener un poco de paciencia, creo que algo sacaríamos en claro. AAPO: Mäkelä, vous voyez sur cette planche sept abécédaires achetés en ville, ce qui vous montre que nous voulons nous instruire. Si le pasteur fait encore preuve d’un peu de patience, je crois que quelque chose germera, naîtra et poussera de cela. 04189
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Juhani.—Sí, que tenga un poco de paciencia. Yo le pagaré el diezmo dos veces, y mientras dure la temporada de caza, no le faltará en la olla carne de pájaro joven. JUHANI: Qu’il ait un peu de patience ; je lui paierai deux fois la dîme, et pendant le temps de la chasse, il ne manquera jamais de venaison dans son pot. 04190
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Mäkelä.—Mucho me temo, cuando pienso en la cólera del pastor contra vosotros, tan violenta como justa, que los ruegos y las promesas no sirvan de nada. MÄKELÄ: Je crains bien que les prières et les belles promesses ne servent à rien quand je songe à sa violente et juste colère contre vous. 04191
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Juhani.—¿Pues qué esperan él y usted de nosotros? ¡Está bien! Venga con setenta hombres, y aun así correrá la sangre. JUHANI: Que veut-il donc de nous et que voulez-vous ? Bien ! Venez avec septante hommes et le sang giclera. 04192
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Mäkelä.—Pero decidme, chicos, ¿cómo pensáis aprender la cartilla y el catecismo, que es el fin primordial que persigue nuestro pastor? MÄKELÄ: Mais dites-moi un peu comment vous pensez apprendre l’alphabet et le petit catéchisme, ce qui est le but principal de notre pasteur ? 04193
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Juhani.—Lo intentaremos aquí, en casa, con la ayuda de la Vieja del Pinar o de su hija Venia, puesto que las dos saben leer muy bien. JUHANI: On essaiera ici chez nous, à l’aide de la Vieille de Männistö ou de sa fille Venla. Elles savent bien lire toutes les deux. 04194
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Mäkelä.—Siendo así, le comunicaré al pastor vuestras intenciones. Sin embargo, por vuestro propio bien, id a pedirle perdón por vuestra lamentable conducta. MÄKELÄ: Je veux communiquer vos intentions au pasteur. Mais pour votre propre paix, allez lui demander pardon pour votre farce scandaleuse. 04195
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Juhani.—Lo pensaremos. JUHANI: On y pensera. 04196
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Mäkelä.—Haced lo que os aconsejo, y tened en cuenta que si el pastor no advierte que estáis dispuestos a aplicaros, os veremos un domingo sentados en los cepos a la entrada de la iglesia. Esto es lo que os digo; y ahora, adiós. MÄKELÄ: Faites comme je vous dis, et sachez que s’il ne remarque pas chez vous une application véritable, on vous verra un dimanche gentiment assis dans les ceps, au pied du mur de l’église. Je vous ai avertis ! Portez-vous bien ! 04197
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Juhani.—¡Adiós, adiós! JUHANI: Au revoir, au revoir 1 04198
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Tuomas.—Oye, Juhani, ¿hablabas en serio cuando le dijiste lo de la vieja y de Venia? ¿Hablabas en serio cuando casi llegaste a prometerle que iríamos a arrodillarnos ante el pastor? TUOMAS: Etais-tu sérieux quand tu lui as parlé de la vieille et de Venla ? Etais-tu sérieux quand tu lui as presque promis qu’on ramperait à plat ventre devant le pasteur ? 04199
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Juhani.—¡Qué iba a hablar en serio! Se lo dije para ganar tiempo. ¿De modo que la Vieja del Pinar o Venia guiando nuestros palitos de lectura? Todos los cerdos de Toukola se reirían de nosotros. Pero ya lo habéis oído: nos amenaza seriamente el cepo, la horca de la vergüenza. ¡Maldita sea! ¿Es que no va a poder uno vivir a gusto y tranquilo en su propia casa sin molestar ni ofender a nadie? ¿Quién podría impedirlo? Pero lo digo y lo redigo: los pastores y los funcionarios con sus legajos y sus protocolos son demonios de la humanidad. ¡Ay de ti, cerdo negro! ¡Día maldito! Todas las desgracias y bajezas de este mundo se nos vienen encima de golpe y porrazo, y os aseguro que de buena gana me daría de calamorradas contra la pared. ¡Oh, tú, buey negro! Venia nos ha hechado con cajas destempladas, nos han cantado una canción poniéndonos verdes, el chantre nos ha torturado como el diablo en persona, los bestias esos de Toukola nos han dejado como un terreno artigado, nos han sacrificado como a cochinillos en Navidad, y henos aquí como pobres andrajosos y maltrechos pidiendo caridades. ¿Y ahora qué? Nuestra casa carece del único regalo del pobre, del vapor cálido de nuestra vieja y querida sauna, cuyos escombros humean y se consumen bajo las cenizas. ¡Y por si fuera poco, viene la peor de las atrocidades! ¡Hum! Los cepos nos miran burlándose de nosotros por sus diez agujeros, desde el atrio de la iglesia. ¡Mundo amargo! Si este montón de desgracias no llevan a un hombre a abrirse la garganta con una navaja, ¿qué más hace falta? ¡Por los cuernos del diablo! JUHANI: Il n’y avait pas trace de sérieux et pas trace de vérité. J’ai bavardé comme ça seulement pour gagner du temps. La Vieille de Männistö ou Venla pour nous montrer les lettres dans le livre ? Tous les cochons de Toukola en feraient des gorges chaudes. Vous avez entendu : on nous menace sérieusement des ceps, du gibet de la honte. Mille tonnerres ! Est-ce qu’un homme n’a donc pas le droit de vivre en paix et à sa guise sur ses propres terres, quand il ne gêne et n’offense personne V Qui peut le défendre ? Mais je le répète encore une fois, les pasteurs et les fonctionnaires avec leurs livres et leurs paperasses sont des démons créés pour torturer l’humanité. Ah ! sacrée existence ! Maudite journée ! Voilà que les coups du malheur et les tracasseries des gens se précipitent sur nous à fond de train, si bien que je suis prêt à donner de la tète contre le mur. Ah ! chienne de déveine ! Venla nous a remballés, on a composé sur nous une venimeuse chanson, le chantre nous a tourmentés comme le diable en personne, les brutes de Toukola nous ont essartés comme une friche, on nous a lardés comme des cochons de Noël et nous nous baladons comme des bonshommes de Noël, spectres borgnes, avec des torchons autour de la tête ! Et quoi encore ? Notre logis est maintenant privé de la seule joie du pauvre, de la vapeur bruissante du bain ; les décombres de notre chère vieille étuve fument et luisent sous la cendre. Et pour comble de guigne, voilà encore la pire des diableries ! Hum ! Les ceps nous regardent en grimaçant de leurs dix trous dans le vestibule de l’église. Éclair et tonnerre ! Si un tel amas de fléaux ne pousse pas un homme à se planter un rasoir dans le cou, qu’est-ce qu’il laut encore ! Ah ! Par les cornes du diable ! 04200
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Eero.—Andas mal de memoria; los cepos no tienen diez agujeros. EERO: Tes souvenirs sont un peu inexacts, les ceps n’ont pas dix trous. 04201
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Juhani.—¿Ah, no? ¿Pues cuántos tienen? JUHANI: Combien donc ? 04202
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Eero.—¿Cuántas estrellas tiene la Osa Mayor? ¿Cuántos son los hijos de Jukola? EERO: Combien la Grande Ourse a-t-elle d’étoiles ? Combien d’enfants à Jukola ? 04203
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Juhani.—Somos siete muchachos. Por lo tanto, siete agujeros y siete muchachos. ¡Bueno, peor que peor! 04195:¡Siete agujeros, para mayor sarcasmo! ¡Aquí tenéis la prueba de cómo la mala suerte y los hombres se ensañan con nosotros! ¡Siete agujeros grandes y redondos como el ojo de la rueda del molino! Ya es demasiada burla por parte de la suerte. Pero qué importa. Que nos arrojen todos los dardos de su rabia: nuestro corazón atormentado se volverá más duro que el acero refulgente; que viertan de todas partes contra nosotros su veneno como serpientes, y que nos caiga del cielo pura bilis, que nosotros les haremos frente con los ojos cerrados, rechinando los dientes y mugiendo como bueyes furiosos. Y aunque finalmente nos torturasen en los cepos con la fuerza de la ley, allí permanecería yo con alegría. JUHANI: On est sept : donc, sept trous et sept types. Bon ! D’autant plus fou ! Sept trous ! Toujours plus fou ! Voyez comme les hommes et un sort cruel s’acharnent contre nous ! Sept trous gros et ronds comme l’œil de la meule du moulin ! La guigne se moque de nous. Mais qu’ils nous lancent toutes les flèches de leur rage, on rendra nos cœurs tourmentés aussi solides que l’acier étincelant. Qu’ils soufflent de toutes parts contre nous leur venin comme des serpents, et que le ciel déverse sur nous de la bile pure ; alors, les yeux clos, grinçant des dents et beuglant comme des bœufs affolés, on foncera sur eux. Et si enfin on nous traîne dans les ceps infâmes avec la contrainte de la loi, eh bien, j’y resterai avec délices ! 04204
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Aapo.—¿Por qüé con alegría? AAPO: Miksi ilolla? 04205
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Juhani.—Tú no conoces, hermano, el poder del odio. La idea de la venganza me hará olvidar toda la vergüenza, puesto que lo que ellos quieren es avergonzarnos. Sólo pensar que me beberé la sangre del señor pastor, tendrá para mi ánimo envenenado el sabor de la miel. Y no utilizaré cuchillo ni escopeta, como hizo aquél; le desgarraré la garganta con las uñas y los dientes como un lobo. Lo haré mil pedazos, y entonces saborearé de veras la miel de la venganza. Lo haré como lo digo, aunque tuviera diez vidas y en cada una me viese atormentado en un barril erizado de clavos. Esto no sería nada comparado con el placer de la venganza. JUHANI: Ethän sinä käsitä, mun veljeni, vihan tuomiovoimaa. Koston tuuma saattaisi pojan unohtamaan kaiken häpeän; ja häpeähän on heidän tarkoituksensa. Aatos, veristää tuota herra provastiamme, sehän maistuisi vihaiselle mielelleni kuin hunajakaste. Enkä tuossa veistä, en pyssyä käyttelis, kuin entinen Karjan mies, en, vaan kynsillä ja hampailla iskisin hänen kurkkuunsa kuin susi-ilves. Kappaleiksi, tuhanneksi kappaleeksi repisin miehen, ja niinpä saisin oikein maiskutella kostoni herkkua. Tekisinpä niin, vaikka olisin kymmenen hengen omistaja ja jokaista henkeä kymmenen vuotta rääkättäisiin piikki-tynnörissä. Eihän tuo mitään olis koston hekuman suhteen. 04206
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Aapo.—Tú mismo te estás revolviendo los malos humores. ¡Pobre hermano! Aplaca el fuego de tu corazón con el agua fresca sacada del rumoroso río de paciencia que fluye mansamente a través de la pradera. AAPO: Tu te bouleverses l’intérieur de fond en comble. Pauvre frère, arrose la chaudière bouillante de ton cœur avec l’eau fraîche de la patience puisée dans le ruisseau gazouillant qui serpente lentement à travers la prairie. 04207
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Simeoni.—Tienes la cara más negra que la pez, y tus ojos enrojecidos parece que van a salirse de las órbitas. ¡Apiádate de ti mismo! SIMEONI: Ton visage est noir comme la poix, et tes yeux rouge-sang roulent et te sortent de la tête. Aie pitié de toi-même 1 04208
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Tuomas.—¿Duda alguien de que nos vengaremos si nos sientan en el banquillo de la infamia? Pero no perdamos el rumbo entre tanto. Aún queda alguna esperanza. TUOMAS: On se vengerait, si on nous mettait sur le banc d’infâmie, c’est sûr. Mais ne nous faisons pas de bile avant que cela arrive. Tout espoir n’est pas encore perdu. 04209
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Juhani.—Sólo queda un rincón en la tierra donde el sol de paz pueda brillar para nosotros. En el lago de Ilvesjárvi, allá al pie de Impivaara, está el puerto donde podremos navegar al abrigo de la tempestad. Estoy decidido. JUHANI: Il y a sur la terre un seul coin où le soleil de paix peut luire pour nous. Ilvesjürvi, là-bas, au pied d’Impivaara, est le port où nous voguerons loin des tempêtes. Je suis décidé maintenant. 04210
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LAURI: Sen tein minä jo menneenä vuonna. LAURI: Je l’étais déjà l’année passée. 04211
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Eero.—Yo os seguiré también a la más profunda caverna de Impivaara, donde se cuenta que el viejo de la montaña hace hervir la pez, tocado con un gorro de cien pieles de cordero. EERO: Je vous suivrai même dans la plus profonde caverne d’Impivaara où, dit-on, le vieux de la montagne fait bouillir de la poix, coiffé d’un casque de cent peaux de moutons. 04212
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Tuomas.—Iremos todos. TUOMAS: On ira tous. 04213
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Juhani.—Y allí construiremos un nuevo mundo. JUHANI: Et on construira un nouveau monde. 04214
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Aapo.—¿No nos pondrá allá la autoridad la mano encima? AAPO: Est-ce que la main des autorités ne pourra pas nous y atteindre aussi ? 04215
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Juhani.—El bosque protege a sus criaturas. Allí estaremos en nuestra casa, nos hundiremos en lo profundo de la tierra, como los topos de ojos diminutos, y si quieren ir a buscarnos allí, conocerán las consecuencias de hostigar a siete osos en su guarida. Vamos, pues, a casa del curtidor para arreglar el acuerdo. Durante diez años nuestra hacienda cambiará de manos. JUHANI: La forêt protège ses bêtes. C’est là que nous serons chez nous ; on s’y enfoncera profondément jusqu’à la moelle de la terre, comme les taupes aux yeux clignotants. Et s’il leur plaisait de nous traquer là-bas, ils verraient bien ce qu’il en coûte de déranger sept ours dans leur repaire. Et maintenant, filons chez le tanneur pour rédiger le contrat. Confions pour dix ans notre domaine à des mains étrangères. 04216
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Simeoni.—Yo también anhelo un refugio de paz. Vamos, hermanos, a crearnos un nuevo hogar y un espíritu nuevo en el corazón del bosque. SIMEONI: Moi aussi je languis après un asile île paix. Frères, créons-nous un nouveau foyer et un nouveau cœur au sein des forêts. 04217
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Juhani.—¡Todos de acuerdo! JUHANI: Tous d’un commun accord 1 04218
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Aapo.—¿Qué dices tú, Timo? AAPO: Que décides-tu, Timo ? 04219
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Timo.—«¿Dónde va Colás? Donde van los demás», dice el refrán. TIMO: Je ne ferai pas bande à part. 04220
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Aapo.—¿Os marcharíais todos y me quedaría yo como un pino solitario en el corral de Jukola? ¡Ah, no! Todas las raíces y las ramas de mi ser están trabadas con las vuestras. Está decidido. ¡Quiera Dios que este cambio sea para bien! Voy con vosotros. AAPO: Vous partiriez, et moi je resterais comme un pin solitaire dans la cour de Jukola ? Ah ! toutes les meines et les branches de mon être sont trop fortement entrelacées dans les vôtres. C’est décidé. Pourvu que cette expédition remplisse nos espoirs ! Je vous accompagne. 04221
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Juhani.—¡Muy bien! Y ahora, marchando a casa del curtidor para hacer un arriendo en toda regla. ¡Todos de común acuerdo! JUHANI: Bravo ! A présent, chez le tanneur, pour faire un bail valable. Tous ensemble. 04222
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Todos juntos fueron a formalizar el contrato, según el cual cederían su hacienda al curtidor por diez años, de acuerdo con las siguientes cláusulas estipuladas por escrito: el curtidor administraría y llevaría la granja durante diez años, los tres primeros sin pagar renta alguna; pero luego entregaría a los hermanos siete medidas de centeno al año y se comprometería a construir una nueva sauna ¡intes de que expirase el contrato. Los hermanos tendrían derecho a cazar libremente en los bosques de Jukola hasta donde permitieran las leyes. En la parte norte de la finca, lindante con Impivaara, podrían desenvolverse y vivir a su antojo, tanto en los bosques como en las tierras de cultivo. El curtidor entraría en usufructo de la granja el día de Todos los Santos, pero los hermanos podrían permanecer en su casa natal durante todo el invierno próximo. Tales eran las principales cláusulas del contrato. Ils allèrent alors conclure le contrat ; ils donnèrent A bail leur domaine au tanneur pour dix ans et l’on fixa par écrit les points suivants : le tanneur administrera et exploitera la ferme pendant dix ans, les trois premiers Huns payer aucun loyer, mais ensuite il remettra aux frères sept boisseaux de seigle par an ; il devra en outre construire une nouvelle étuve avant l’expiration du bail. Les frères auront le droit de chasser librement et partout dans les forêts de Jukola tout le gibier que les lois permettent do tuer. Dans la partie nord de la propriété, près d’Impi-vaara, ils pourront agir et vivre à leur guise, dans les bois comme sur les terres défrichées. Le tanneur entrera en jouissance de la ferme à la Toussaint, mais les frères pourront, s’ils le désirent, séjourner encore dans leur maison natale pendant l’hiver prochain. Telles furent les principales clauses du contrat. 04223
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Llegó noviembre. El curtidor se presentó en la granja con todas sus pertenencias y se hizo cargo de la explotación de Jukola por el tiempo previsto. Para escapar del pastor y de todos sus mensajeros, los hermanos vivieron casi todo aquel invierno en el bosque, deslizándose sobre los esquís, cazando por la zona y albergándose en la choza del carbonero que dominaba la pradera de Impivaara. La verdadera mudanza, sin embargo, que incluía el caballo y los aperos indispensables, no se produjo hasta llegado el verano. Pero, pensando ya en su futura morada, los hermanos empezaron a derribar árboles para que se fueran secando hasta la primavera, y a acarrear grandes piedras para los basamentos que se asentarían en la parte alta de la pradera bajo la áspera montaña. Novembre était venu ; le tanneur se trouvait avec son chargement dans la cour de Jukola et prenait possession de la ferme pour le temps fixé. Afin d’éviter le pasteur et ses messagers, les frères vécurent surtout dans les bois cet hiver-là, courant en skis et chassant dans les environs, et ils logèrent dans la hutte de charbonnier sur la prairie d’Impivaara. Le vrai déménagement, avec le cheval et les ustensiles indispensables, n’avait cependant pas encore eu lieu ; il s’effectuerait à l’époque qui suivrait le dégel. Les frères s’occupaient pourtant déjà de leur futur logis, ils abattaient des arbres qui devaient sécher jusqu’au printemps et roulaient des pierres pour les fondations sur la prairie parsemée de souches, au pied du mont escarpé. 04224
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Así transcurrió el invierno, durante el cual los hermanos no tuvieron noticia alguna del pastor. No sabían si los esperaba o los había abandonado a su destino. Ainsi passa l’hiver, et tant qu’il dura, les frères ne reçurent aucun ordre et aucun avertissement du pasteur. Attendait-il ou bien les avait-il abandonnés à leur sort ? 04225
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Capítulo 05 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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Llegó la primavera y se fundieron las nieves. Por entonces, soplaba un viento suave, la tierra empezaba a vestirse de verdor y los abedules a cubrirse de hojas. Le printemps était venu, les neiges avaient fondu ; le vent soufflait doucement, la terre commençait à verdir et les bouleaux se garnissaient de feuilles. 05001
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Los hermanos caminan de Jukola a Impivaara por un sendero tortuoso y accidentado a través de los bosques. Llevan la escopeta al hombro y a la espalda la mochila de corteza de abedul, donde guardan las municiones. Juhani va en cabeza acompañado por Killi y Kiiski, los grandes y temibles perros de Jukola. Detrás camina Valko, el viejo caballo tuerto, arrastrando el carro conducido por Timo. Les siguen todos los demás hermanos, con la escopeta al hombro y la mochila a la espalda, prestos a ayudar a Valko en los tramos más difíciles del camino. Eero va un poco detrás, abrazado al soberbio gallo de Jukola, del que los hermanos no han querido desprenderse, para que su canto madrugador les despierte en las soledades de Impivaara. En el carro llevan un arca, cepos para lobos y zorras, una olla y dentro de ella dos soperas de madera de encina, un cazo, siete cucharas y otros utensilios de cocina; sobre la olla, un saco de guisantes y el viejo gato de la casa, enroscado y maullando en una bolsa atada encima del saco. Los hermanos abandonan, pues, la casa natal y caminan apesadumbrados y silenciosos por el escabroso camino del bosque. El cielo es puro, el aire está inmóvil y el sol empieza a inclinarse hacia el ocaso. Les frères sont en train de déménager de Jukola à Impi-vaara. Ils s’avancent par un sentier pierreux et sinueux à travers les forêts, le fusil à l’épaule et sur le dos le havre-sac d’écorce où ils portent leurs munitions. Juhani marche en tête, entouré des grands chiens hargneux de Jukola, Killi et Kiiski. Derrière eux, Valko, leur vieux cheval borgne, tire la charrette, guidé par Timo ; les autres frères suivent le chargement, fusil à l’épaule et sac au dos, prêts à assister Valko dans les passages les plus ardus. Eero ferme le cortège, tenant dans ses bras l’imposant coq de Jukola dont les frères n’ont pu se séparer et qu’ils emportent pour sonner la diane dans les solitudes d’Impivaara. Sur le char, on voit un coffre, des trappes à loups et à renards, une marmite, et dans celle-ci deux écuelles en chêne, une louche, sept cuillères et d’autres ustensiles de l’art culinaire. La marmite supporte un sac grossier rempli de pois, et le vieux chat des frères se tortille en miaulant dans un petit panier fixé sur le sac. C’est ainsi que les frères quittaient le toit paternel, marchaient tristes et silencieux le long du chemin difficile et rocailleux. Le ciel était limpide, l’air calme, et le disque du soleil descendait déjà vers l’ouest. 05002
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JUHANI: Ihminen on merenkulkija elämän myrskyisellä merellä. Niinhän mekin nyt purjehdimme armaista syntymänurkistamme pois, purjehdimme vankkurilaivallamme eksyttävien metsien halki Impivaaran jyrkkää saarta kohden. Ah! JUHANI: L’homme est un navigateur sur la mer agitée de la vie. Nous aussi, nous naviguons loin de notre cher bercail, nous naviguons sur notre bateau à roues dans les forôts perfides vers l’île escarpée d’Impivaara. 05003
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Timo.—Me siento una pobre rana y estoy a punto de echarme a llorar. TIMO: Je ne suis pas loin de barbouiller de larmes mes joues, pauvre grenouille que je suis 1 05004
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Juhani.—Lo comprendo, hermano, dado el estado de mi afligido corazón en este momento tan triste. Pero eso no ayuda nada en este mundo; el corazón humano ha de ser siempre duro como una piedra. El hijo del hombre ha nacido para errar por este mundo sin rumbo fijo. JUHANI: Ça ne m’étonne pas, si je regarde dans mon propre cœur en cet instant douloureux. Mais que faire ! le cœur humain doit toujours être dur comme un caillou. L’enfant de l’homme est né voyageur sur cette terre, il n’a pas de place permanente ici-bas. 05005
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Timo.—Va de un lado para otro, vacila y avanza, hasta que los pies le fallan y muere como una rata junto a la pared. TIMO: Il se balade un moment ici-bas, il se balance et s’avance, jusqu’à ce qu’enfin il s’engourdisse et périsse comme un rat au pied d’un mur. 05006
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Juhani.—Has hablado con propiedad. JUHANI: Bien dit, bien parlé. 05007
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Simeoni.—Y si todo fuera eso, pero... ¿y después? SIMEONI: Et si c’était tout, mais c’est alors seulement... 05008
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Juhani.—Entonces es cuando viene ese asunto de la Biblia de la mina que se nos ha confiado; supongo que es eso lo que quieres decir. Es verdad. JUHANI: C’est alors que vient celte affaire de la mine qui nous a été confiée, voulais-tu dire. C’est vrai. 05009
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Timo.—Entonces habrá que ir al grano diciendo: Heme aquí, Señor, y he aquí tu mina. TIMO: C’est alors qu’il s’agira de dire sans tromperie ni réserve : Me voici, Seigneur, et voici ta mine. 05010
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Simeoni.—El hombre debería pensar siempre en su fin, pero se ha empedernido. SIMEONI: L’homme devrait toujours penser à sa fin, mais il s’est endurci. 05011
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Juhani.—Empedernido, sí, empedernido. Eso no lo puede negar nadie. ¡Pero, Dios mío, así somos todos bajo el cielo! Esforcémonos, sin embargo, en vivir como cristianos piadosos cuando estemos en nuestra apacible y tibia morada. Hermanos, hagamos el pacto de expulsar de nuestro nido de pájaros todas las veleidades pecaminosas, todo el odio, la ira y las disputas. ¡Fuera la ira, el odio y el orgullo! JUHANI: Endurci, hé oui, on ne peut le nier. Mais, mon Dieu, on est tous comme ça sous le ciel 1 Efforçons-nous pourtant de vivre à l’avenir comme il convient à de pieux chrétiens, dès que nous serons installés dans notre chaude et paisible demeure. Frère, concluons une solide alliance, et expulsons de notre nid tous les caprices coupables, la haine, la colère et la dispute. Chassons la haine, la colère et la dispute 1 05012
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Eero.—¡Y el lujo! EERO: Et le luxe I 05013
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Juhani.—¡También el lujo! JUHANI: Oui I 05014
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Eero.—¡Y los vestidos fastuosos y provocativos! EERO: Et les beaux habits vaniteux. 05015
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Juhani.—¡ T ambién! JUHANI: Oui ! 05016
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Eero.—¡Y el carruaje de muelles para ir a la iglesia y los bonitos trajes de los domingos! EERO: Et les calèches à ressorts pour aller à l’église et les beaux colifichets du dimanche. 05017
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Juhani.—¿Cómo? ¿Qué dices? JUHANI: Hein? Qu’est-ce que tu dis? 05018
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Simeoni.—Ya empieza otra vez con las bromitas. SIMEONI: Il raille de nouveau. 05019
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Juhani.—A ver si crees que no me doy cuenta. ¡Verás como te coja por el cogote!... Pero qué puede importarle a un hombre la palabrería de un tontaina. ¡Maldito osezno del diablo! Ten cuidado cómo llevas el gallo, que el pobre animal no hace más que gritar. JUHANI: Je m’en aperçois. Prends garde que je ne te prenne par la nuque ; c’est-à-dire, si je me souciais des bavardages d’un benêt ; mais alors je ne serais pas un homme, en vérité pas du tout. Maudit ourson du diable ! Comment tiens-tu ce coq ? Pourquoi hurle-t-elle uinsi, cette pauvre bête ? 05020
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Eero.—Le he arreglado el ala que se le caía. EERO: J’ai seulement remis en place son aile qui tombait. 05021
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Juhani.—Yo sí voy a arreglarte a ti. Verás como te retuerza el pescuezo... A ver si te enteras de que es el gallo del contorno que mejor cumple con sus obligaciones: siempre puntual y seguro. Su primer canto es a las dos, y el segundo a las cuatro, que es la hora buena para levantarse. Ese gallo nos distraerá mucho aquí, en los grandes bosques. ¿Y qué hace el gato ahí arriba, en lo más alto del cargamento? ¡Nuestro pobre Matti, cómo asoma la cabeza y maúlla que da pena! Y es que «para el abuelo, todo son duelos». Pocos días te quedan de corretear por esta tierra; se te han oscurecido los ojos y enronquecido la voz; pero tal vez te animes un poco cuando puedas echarles las uñas a los gordos ratones del bosque. ¡Ojalá sea así! Y vosotros, Killi y Kiiski, vosotros sois los que más pena me dais, puesto que habéis nacido, vivido y crecido en Jukola, como nosotros, y os consideramos nuestros propios hermanos. ¡Ah, con qué viveza me miráis a los ojos! ¡Sí, Killi, y tú, mi buen Kiiski! ¡Vamos, vamos! ¡Con qué alegría meneáis la cola, animalitos! No sabéis que abandonamos nuestra maravillosa casa. De buena gana me echaría a llorar. ¡Necesito llorar! JUHANI: Je m’en vais te remettre en place toi-même. Gare à toi si je t’attrape par le cou. — Sachez que c’est le meilleur coq de tout le district dans l’exercice de ses fonctions ; toujours exact et sûr. La première fois, il chante à deux heures ; la seconde à quatre, et c’est le bon moment pour se lever. Ce coq nous réserve beaucoup de divertissement dans la solitude. — Et le chat, là-haut, au sommet du chargement ! Pauvre matou, comme tu l’agites et t’excites ! Tu reluques par le trou en miaulant A fendre le cœur. « Mon pauvre vieux, sans feu ni lieu ! » Tu n’as plus beaucoup de jours à trotter sur cette terre ; ton regard est déjà trop sombre et ta voix est rauque. Mais peut-être que tu reprendras de la vigueur quand tu pourras sauter à la nuque des grasses souris des bois. Oui, je l’espère. Et vous, Killi et Kiiski, c’est pour vous que j’ai le plus de peine. Comme nous, vous avez vu le jour, vécu et grandi à Jukola, grandi comme nos propres frères. Ah ! avec quelle ardeur vous fixez mes yeux ! Oui, Killi, oui, mon bon Kiiski, c’est bien ! Et vous remuez si gaîment la queue. Hélas, pauvres bêtes, vous ne savez pas que nous abandonnons à présent notre doux bercail. Je vais pleurer, il me faut pleurer. 05022
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Timo.—Acuérdate del consejo que acabas de darme. Conserva el corazón fuerte y duro. TIMO: Souviens-toi du conseil que tu viens de me donner. Rends ton cœur ferme et fort. 05023
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Juhani.—No puedo, no puedo, ahora que abandonamos nuestro dulce hogar. JUHANI: Je ne peux pas, je ne peux pas, quand nous quittons notre chère maison natale. 05024
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Tuomas.—Sí, triste día éste, pero... ¡arriba los corazones! No tardaremos en tener en Impivaara otro hogar al que tal vez queramos lo mismo. TUOMAS: Oui, ce jour est bien pénible ; mais on aura bientôt à Impivaara un autre foyer qui nous sera peut-être vite tout aussi cher. 05025
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Juhani.—¿Qué tonterías dices, hermano? Ni en la tierra ni en el cielo hay un hogar tan querido como aquél en que uno nació, creció y se revolcó cuando aún estaba echando los dientes. JUHANI: Frère, que dis-tu là ? Ni sur la terre ni dans le ciel il n’y a de lieu aussi cher que celui où on est né, où on a poussé, où on s’est roulé sur le sol, marmots aux moustaches de lait. 05026
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Aapo.—La hora de dejar la casa nos duele en el alma como le duele a la liebre abandonar el chaparral donde ha nacido. AAPO: Certes, l’heure de la séparation nous broie le cœur, car le lièvre aussi aime le buisson où il est né. 05027
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Juhani.—¿Qué dijo un día la madre liebre al notar que estaba otra vez preñada y mandó a su pequeño que se alejase para dejar sitio a los que iban a llegar? JUHANI: Comment parla jadis la mère lièvre, quand elle remarqua qu’elle était de nouveau pleine et qu’elle ordonna à son petit de partir au loin pour faire place à ceux qui allaient venir ? 05028
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Timo.—«Ponte en viaje y abre los ojos, que algo acecha en cada matojo. Detrás de cada mata hay un peligro; apréndelo como en un libro». TIMO: « File en voyage, mon cher fils, et rappelle-toi toujours mes conseils : Où il y a un osier, il y a un danger ; où il y a un trou, il y a une trappe. » 05029
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Juhani.—Eso es, y el lebrato se alejó dando brinquitos; levantó el polvo de los yermos, corrió por las praderas, siempre con los ojos redondos y con una mueca inocente en su labio partido. Así abandonó su madriguera, mientras el sol del atardecer brillaba tristemente. JUHANI: C’est ainsi qu’elle parla, et son fils s’en alla en sautillant ; il flâna dans les friches, il gambada dans les prairies, il folâtra, la lèvre fendue par une grimace innocente. Voilà comment il quitta son gîte, et le soleil du soir brillait tristement. 05030
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Eero.—El lebrato era Juhani. EERO: C’était Jean Lapin. 05031
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Juhani.—Ni caso. Así abandonó su madriguera, y así partimos también nosotros. ¡Adiós, hogar paterno! Ganas me dan de besar tu portal, tu estercolero. JUHANI: Soit, qu’importe ! C’est ainsi qu’il abandonna son gîte, et c’est ainsi que nous partons aussi. Adieu, maison natale ! Ton seuil, ton tas de fumier, je voudrais les embrasser à présent ! 05032
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Aapo.—Sí, hermano, pero no seamos débiles. Nos espera un duro trabajo: pronto crujirán los troncos, silbarán las hachas y una hermosa casa se levantará sobre el valle de Impivaara, entre un soberbio bosque. Mirad: ya estamos en un gran bosque, rodeados del susurro de los abetos. AAPO: Oui, frère. Mais essayons de chasser cette mélancolie. Nous aurons bientôt à accomplir un travail et une tâche ardue, bientôt les troncs craqueront, les haches retentiront, et une superbe maison se dressera vers le ciel sur la prairie d’Impivaara, au sein des forêts sauvages. Voyez, nous traversons déjà les grands bois, accompagnés par le murmure des sapins. 05033
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Así iban hablando los hermanos mientras atravesaban el bosque sombrío. Pero poco a poco el terreno fue haciéndose cuesta arriba y el camino empezó a trepar hacia una alta planicie boscosa, llamada Teerimáki. El breñal estaba salpicado de grandes rocas cubiertas de musgo, como enormes losas sepulcrales de gigantes, entre densos pinos bajos. El terreno pedregoso y abrupto sacudía violentamente el carro y las ancas del caballo, y de trecho en trecho los ojos no podían distinguir los antiguos baches. El camino ascendía hacia la cima, y a ambos lados se percibían, al fondo, yermos sin fin. Los hermanos se esforzaron por aligerar la carga de su caballo tuerto, y cuando llegaron a la cumbre concedieron un breve respiro a Valko, mientras contemplaban el amplio paisaje que se extendía ante ellos: pueblos lejanos, praderas, sembrados, lagos azules y, por la ladera occidental boscosa, la alta torre de la iglesia. Al sur, la granja de Jukola surgía al arrimo de un ribazo como una tierra feliz perdida. Una honda añoranza volvió a apoderarse de los hermanos, quienes, volviendo los ojos hacia el norte, contemplaron el altivo Impivaara, sus oscuras cavernas y los abetos melenudos que, desgreñados por muchas tormentas, cubrían la escarpada ladera del monte. Al pie de éste se hallaba el lugar de su nueva residencia, una amena pradera cuajada de tocones; más abajo empezaba el bosque inhabitado que les proporcionaría magníficos troncos para construir su casa. Todo esto vieron los hermanos y, entre los pinos, el luminoso lago de Ilvesjárvi y el sol espíen dente que, en su declinar, brillaba desde el precipicio ñor occidental del monte. Entonces un rayo de esperanza encendió la alegría en sus ojos y sus pechos se ensancharon. C’est ainsi qu’ils s’entretenaient au cours de leur marche à travers la sombre forêt. Peu à peu, le terrain s’éleva et le chemin se mit à serpenter vers un haut plateau boisé, appelé Teerimäki. On apercevait ici et là des langues de rocher couvertes de mousse, semblables à des dalles funéraires de géants, autour desquelles bruissaient des pins bas et trapus. Le sol rocailleux secouait fortement le char et les épaules du cheval, et par endroits l’œil pouvait à peine distinguer les vieilles ornières. Le chemin longeait la crête, car des deux côtés de la colline s’étalaient des marais sans fond. Les frères faisaient tout leur possible pour alléger les peines de leur cheval borgne. Ils atteignirent enfin le sommet, laissant Valko souffler un moment, et contemplèrent les plaines du monde au-dessous d’eux. Leurs yeux apercevaient des villages lointains, des prairies, des champs, des lacs bleuissants et, à la lisière ouest des forêts, la haute tour de l’église. Au sud, la ferme de Jukola brillait au flanc d’un coteau comme un paradis perdu, et des pensées mélancoliques envahirent de nouveau le cœur des frères. Mais ils détournèrent enfin leurs regards vers le nord et les posèrent sur le haut Impivaara, sa pente brusquement inclinée, les cavernes sinistres et les pins barbus, déchiquetés par les tempêtes, qui hérissent les parois de la montagne. Au pied de celle-ci, ils discernèrent une prairie agréable, parsemée de souches, leur future résidence, et au-dessous, une forêt marécageuse qui leur fournirait des troncs élancés pour construire leur maison. Ils virent tout cela, ils virent entre les pins le lac clair d’Ilvesjârvi et le soleil éclatant qui dorait en se couchant la face nord-ouest du mont ; et l’espoir étincela alors dans leurs yeux comme un joyeux éclair et souleva leur poitrine. 05034
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Reanudaron la marcha y se encaminaron apretando el paso a su nueva morada. Bajando la cuesta llegaron a la columnata de los pinos del bosque, donde los brezos, las matas de los arándanos y las marchitas briznas de hierba cubrían el árido suelo sobre el que resonaban sus pasos. Llegaron al camino arenoso que conducía de la granja de Viértala a la iglesia, lo cruzaron y siguieron por su propio sendero del bosque que trepaba por la loma. Ils se remirent en route et, pressant le pas, se hâtèrent vers leur nouvelle demeure. La colline s’abaissait et ils avançaient sous la colonnade des grands pins où la bruyère, les airelles et les herbes sèches cachaient alternativement le sol résonnant. Ils débouchèrent sur une route sablonneuse, bien entretenue, qui conduisait de la ferme de Viertola à l’église ; ils la coupèrent, continuant leur chemin qui suivait le dos de la colline. 05035
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Aapo.—Según cuentan los ancianos, aquí se levantaba un día la sala de justicia de las serpientes, cuyo juez era entonces el propio rey, un culebrón blanco sumamente raro que llevaba una valiosísima corona. Pero, según cuenta la leyenda, un valeroso caballero se la arrebató. AAPO: Tässä on nummi, jossa, niinkuin vanhat ihmiset juttelee, ennen muinoin oli kärmeitten keräjäsali. Tuomarina siinä istui heidän kuninkaansa, tuo ankaran harvoin näkyvä valkea kärme, päässä verrattoman kallis kruunu. Mutta ryöväsipä tämän kruunun heiltä eräs rohkea ratsastaja, niinkuin tarina kertoilee. 05036
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Y mientras bajaban la montaña hacia las desoladas tierras pantanosas de Sompio, Aapo les contó lo siguiente: Un día llegó un jinete a lo alto de la colina y se vio delante del rey de las serpientes que llevaba una hermosa corona. Lanzándose contra él, se la quitó con la punta de la espada y, espoleando a su caballo, se alejó como nube empujada por el viento, llevándose su tesoro. Pero las demás serpientes, lejos de permanecer indiferentes, se lanzaron en persecución del hombre que se había atrevido a ofenderlas. Más de mil de ellas, enroscadas como aros y silbando, corrieron tras las huellas del caballero; como los discos lanzados por los jugadores, ruedan por el camino. No tardaron en dar alcance al fugitivo y, trepando por las patas del caballo, saltaron a la grupa poniendo al caballero en grave aprieto. Éste, viéndose en serio peligro, les arrojó como cebo su sombrero, que quedó al instante hecho trizas y fue devorado con rabia. Pero la triquiñuela no le sirvió de nada, y las serpientes siguieron tras él levantando el polvo del camino. El jinete espoleó con más ímpetu su caballo, hasta que las ijadas del animal manaron sangre y la boca arrojó espumarajos de saliva. El caballero se refugió en el bosque, pero éste no logró detener la persecución del enemigo. Entonces encontró un torrente, se lanzó a las turbulentas aguas y el caballo le condujo hasta la orilla opuesta. Pero las serpientes llegaron al borde, se arrojaron al agua con el estruendo de cien cataratas y, rápidas como una tormenta que estalla de pronto, nadaron sobre las olas, levantándolas hasta lo alto en torbellinos espumosos. El caballero aceleró la marcha, pero las enfurecidas serpientes no dejaron de perseguirle. Vio delante un campo que estaban quemando para la artiga y, envuelto en su capa empapada en el torrente, se arrojó a las llamas, pero los animales no cejaron en su empeño de darle alcance. Aún volvió a hundir el caballero las espuelas en los flancos de su caballo, que, haciendo un supremo esfuerzo, siguió galopando; pero cuando hubo rebasado las llamas, el animal cayó reventado, pagando con la suya el juego ardiente de la vida. El héroe se había librado del fuego y de sus terribles enemigos; las llamas destruyeron el incontable ejército de serpientes. Y aquí tenéis al héroe, con el ánimo alegre y en posesión del maravilloso tesoro. Ja kertoi heille Aapo seuraavan tarinan, heidän kulkeissansa pitkin nummen harjua alas kohden autiota Sompiosuota. Tuli eräs ratsastaja ja näki nummella kärmeitten kuninkaan, jolla oli kimmeltävä kruunu päässä. Hän ratsasti häntä kohden, noukkasi miekkansa kärjellä kruunun kuninkaan päästä, kannusti hevostansa ja kirmasi kalleuksinensa pois kuin tuulissa ja pilvissä. Mutta eivät olleet kärmeetkään myöhäisiä, vaan läksivät kohta kiukkuisesti vainoomaan julkeata ryöväriä. He kiitivät suhinalla päin, kierrettyinä rengoiksi, ja tuhannen kurraa pyöri silloin ratsastajan jäljissä kuin kiekko maantiellä poikien heittämänä pyörii. Pian saavuttivat he ratsastajan, parveilivat jo tiuhasti hevosen jaloissa, loiskeilivat sen lautasille ylös, ja suuri oli miehen vaara. Ja hädissään viskasi hän heille hattunsakin syötiksi alas, jonka he paikalla repivät kappaleiksi ja söivät vihansa vimmassa. Mutta miestä ei auttanut kauan tämä keino, pianpa kärmeet kiiriskelee hänen jäljissänsä taas ja santa kiertoilee korkealle tieltä. Ja yhä kiivaammin kannusti uros huohoittavaa hevostansa; virtana juoksi veri uhkean orhin rikkiviilletyistä kyljistä, ja suusta roiskahteli sohiseva vahto. Ratsastaja pakeni metsään, mutta metsä ei estänyt hänen vihollistensa juoksua. Tuli virta vastaan, ja kohahtaen ratsasti hän sen kierroksiin ja veipä orhi hänen nopeasti sen ylitse. Tuli virta kärmeillekin vastaan, ja monen kosken pauhinalla he syöksivät itsensä lainetten kohtuun, uivat myrskyn vauhdilla sen ylitse: ja korkealle nousi valkea kuohu. Mies ratsasti yhä eteenpäin, ja yhä vainosi häntä kärmetten villitty joukko. Näki hän matkan päässä hurjasti palavan kasken, ja kohden tulta hän nyt kannusti hevosensa, ja, kietoen itsensä virran kylvyssä läpikastettuun kauhtanaansa, rynkäsi hän liekkien helmaan, vaan kärmeet eivät vilaustakaan viipyneet häntä seuraamasta. Niinpä taivaan ratsastava sankari kultapilvien halki kiitää. Kerran vielä iski hän kannukset orhinsa kupeisin ja kerran vielä hän kirmasi eteenpäin, sitten kaatui pyrskivä orhi, unohtaen ainiaaksi elon kuuman leikin. Mutta vapaassa ilmassa seisoi mies, pelastettuna tulesta ja hirmuisista vihamiehistänsä; tulihan oli polttanut kärmeitten lukemattoman lauman. Siinä sankari seisoi riemuitsevalla katsannolla, kädessä ihmeellinen kalleus. 05037
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Aapo.—Éste fue el cuento de la corona de la serpiente blanca de Teerimáki. AAPO: Se oli tarina valkean kärmeen kruunusta Teerimäen nummella tässä. 05038
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Juhani.—Precioso cuento, y magnífico el hombre que arrancó la corona de la cabeza del culebrón y se apoderó de ella. ¡Sin par caballero! JUHANI: Uhkea tarina ja vielä uhkeampi mies, joka tempasi kruunun kärmeen päästä ja kilvoitti sen viimein omaksensa. Potra mies! 05039
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Timo.—Pocos son los que han visto esa serpiente, pero, según los ancianos, el que la ve adquiere una sabiduría incomparable. TIMO: Harvapas mies täällä näkee tämän kärmeen, mutta se, joka hänen näkee, tulee verrattoman viisaaksi, niinkuin vanhat ihmiset sanoo. 05040
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Juhani.—También dicen que quien caza a ese juez de las serpientes, lo asa y se lo come en primavera, antes del primer canto del cuclillo, llega a comprender el lenguaje del cuervo, que le desvela el porvenir. JUHANI: Sanotaanpa myöskin: joka keväällä ennen käen kukkumista tämän tuomarikärmeen käsittää, sen keittää ja syö, hän ymmärtää korpin puheen, josta hän saa tiedon mitä hänelle siitälähin on tapahtuva. 05041
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Eero.—Otros cuentan otra cosa, y es que el que hace todo eso en primavera, después del primer canto del cuclillo, comprende el lenguaje del cuervo, que le revela el pasado. EERO: Sanotaanpa vielä niinkin: joka keväällä jälkeen käen kukkumisen tekee kaiken tämän, se mies ymmärtää korpin puheen, josta hän saa tiedon mitä hänelle sitä-ennen on tapahtunut. 05042
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Juhani.—¡Hay que ver qué sandeces se te ocurren! ¿Hay alguien que no conozca el pasado aunque no haya probado ni un trozo de serpiente? ¡Mirad por dónde nos sale ahora Eero, el cabeza de chorlito! «¡Le revela el pasado!» ¿Cómo puede ocurrírsele semejante cosa a un hombre? ¡Anda, bribonzuelo! JUHANI: Voi, veikkoseni, kuinka tyhmästi nyt haastelit! Eikö tiedä sitä joka mies syömättä murenaakaan kärmeen lihaa? Kas nytpä Eero vasta näytti minä miehenä hän järkensä puolesta oikeammiten käy, tyhmänä pässinä. »Hän saa tiedon mitä hänelle sitä-ennen on tapahtunut». Onko tämä aatos kotoisin miehen päästä? Voi sinua poika-parkaa! 05043
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Aapo.—Déjalo, Juhani. Ha dicho una esupidez, a no ser que pretenda burlarse y bromear. Lo mismo da. En todo caso, nos ha dado una idea curiosa que, si la analizamos bien, podremos sacar de ella alguna enseñanza. Gran ciencia es, si bien se mira, la de conocer el pasado. Si tú aprendes a distinguir bien las semillas que han producido frutos útiles en el pasado de aquellas que los han producido nocivos, y si acomodas tu vida, tu trabajo y tu conducta a esto, eres lo que se dice un sabio. Si hubiéramos abierto antes los ojos, creo que no andaríamos ahora dando vueltas como emigrantes. AAPO: Äläs mitään, Juho. Hän joko haasteli tyhmyydestä tai konstaili ja koukisteli hän taas; kuinka hyväänsä, mutta kummassakin kohdassa viskasi hän eteemme merkittävän aatoksen. Koettakaamme tarkastella hänen lausettansa, ja luulenpa taitavamme onkia siitä jotakin viisautta. Tietää mitä on tapahtunut, sehän on, eräältä kannalta katsoen, viisaus suuri. Jos visusti harkitset mikä kylvö menneistä päivistä saattoi hyödyllisiä, mikä vahingollisia hedelmiä, ja sen mukaan asetat elämäsi, työs ja toimes, niin oletpa viisas mies. Jospa meidänkin silmämme ennemmin olisivat auenneet, niin luulenpa ettemme näin nyt kahnusteliskaan siirtolaisina tässä. 05044
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Juhani.—Como lobeznos sin techo. Pero lo hecho, hecho está. JUHANI: Tässä kuin sudenpoikaset ilmi-taivaan alla. Mutta tehty on tehty. 05045
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Tuomas.—Lo que hemos perdido en Jukola, lo ganaremos en Impivaara. ¡Hala, todos a empujar el carro! ¡Ayudemos a Valko a salir de esta tierra pantanosa! ¡Todos a la tarea! Las ruedas se hunden un palmo en el lodo. TUOMAS: Mitä Jukolassa kadotimme, sen kieppaamme takaisin Impivaaran aholla.--Tänne koko velisarja, ja iskeköön kyntensä kuormaan joka mies, auttaen Valkoamme niinkauan kuin suota kestää. Tänne kaikki! Vaipuuhan vankkurien pyörä vaaksan syvältä mutaiseen maahan. 05046
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En éstas y parecidas pláticas habían descendido por la loma y atravesado la extensa pradera de Matti de Seunala y un poblado bosque de pinabetes, llegando a la orilla del pantano de Sompio. El aspecto de la ciénaga era en verdad deprimente. En su superficie alternaban lodazales con islotes cubiertos de musgo donde crecían las bayas de los pantanos; aquí y allá, un abedul achaparrado y raquítico inclinaba su mustia copa al viento de la tarde. En el centro, el pantano se estrechaba y el suelo era más firme y sólido. Crecían allí pinos bajos recubiertos de musgo, y en los islotes, arbustos de rosmarino de color verde oscuro y fuerte fragancia. Y por aquella estrecha faja de tierra corría un accidentado sendero que conducía al lado opuesto, donde se prolongaban los espesos bosques. Tal es el camino que siguen los hermanos a través del pantano. Unos tiran de las varas del carro, a los lados de Valko, y otros le empujan por detrás. Por fin, fatigados, llegan a la orilla de la ciénaga y caminan de nuevo por tierra firme a través de los bosques, a lo largo de un sendero de unos quinientos pasos, sembrado de raigones. Luego aparece ante sus ojos el claro erizado de tocones. Ya se hallan en el lugar elegido, al pie de la escabrosa montaña. Tout en conversant, ils étaient descendus de la colline, avaient traversé la vaste prairie de Matti de Seunala, puis un épais fourré de jeunes sapins, et se trouvaient au bord du marais de Sompio. Ce marécage avait un aspect sinistre ; sur sa surface alternaient des mares fangeuses, des îlots moussus où mûrissent les canneberges ; ici et là, un bouleau bas et chétif inclinait tristement la tête sous le vent du soir. A son centre, le marais se rétrécissait, et le sol y était aussi plus dur et plus solide. I,à poussaient des pins nains vêtus de mousse, et sur les îlots il y avait des buissons de romarin vert foncé, fortement odorants. Sur cette mince bande de terre, un chemin pénible conduisait à l’autre rive où recommençaient les bois sombres. — Les frères suivent à présent cette voie à travers le marais. Les uns tirent aux limons à côté de Valko, les autres poussent la charrette par derrière. Finalement, après bien des efforts, ils atteignent le bord du marécage et s’avancent de nouveau sur terre ferme à travers bois, par un sentier coupé de racines et qui n’a guère que cinq cents pas. Et alors la prairie parsemée de souches brille devant eux, ils sont parvenus à la place choisie, au pied du mont caverneux. 05047
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Allí, un día, su abuelo, afamado leñador, taló buena parte de los árboles del bosque, cultivó terrenos, levantó grandes chamiceras, artigó el monte alrededor, preparó campos con su roturador, aró, sembró y amontonó pesadas gavillas de trigo. En el extremo de la pradera, un montón de escombros revelaba aún el lugar de la era desde donde, después de la trilla, acarreaba a su granja los henchidos costales de trigo, dejando la paja y la granza para transportarlas en trineo sobre las nieves invernales. No lejos de allí, a la entrada del bosque, se veía el fondo ennegrecido de un enorme foso, donde el abuelo convirtió en carbón chisporroteante los troncos derribados. El que fuera vigoroso amo de Jukola trabajó con ardor por aquellos parajes bajo el picor de muchos soles, enjugándose muchas gotas de sudor en la frente. De noche descansaba en una choza de techo de hierba, vigilando su chamicera, y esta misma choza es la que eligieron los hermanos como morada provisional. C’est là que jadis leur grand-père, célèbre défricheur, avait écobué des bois et calciné d’imposantes charbonnières. Il avait déboisé et essarté bien des terrains autour de la montagne, travaillé à la herse la terre noire, fait les semailles et recueilli enfin dans sa grange de lourdes gerbes de froment. Un monceau de décombres à la limite de la prairie indiquait encore l’emplacement du battoir, d’où il emportait tout de suite chez lui les sacs de blé, laissant la paille et la balle pour les charrois d’hiver sur la neige. Non loin de là, à l’orée de la forêt, on apercevait le trou noir d’une énorme fosse où il avait transformé en charbon pétillant les troncs abattus. L’ancien et vigoureux maître de Jukola avait ainsi travaillé et trimé dans ce lieu pendant bien des chaudes journées, essuyant souvent les perles de sueur sur son front. La nuit, il se reposait dans un abri au toit de gazon pour surveiller sa charbonnière ; c’est précisément dans cette hutte que les frères allaient provisoirement élire domicile. 05048
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La pradera erizada de tocones es amplia, pero la vista no alcanza más allá de sus límites, puesto que al este, al oeste y al sur, los bosques que la ciñen impiden la visión, y al norte se levanta un alto monte. Pero si se sube a la cima de este monte, coronada de escasos pinos, puede abarcarse el panorama en todas direcciones. Hacia el sur se ve, a los pies, el suave declive de la pradera de la que hemos hablado; luego, más lejos, el espeso bosque, y detrás, las tierras pantanosas de Sompio; finalmente, en el horizonte, se halla la azulada colina de Teerimáki. Al norte, la colina desciende poco a poco, y en su suave pendiente, que en tiempos pasados fue también talada y cultivada, crece hoy un bosque de abedules tiernos y espesos por donde saltan los urogallos y las ortegas cacarean en tono melancólico sobre las sendas estériles. Al este se ve una tierra llana con su bosquecillo de pinos, y al oeste, un terreno abrupto cubierto de rocas musgosas; de un lado a otro, sobre un cerro tapizado de musgo, algún pino achaparrado de enorme copa. Más allá de los árboles, a unos mil pasos de distancia de la pradera, brilla el lago de Ilvesjárvi, cristalino y abundante en pesca. Y por muy lejos que se mire, no se ve más que bosque, como un mar revuelto que todo lo rodea. Aunque, a decir verdad, puede divisarse al nordeste el contorno impreciso de la granja de Viertola, y más lejos, al noroeste, recortado en el cielo, el campanario gris de la iglesia. Tal es el lugar y los contornos donde los siete hermanos de Jukola han decidido trasladar su vivienda. La prairie parsemée de souches est spacieuse, mais l’œil ne peut voir au delà : à l’est, à l’ouest et au sud, des forêts la cernent, et au nord, une haute montagne. Mais si vous gagnez le sommet couronné de rares sapins, votre vue pourra se porter au loin dans toutes les directions. Vers le sud, vous verrez d’abord à vos pieds la prairie doucement inclinée, puis des bois noirs et plus au fond le marais de Sompio ; là-bas à l’horizon se dresse la colline bleu pâle de Teerimäki. Au nord, la montagne s’abaisse lentement et sa pente, qui jadis fut aussi essartée et cultivée, est couverte par un bois de bouleaux jeune et épais, où sautillent les coqs de bruyère et où les géli-nottes sifflent d’une voix plaintive sur les sentiers sans herbe. A l’est s’étend une vaste et plate forêt de pins, et à l’ouest un terrain raboteux, avec des rochers moussus et ici et là, sur une éminence tapissée de lichens, un pin bas, mais large et touffu. Derrière les arbres luit le lac d'Ilvesjärvi, clair et poissonneux, à quelque mille pas dis la prairie. Aussi loin que porte la vue, vous n’apercevez guère que des forêts dont la mer sombre déferle iln toute part vers vous. On peut à la vérité discerner au nord-ouest le contour imprécis de la ferme de Viertola, et liicn loin, au nord-ouest, au bord du ciel, la tour grise de l'église. Tel est l’aspect de la contrée où ont décidé de transporter leurs pénates. 05049
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Junto a la choza del carbonero, después de desenganchar a Valko y soltarlo con un cencerro al cuello para que pastara a su gusto, los hermanos encendieron con tocones y ramas secas una viva hoguera, donde Simeoni se encargó de asar arenques, nabos y un tasajo de buey para la cena, mientras los demás hermanos iban de un lado para otro alrededor del carro descargando y llevándolos a su sitio todos los objetos y utensilios. Terminada esta tarea, y dispuesta la cena, se sentaron en la hierba a reponer fuerzas, cuando ya el sol se ocultaba detrás de la montaña. Ce premier soir, ils se sont installés près de la hutte île charbonnier ; ils ont dételé Valko fourbu, l’ont lâché, line cloche au cou, pour qu’il pâture, et ont allumé sur la prairie un joyeux feu de bois mort et de branches. Simeoni fait frire du poisson salé, des raves et de la viande de bœuf pour le souper commun, et les autres s’activent autour du char, déchargeant chaque objet et chaque ustensile et les mettant à leur place. Quand tout est terminé et que le repas est prêt, ils s’asseyent dans l’herbe pour manger à la lueur du soir ; et le soleil a déjà disparu derrière la montagne. 05050
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Simeoni.—Ésta es nuestra primera comida en nuestro nuevo hogar. ¡Que la paz y la felicidad divinas nos acompañen en las sucesivas comidas! SIMEONI: Voici notre premier repas dans cette nouvelle place ; puisse-t-il nous apporter le bonheur et la paix de Dieu pour tous nos autres repas ! 05051
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Juhani.—¡Que la felicidad, una completa felicidad, sea nuestra única compañera en todos nuestros actos y en todos los trabajos que emprendan nuestras manos! JUHANI: Que le bonheur, un plantureux bonheur, soit notre seul compagnon dans toutes nos entreprises et dans les travaux que nos mains exécuteront ! 05052
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Aapo.—Quisiera explicaros una idea importante. AAPO: Je voudrais exprimer une idée importante. 05053
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Juhani.—Bueno, abre las compuertas de tu corazón. JUHANI: Eh bien, ouvre-lui l’enclos de ton cœur. 05054
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Aapo.—Un cuerpo sin cabeza no vale nada, a mi parecer. AAPO: Un corps sans tête, ça ne vaut rien, c’est mon opinion. 05055
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Juhani.—Choca contra la pared como una gallina descabezada. JUHANI: Il se cogne contre les murs comme une poule décapitée. 05056
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Timo.—Y aun con cabeza, cuando a una gallina se le mete el diablo en el cuerpo, se pone a revolotear de una parte a otra, de aquí allá; mirad, así, así. Eso les pasaba a veces a las gallinas de la Vieja del Pinar, y ella decía que volaban por el aire flechas mágicas. TIMO: Et même avec sa tête ; dès qu’une poule a le diable au corps, elle se met à voleter de ci de là, comme ça, regarde. Ça arrivait souvent aux poules de la Vieille de Männistö, et alors elle disait que des flèches enchantées volaient dans l’air. 05057
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Juhani.—Vale, vale, Aapo, pero suelta de una vez lo que tengas que decir. JUHANI: Mais vide donc ton sac, Aapo. 05058
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Aapo.—Veréis lo que he pensado. Si queremos hacer aquí algo de provecho, es preciso que uno de nosotros sea el jefe, el que ponga orden en nuestras discusiones, el mediador en nuestras disputas. En una palabra, es preciso que la voz de uno de nosotros suene más fuerte que las de los demás. AAPO: Voici le projet que j’ai conçu: Si nous voulons faire quelque chose d’honorable ici, il faut qu’un de nous soit toujours le chef, le président de nos délibérations, l’arbitre de nos disputes. Bref, il faut quelqu’un dont la voix domine, pour assurer l’ordre. 05059
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Juhani.—Yo soy el mayor. JUHANI: C’est moi qui suis l’aîné. 05060
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Aapo.—En efecto, tú eres el mayor de los hermanos de Jukola y, por consiguiente, te corresponden esos derechos. AAPO: Tu es le premier né des frères de Jukola, et ses droits t’appartiennent aussi. 05061
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Juhani.—Soy el primero de la fila, y siendo así, me haré obedecer por vosotros... ¡con tal de que os dé la gana obedecer! JUHANI: Je suis le chef de file, et je saurai bien exiger de vous la soumission. Si seulement vous vouliez obéir I 05062
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Aapo.—Es justo y necesario. Ah, pero, eso sí, en los asuntos comunes todos tendremos derecho a opinar. AAPO: C’est juste et naturel. Mais dans les affaires communes, on devra pourtant toujours prendre l’avis de chacun. 05063
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Juhani.—De muy buen grado escucharé todos los consejos, y aún más los tuyos. Pero quede claro que soy el primero. JUHANI: Je prêterai toujours volontiers l’oreille aux conseils, aux liens surtout. Mais je suis le premier. 05064
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Aapo.—De eso no hay duda. ¿Pero qué castigo aplicaremos al que desobedezca y se ponga farruco? AAPO: Certes. Mais quel châtiment infliger à celui qui se montrera indiscipliné et qui persistera à faire la mauvaise tête ? 05065
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Juhani.—A ese tal lo meteré en una cueva de la montaña y taparé la entrada con montones de piedras de diez arrobas. Allí permanecerá encerrado uno o dos días, según la gravedad de la falta, y se chupará los dedos meditando «en lo que hace a su paz». JUHANI: Je le fourrerai dans une caverne de la montagne et entasserai des pierres de deux quintaux pour boucher l’entrée. Il y restera un jour ou deux, selon les faits et les circonstances. Oui, oui, il s’y rongera les poings en réfléchissant aux choses qui lui vaudront la paix. 05066
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Lauri.—Yo me opongo a esa medida. LAURI: Moi, je n’approuve pas cette proposition. 05067
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Tuomas.—Y yo. TUOMAS: Moi non plus. 05068
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Timo.—¿Soy yo por ventura un tejón de carrillos rayados cuya madriguera es una gruta de aire viciado? ¡Nada de eso! TIMO: Suis-je donc un blaireau aux bajoues rayées dont la bauge est une grotte moisie ? Pas de ça ! 05069
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Juhani.—¿Ya empezáis a rebelaros? JUHANI: Vous commencez déjà à vous révolter ? 05070
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Tuomas.—Esa cláusula de castigos...; bueno, no puede ser. TUOMAS: Ce système de punition ne va pas, mais pas du tout. 05071
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Timo.—Eso mismo. «Castigos no hacen amigos», como dice el refrán. Insisto en que no soy un tejón. TIMO: « Ça ne va pas, ça ne va pas », dit la chanson. Je ne suis ni un blaireau, ni un taisson. 05072
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Juhani.—Por eso, si quieres escapar al duro castigo de mi cólera, pórtate con juicio y sensatez. JUHANI: Eh bien, tu n’auras qu'à te conduire sagement et convenablement pour éviter l’horrible châtiment de ma colère. 05073
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Timo.—Pero yo no soy ni un tejón ni un lobo, qué va. Y menos un oso, y mucho menos una rata. Deberías sentirte avergonzado. «¿No te avergüenzas, mamarracho?, dijo el pastor al borracho». ¡Bah! TIMO: Mais je ne suis ni un blaireau, ni un loup, héhé ! Pas même un ours et encore moins un rat. Tu devrais avoir honte. « Ça fait honte à la vergogne, dit le pasteur à l’ivrogne. » Héhé ! 05074
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Aapo.—¿Se me permite hablar? AAPO: M’est-il permis de prendre la parole? 05075
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Juhani.—No faltaba más. A ver, ¿qué tienes que decir? JUHANI: Volontiers. Qu’as-tu à dire ? 05076
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Aapo.—Que yo tampoco apruebo la cláusula del castigo que acabas de establecer; la encuentro demasiado cruel y demasiado brutal tratándose de hermanos. AAPO: Etten kiltaa minäkään tuota rangaistus-parakraaffia, jonka tahtoisit käytettäväksi välillemme asettaa, vaan katsonpa sen veljesten keskenä liian törkeäksi, pedolliseksi. 05077
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Juhani.—Así que no la apruebas, ¿no? ¿De veras no la apruebas? Entonces propon tú mismo otra más prudente, porque está visto que yo no soy capaz de distinguir nunca entre lo que está bien y lo que está mal. JUHANI: Vai et kiltaa? Etkö kiltaa? Etkö totisesti kiltaa? Sanoppas sitten viisaampi parakraaffi, koska minä en milloinkaan käsitä mikä on oikein, mikä väärin. 05078
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Aapo.—No haré yo tal. AAPO: Sitä en sano. 05079
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Juhani.—Vamos, propon esa nueva cláusula, tú, profeta de Jukola. JUHANI: Sanoppas se uusi, kiilattava parakraaffi, sinä Jukolan tietäjä. 05080
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Aapo.—Oh, no he hecho nada para merecer ese título. Pero es que... AAPO: Kaukana tietäjän arvosta. Mutta tämä... 05081
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Juhani.—¡Vamos, hombre, la cláusula! JUHANI: Parakraaffi, parakraaffi! 05082
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Aapo.—Pero es que... AAPO: Tämähän on... 05083
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Juhani.—¡La cláusula, te digo! ¡A ver esa sabia cláusula! JUHANI: Parakraaffi, parakraaffi! Sanoppas se viisas parakraaffi! 05084
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Aapo.—¿Te has vuelto majareta? Gritas como si te hubieras sentado sobre ascuas. ¿Por qué te desgañitas así y mueves la cabeza como un búho? AAPO: Oletko hullu? Huutelethan tuossa kuin istuisit tulisissa housuissa. Miksi kirkut ja keikuttelet päätäs kuin tarhapöllö? 05085
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Juhani.—¡Y seguiré gritando hasta enronquecer! ¡La cláusula, esa sabia cláusula tan prudente como antigua! Habla y te escucharé sin decir esta boca es mía, en completo silencio, como una carpa escucha el croar de una rana. JUHANI: Parakraaffi! huudan minä huikeasti. Se ihka uusi ja vanha, viisas parakraaffi! Sanoppas se, ja minä kuultelen äänetönnä kuin särki sammakon motkotusta. 05086
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Aapo.—Bueno, va. Escuchad, pues, mi proposición: el que se burle de consejos y advertencias y se muestre reticente y antojadizo, sembrando entre nosotros la semilla de la discordia, será apartado de nuestra comunidad y expulsado lejos de aquí. AAPO: Que je n’approuve pas non plus le châtiment que tu voudrais instituer parmi nous, mais que je l’estime trop brutal et trop bestial entre frères. Voici mon projet : celui qui fera fi des conseils et des remontrances et se montrera moqueur et frondeur, semant parmi nous des germes de discorde, sera exclu de notre alliance et chassé loin d’ici. 05087
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Tuomas.—Sea ésta la cláusula. TUOMAS: J’approuve. 05088
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Lauri.—La apruebo. LAURI: Je suis d’accord. 05089
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Timo.—Y yo, lo mismo. TIMO: Moi aussi. 05090
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Simeoni.—Entonces, todos estamos de acuerdo. SIMEONI: On est sûrement tous d’accord. 05091
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Juhani.—¡Bien! Aprobada, pues. Pero recordadlo bien: al que de ahora en adelante se muestre reacio, se le dará el pasaporte de la liebre: una patada en las posaderas... y a freír monas. Bueno, moros míos, ¿qué trabajo emprenderemos mañana? Yo os daré las instrucciones precisas. JUHANI: Hum ! c’est donc décidé. Mais souve-nez-vous en bien : celui qui fera des embêtements, on lui mettra dans la main le passeport du lièvre, un coup de pied quelque part et il pourra décamper. — Eh bien, mes nègres ! quel travail allons-nous entamer demain ? Je saurai bien vous instruire. 05092
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Aapo.—Estás algo resentido, mas no por eso se turbará nuestra calma ni la plácida alegría de esta noche. AAPO: Hieman harmin vallassa; mutta eihän tuo nyt samenna meidän tyynettä ja kirkasta mieltämme tänä iltahetkenä. 05093
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Juhani.—¿Qué trabajo emprenderemos cuando claree el día? JUHANI: Mihin raatamiseen rupeemme koska päivä koittaa? 05094
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Aapo.—Eso ni se pregunta. Lo primero es construir nuestra casa. AAPO: C’est naturellement la construction de notre maison qui vient en premier lieu. 05095
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Juhani.—Es verdad. Mañana, a primera hora, cuatro muchachos, hacha en mano, se pondrán a los lados de la construcción; esos cuatro seremos Tuomas, Simeoni, Aapo y yo. Los demás irán desbastando los troncos y nos los irán pasando. Y cuando hayamos construido la cabaña y una pequeña despensa para los víveres, a cazar y a pescar para reunir provisiones. ¡Tenedlo bien presente! JUHANI: Certainement. Demain de bonne heure, quatre hommes, la hache au poing, se mettront chacun à un angle de la bâtisse ; ces quatre seront : moi, Tuomas, Simeoni, Aapo. Les autres nous équarriront les troncs et les rouleront ici. Et dès que notre cabane et un petit grenier à vivres seront terminés, alors départ pour la chasse et pour la pêche afin de rassembler des provisions. Souvenez-vous en ! 05096
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Acabaron de cenar y fueron a tumbarse a la choza. Llegó la apacible aunque nubosa noche de mayo. Cantaba el búho en el bosque con voz ronca, graznaban los patos en el lago de Ilvesjárvi, y a lo lejos se oía de vez en cuando el agudo silbido del oso; por lo demás, la paz y el profundo silencio envolvían la naturaleza. Pero el Sueño de alas finas no quería visitar en la choza a los hermanos, quienes, silenciosos, se revolvían de un lado a otro pensando en cómo iba este mundo y en lo veleidosa que es nuestra vida. Ils finirent alors leur repas et allèrent s’étendre dans la hutte. La nuit vint, nuageuse, une calme nuit de mai. Dans la forêt, la chouette criait de sa voix enrouée ; les canards caquetaient sur le lac d’Ilvesjârvi, et de temps en temps retentissait au loin le sifflement perçant de l’ours ; seuls ces bruits rompaient la paix et le profond silence qui régnaient sur la nature. Mais dans la hutte, le sommeil aux ailes fines ne voulait pas visiter les frères. Silencieux, se retournant tantôt d’un côté tantôt de l’autre, ils ruminaient sur le cours du monde et sur les vicissitudes de la vie. 05097
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Aapo.—Creo que nadie consigue pegar ojo. AAPO: Je crois que personne n’a encore fermé l’oeil. 05098
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Juhani.—Timo sí; duerme como un tronco, pero los demás no hacemos más que dar vueltas y más vueltas, como salchichas en una cazuela hirviente. ¿Por qué estaremos desvelados? JUHANI: Timo dort déjà gentiment ; mais nous autres, on se tord et se tortille comme des saucisses dans une marmite bouillante. Pourquoi sommes-nous si alertes ? 05099
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Aapo.—El camino de nuestra vida ha tomado hoy un giro repentino. AAPO: Le chemin de notre vie a brusquement fait un coude aujourd’hui. 05100
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Juhani.—Por eso mi alma está muy, pero que muy inquieta. JUHANI: C’est pourquoi mon âme est inquiète, fort inquiète. 05101
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Simeoni.—Y mi corazón se siente triste. ¿Qué soy yo? Un hijo pródigo. SIMEONI: Et mon cœur est affligé. Que suis-je ? Un enfant prodigue. 05102
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Juhani.—¡Ay! Una oveja perdida en el desierto. JUHANI: Hum ! une brebis égarée dans le désert. 05103
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Simeoni.—Nos hemos alejado de los vecinos y de los cristianos, nuestros hermanos. SIMEONI: On a quitté nos voisins et les chrétiens nos frères. 05104
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Tuomas.—Aquí estamos y aquí estaremos mientras no falte carne fresca en el bosque. TUOMAS: On est ici et on y restera tant qu’il y aura de la viande fraîche dans les bois. 05105
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Aapo.—Todo irá bien si obramos siempre cuerdamente. AAPO: Tout nous réussira, si nous agissons toujours avec bon sens. 05106
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Simeoni.—Un búho canta en el bosque, y su canto no augura nada bueno, pues que presagia incendios, luchas sangrientas y crímenes, según dicen los viejos. SIMEONI: Une chouette hurle là-bas dans le marais, et son cri ne présage rien de bon ; il annonce l’incendie, des luttes sanglantes et des crimes, à ce que disent les vieux. 05107
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Tuomas.—El oficio del búho es cantar en el bosque, y eso no significa nada. TUOMAS: C’est son métier de crier dans les bois, et ça ne signifie rien. 05108
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Eero.—En el bosque...; pero aquí cerca tenemos el pueblo y la casa de Impivaara con su techo de matojos. EERO: Mais il y a une habitation ici, la ferme d’Impivaara au toit de gazon. 05109
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Simeoni.—Vaya, ahora ha cambiado de puesto el adivino, pues canta en la cumbre de la montaña. Allí, un día, según cuenta la leyenda, imploró la Virgen Pálida el perdón de sus pecados, rezando todas las noches, ya fuese invierno o verano. SIMEONI: Maintenant le prophète de malheur a changé de place, il hurle sur le sommet du mont. C’est là que jadis, selon la légende, la Vierge Blême implorait le pardon de ses péchés, priait chaque nuit, hiver comme été, que le chevalier vînt la délivrer du terrible ogre qui l’avait enfermée dans une grotte. 05110
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Juhani.—Por eso la montaña lleva su nombre: Impivaara, monte de la Virgen. Una vez, cuando era pequeño, oí ese cuento, pero ya casi no lo recuerdo. Anda, cuéntanoslo tú, Aapo, y nos ayudará a pasar esta noche larga y triste. JUHANI: Hänestäpä on tämä vuori saanut nimensä Impivaara. Kuulin kerran lapsena tuon tarinan, mutta onpa se jo enimmäksi haihtunut mielestäni. Veli Aapo, sinä juttele se meille tässä ikävän yömme vietteeksi. 05111
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Aapo.—Timo ronca que se las pela; dejémosle que siga durmiendo en paz. Os contaré a vosotros la leyenda. AAPO: Timo kuorsaa kuin mies; mutta maatkoon hän rauhassa; minä mielin teille kertoa tarinan. 05112
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Y Aapo contó a sus hermanos la siguiente historia sobre la Virgen Pálida: Seuraavan tarinan kalveasta immestä kertoi nyt Aapo veljillensä: 05113
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Vivía una vez en las grutas de esta montaña un ogro espantoso, terror y azote de las gentes de la comarca. El monstruo tenía dos pasiones en su vida: contemplar y manosear los tesoros que había ido amontonando en los ocultos recovecos de las cavernas y saciar con sangre humana su inagotable sed. Pero estaba condenado a cometer sus fechorías a no más de nueve pasos del monte, por lo que no le quedaba más remedio que recurrir a la astucia cuando quería atraer a sus víctimas. Pero, eso sí, podía cambiar de aspecto a su antojo, y así, se le podía ver recorrer la comarca ora disfrazado de apuesto galán, ora de graciosa doncella, según tuviera deseos de sangre de hombre o de mujer. Su belleza diabólica y su mirada sedujeron a bastantes personas, y fueron muchos los que hallaron la muerte en la temible guarida del monstruo. Asui muinoin tämän vuoren luolissa eräs hirmuinen peikko, ihmisten kauhistus ja surma. Kaksi oli hänellä elämän himoa ja hekumaa: katsella ja pidellä aarteitansa luolien syvissä kätköissä ja juoda ihmisen-verta, jota hän ankarasti janosi. Mutta ainoastaan yhdeksän askelta vuoresta oli hänellä voima väkivaltaiseen käytökseen, ja sentähden täytyi hänen harjoitella kavaluutta retkillänsä. Hän taisi muuttaa haamunsa miksi tahtoi; ja ympäri tienoita nähtiin hänen kuljeksivan milloin kauniina nuorukaisena, milloin ihanaisena impenä, aina sitä myöten kuin hän miehen tai naisen verta janosi. Monen voitti hänen katsantonsa helvetillinen ihanuus, moni sai henkensä heittää peikon kamoittavissa luolissa. Niin tämä hirviö vietteli luokseen onnettomat uhrinsa. 05114
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Una apacible noche de verano, un joven descansaba sobre la verde hierba abrazando a su amada, que, como una fresca rosa de pétalos recién abiertos, apoyaba su cabeza sobre el pecho del galán. Se trataba del encuentro de despedida de los enamorados, ya que él había de partir y abandonar por un tiempo a su adorada. «Amada mía», le dijo, «el destino nos separa, pero el sol no saldrá y se pondrá cien veces antes de que volvamos a vernos». A lo que la doncella contestó: «El sol del ocaso no dirige a la tierra una mirada de despedida más tierna que la que dirijo a mi adorado que se va, ni el astro del día al levantarse alumbrará con tanto resplandor como lo harán mis ojos cuando, a tu regreso, corra a tu encuentro. Pensar en ti será el único placer de mi alma durante tu ausencia, y contigo pasearé en el mundo misterioso de los sueños.» Así habló la doncella, y su novio le contestó: «Tus palabras son dulces como la miel y, sin embargo, mi alma no puede librarse del presagio de una desgracia. Amada mía, jurémonos ante el cielo fidelidad eterna.» Hicieron un voto sagrado, juraron ante Dios y el cielo, y los bosques y montañas guardaron silencio para escuchar sus palabras. Pero, finalmente, al despuntar el día, se abrazaron por última vez y se separaron. El galán se alejó apresuradamente, pero la novia se entretuvo largo tiempo vagando por las sombras del bosque sin dejar de pensar en su amor. Oli lempeä kesä-yö. Viherjällä nurmella istui eräs nuorukainen, syleillen lemmittyänsä, nuorta neitoa, joka hohtavana ruusuna lepäsi hänen rinnoillansa. Tämä oli heidän jäähyväis-syleilyksensä; sillä pois tuli pojan matkustaa ja erota ajaksi sydämensä ystävästä.--»Impeni», niin haasteli nuorukainen, »nyt lähden sinulta pois, mutta tuskin ehtii sata aurinkoa nousta ja laskea ennenkuin sun kohtaan taas».--Lausui neito: »eikä aurinko läskeissänsä heitä niin armasta jäähyväis-silmäystä maailmallensa, kuin minä mun kultaselleni koska hän poistuu, eikä noustessansa säteile niin ihanasti taivaan loimo, kuin säteilee mun silmäni, koska taasen kiirehdin sua vastaan. Ja mitä kirkkaan päivän pituuteen sielustani mahtuu, se on aatos sinusta, ja unieni himmeässä maailmassa käyskelen sun kanssas».--Niinpä neito; mutta taasen nuorukainen lausui: »Ihanasti haastelit; mutta miksi aavistaa mun sieluni pahaa? Impeni, nyt vannokaamme toinentoisellemme ijäinen uskollisuus tässä taivaan kasvoin alla». Ja he vannoivat pyhän valan, vannoivat Jumalan ja taivaan edessä, ja hengähtämättä kuultelivat heidän sanojansa metsät ja vuoret. Mutta viimein aamun koittaessa syleilivät he viimeisen kerran ja erosivat toinentoisestansa. Pois riensi nuorukainen, mutta kauan käyskeli neito yksin metsän hämärässä, muistellen kaunista kultastansa. 05115
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Pero he aquí que mientras la doncella cruzaba una espesura de pinos, se le aparece un ser maravilloso, un joven noble como un príncipe y radiante como esta soleada mañana. Lleva un sombrero cuyo penacho se agita y ondula como una llama, y una capa azul y cuajada de brillantes estrellas como el cielo nocturno cuelga de sus hombros; su casaca es blanca como la nieve y ciñe al talle una faja de púrpura. Contempla a la doncella con ojos que revelan un amor ardiente, y con voz temblorosa le dice: «No tengas miedo, preciosa; yo soy tu amigo y te haré sentir una felicidad suprema con tal de que me permitas estrecharte una vez contra mi pecho. Soy un caballero poderoso, y tantos tesoros y joyas poseo que podría comprar el mundo entero si me viniera en gana. Si aceptas mi amor, te llevaré conmigo a un espléndido castillo y te sentaré a mi lado en un trono rutilante.» La voz del joven es melodiosa, y la doncella queda sobrecogida de estupor. Pero en seguida le viene a la memoria el sagrado juramento que acaba de pronunciar y retrocede unos pasos. Sin embargo, no puede evitar volver a mirar al señor, y una extraña turbación se apodera de ella. Se vuelve a él, tapándose los ojos con las manos, como deslumbrada por un sol cegador; se vuelve de nuevo, pero una vez más se siente atraída por aquella maravillosa aparición de la que mana un irresistible encanto, y acaba por ceder, cayendo en el regazo del hermoso príncipe. Éste huye con la presa, que, embriagada, descansa en sus brazos. Corre él sin detenerse, salvando empinadas colinas, cruzando valles profundos. Alrededor, el bosque se hace más oscuro cada vez. El corazón de la doncella late apresuradamente y un sudor de angustia cae de su frente cuando descubre, en el brillo endemoniado de los ojos de la terrible aparición, algo espantoso y brutal. Mira alrededor y ve desfilar con vertiginosa rapidez los oscuros abetos en la carrera desenfrenada del secuestrador. Entonces contempla la cara de éste y, aunque un estremecimiento sacude su cuerpo, su corazón se siente todavía cautivado por un cierto sentimiento de atracción. Koska näin hän käyskelee tuuhean männistön kohdussa, mikä ihmeellinen haamu käy häntä vastaan? Hän näkee nuoren miehen, jalon kuin ruhtinas ja ihanan kuin tämä kultainen aamu. Kuin tulen liekki väikkyy ja kimmeltää hänen hattunsa höyhen-töyhtö. Hänen hartioillansa riippuu kauhtana, sinertävä kuin taivas ja kuin taivas kirjava kiiltävistä tähdistä. Hänen ihotakkinsa on valkea kuin lumi, ja miehustalla on hänellä purppuranpunainen vyö. Impeen hän katsahtaa ja katsannosta virtaa liekehtivä rakkaus, ja autuaasti kaikuu hänen äänensä, koska hän neidolle haastelee: »Älä mua pelkää, suloinen impi, olenpa sun ystäväs ja saatan sulle äärettömän onnen, jos vaan kerran saan sinua syleillä. Minä olen voimallinen mies, on minulla aarteita ja kalleita kiviä ilman lukua ja määrää, ja taitaisinpa ostaa vaikka kaiken tämän maailman. Tule mun kullakseni, minä tahdon viedä sun komeaan linnaan ja asettaa sinun viereeni loistavalle istuimelle». Niin hän haasteli viehättävällä äänellä ja hämmästyneenä seisoi neito. Hän muisteli äsken vannottua valaansa, ja poispäin hän kallistui, mutta kallistui taasen mieheen päin ja eriskummallinen häiriö käsitti hänen mielensä. Miestä kohden hän kääntyi, peittäen kädellään kasvonsa kuin paistavan auringon edessä; pois hän taasen kääntyi, mutta katsahti kerran vielä ihmeelliseen haamuun. Voimallinen ihastus säteili sieltä häntä vastaan, ja äkisti vaipui neito kauniin ruhtinaan syliin. Mutta pois riensi ruhtinas saaliinensa, joka niinkuin houreessa lepäsi hänen käsivarsillansa. Yli jyrkkien mäkien, halki syvien laaksojen he lakkaamatta kulkivat, ja yhä pimeämmäksi muuttui metsä heidän ympärillään. Levottomasti tytkyi immen sydän ja tuskan hiki juoksi hänen otsaltansa alas; sillä viimein hän huomasi niinkuin jotain pedollista, hirveätä haamun silmien lumoovassa liekissä. Hän katsahteli ympärillensä, ja nopeasti sinkoilivat ohitse synkeät kuuset, hänen kantajansa vinhasti juostessa; hän katsahteli nuorukaisen kasvoihin, ja kamoittavat väristykset karsivat hänen ruumistansa, mutta kummallinen ihastus vallitsi kuitenkin hänen sydämessään. 05116
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Al acabar la frenética carrera a través de los bosques, se apareció de pronto ante sus ojos la alta montaña cavernosa, y fue entonces cuando, hallándose a pocos pasos de la misma, sucedió algo horrible. El hombre disfrazado de rey se convirtió al pronto en un monstruo repulsivo, con cuernos en la frente y pelos como cerdas en la nuca. Entonces, unas garras afiladas rasgaron dolorosamente el pecho de la doncella, quien, angustiada, gritó, forcejeó y luchó con todas sus fuerzas por defenderse. Pero en vano. El monstruo, lanzando un rugido bestial, la arrastró al fondo de su cueva y chupó hasta la última gota de sangre de la indefensa doncella. Pero se produjo un prodigio: el alma no abandonó el cuerpo de la joven, y ésta continuó viviendo, exangüe, pálida como la nieve, cual un espectro lastimero del reino de las sombras. El monstruo, sin poderse explicar el prodigio, clavó con más furia si cabe sus uñas y dientes en la carne de la desdichada; pero no logró acabar con su vida, por lo que decidió conservarla para siempre a su lado en el fondo tenebroso de su gruta. Después de meditar sobre qué servicio podría prestarle aquella criatura, qué provecho podría sacar de ella, decidió dedicarla a limpiar sus tesoros y joyas y amontonarlos siempre ante él para seguir contemplándolos con deleite. Kulkivat he alati eteenpäin halki metsien, ja näkyi viimein korkea vuori ja sen pimeät luolat. Ja nyt, koska he olivat ainoastaan muutaman askeleen vuoresta, tapahtui hirveätä. Mies kuninkaallisessa puvussa muuttui äkisti hirmuiseksi peikoksi: sarvet tunkeusivat ulos hänen päästään, niskassansa kahisivat kankeat harjakset, ja kurja tyttö nyt tunsi kipeästi povessaan hänen terävät kyntensä. Ja siinä onneton impi huusi, reutoili ja tempaili tuskissansa, mutta turhaan. Ilkeällä kiljunalla raahasi hänen peikko syvimpään luolaansa ja imi hänestä veren aina viimeiseen pisaraan asti. Mutta tapahtui ihme: henki ei lähtenytkään neitosen jäsenistä, vaan hän jäi elämään verettömänä, lumivalkeana; murheellisena kuoleman haamuna Kalman maasta. Kummastuen huomasi tämän peikko, käytti uhriansa kohtaan kynsiään ja hampaitansa kaikin voimin, mutta eipä voinutkaan häntä kuolettaa. Viimein päätti hän pitää häntä ainiaan luonansa uumentojen yössä. Mutta mitä palvelusta taisi hän tehdä, mitä hyötyä matkaansaattaa peikolle? Tämä määräsi immen puhdistamaan aarteitansa ja kalleita kiviänsä, niitä hänen eteensä lakkaamatta pinoilemaan, sillä eipä hän väsynyt niitä ihaellen katselemasta. 05117
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Durante muchos años, la virgen pálida, desfalleciente, vivió cautiva en el seno de la montaña. Sin embargo, por la noche se recogía siempre en oración silenciosa sobre la cumbre. ¿Qué poder celestial velaba sobre ella dándole fuerzas para que todas las noches, ya fueran de tormenta, de lluvia o de cruda helada, acudiera a la cima de la montaña a implorar el perdón de sus pecados? Exangüe, blanca como la nieve, sin moverse ni hablar, tal una estatua, allí está la doncella, las manos cruzadas sobre el pecho y la cabeza inclinada, y, aunque no osa levantar ni siquiera una sola vez los ojos al cielo, su mirada permanece fija en la torre de la iglesia, allá en el lejano límite de los bosques. Y es que una voz misteriosa no deja de susurrarle al oído palabras de esperanza, aunque una esperanza tan lejana como la más lejana de las estrellas que brillan en el cielo. Así pasa la noche la virgen en la cima de la montaña, sin que una queja salga de sus labios ni un suspiro altere su pecho. Así transcurre la noche oscura hasta que, al amanecer, el abominable ogro la arrastra de nuevo a sus cavernas. Näin vuosia elelee kelmeä, veretön impi vangittuna vuoren kohtuun. Mutta yöllä toki nähdään hänen seisovan äänettömänä rukoilijana vuoren harjulla. Ken antoi hänelle tämän vapauden? Taivaanko voima?--Mutta yöt kaikki, myrskyssä, sateessa ja kireässä pakkasessa hän seisoo vuoren kiireellä, rukoillen syntejänsä anteeksi. Verettömänä, lumivalkeana ja kuin kuva, niin liikkumattomana, äänetönnä hän seisoo, kädet rinnoilla ja pää kallistuneena rinnoille alas. Ei rohkene kurja nostaa otsaansa kohden taivasta yhtään ainoata kertaa, vaan päin kirkon torniin, metsien etäiselle reunalle on hänen silmänsä lakkaamatta teroitettu. Sillä ainapa toki salainen ääni hänen korvaansa toivosta kuiskaa; vaikka kaukaisena kipenänä, kuin tuhansien peninkulmien päästä, pilkoittaa hänelle tämä toivo. Niin hän yönsä vuorella viettää, eikä kuulu hänen huuliltansa valitusta milloinkaan; ei nouse, ei vaivu huokauksista rukoilevan povi. Niin kuluu synkeä yö, mutta aamun koittaessa tempaisee hänen taasen luoliinsa armoton peikko. 05118
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Apenas cien soles habían iluminado la tierra cuando, según su predicción, el joven amante de la doncella regresó de su viaje, lleno de júbilo. Pero su otrora hermosa adorada no salió a su encuentro a darle la bienvenida. En vano preguntó y preguntó por su amada: nadie pudo facilitarle noticias. Día y noche la buscó infatigablemente por todas partes; había desaparecido sin dejar huella, como desaparece el rocío absorbido por el sol de la mañana. Así, el joven acabó por renunciar a toda esperanza, perdió la alegría de vivir y anduvo vagando durante algún tiempo como una sombra muda. Así hasta que un día, en un amanecer radiante, la noche de la muerte le cubrió los ojos. Tuskinpa oli sata aurinkoa ehtinyt valkaista maata, ennen kuin nuorukainen, neidon lemmitty, palasi iloisena kotiinsa matkaltaan. Mutta ihana impensä ei rientänytkään häntä vastaan tervetuloa toivottamaan. Hän kyseli missä kaunoinen viipyi, vaan ei saanut tietoa keltään. Kaikkialta hän etsiskeli häntä yöt ja päivät, väsymättä, mutta aina turhaan; impi oli kadonnut ilman jälkeä kuin aamun kaste. Viimein heitti hän kaiken toivon, unohti kaiken elämän ilon ja käyskeli täällä vielä ajan mykkänä varjona. Kerran viimein, koska hohtava päivä oli nousnut, pimitti kuoleman yö hänen silmänsä valon. 05119
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Pero para la virgen pálida los años son eternos. Durante el día, en las cavernas del monstruo, limpia y abrillanta los tesoros amontonándolos ante su vista. Pero pasa las noches en la cima de la montaña. Inanimada, blanca como la nieve, sin moverse ni hablar, allí permanece siempre con las manos cruzadas sobre el pecho y la cabeza inclinada. La desdichada no osa levantar una sola vez la frente al cielo, pero su mirada permanece siempre fija en la torre de la iglesia, allá en el lejano límite de los bosques, sin que una queja salga de sus labios ni un suspiro altere su pecho. Mutta vuosia hirmuisen pitkiä viettää kalvea impi: päivät peikon luolissa lakkaamatta puhdistellen ja latoen aarteita julman kiusaajansa silmäin alla; mutta yöt hän vuoren harjanteella kuluttaa. Verettömänä, lumivalkeana ja kuin kuva, niin liikkumattomana, äänetönnä hän seisoo kädet rinnoilla ja pää kallistuneena rinnoille asti. Ei rohkene hän nostaa otsaansa kohden taivasta, vaan päin kirkon tornia, metsien etäiselle reunalle, on hänen silmänsä lakkaamatta teroitettu. Ei hän valita; ei nouse, ei vaivu huokauksista rukoilevan povi. 05120
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Es una blanca noche de verano. La virgen está de nuevo en la cumbre y recuerda el largo tiempo de su cautiverio, desde el día aquel en que, habiéndose apenas despedido de su amado, fue bruscamente secuestrada. Al comprobar que han transcurrido cien años, la invade el terror, siente vértigos, frías gotas de sudor caen de su frente al suelo musgoso. Y por primera vez en aquellos cien años, osa levantar la frente al cielo. Al punto divisa una luz prodigiosa que, como una estrella errante, parece dirigirse hacia ella cruzando el espacio. Pero la luz cambia de aspecto a medida que se acerca. No, no es una estrella, sino la figura de un joven con una espada flamígera en la mano. La doncella nota que los rasgos del joven no le son desconocidos y, reconociendo en él a su amado, el corazón empieza a latirle violentamente. ¿Por qué empuña una espada, sin embargo? Se turba y con un hilo de voz dice: «¿Va esa espada a poner fin a mis tormentos? Hiere mi pecho, hermoso héroe, hiérelo con tu brillante espada y, si te es posible, dame la muerte que tanto anhelo.» Esto dice la doncella desde la cumbre. Pero no es la muerte lo que el joven le trae, sino el dulce aliento de la vida que, como la brisa perfumada de la mañana, rodea ya a la virgen pálida. El galán la toma en sus brazos mirándola con ternura, la besa, y ella siente un delicioso flujo de sangre que corre por sus venas como un manso río; sus mejillas se tiñen de rosa como una nube auroral, y en su frente brilla la dicha. Apoya su cabeza de rizada cabellera en el hombro del joven y, liberando su pecho del sufrimiento de tantos años, levanta los ojos al cielo, mientras los dedos del joven acarician su pelo, agitado dulcemente por una tenue brisa. ¡Qué bella es la hora de la redención, qué maravilloso el amanecer del día de la liberación! Los pájaros gorjean en los abetos de la ladera del abrupto monte, y al nordeste se alza el disco refulgente del sol. Es un amanecer que recuerda aquel otro cuando, en la verde pradera, los dos enamorados se separaron para tanto tiempo. On vaalea kesä-yö. Vuorella seisoo taasen neito, muistelee aikaa, jonka hän on viettänyt tuskallisessa vankeudessansa; ja vuosia sata on mennyt siitä päivästä, jona hän erosi sydämensä ystävästä. Hän kauhistuu, aatoksensa pyörtyy ja kylmiä hikihelmiä kiirahtelee hänen otsaltansa alas vuoren sammaleiselle kamaralle, koska hän kuvailee menneitten vuoskymmenien pituutta. Silloin rohkeni hän ensimmäisen kerran katsahtaa korkeuteen ylös, ja hetken päästä huomasi hän ihmeellisen valon, joka lentävänä tähtenä näkyi häntä lähestyvän kaukaisista avaruuksista. Mutta jota lähemmäs tämä valo häntä ehti, sitä enemmin muutti se muotoansa. Eikä ollutkaan se mikään lentävä tähti; vaan kirkastettu nuorukainen, välähtelevä miekka kädessä. Kajastipa niistä kasvoista ihana tuttavuus, ja kiivaasti rupesi lyömään neidon sydän; sillä nyt hän tunsi entisen ylkänsä. Mutta miksi lähestyi hän miekka kädessä? Tämä neitoa arvelutti, ja hän lausui heikeällä äänellä: »Tämäkö miekka mun tuskani viimein lopettaa? Tässä on poveni, nuori sankari, iske sun kirkkaalla teräkselläs tänne, ja, jos taidat, lahjoita mulle kuolema, jota jo kauan, kauan olen ikävöinnyt». Niin haasteli hän vuorella, mutta eipä tuonut hänelle nuorukainen kuolemaa, vaan elämän suloisen liehauksen, joka jo tuoksuavana aamutuulena hymisten kierteli ympäri kalvean immen. Lemmekkäästi katsahtava nuori mies otti hänen syliinsä, suuteli häntä, ja kohta tunsi veretön impi hienon veren virran suloisena koskena juoksevan suonissansa, hänen poskensa hohti kuin aamuruskon pilvi, ja ilosta läikkyi heleä otsa. Ja hän heitti kiharaisen päänsä yli ylkänsä käsivarren, katsahti ylös kirkkaasen korkeuteen, huoaten povestansa ulos vuoskymmenien tuskat; ja nuorukaisen sormet harhailivat hänen kiharissaan, jotka somasti liehahtelivat hiljaisessa tuulessa. Ihana oli pelastuksen hetki ja pääsinpäivän aamu. Linnut visertelivät kuusissa tuon jylhän vuoren reunoilla ja koillisesta nousi auringon hohtava viilu. Oli tämä aamu sen aamun kaltainen koska ystävykset kerran viherjällä nurmella erosivat pitkäksi ajaksi. 05121
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Pero el ogro, enfurecido, con los pelos erizados por la rabia, trepa por la montaña para apoderarse de la virgen y devolverla a su gruta. Sin embargo, la espada del joven, rápida como el rayo, se hunde en el pecho del monstruo cuando éste alargaba sus garras para coger a su víctima. Un charco de sangre negra se extiende por el suelo. Y mientras el monstruo, con un rugido estremecedor, entrega el alma al demonio y se precipita montaña abajo, la virgen desvía los ojos y apoya la frente en el pecho de su amado. Así se libró la tierra de aquel ser infernal. Los dos enamorados, transportados por una nube plateada, ascendieron hacia las regiones celestiales. Sentada en las rodillas de su amado, con la cabeza descansando en su hombro, la virgen sonríe de felicidad. Se alejan por el firmamento mientras abajo, en las lejanas profundidades, van desapareciendo los bosques, las colinas, los valles sinuosos, hasta que, finalmente, todo se pierde a sus ojos como en un vapor azulino. Mutta nytpä äkeä peikko, vihan pyrstöt pystyssä, kiipesi vuorelle ylös, temmataksensa impeä komeroihinsa taas. Vaan tuskin oli hän kuroittanut kyntensä neitoa kohden, niin nuorukaisen miekka, nopea kuin salama, hänen rintansa lävisti; ja vuorelle roiskahti musta verensä. Pois käänsi impi kasvonsa tästä nä'ystä, painaen otsansa vasten ystävänsä povea, koska peikko, pahasti kiljahtaen, heitti henkensä ja putosi vuoren rinteeltä alas. Niin pelastui maailma kamoittavasta hirviöstä. Mutta hopeaisen pilven kirkkaassa helmassa väikkyivät nuorukainen ja impi ylös korkeuden tienoihin. Ylkänsä polvilla lepäsi morsian ja, painain otsansa vasten hänen poveansa, hymyili onnellisna. Halki avaruuksien he kiitivät, ja alas kaukaiseen syvyyteen jäi heistä metsät, vuoret ja laaksoin monipolviset haarat. Ja kaikkipa viimein heidän silmistänsä katosi kuin sinertävään savuun. 05122
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Éste es el cuento de la Virgen Pálida que Aapo contó a sus hermanos aquella noche de insomnio en la choza de matojos de la pradera de Impivaara. Tämä oli tarina kalveasta immestä, jonka Aapo kertoi veljillensä turpeisessa koijussa sinä unettomana yönä Impivaaran aholla. 05123
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Juhani.—¡Vaya, ahora que el cuento se acabó, se despierta Timo! JUHANI: Mutta heräyypä Timo juuri tarinamme päättyessä. 05124
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Timo.—¿Por qué no dormís en paz, muchachos? TIMO: Miksi ette makaa rauhassa, pojat? 05125
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Juhani.—Estamos en pleno ejercicio de contar historias. Ésta era la del ogro y la virgen. JUHANI: Tässä tarinoitaan vahvasti.--Niin, siinähän oli tarina entisestä tytöstä ja peikosta. 05126
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Simeoni.—Hay quien afirma que ese monstruo abominable vive aún. Algunos cazadores lo han visto y aseguran que sólo tiene un ojo que brilla en la oscuridad, como un ascua. SIMEONI: On prétend que cet ogre hideux est encore en vie. Des chasseurs l’ont vu, et il n’a qu’un œil qui étincelle dans l’obscurité comme un charbon ardent. Ét c’est dans cette cité d’ogres et de démons qu’on a déménagé ! 05127
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Juhani.—¿Sabéis lo que le pasó hace años al viejo de Kuokkala, que en paz descanse? Una primavera, mientras cazaba el urogallo, en la época del celo, cuandd después de la medianoche esperaba junto a la hoguera en esta misma pradera, divisó al pie del monte una luz brillante y oyó una voz que repetía sin cesar: «¿Qué hago? ¿Tiro? ¿Tiro?» Más de mil veces hizo esta misma pregunta. Pero el viejo, que era chapado a la antigua y no le temblaba el pulso por nada, acabó por enojarse y contestó enfurruñado: «¡Tira, diablo!» JUHANI: Mitästäpä tapahtui muutama vuosi takaperin Kuokkalan vanhalle ukolle, joka nyt Herran huomassa lepää. Yhtenä keväänä, ollessansa metson-soitimella ja vartoessaan puolyönhetken kulumista nuotionsa vieressä tässä aholla, näki hän tuolla vuoren-juurella saman loistavan hohteen ja kuuli äänen, joka lakkaamatta kyseli: »nakkaanko ma, nakkaanko ma?» Niin hän kyseli monet tuhannet kerrat, että ukko, joka olikin sitä vanhaa juurta ja jonka sydän ei pamppaillut juuri turhasta, lopulta vihastui ja vastasi häntä tiuskealla äänellä: »nakkaa, sen tulla ja viedä!» 05128
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Timo.—Pero, mira, no hizo falta más. TIMO: Mutta kas silloin ei muuta tarvinnut. 05129
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Juhani.—Bueno, Timo, cuenta lo que pasó después. JUHANI: Niin, jutteleppas Timo, kuinka kävi. 05130
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Timo.—Pues pasó que al cabo de un instante, un esqueleto con una mueca horrible cayó sobre la hoguera rebotando con un ruido tremendo, como si lo hubiesen arrojado las manos de diez hombres, apagando el fuego hasta convertirlo en ceniza. Y entonces el viejo agarró la escopeta a toda prisa y se alejó echando leches para no acercarse más a la montaña, aunque era hombre de armas tomar y nada le asustaba, como ha dicho Juhani. TIMO: Kas kun tuli hetken päästä irvistävä luuranko ukon nuotiolle, että ropsahti, tuli kuin kymmenen miehen kourasta ja sammutti tulen aina viimeiseen kipenään asti. Mutta ukkopas nyt sieppasi kiväärin kouraansa ja tapsutti koreasti pois koko vuoren näkyvistä, vaikka, niinkuin Juhani sanoi, hän olikin sitä vanhaa juurta eikä sydämensä juuri turhasta pamppaillut. 05131
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Simeoni.—¡Y a estos antros de ogros y demonios hemos venido a parar! SIMEONI: Olemme siis muuttaneet tänne peikkojen ja paholaisten kaupunkiin. 05132
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Aapo.—Aquí hemos decidido venir y aquí viviremos sin temor. Si el monstruo ese está aún vivo, ha perdido su poder, como lo manifiesta su conducta con el viejo de Kuokkala. Todo lo que pudo hacer, cuando más enfurecido estaba, fue apagar la hoguera, y eso con el permiso del buen viejo. Su poderío quedó extinguido para siempre por la espada del santo joven. AAPO: On a déménagé ici et on y habitera sans crainte. Si l’ogre est encore vivant, il a perdu tout son pouvoir. Sa puissance a été abattue pour toujours par le glaive du jeune homme qui libéra la Vierge Blême. 05133
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Juhani.—¡Ay, qué lástima me da la pobre doncella en la oscuridad de las cavernas! ¡Tener que vivir con aquel diabólico monstruo peludo! JUHANI: Mais comme je plains la jeune fille dans l’obscurité des cavernes ! La jeune fille avec ce maudit monstre velu. 05134
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Simeoni.—¿Por qué no resistió a la tentación? SIMEONI: Pourquoi n’a-t-elle pas résisté à la tentation ? 05135
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Juhani.—¡No digas eso, hermanito! Habría que ver qué harías tú si te vieras en un deleitoso valle florido y se te apareciera una hija de rey, bella como una rosa fresca y fragante, envuelta en delicadas sedas, cubierta de lentejuelas relumbrantes como un pavo real; si una beldad semejante se te presentase de buenas a primeras y quisiera abrazarte y besarte, ¿qué sentiría tu pobre corazón? Vamos, di algo. JUHANI: Hé ! mon cher frère, ne parle pas ainsi. Imagine-toi seulement ce que tu ferais si, dans une paisible vallée fleurie, une fille de roi venait à ta rencontre, belle comme une rose éclose, si elle trottinait vers toi, bien pommadée et bien parfumée, dans des écharpes et des frusques couvertes de paillettes scintillantes; si une telle poupée se présentait à toi et voulait te prendre dans ses bras et te donner un baiser, que deviendrait ton pauvre cœur ? Je te le demande un peu. 05136
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Simeoni.—Buscaría fuerzas en la fe. SIMEONI: Je chercherais des forces dans la foi. 05137
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Juhani.—¡Ya, ya! JUHANI: Hum ! 05138
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Timo.—Yo no le permitiría que me abrazase, y menos aún que me besase en los labios. «Aparta», le gritaría, «no avances un paso más, taimada, si no quieres que arranque una rama del bosque y te dé un repaso que mañana tu espalda lucirá más colores que las alas de una mariquita.» Y lo haría sin debilidad. Esto bastaría para persuadir a la atrevida. TIMO: Je ne lui permettrais pas de m’embrasser et encore moins de me coller un baiser sur la bouche. « A distance, lui crierais-je, reste à bonne distance, drô-lesse, sans quoi je ramasse une solide branche dans le bois et te flanque une raclée, pour que ton dos chatoie demain plus vivement que l’aile d’une bête à bon Dieu. » Et je le ferais, sans la moindre pitié. Ça serait bien suffisant pour la calmer. 05139
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Juhani.—¡Ah, pobrecilla! Seguro que no pensarías lo mismo si te hubieses dado una vuelta por este mundo; si, por ejemplo, hubieras llegado, como yo, a la ciudad de Turku, donde estuve una vez, conduciendo los bueyes de la mansión de Viertola... ¡No quieras saber las cosas que vi allí! Comprobé que el boato y el lujo pueden hacer perder la chaveta a un hombre. ¡Qué ciudad tan bulliciosa, qué vida tan desenfrenada! Coches por aquí, coches por allá..., y en ellos, locos bigotudos y muchachas como muñecas de porcelana despidiendo fuertes perfumes de aceites y pomadas costosas. ¡Pero aguarda! ¡Jesús nos proteja! He aquí que salta fuera una graciosa doncella, o señorita, como dicen, con plumas de oro en el vestido. ¡Qué cuello, blanco como la leche fresca! En esto, se pone colorada y sus ojos se encienden como ascuas al sol, cuando ve aparecer un caballerete que usa sombrero y levita con faldones y... ¡todo lo que puedas imaginarte, diablos! Entonces el tipo va y le hace guiños a la damisela a través de un trozo de vidrio cuadrado que lleva en el ojo izquierdo. Y entonces... ¡voto a los siete herreros!... empiezan las zalemas por ambos lados, y la pelandusca arruga la boquita como dulce fresón y gorjea como una golondrina en un alero soleado, y el lechuguino agita la mano, sacude los faldones, levanta el sombrero al aire y patalea sacando chispas del empedrado. ¡Qué farsa! ¡Ay, mis queridos mariposones!, pensé yo, pobre rapaz parado en una esquina de la calle, con una carga de pieles de buey sin curtir a la espalda, mientras observaba cómo aquellos dos palominos se arrullaban. JUHANI: Pauvre enfant ! Je crois que tu raisonnerais un peu différemment si tu avais davantage promené tes yeux autour de toi dans le monde, si par exemple tu avais été à Turku. Moi, j’y suis allé une fois conduire des bœufs de la ferme de Viertola. Et j’en ai vu dos phénomènes là-bas ! J’ai vu comme le faste et le luxe peuvent tourner la tête à un pauvre type. Oh ! la la ! quel village bruyant, quelle vie dévergondée ! Ici roulent des voitures, là roulent des voitures, et dans ces voitures il y a de sacrés fous moustachus, il y a des filles comme des poupées de porcelaine qui répandent un fort parfum d’huiles et de pommades coûteuses. Et regarde-moi ça ! Bon Jésus ! Voilà à présent une jolie demoiselle qui sautille avec des plumes d’or sur le croupion, une vraie demoiselle de la ville, quoi ! Et son cou ! blanc comme du lait frais, et ses joues rougissent et ses yeux brillent comme deux brasiers en plein soleil, lorsqu’elle voit rappliquer un gringalet de godelureau, en chapeau et en redingote à pans d’un noir luisant, et qui reluque — non ! que le diable t’emporte ! — qui reluque à travers un carré de verre qui miroite devant son œil gauche ! Et alors — par les sept forgerons ! — on commence maintenant à se faire des courbettes des deux côtés, la donzelle rétrécit sa bouche en cul de poule et gazouille comme une hirondelle sur un toit ensoleillé, et le mirliflore en face d’elle agite la main, remue ses basques, brandit son chapeau et piaffe, en tirant des étincelles du pavé. Ah ! c’était une vraie comédie ! Allons, espèces de jacasses, pensai-je alors, moi, pauvre gosse arrêté à un coin de rue avec un paquet de peaux de bœufs fraîches sur le dos, et guignant comment ces deux pigeons se faisaient des mamours. 05140
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Tuomas.—Los señores son unos necios. TUOMAS: Les messieurs sont toqués. 05141
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Timo.—E infantiles como niños con la cara rebozada de leche. Cuando comen se ponen un trapo en la pechera, y ni siquiera saben, los muy puercos, lamer la cuchara cuando se levantan de la mesa. Yo lo he visto con mis propios ojos y me he quedado patidifuso. TIMO: Et enfantins comme des moutards au visage barbouillé de lait. Et quand ils mangent, ils se mettent des torchons sur la poitrine, et ils ne savent même pas, ces fichus freluquets, lécher leur cuillère en se levant de table. Je l’ai vu, de mes yeux vu, à mon grand ahurissement. 05142
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Simeoni.—Pero cuando se trata de exprimir y despellejar al campesino, ya se dan buen arte, ya. SIMEONI: Mais quand il s’agit de filouter et d'écorcher les paysans, ils sont un peu là. 05143
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Juhani.—La verdad es que en el mundo de los señores se ven cosas amariconadas y ridiculas... ¡Si lo sabré yo de cuando estuve en Turku! Pero, eso sí, cuando uno ve pasar una joven como la que yo vi, oliendo a rosas y moviendo la cadera... Bueno, no puede evitar que el corazón le baile en el pecho. Así es, hijos, así es; las delicias del mundo tienen un poderoso atractivo, como pude observar en mi viaje a Turku. Y digo y repito que me da lástima la joven de la montaña. Ya era hora de que se salvara de este infierno para navegar con su amado hacia el tranquilo puerto donde, así lo espero, Dios nos conducirá a nosotros el día menos pensado. Procuremos dormir con esta esperanza. Y aunque bien es verdad que existe otra leyenda sobre esta montaña, dejémosla para mejor ocasión y tratemos de conciliar el sueño. Anda, tú, Simeoni, sal a cubrir de ceniza el rescoldo de la hoguera, para que mañana no tenga yo que ponerme dale que te dale con el eslabón para encender un manojo de briznas y pueda empezar en se guida a talar troncos como un picamaderos. Anda, por favor. JUHANI: €’est vrai, on trouve dans le monde des messieurs beaucoup de choses efféminées et ridicules, je l’ai bien remarqué pendant mon voyage à Turku. Mais tout de même, quand on voit rappliquer une petite femme comme ça, sentant bon les odeurs, et le corsage agité, ma foi, ce n’est pas sans que quelque chose vous remue dans le cœur. Oui, oui, enfants; les délices du monde ont un puissant attrait, je l’ai bien remarqué pendant mon voyage à Turku. Et je dis encore une fois que je plains la jeune fille sur la montagne. 11 était grand temps qu’elle soit sauvée de cet enfer pour naviguer avec son ami vers le port tranquille où Dieu nous conduira tous aussi un jour, espérons-le. Essayons de nous endormir dans cet espoir. Simeoni, va pourtant couvrir les braises de cendres, pour que je n’aie pas besoin demain malin de battre le briquet et de mettre le feu à une poignée de foin, mais que je puisse tout de suite commencer à cogner les troncs comme un pivert. Va, s’il te plaît. 05144
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Salió Simeoni a cumplir la orden de su hermano; pero no tardó en volver a entrar a la cabaña con los pelos de punta y los ojos fuera de las órbitas, farfullando algo sobre un ojo extraño que brillaba fuera, junto al carro. Levantáronse todos los hermanos de un salto y, santiguándose y encomendando su alma y cuerpo a Dios, salieron de la choza atropellándose, con los cabellos tiesos como ramas de abedul enredadas. Se quedaron paralizados, mudos como piedras, sin apartar la vista de donde señalaba el dedo de Simeoni. Sin parpadear, vieron, en efecto, detrás del carro, un resplandor extraño que de vez en cuando desaparecía, reapareciendo poco después. Al principio, hubieran podido tomarlo por el ojo único de su caballo blanco; pero nada blanco se veía, sino algo negro, y tampoco oían el sonido del cencerro. Así, pensando qué podría ser aquello, permanecieron los hermanos sin osar pronunciar palabra ni moverse, hasta que Tuomas gritó: Simeoni s’éloigna exécuter l’ordre de Juhani, mais revint rapidement, les cheveux hérissés et les yeux hagards. En balbutiant, il raconta quelque chose sur un œil étrange qui brillait dehors, près du char. Les autres sautèrent en l’air, bénirent leurs âmes et leurs corps et sortirent de la hutte en troupe ; leurs chevelures rappelaient un buisson d’épines. Ils restèrent immobiles, muets comme des statues, le regard fixé dans la direction qu’indiquait le doigt de Simeoni. Ils écarquillèrent les yeux et remarquèrent en effet derrière la charrette une lueur bizarre qui disparaissait parfois pour reparaître un instant après. Ils auraient peut-être pu la prendre pour l’œil unique de leur cheval, mais ils ne distinguaient rien de blanc ; au contraire, on apercevait une masse noire, et de plus on n'entendait pas le son de la clochette. Tout en réfléchissant ainsi, les frères se tenaient sans bouger, mais enfin Tuomas dit d’une voix assez brusque : 05145
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Tuomas.—¿Eh, busca algo? TUOMAS: Que fiches-tu là ? 05146
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Juhani.—¡Por Dios, no empieces a hablarle a lo bruto! ¡Es él! ¿Qué hacemos ahora? ¡Os digo que es él, hermanos! ¿Qué le decimos? JUHANI: Au nom de Dieu, ne commence pas à lui parler si biusquement. C’est l’ogre ! Que faire à présent '! C’est lui, frères ! Que lui dire ? 05147
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Aapo.—No se me ocurre nada. AAPO: Je ne sais vraiment pas. 05148
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Timo.—No vendría mal un salmo. TIMO: Un cantique ferait très bien. 05149
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Juhani.—¿Es que nadie sabe de memoria una oración? Recitad algo, hermanos, por el amor de Dios; decid todo lo que sepáis, aunque sea lo primero que os venga a la cabeza, un pasaje de la Biblia, venga o no venga a cuento con las circunstancias. ¡Recitad, aunque sea las palabras de un bautismo de urgencia, queridos hermanos! JUHANI: Est-ce qu'aucun de nous ne connaît par cœur une seule prière ? Récitez quelque chose, chers frères ; pour l’amour de Dieu, sortez seulement tout ce que vous savez, tout ce qui vous passe par la tête, au hasard, un passage de la Bible, que ça convienne ou non. Récitez, faute de mieux, les paroles du baptême d’urgence, chers frères ! 05150
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Timo.—Yo sabía muchos versículos de los Salmos, pero ahora tengo como un nudo en la garganta que me corta el resuello. TIMO: J’ai bien connu plus d’un verset du psautier, mais n aintenant c’est comme si une épaisse poutre me coupait le sifflet. 05151
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Simeoni.—Es ese espíritu que no te permite hablar, como a mí. SIMEONI: C’est l’esprit qui ne te permet pas de parler, pas plus qu’à moi. 05152
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Timo.—No lo permite, no. TIMO: U ne permet pas. 05153
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Juhani.—¡Es espantoso! JUHANI: C’est affreux ! 05154
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Aapo.—¡Horrible! AAPO: Hirmuista! 05155
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Timo.—¡Horrible de verdad! TIMO: Vraiment affreux ! 05156
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Juhani.—¿Qué hacemos? JUHANI: Que faire ? 05157
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Tuomas.—Yo creo que lo mejor es mostrarse decididos. Preguntémosle quién es y qué quiere. TUOMAS: A mon avis, ce qu’il y a de mieux, c’est de se montrer énergique. Demandons-lui qui il est et ce qu’il veut. 05158
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Juhani.—Déjame que pregunte yo. ¿Quién eres? ¿Quién eres, di? ¿Quién eres y qué quieres de nosotros? ¡Nada, ni una palabra de respuesta! JUHANI: Laisse-moi l’interroger. Qui es-tu? Qui es-tu ? Qui es-tu et que veux-tu ?... Pas un mot de réponse ! 05159
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Lauri.—Cojamos tizones. LAURI: Prenons des tisons. 05160
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Juhani.—¡Cogeremos tizones y te asaremos el pellejo si no dices tu nombre, tu ralea y tus propósitos! JUHANI: Nous prendrons des tisons et te tannerons le cuir si tu ne dis pas ton nom, ta race et ton affaire. 05161
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Lauri.—¡No!, pensaba que cogeríamos en seguida los tizones. LAURI: Non, je pensais qu’on saisirait tout de suite les tisons. 05162
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Juhani.—¡Si nos atreviésemos! JUHANI: Si on osait ! 05163
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Tuomas.—Todos debemos a Dios una muerte. TUOMAS: On ne doit qu’une mort à Dieu. 05164
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Juhani.—Todos debemos a Dios una muerte. ¡Cojamos un tizón en la mano, muchachos! JUHANI: Oui, on ne doit qu’une mort à Dieu. Empoignez-moi des tisons, mes enfants. 05165
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Pronto estuvieron todos en fila, sosteniendo ardientes tizones. Juhani iba en primer lugar, erguido, con los ojos abiertos como un mochuelo y clavados en el ojo que le miraba desde detrás del carro con un brillo misterioso. Los demás hermanos blandían también sus armas incandescentes en la oscura pradera. Gritaba el búho en los abetos de la montaña, el gran bosque desprendía hondos rumores, y negras nubes oscurecían la bóveda celeste. Ils se trouvèrent bientôt sur un rang, munis de bûches enflammées. Juhani était le premier, les yeux arrondis comme un hibou et fixés sur l’œil qui le contemplait avec un éclat mystérieux derrière le char. Les frères brandissaient ainsi leurs armes scintillantes dans la prairie nocturne ; et le grand-duc hululait dans les sapins de la montagne, le lugubre marécage bruissait profondément et de sombres nuages voilaient la voûte du ciel. 05166
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Juhani.—Cuando yo diga: «Ahora, muchachos», que los tizones salgan disparados de nuestras manos a la misma nuca del diablo. JUHANI: Quand je dirai : Hardi ! vous lancerez vos tisons sur le dos du diable ! 05167
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Simeoni.—Probemos antes algún conjuro. SIMEONI: Essayons d’abord quelques exorcismes. 05168
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Juhani.—Buena idea. En principio, algún exorcismo. ¿Pero qué le digo? Apúntame, Simeoni, porque en este momento estoy como embotado. Díctame las palabras y yo se las arrojaré a la cara hasta que el bosque se estremezca. JUHANI: Bonne idée. Un peu d’exorcisme pour commencer. Mais que dois-je lui dire ? Souffle-moi, Simeoni, car je me sens extraordinairement stupide en ce moment. Souffle-moi les paroles et je les lui jetterai à la face, que le bois en retentisse. 05169
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Simeoni.—Está bien, escucha lo que voy a dictarte: Aquí estamos... SIMEONI: Eh bien, écoute donc ce que je te dicterai. On est ici. 05170
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Juhani.—Aquí estamos... JUHANI: On est ici. 05171
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Simeoni.—... como héroes de la fe, empuñando la espada de fuego... SIMEONI: Comme des héros de la foi, le glaive de feu à la main. 05172
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Juhani.—... cómo héroes de la fe, empuñando la espada de fuego... JUHANI: Comme des héros de la foi, le glaive de feu à la main. 05173
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Simeoni.—¡Vete! SIMEONI: Va-t’en ! 05174
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Juhani.—¡Vete al infierno! JUHANI: Va-t’en au diable ! 05175
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Simeoni.—Somos cristianos bautizados, soldados de Dios... SIMEONI: On est des chrétiens baptisés, des guerriers de Dieu. 05176
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Juhani.—Somos cristianos bautizados, soldados de Dios, guerreros de Cristo... JUHANI: On est des chrétiens baptisés, des guerriers de Dieu, des soldats du Christ. 05177
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Simeoni.—Aunque no sabemos leer... SIMEONI: Même si on ne sait pas lire. 05178
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Juhani.—Aunque no sabemos leer... JUHANI: Même si on ne sait pas lire. 05179
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Simeoni.—... no nos falta la fe. SIMEONI: Mais on a quand même la foi. 05180
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Juhani.—... no nos falta la fe, y creemos firmemente. JUHANI: Mais on a quand même la foi, et on y croit fermement. 05181
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Simeoni.—¡Vete ahora! SIMEONI: Va-t’en ! 05182
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Juhani.—¡Vete ahora! JUHANI: Va-t’en ! 05183
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Simeoni.—Pronto cantará el gallo... SIMEONI: Bientôt le coq chantera. 05184
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Juhani.—Pronto cantará el gallo... JUHANI: Bientôt le coq chantera. 05185
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Simeoni.—Y anunciará la voz del Señor. SIMEONI: Et annoncera la clarté du Seigneur. 05186
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Juhani.—... y anunciará la voz del Señor Sebaoth. JUHANI: Et annoncera la clarté du Seigneur Sé-baoth. 05187
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Simeoni.—Pero observo que se lo toma como si nada. SIMEONI: Mais il n’a pas l’air de s’en inquiéter. 05188
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Juhani.—Pero observo que se lo toma... sí, como si no fuera con él. ¡Ya puedo gritarle como un arcángel! ¡Que Dios nos tenga de su mano, hermanos míos! Vamos allá. ¡Ahora, muchachos! JUHANI: Mais il n’a... oui, il ne s’en soucie pas du tout ! J’ai beau vociférer comme un archange. Que Dieu nous protège, mes frères ! Car il ne reste plus que : Hardi ! 05189
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Entonces lanzaron todos a la vez los tizones contra el espectro, que huyó como una flecha, con un ruido de cuatro patas, y los carbones ardientes pegados a la grupa a través de la noche cerrada. Así escapó bajo la lluvia de fuego, sin detenerse hasta el límite de la pradera, donde finalmente se aventuró a pararse lanzando dos o tres fuertes relinchos, porque el fantasma que veían los hermanos, el monstruo espantoso, no era sino el viejo caballo tuerto que, por un momento, había perdido su color blanco en el légamo negro del pantano, donde, al parecer, se había hundido y se había estado revolcando mucho tiempo antes de lograr poner de nuevo las patas en tierra seca. En los revolcones se le había desprendido al animal el cencerro del cuello, lo que contribuyó a que los hermanos no reconocieran su caballo. Tal era el ojo que brillaba detrás del carro, igual que brillaban los ojos de muchos animales en la oscuridad. Pero sólo pasado un rato se atrevieron los hermanos, y con mucha cautela, a acercarse a Valko, y sólo entonces pudieron comprobar su error. Un tanto avergonzados, volvieron a la choza, donde, al despertar la aurora, se sumieron en profundo sueño. Alors ils lancèrent tous ensemble leurs tisons contre le fantôme qui fila comme une flèche, avec un bruit de quatre sabots, et longtemps des charbons ardents brillèrent sur sa croupe dans la nuit obscure. C’est ainsi qu’il détala sous cette pluie de feu et n’osa s’arrêter qu’à la lisière de la prairie, en soufflant bruyamment deux ou trois fois. Car le démon des frères, le monstre épouvantable, était quand même leur vieux cheval borgne qui avait momentanément perdu sa couleur blanche dans la vase noire du marais où il s’était embourbé et longtemps roulé avant de pouvoir reprendre pied à sec. Il avait aussi perdu sa clochette en se débattant, ce qui avait beaucoup contribué à égarer les frères. Tel était l’œil qui avait brillé derrière la charrette, comme luit l’œil de bien des animaux dans l’obscurité. — Mais ce n’est qu’au bout d’un instant, et encore avec prudence, que les frères se risquèrent à avancer et constatèrent enfin leur erreur. L’air fâché, ils regagnèrent la hutte, et au point du jour ils se plongèrent dans un lourd sommeil. 05190
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Capítulo 06 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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La cabaña de los hermanos estaba concluida. Tenía unas cinco brazas de largo por tres de ancho. Un hastial daba al este y otro al oeste, y, según se entraba por la puerta, situada en el hastial este, a la derecha se hallaba una gran estufa, y a la izquierda un establo, donde Valko había de pasar el invierno. Arrancaba del umbral un piso de tierra cubierto de ramas de abeto que llegaba hasta la mitad del recinto, donde se convertía en un magnífico suelo hecho de anchas planchas de madera, sobre el cual se abría un espacioso sobrado. Los hermanos utilizaban su nueva casa como habitación y como sauna. A veinte pasos de la cabaña habían construido un granero, ensamblado con pequeños y redondos troncos de abeto. La cabane des frères était enfin terminée. Elle avait cinq toises de long et trois de large. Une de ses façades était tournée vers l’est, l’autre vers l’ouest. En avançant par la porte, qui donnait sur l’est, on voyait à droite un grand âtre et à gauche une loge où Valko devait passer l’hiver. A partir du seuil, le sol était jonché de branches de sapin presque jusqu’au milieu de la pièce, mais dans le fond il y avait un superbe plancher construit avec des larges poutres et au-dessus, une spacieuse soupente. Car les frères utilisaient leur nouvelle maison aussi bien comme habitation que comme étuve. A vingt pas de la cabane s’élevait un grenier en petits troncs de sapin. 06001
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Los hermanos disponían, pues, de un buen refugio contra la tempestad, el viento y el frío del invierno, y de una despensa para sus provisiones, pudiendo dedicarse ya en cuerpo y alma a la caza y captura con variados medios. Pronto empezaron a caer galloslira y ortegas, liebres y ardillas, tristes y torpes tejones, sin que la muerte perdonara a los patos y peces del lago Ilvesjárvi. En las colinas y en el inmenso bosque de abetos resonaron los ladridos de Killi y Kiiski y los disparos de las escopetas, y de vez en cuando un oso de piel hirsuta se desplomaba ante los perdigones de los hermanos, aunque no era la época adecuada para esta caza. Lés frères avaient donc un excellent abri contre la pluie, l'orage et le froid hivernal, ils avaient aussi un garde-manger pour leurs provisions. Et maintenant, ils pouvaient consacrer toute leur activité à la chasse et à la pêche. La mort fondit alors sur les coqs des bois et les tétras, sur les gélinottes, les lièvres, les écureuils et sur les mornes et lourds blaireaux, et aussi sur les canards et les poissons du lac d’Ilvesjârvi. Les collines et les immenses forêts de sapins retentirent des aboiements des chiens et des détonations des fusils. Parfois aussi un ours au pelage ébouriffé tombait sous le plomb des frères, et pourtant le temps propice à cette chasse n’était pas encore arrivé. 06002
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Llegó el otoño con sus heladas noches, y los saltamontes, los lagartos y las ranas perecieron o corrieron a buscar refugio en sus profundos escondrijos; era el momento de preparar las trampas de brillante acero para las zorras, arte en que los hermanos, habiéndolo aprendido de su padre, eran consumados maestros. Más de un astuto y ágil zorro pagó con su fina piel un trozo de apetitosa carne. Las liebres, como se sabe, dejan en el bosque la huella de su paso, y los hermanos tendieron centenares de lazos de cobre amarillo para desgracia de las cobardes de piel blanca. En una intrincada hondonada, en el límite oriental de la pradera, habían construido una excelente trampa para la caza del lobo, y, con la misma intención, habían cavado cerca de la choza un profundo hoyo en terreno seco y arenoso. El cebo atrajo a la trampa a más de un lobo hambriento, y los apuros de la presa, revolviéndose en el fondo del hoyo en la oscura noche otoñal, eran el desesperado y ruidoso aviso de que aquélla había caído en la trampa. Entonces uno de los hermanos, apoyado en la valla, apuntaba con su escopeta, tratando de acabar de un disparo con la fiera de pelos erizados; otro alumbraba con una tea; un tercero, agitando un tizón en el aire, ayudaba a los perros a sacar del enramado a las bestias feroces. Los gritos de los muchachos, los ladridos de los canes y los ruidos de los disparos formaban una tremenda barahúnda; el bosque y las cavernosas paredes de Impivaara retumbaban sin cesar. Había, pues, una ruidosa agitación; la nieve, pisoteada en todos los sentidos, se teñía de rojo, hasta que al fin todas las fieras de tupida cola yacían sobre su propia sangre. Entonces empezaba para los hermanos la grata tarea de desollar las piezas. Uno o dos ejemplares de aquellas criaturas de ojos oblicuos del bosque cayeron también en el hoyo del extremo occidental de la pradera. L’automne vint avec ses nuits de gelée, et les sauterelles, les lézards et les grenouilles périrent ou se hâtèrent de gagner leurs profondes cachettes ; ce fut le moment de disposer pour les renards des chausse-trapes en acier luisant ; les frères avaient appris cet art de leur père. Plus d’un goupil au pied agile dut payer de sa fine fourrure un morceau succulent. Les lièvres tracent dans les forêts, sur la neige molle, des coulées où les frères tendirent des centaines de lacs en laiton pour la perte de bien des couarts à la fourrure blanche. Ils s’étaient encore cons truit, pour capturer les loups, un excellent enclos aux parois inclinées, dans une dépression buissonneuse à la lisière orientale de la prairie. En outre, toujours pour ces bêtes, ils avaient creusé à quelque distance de leur maisonnette une profonde trappe dans le sol sec et sablonneux. L’appeau attirait dans la solide clôture plus d’un loup affamé, et dès que les frères remarquaient que leur proie était dans l’embarras, un violent tapage montait de l’enclos dans l’obscurité de la nuit automnale. Un des frères s’appuyait contre la palissade, le fusil épaulé, cherchant à abattre de son plomb le fauve aux poils rudes ; un autre tenait à ses côtés une torche de bûchettes résineuses ; un troisième aidait les chiens à chasser hors des buissons les bêtes grimaçantes et sinistres, en brandissant un tison à droite et à gauche. Les cris des hommes, les aboiements des chiens, les détonations des fusils se confondaient en un vacarme terrible, la forêt et la paroi carverneuse d’Im-pivaara retentissaient sans relâche. On s’agitait bruyamment, la neige se souillait, devenait toujours plus rouge, était foulée aux pieds en mille sens jusqu’à ce qu’enfin tous les fauves à la queue touffue reposassent dans leur sang. Et alors les frères devaient se mettre à écorcher leur gibier, mais cette peine leur était pourtant fort agréable. Un ou deux loups aux yeux obliques s’enfoncèrent aussi dans la fosse au bord de la prairie. 06003
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Una mañana, a primera hora, mientras sus hermanos seguían durmiendo, Timo salió de la choza y fue a visitar la trampa. La visión de la cubierta, medio hundida, le hizo concebir buenas esperanzas. Cuando llegó al borde del hoyo descubrió en el fondo, con alegría, una mancha gris. Se trataba, en efecto, de un enorme lobo que, con el hocico en el suelo, permanecía inmóvil, con los ojos fijos en el muchacho. ¿Qué decidió entonces Timo? Dar muerte él solo al lobo y volver a la choza con la peluda presa sobre los hombros, para presumir. Cogió una escala que estaba apoyada en la pared de la casa y la colocó cuidadosa mente en el hoyo. Luego bajó los peldaños armado de una gran maza de madera, con el propósito de machacar la cabeza de la fiera. Apretando los dientes, daba una y otra vez en el vacío, ya que el lobo apartaba la cabeza instintiva y velozmente, cada vez que el hombre descargaba su pesada arma. Timo arrojó por fin la maza entre las patas de la fiera y decidió ir a comunicar la novedad a los hermanos. Il arriva un matin que Timo sortit de bonne heure, pendant que les autres dormaient encore, pour visiter la trappe, dont la couverture à moitié défoncée donnait bon espoir de loin déjà. Arrivé au bord du trou, son regard joyeux distingua dans le fond une masse grisâtre, distingua un loup robuste qui, le museau pressé contre terre, reposait immobile, les yeux fixés sur lui. Mais que fit alors Timo ? Il décida de ravir seul la vie au loup et d’entrer dans la cabane, au grand étonnement de ses frères, avec son fardeau poilu sur l’épaule. Il se mit à l’œuvre, apporta une échelle appuyée contre le mur, la plaça prudemment dans la fosse et descendit les degrés, armé d’une lourde bûche, avec la ferme intention de réduire en bouillie le crâne de la bête. Il frappa longtemps avec son gourdin, serrant les dents, mais toujours dans le vide, car le loup dérobait chaque fois agilement sa tête à droite, à gauche, quand l’homme abattait son arme incommode. Timo laissa finalement tomber sa massue entre les pattes du loup et ne trouva rien de mieux à faire que de remonter et d’aller vivement communiquer à ses frères ce qui était arrivé. 06005
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Poco después acudían todos, armados de estacas, cuerdas y lazos corredizos, para capturar la presa; pero cuando llegaron junto a la trampa vieron, decepcionados, que ésta estaba vacía. El lobo había huido tranquilamente por la escala que Timo había dejado en el hoyo y se había adentrado en el bosque dándole gracias a la suerte. Los hermanos, que lo comprendieron en seguida, corrieron a buscar a Timo con las peores intenciones, soltando maldiciones y rechinando los dientes; pero el culpable se había puesto ya fuera de su alcance, intuyendo que no sería prudente quedarse para discutir el asunto sobre el terreno, y que lo mejor sería esconderse de momento en lo más intrincado del bosque de abetos. Los otros no dejaban de insultarle y amenazarle con los puños levantados, jurando ablandarle de arriba abajo como un nabo cocido si se atrevía sólo a entreabrir la puerta de la choza, a la que volvieron enfurecidos después de haber agotado toda clase de improperios y amenazas. Timo vagó por los bosques como un forajido, pero, mientras tanto, los hermanos se fueron calmando, pensando que el daño se debía más a falta de cuidado que a malicia. Así, antes de que anocheciera, Juhani se encaramó a la cima de Impivaara y llamó a Timo gritando con voz potente en todas direcciones, prometiéndole bajo juramento que no tomarían venganza alguna. Al cabo de un rato volvió Timo, con rostro sombrío y lanzando miradas recelosas. Se desnudó sin decir palabra, se tumbó sobre su lecho y al momento empezó a roncar ruidosamente. Au bout d’un instant, les frères accoururent, munis de perches, de cordes et de nœuds coulants pour capturer leur proie. Mais quand ils s’approchèrent de la trappe, ils virent qu’elle était vide. Le loup était tranquillement sorti par l’échelle que Timo avait oubliée dans la fosse, il avait détalé, en se félicitant de sa chance. Les frères le comprirent sur-le-champ et, jurant et grinçant des dents, ils cherchèrent Timo de leurs regards courroucés ; mais celui-ci était déjà hors d’atteinte. Il gagnait à la course la lisière de la forêt, où il disparut bientôt à l’abri des sapins. Il avait pressenti qu’il ne serait pas sage de rester pour discuter davantage de l’affaire. Les autres le poursuivirent de leurs imprécations, brandissant les poings et promettant de lui tanner et amollir le cuir comme une rave cuite, de la tête aux talons s’il osait seulement entr’ouvrir la porte de la cabane. Après avoir proféré ces menaces, ils quittèrent la trappe et rentrèrent fâchés et furieux. Timo erra dans les bois comme un fugitif ; mais bientôt ses frères commencèrent à regretter leur conduite envers lui, quand ils songèrent que le dommage avait été causé par inadvertance et non par méchanceté. C’est pourquoi, avant le soir déjà, Juhani monta sur le sommet d’Impi-vaara, cria d’une voix puissante dans toutes les directions et appela Timo, lui promettant et jurant qu’il pouvait revenir tout de suite sans crainte. Il cria ainsi, et après un moment Timo rentra, boudant de colère et roulant ses yeux. Sans dire un seul mot, il se déshabilla et se jeta sur la paille où il ronfla bientôt profondément. 06006
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Llegó por fin el momento más propicio para la caza del oso. Los hermanos cogieron sus venablos, cargaron sus armas con balas de acero y se dirigieron al bosque para despertar a su rey, que dormía aún en su oscura guarida bajo los abetos cubiertos de nieve. Más de un oso corpulento cayó bajo las balas de los hermanos cuando salía enfurecido de su apacible retiro. Con frecuencia se producía una encarnizada lucha en que saltaba la nieve enrojecida por la sangre que brotaba de las heridas producidas por ambas partes, hasta que el oso de áspera pelambre caía exánime. Entonces regresaban los hermanos a casa y curaban sus llagas con un bálsamo preparado por ellos mismos, hecho de aguardiente, sal, pólvora y flor de azufre, cubriéndolas luego con una capa de alquitrán de color marrón amarillento. Le moment le plus favorable pour la chasse aux ouïs était enfin venu. Les frères prirent alors leurs épieux et chargèrent leurs fusils avec des balles acérées, pour réveiller le prince des forêts qui dormait déjà dans son obscure tanière sous les sapins couverts de neige. Ils abattirent plus d’un ours mafflu au moment où il se ruait furieusement hors de sa paisible retraite. Souvent, il s’engageait une lutte violente, la neige tourbillonnait au loin, rougie par le sang qui coulait des blessures reçues de part et d’autre. On combattait jusqu'à ce qu’enfin le fauve au museau hérissé reposât en paix. Mais les frères rentraient à la maison et pansaient leurs plaies avec un baume composé d’eau-de-vie, de sel, de poudre et de fleur de soufre. Ils en oignaient leurs blessures et étendaient par-dessus une couche de goudron d’un jaune foncé. 06007
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Así obtenían los hermanos sus alimentos del bosque y de la arboleda de la colina, llenando su despensa de toda clase de caza: aves, liebres, tejones y carne de oso. Tampoco se olvidaron de recoger forraje para su viejo y fiel Valko. Cerca del pantano se levantaba un henar con heno segado y prensado, suficiente para pasar el invierno. Tampoco se olvidaron del combustible para calentar su vivienda. Una enorme pila de troncos se levantaba junto al granero, y un gran montón de tocones resinosos, con la forma del legendario alce del diablo, se acumulaba contra la pared de la choza hasta el techo. Así pertrechados, los hermanos podían afrontar con seguridad el invierno de barba gris. C’est ainsi qu’ils tiraient leur subsistance des forêts et des bocages accidentés, remplissant leur garde-manger de gibier de tout genre : oiseaux, lièvres, blaireaux et ours. Ils avaient également songé à récolter du fourrage pour nourrir leur vieux et fidèle Valko pendant l’hiver. A la lisière du marais se dressait une grosse meule de foin coupée à la faucille et peignée bien lisse, amplement suffisante pour la durée des frimas. Ils n’avaient pas non plus oublié le combustible pour chauffer leur maisonnette ; une imposante rangée de bûches s’alignait près du grenier et un gros tas de souches résineuses, semblables à un monceau de gigantesques cornes d’élans s’appuyait contre la paroi de la maison, jusqu’au bord du toit. — Ainsi équipés, les frères pouvaient envisager avec sérénité l’hiver à la barbe de givre. 06008
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Es la víspera de Navidad. El frío no es muy intenso, grises nubes cubren el cielo, y las montañas y los valles se hallan tapizados por la reciente nevada; del bosque llegan suaves rumores, el gallolira picotea los jugosos brotes de abedules, una bandada de currucas devora las hojas del serbo rojizo, y la urraca, la ávida hija del pinar, transporta ramitas para su futuro nido. En la casa y en la magnífica granja reinan el contento y la paz, que también se hallan presentes en la cabaña de Impivaara. Junto a la puerta hay una carga de paja que Valko ha traído de la granja de Viertola para cubrir el suelo de la sala, como se requiere en Navidad. Y es que los hermanos no han podido olvidar el más bello recuerdo de su infancia: el chasquido de la paja seca. C’est la veille de Noël ; l’air est doux, des nuages gris cachent le ciel, la neige récente couvre les montagnes et les vallées. On entend dans la forêt un faible murmure, le coq de bruyère picore dans les bouleaux chargés de chatons, une bande de geais se régale sur un sorbier rouge et la pie, cette fille curieuse des bois, transporte des brindilles pour son futur nid. Dans la chaumière comme dans la ferme somptueuse, régnent l’allégresse et la paix, et aussi dans la cabane des frères à Impivaara. Dehors, devant la porte, on voit une charretée de paille que Valko est allé chercher à Viertola pour couvrir le plancher de la chambre en l’honneur de la Noël. Même ici, les frères n’ont pu se passer du crissement de la paille qui était le plus beau souvenir de leur enfance. 06009
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Se oye en la cabaña el silbido que sale de las piedras ardientes del hogar y el crepitar de las tiernas ramas de abedul. Los hermanos toman a placer la sauna de Navidad y, cuando desciende el calor, se bajan de las escaleras, se visten y, sudando y resoplando, descansan en los troncos que hacen las veces de banco a lo largo de las paredes. Una larga tea da luz a la estancia. Valko, que también celebra la festividad, come avena en el establo, y adormilado y bostezando, el gallo se sostiene en su viga, diríase que milagrosamente. Killi y Kiiski, el hocico entre las patas, dormitan junto al horno, y el viejo y pardo gato de Jukola ronronea ovillado sobre las rodillas de Juhani. On entend dans la cabane le sifflement de la vapeur qui monte des pierres chaudes de Pâtre et le battement des souples ramilles de bouleau. Les frères prennent consciencieusement leur bain de Noël. Quand enfin la chaleur se fut dissipée, ils descendirent de la soupente, se vêtirent et se reposèrent sur les planches qui tenaient lieu de bancs le long des murs ; ils s’y assirent, suant et soufflant. Une latte de bois enflammée éclairait la chambre ; Valko dans sa loge mâchait de l’avoine, car on s’était aussi souvenu de son Noël ; assoupi et bâillant, le coq était perché suisa poutre ; Killi et Kiiski, le museau dans les pattes, dormaient près du poêle, et le vieux matou gris de Jukola ronronnait sur les genoux de Juhani. 06010
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Mientras Timo y Simeoni empezaban a preparar la cena, los demás hermanos fueron metiendo en la choza las gavillas de paja, las desataron y esparcieron la paja por el suelo en una gruesa capa, más gruesa aún en el sobrado, donde solían pasar las veladas y las noches. He aquí, por fin, la cena dispuesta: siete panes de centeno, dos escudillas de madera de encina llenas hasta el borde de humeante carne de oso y una cubeta de cerveza esperaban sobre la mesa. Los hermanos habían fabricado la cerveza según la receta heredada de su madre, pero la hicieron más fuerte que la que acostumbran beber los campesinos. La bebida, de un color rojo oscuro, espumeaba en la cubeta, de manera que si alguien se hubiera decidido a echar un trago, no habría dejado de experimentar una sensación de mareo. He aquí, pues, a los hermanos sentados a la mesa, devorando buenas tajadas de carne y rebanadas de pan, todo regado con burbujeante cerveza. Timo et Simeoni se mirent alors à préparer le souper, tandis que les autres rentraient les gerbes. Ils défirent les liens, étendirent la paille sur le plancher en une couche épaisse d’une main, plus épaisse toutefois dans la soupente où ils passaient habituellement les soirées et les nuits. — Finalement le repas fut prêt : sept pains, deux bols en chêne remplis de viande d'ours fumante et un baquet plein de bière étaient disposés sur la table. Les frères avaient eux-mêmes fabriqué leur cervoise, en appliquant fidèlement la recette de leur mère. Mais ils l’avaient faite plus forte que la bière habituelle des paysans. D’un brun foncé, elle moussait dans le baquet ; et si l’on en avait avalé un plein pot, on aurait éprouvé un peu de vertige. — Les frères sont déjà tous assis autour de la table et se régalent de viande, de pain et de bière écumante. 06011
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Aapo.—¡Muchachos, vaya banquetazo! AAPO: Quelle abondance de mangeaille est empilée devant nous ! 06012
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Juhani.—Comamos y bebamos, hermanos, que es Navidad para nosotros, Navidad para todos, para las bestias y para los hombres. Timo, hermanito, acércate al pesebre y échale cerveza en la avena a Valko, por lo menos un jarro. Y nada de roñerías, que todos tengan su parte, el caballo, los perros y el gato, y los felices hermanos de Jukola. Al gallo dejémosle que duerma en paz, que ya recibirá mañana su ración. Y para vosotros, Killi y Kiiski, ahí os va este trozo de pata de oso, y para ti también, pobre minino. ¡Pero antes dame la pata, legañoso! ¡Así! Y ahora las dos patas. Mirad la habilidad de nuestro gato y decidme si no soy un poco maestro. Ya sabe darme las dos patas juntas. Mirad, mirad, se sienta como un viejo, muy serio él, y me pone las dos patas delanteras en la mano, el muy picarón. ¡No os lo perdáis! JUHANI: Mangeons et buvons, enfants, car c’est Noël pour nous, Noël pour tous, pour les bêtes comme pour les hommes. Timo mon frère, verse de la bière sur l’avoine du bon Valko dans sa loge. — C’est ça, verse-lui au moins un pot. Ce soir, on n’est pas chiches et tous auront leur ration, le cheval, les chiens et le chat, aussi bien que les joyeux garçons de Jukola. Le coq peut dormir en paix, il recevra sa part demain. Ici, Killi et Kiiski ! attrapez-moi ce puissant quartier de gigot d’ours, et voilà pour toi, vieux matou ; mais d’abord, donne la patte, mon petit loucheur. C’est ça ! Et maintenant, les deux pattes ! Voyez les tours que connaît notre chat, et allez dire ensuite que je n’ai pas l’étoffe d’un excellent professeur ! Il sait déjà me donner la main avec les deux pattes ensemble, et pour le faire, il s’assied comme un vieillard sérieux, il ine place ses deux pattes dans la main, ce coquin ! Voilà ! 06013
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Aapo.—¡Qué gracioso! AAPO: Quel drôle de truc ! 06014
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Tuomas.—¡Qué cosas! ¡Tener que aprender eso en su vejez! TUOMAS: Ce qu'on doit apprendre encore dans ses vieux jours ! 06015
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Juhani.—¡Cáspita! Pues anda que no me ha costado poco tiempo amaestrarlo. Pero no le he dejado en paz hasta que ha aprendido a dar las gracias a su maestro con las dos patas. Ahora ya lo hace como un hombre, lo cual recompensa mi esfuerzo. ¡Menudo gato! Toma, híncale los dientes a este trozo de oso. ¡Y para qué hablar de Killi y Kiiski! Ya lo dice el refrán: «Puedes tocar a un hombre, pero no a su perro». Bueno. Pero yo quiero añadir esto: «Puedes tocar a Jussi de Jukola, pero no a su gato.» JUHANI: Ma foi, il a fallu du temps pour l’instruire. Mais je n’ai pas lâché mon gaillard avant qu'il sache remercier son maître avec les deux pattes. A présent, il le fait comme un homme, et je suis payé de mes peines. En voilà un chat ! Tiens ! fourre-toi ce morceau d’ours sous la dent. Et Killi et. Kiiski ! Oui, oui, « Tu peux loucher un homme, mais pas son chien », c’est exact. Mais je veux ajouter : Tu peux toucher Jussi de Jukola, mais pas ses chiens. 06016
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Eero.—Acércame la cubeta de cerveza, Juhani. EERO: Passe-moi le baquet de bière, Juhani. 06017
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Juhani.—Toma, hermano, bebe, bebe, criatura de Dios, que es Navidad y la despensa está que no cabe de víveres. A ver, ¿qué nos falta aquí? ¿Qué nos importaría si todo el mundo menos Impivaara y sus alrededores quedara reducido a polvo y ceniza? Aquí vivimos como señores, a lo grande, sin que nos importe un rábano la maldad de los hombres. ¡Qué bien se está aquí! El bosque nos sirve de prado, de campo, de molino y de nido eterno. JUHANI: Voilà, bois, frère, créature de Dieu, bois, car c’est Noël et les vivres abondent dans le grenier. De quoi manquons-nous ici ? Que nous importerait si tout le monde sauf Impivaara et ses environs s’évanouissait en cendres et en poussière ? On vit ici comme des seigneurs, à notre guise, sans avoir à nous soucier des hommes méchants. On est bien ici. La forêt est notre prairie, notre champ, notre moulin et notre nid éternel. 06018
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Timo.—Y de despensa de carne. TIMO: Et notre garde-manger. 06019
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Juhani.—¡Es verdad! Se está bien aquí. Gracias, Lauri, por habernos inspirado huir del bullicioso mercado que es este mundo. Aquí reinan la paz y la libertad. Y pregunto de nuevo: ¿qué nos importaría que doradas llamas incendiaran el mundo entero si respetasen el norte de Jukola y a sus siete hijos? JUHANI: C’est vrai ! on est bien ici. Merci, Lauri, de nous avoir trouvé le moyen de fuir la foire de ce monde. Ici régnent la paix et la liberté. Et je demande encore : que nous importerait si les flammes dorées brûlaient tout l’univers, pourvu seulement qu’elles épargnent le nord de Jukola et ses sept enfants ? 06020
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Timo.—Si un incendio abrasase un día el mundo entero, el norte de Jukola quedaría también hecho cenizas, y con él sus siete hijos. TIMO: Si jamais un incendie ravageait le monde entier, eh bien, le nord de Jukola disparaîtrait aussi en cendre et en poussière, et ses sept enfants par-dessus le ma relié. 06021
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Juhani.—¿Te crees que no lo sé? Pero el hombre es libre de imaginarse lo que quiere, puede pensar que es el amo de todo el mundo o un escarabajo del estercolero. Puede suponer que todo está muerto, Dios, los diablos, los ángeles y todo el género humano, los animales de la tierra, del mar y del aire; puede imaginarse que la tierra, el infierno y los cielos perecen en el fuego como un manojo de estopa, y que su lugar lo ocupan las tinieblas, donde el gallo de gracioso cuello curvado jamás anunciará el día del Señor. Así vuela el pensamiento del hombre aquí abajo, ¿y quién puede ponerle puertas al campo? JUHANI: Je le sais bien; mais l’homme peut s’imaginer tout ce qu’il veut, il peut penser qu’il est soit le maître du monde entier, soit un bousier fouisseur. Vois, il peut supposer que tout est mort, Dieu, les diables, les anges et toute la race humaine, les bêtes de la terre, de la mer et de l’air, il peut s’imaginer que la terre, l’enfer et les cieux s’écroulent comme un paquet d’étoupe dans le feu et que des ténèbres les remplacent, où au grand jamais le coq au cou recourbé n’annoncera le jour du Seigneur. Ainsi s’élance la pensée de l’homme ici-bas ; et qui pourrait tendre des filets sur son chemin ? 06022
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Timo.—¿Quién es capaz de concebir la construcción de este mundo? No, por cierto, el hijo del hombre, que es estúpido y torpe como un cordero lanzando balidos. Lo más razonable es aceptar el día como se presenta y dejarlo marchar salga lo que saliere. Nosotros por ahora estamos aquí. TIMO: Kuka käsittää tämän maailman rakennusta? Ei ihmislapsi, joka on typerä ja tyhmä kuin määkivä jäärä. Mutta parasta ottaa päivä tultuansa, sallia sen mennä mentyänsä, käyköön sitten puuhun tai mäntyyn. Täällä ollaan vaan. 06023
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Juhani.—¿De qué carecemos? ¿Qué echamos de menos? JUHANI: Mikä on meidän täällä ollaksemme? Mitä puuttuu? 06024
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Timo.—«Ni la gracia divina ni la leche de la gallina». La despensa está llena a rebosar, nuestra cabaña está caliente, y podemos revolearnos en la paja a nuestras anchas. TIMO: »Ei Jumalan armoa eikä linnunkaan piimää». Aitta on ruokaa täys ja pirttimme lämmin. Täälläkin kiiriskelemme oljilla. 06025
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Juhani.—Justo. Como novillos en la paja crujiente. Podemos bañarnos cuando nos dé la gana, cuando se nos antoje, y comer cuando lo deseemos. Pero ahora estamos bien satisfechos. Sólo nos queda bendecir la mesa y recogerla. JUHANI: Täällä kiiriskelemme kuin mullikat kahisevilla oljilla. Kylpeä taidamme koska miellyttää, koska vaan päähämme pistää, ja syödä koska maistaa.--Mutta olemmehan jo ravitut miehet. Ei siis muuta kuin siunaamme säkkiämme ja korjaamme pöydän. 06026
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Simeoni.—Esperad a que haya rezado la acción de gracias y cantado una estrofa. SIMEONI: Odottakaas siks kun olen lukenut lyhykäisen ruokaluvun ja laulanut värssyn päälle. 06027
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Juhani.—Ya no viene a cuento. ¿Por qué no lo hiciste antes de la cena? Eero, tú que eres el pequeño, ve a llenar de cerveza la cubeta. JUHANI: Se jääköön tällä kerralla. Miksi et tehnyt sitä ennen atriaa?--Käyppäs, Eero-poika, nuorimmakses laskemaan tynnöristä olutta. 06028
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Simeoni.—¿Y no vas a dejarnos que cantemos un himno para celebrar la Navidad? SIMEONI: Et salli siis laulettavan virrenvärssyä joulu-illan kunnioiksi? 06029
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Juhani.—Pero, mi querido hermano, ninguno de nosotros es un cantor. Que cada cual cante y rece en su corazón, que es también la ofrenda que más agradece Dios. ¡Ah, pero ya está aquí la cubeta de cerveza, espumeante como las cataratas de Kyró! Gracias, muchacho. Vamos a hacerle los honores. Toma, Tuomas, y echa un buen trago. JUHANI: Eihän meistä laulajiksi, velikulta. Lauletaan ja luetaan sydämmissämme, joka onkin Jumalalle otollisin uhri.--Mutta tuossa taasen olutkiulu, kuohuva ja vahtoova kuin Kyrön koski. Tattis, poika, vaan! Saadaanpas tästä! Kimauta tuosta, veli Tuomas, ja oikein aika mekosta. 06030
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Tuomas.—No hará falta que me lo digas dos veces. TUOMAS: Enhän tuossa kauankaan huikaile. 06031
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Juhani.—¡Mirad cómo bebe un hombre! Con tragos como éstos, nuestras gargantas se convertirán en verdaderas gargantas de chantres. JUHANI: Niinhän mies kulauttaa. Sellaiset siemaukset saattaa kurkuistamme oikein lukkarin-kurkut. 06032
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También vivían antes
aun detrás del arroyo,
y de él quemaban leña,
de él bebían cerveza.
»Elettiinpä ennenkin,
Vaikk' ojan takan' oltiin;
Ojapuita poltettiin
Ja ojast' oltta juotiin».
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Bien. Sólo que en lugar de agua tenemos el jugo oscuro de la cebada; en lugar de leña, troncos y astillas resinosas, y además, un blando jergón de paja, una magnífica palestra que para sí quisieran los reyes y los grandes duques. Una palabra, Tuomas. Aapo afirmó una vez que tú eres ya mucho más fuerte y más robusto que yo, pero no puedo creérmelo del todo. ¿No podríamos luchar un poco para probar? Vamos, intentémoslo. Juuri niin. Mutta onhan juomanamme ohran ruskea neste, polttopuunamme halko ja tervaskanto, ja allamme on pehmeä, olkinen polstari, oiva painitanner vaikka kuninkaille ja suuriruhtinaille.--Yksi sana, Tuomas. Takasihan kerran veli Aapo sinun väkes ja voimas käyvän jo huikeasti yli Juhon, mutta sitä en juuri mielisi uskoa. Kuinkahan tuossa pyörähtelisimme? Koetetaan! 06039
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Simeoni.—Estaos quietos y no estropeéis esta paja tan limpia. Conservadla por lo menos hasta mañana. SIMEONI: Alallamme! ja armahtakaat noita kiiltäviä olkia edes huomispäivään. 06040
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Juhani —Pero es ahora cuando estamos más alegres. «La víspera es tan fiesta como la fiesta». Además, la paja alguna vez tiene que romperse, de todas formas. ¿Qué te parece, Tuomas? JUHANI: Nythän ilo parhaimmallansa, »aatosta juhla korkein»; ja pahnoiksihan on olkien mentävä.--Miellyttääkö Tuomasta? 06041
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Tuomas.—Pues que podemos probar. TUOMAS: Käyhän tuota koettaa. 06042
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Juhani.—¡Una lucha agarrados a la cintura del pantalón! JUHANI: Ristipainia! 06043
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Tuomas.—De acuerdo. TUOMAS: Olkoon menneeksi! 06044
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Juhani.—¡Venga, vamos! ¡Ya te tengo! JUHANI: Isketäänpäs, isketäänpäs! 06045
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Aapo.—¡Espera, muchacho! Tuomas ha de agarrarte también por la cintura del pantalón. AAPO: Varro, poika! Saakoon Tuomaskin lujan kahmauksen housusi kaulureista. 06046
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Juhani.—Bueno, pues que lo haga. JUHANI: Hän saakoon, hän saakoon! 06047
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Eero.—Juhani, ¿a qué vienen esas muecas y por qué tuerces los ojos como un buey en el matadero? Vamos, procura no hacer el ridículo, hermano. EERO: Juho, miksi irvistät ja väännät silmiäs kuin härkä penkissä? Voi veljeäni! Mutta katso, ettet itseäsi häväise nyt. 06048
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Aapo.—¿Estáis preparados? ¿A quién le toca empezar? AAPO: Kaikki hyvin. Kenen on ensimmäinen heitto? 06049
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Juhani.—A Tuomas. JUHANI: Olkoon se Tuomaan. 06050
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Tuomas.—Al mayor. TUOMAS: Olkoon se vanhimman veljen. 06051
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Juhani.—Pues tente firme. JUHANI: Seiso sitten kannallas. 06052
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Tuomas.—Lo procuraré. TUOMAS: Tahdon koettaa. 06053
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Juhani.—¿Te mantienes firme? JUHANI: Seisotko, seisotko? 06054
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Tuomas.—Lo estoy intentando. TUOMAS: Tahdon koettaa. 06055
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Aapo.—¡Hale, muchachos! ¡Así, así! ¡Bravo! Lucháis como los héroes de la fe. Juhani se revuelve y se agita como Israel en persona y «Tuomas es como un roble». AAPO: Heleijaa, pojat! Sillä lailla, juuri niin! Taistelettepa kuin uskon sankarit. Juho kimpustaa ja vääntää kuin Israeli itse ja »Tuomas seisoo niinkuin tammi». 06056
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Eero.—Y «Aapo predica como un pastor». Pero mirad la boca que pone Juhani, da miedo. Si le pusierais una barra de hierro entre los dientes... ¡crac!... la partiría en dos pedazos. ¡Qué miedo! EERO: »Koska saarnaa Aaprahammi». Mutta katso Juhon suuta ja kauhistu. Ah! pistäisin nyt vaikka teräspuikon hänen hampaittensa väliin--roiskis! ja olispa se kohta kahtena kappaleena. Kauhistunpa, kauhistunpa! 06057
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Aapo.—¡Es una lucha de hombres! El suelo se tambalea bajo nuestros pies. AAPO: Miesten otteloa vaan. Nousee ja vaipuuhan allamme palkit. 06058
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Eero.—Las tablas suben y bajan lo mismo que los pedales del órgano, y las botas de Tuomas se hunden en el suelo como un pesado arado. EERO: Kuin urkujen polkimet; ja Tuomaan töppöset kyntää laattiata kuin järeät metsä-sahrat. 06059
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Aapo.—¡Mira tú! ¡No iban a acariciar como los deditos de un niño de pecho! ¡Por todos los diablos! Si esta lucha fuese en la montaña, los clavos de sus tacones harían brotar chispas de la roca. AAPO: Ei siinä juuri sivelläkkään maitosormilla. Peijakas! olis tämä pinnistys tuolla vuorella, niin iskisivätpä korkkoraudat säkeniä kalliosta. 06060
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Eero.—Verdaderas estrellas de fuego volarían al bosque y provocarían un gran incendio. Pero, mirad, Tuomas se mantiene tieso. EERO: Oikein kultaisia tähtiä lentelis metsään, ja nousispa tuosta iloinen kulovalkia.--Mutta aina seisoo Tuomas. 06061
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Tuomas.—¡Qué! ¿Te has cansado ya de zarandearme a tu gusto? TUOMAS: Oletko jo nytkinyt tarpeekses? 06062
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Juhani.—Vamos a ver qué haces tú. JUHANI: Heitäs sinä. 06063
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Tuomas.—Allá voy. Vas a ver cómo da vueltas el suelo. TUOMAS: Tahdon koettaa. Mutta katso nyt, niin laattia pyörii. 06064
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Eero.—¡Cuidado, cuidado, Juhani! EERO: Muista, muista, Juho!-- 06065
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Aapo.—¡Ése sí que ha sido un golpe! AAPO: Se oli heitto. 06066
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Eero.—Una costalada como si hubieran golpeado con un mazo, como si el trueno hubiera descargado su martillo. EERO: Se oli jumaus kuin »Haamaan halkonuijasta» kuin isku »taivaan tulivasarasta». 06067
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Timo.—Y ved ahí al pobre Juhani tendido como un saco de harina. TIMO: Ja tuossa makaa Juhani kuin mallassäkki. 06068
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Eero.—¡Pobre Juho! EERO: Voi »Poika-Jussia»! 06069
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Timo.—Así es como gustaba él llamarse de niño. TIMO: Niin kutsui hän itseänsä pikku-poikana. 06070
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Aapo.—Pero hay que ir con tiento al derribar a un hombre. No olvides, Tuomas, que el cuerpo humano no es de hierro, sino de carne y huesos. AAPO: Pitää kuitenkin tietämän kuinka miestä heittää. Muista, Tuomas: eihän ole ihmisen ruumis raudasta, vaan lihasta ja luusta. 06071
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Timo.—Así es, aunque lleve pantalones. TIMO: Niin, vaikka hän housujakin kantaa. 06072
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Tuomas.—¿Te he hecho daño? TUOMAS: Turmelinko sinua? 06073
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Juhani.—¿Y a ti qué te importa? JUHANI: Katso itses. 06074
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Tuomas.—Anda, levántate. TUOMAS: Nouse ylös. 06075
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Juhani.—Me levantaré y te demostraré lo que valgo en el juego del palo, que es donde los hombres miden sus fuerzas. JUHANI: Nousen kyllä ja näytän sinulle miesvoiman käsikapulassa. Siinä leikissä voimat punnitaan. 06076
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Tuomas.—Eero, alcánzame ese palo liso que está en el rincón. ¡Vamos, Juhani! TUOMAS: Tuoppas, Eero, haara tuolta nurkasta.--Kas tässä, Juhani. 06077
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Juhani.—Ya estoy listo. Ahora pie contra pie y el palo bien agarrado con las dos manos. JUHANI: Tässä olen. Ja nyt takatassu vasten takatassua ja ympäri haarua kynnet! 06078
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Aapo.—Cuando yo diga, tiraréis, pero sin dar saltos. El palo por encima de los dedos de los pies, pero ni una pulgada más a un lado que a otro. ¡Ahora, muchachos! AAPO: Ja koska luihkaan, silloin vetäkäät, mutta ilman yhtään tempausta. Haara varpaitten kohdalle, juuri varpaitten kohdalle, ei tuumaa kummallekaan puolelle.--Nyt, pojat! 06079
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Timo.—Tuomas levanta a Juhani como si nada. TIMO: Juho nousee ylös että kääkähtää vaan. 06080
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Aapo.—Sí, está perdido. AAPO: Eihän siinä armotkaan auta. 06081
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Juhani.—Ve a buscar cerveza, Timo. JUHANI: Mene laskemaan olutta, Timo. 06082
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Timo.—Estás cojeando, hermano. TIMO: Onnuthan, veli. 06083
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Juhani.—¡Trae cerveza, te digo, maldito osezno! ¿Me oyes? ¿O quieres que te atice un sopapo? JUHANI: Olutta laskemaan, sinä riivatun nallikka! Kuulitko? Vai tahdotko korvilles? 06084
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Tuomas.—¿Te he dañado el pie? TUOMAS: Vioitinko jalkas? 06085
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Juhani.—¿Por qué te metes en lo que no te va ni te viene? Cuídate de tus patas. ¿Acaso tengo yo la culpa de que se me haya desprendido el tacón de la bota? Se me ha soltado en la lucha como un trozo de nabo. Ocúpate de tus asuntos. Bueno, parece que me has ganado en la lucha y con el palo. Pero probemos ahora a puñetazo limpio. JUHANI: Mitä huolit siitä? Katso oma käpäläs. Mitä koskee se minuun, jos korkkoni heltikin saappaastani? Heltihän se painissa kuin nauriin liuska. Mutta katso itses, sinä. Näkyy, että voitat minun painissa ja käsikapulassa; mutta tules tappelemaan. 06086
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Aapo.—Esa lucha no viene al caso ahora. AAPO: Tappelus ei kuulu asiaan nyt. 06087
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Juhani.—¿Qué pasa si nos da la gana? JUHANI: Kyllä, jos vaan tahdomme. 06088
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Tuomas.—Yo no quiero. TUOMAS: Minä en tahdo. 06089
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Juhani.—Lo que pasa es que no te atreves. JUHANI: Et uskalla. 06090
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Aapo.—La lucha ha de ser un juego. AAPO: Tiedä paini leikiksi. 06091
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Simeoni.—Ya conozco yo ese juego, que casi siempre acaba en riña y hasta en homicidio. SIMEONI: Minä tiedän sen leikiksi, josta syntyy usein tappelus ja murha. 06092
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Juhani.—¡Bueno! ¡Reconozco que has ganado... pero nadie más podrá tumbar a Juhani! Lo juro y os lo demostraré uno a uno a toda la compañía. ¡Un tirón, Aapo, venga! ¿Es fuerte tu cintura? ¿Di, es fuerte? JUHANI: Tuomas voittakoon, mutta ei notkista Juhania tässä kukaan muu. Sen vannon ja näytän miehestä mieheen yli kaiken komppanian.--Yksi nappaus, Aapo! Pitääkös kaulukses? Pitääkös? 06093
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Aapo.—No te acalores sin motivo. Ten un poco de paciencia y lucharemos como es debido. AAPO: Hurjapää ilman pienintäkään syytä! Malta, malta, ja painikaamme kunnon tavalla. 06094
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Juhani.—¡Rayos y centellas! JUHANI: Kirkas leimaus! 06095
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Aapo.—Paciencia, te digo. Y ahora... ¡tira! AAPO: Malta, sanon minä.--Kas niin, nyt heitä. 06096
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Eero.—Juhani baila la polca que da gusto verle, aunque cojee. EERO: Juho tanssii polskaa niinkuin poika, vaikka ontuenkin. 06097
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Juhani.—¿Qué me dices ahora, hermano Aapo? JUHANI: Mitä lausut nyt, veli Aapo? 06098
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Aapo.—Que estoy debajo de ti. AAPO: Että makaan sun allas. 06099
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Juhani.—Ahora te toca a ti, Simeoni. JUHANI: Astuppas numeroon, Simeoni. 06100
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Simeoni.—No seré yo quien profane esta fiesta solemne, aunque me dieras mil reales. SIMEONI: En tuhannen riksin edestä rikkomaan korkeata juhlaa. 06101
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06102
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Juhani.—¡Respeto la fiesta de Navidad, claro! Pero nada hay de profano en luchar inocentemente cuando nuestra alma está alegre y puro es nuestro corazón. ¡Vamos, sólo una vez, Simeoni! JUHANI: Kunnioitettu olkoon joulu-juhla! Eihän sitä viattomassa painissa rikota, jossa mielemme on iloinen ja sydämemme puhdas. Yksi koetus, Simeoni! 06102
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Simeoni.—¿Por qué te empeñas en darme la lata? SIMEONI: Miksi kiusaat minua? 06103
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06104
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Juhani.—¡Un esfuerzo! JUHANI: Yksi rynnistys! 06104
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Simeoni.—¡ Diablo! SIMEONI: Sinä saatana! 06105
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Aapo.—¡Déjalo en paz, Juhani! AAPO: Rauhaa hänelle, Juhani, rauhaa! 06106
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Juhani.—Podríamos probar, sólo probar. ¡Anda, un solo tirón de la solapa! JUHANI: Sopiihan meidän koettaa. Kas niin, yksi ainoa kiekaus kauluksesta! 06107
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Simeoni.—¡Vete al infierno, espíritu del mal! Ea, admito que eres más fuerte que yo. SIMEONI: Mene helvettiin, häijy henki! Minä myönnän, että voitat. 06108
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Tuomas.—Yo no lo creeré hasta que lo vea. No creo que los músculos de Simeoni sean de carne de ternera. TUOMAS: Sen uskon vasta koska näen. En luule Simeoninkaan jänteitä juuri vasikanlihaksi. 06109
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Juhani.—Pues que lo pruebe, y veremos si son de carne de ternera o de carne de oso, negra y veteada. JUHANI: Sentähden tulkoon hän koettamaan. Siinähän nähdään, ovatko vasikkaa vai mustaa, saartuvallista karhua. 06110
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Aapo.—Déjale tranquilo y que salga a luchar otro con más agallas. Sal tú, hermano Timo, que siempre fuiste un valiente. AAPO: Olkoon hän oloillansa ja astukoon esiin toinen uros, mieluisampi rinnustukseen. Veli Timo, aina uljas mies! 06111
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Juhani.—¿Te gustaría? JUHANI: Haluttaisko? 06112
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Aapo.—¡Vamos, Timo, no te achiques! ¡Tú nunca fuiste un cobarde! AAPO: Päin tuuleen, Timo! Ethän ole koskaan nurru-poika. 06113
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Tuomas.—Nunca, sino siempre vigoroso como él solo. Nunca olvidaré los mandobles que repartió en aquella agarrada con los bandidos de Toukola. Es verdad que al principio recibió en la cabeza un estacazo de padre y muy señor mío; pero él no hizo maldito el caso y, revolviéndose, le quitó la estaca a su enemigo y se la rompió en la sesera. La estaca se partió con un crujido y el tipo cayó a tierra como un saco vacío. Ése es Timo de Jukola, y sé que es capaz de tenérselas tiesas con el más pintado. TUOMAS: Ei koskaan, vaan aina reipas, aina niinkuin omassa talossansa. Enhän unohda tempausta, jonka hän teki tuossa ainoisessa melakassa Toukolaisten kanssa. Saipa hän ensin huomaamatta nupillensa aika nassauksen, mutta, siitä suuriakaan huolimatta, kääntyi hän vakaasti ympäri, sieppasi seipään miehensä kourasta ja nytpä iski hän takaisin vasten pääkuorta--ja seiväs poikki. Seiväs poikki että sälähti, ja alas maahan lotkahti mies kuin tyhjä säkki. Niin teki Jukolan Timo. Ja minä tiedän, että löytyy hänessä miehen-vastusta vieläkin. 06114
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06115
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Timo.—Ven, muchacho. TIMO: Tuleppas, poika. 06115
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06116
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Juhani.—No deseo otra cosa. Pero deja que también yo te enganche con fuerza por la cintura. Anda, ya estoy listo. JUHANI: Sitähän juuri mielin. Mutta annas kun kieppaisen pielistäsi kiinni minä myös. Nyt olen valmis. 06116
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Aapo.—Ha de empezar Timo. AAPO: Ensimmäinen olkoon Timon. 06117
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Juhani.—De acuerdo. Así tendré tiempo de respirar un poco. JUHANI: Olkoon niin. Ehdinpä vähän puuskuttamaan. 06118
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Timo.—¡Toma! TIMO: Kas tuossa! 06119
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Juhani.—¡No basta, muchachito! JUHANI: Ei, poikaseni! 06120
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Tuomas.—¡Buen golpe, Timo! ¡Anda, valiente, a ver si lo mejoras! TUOMAS: Jotenkin tuima tempaus, Timo, sinä urhoollinen Timo! Mutta onkos varaa parantaa? 06121
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Juhani.—¡No es fácil acabar conmigo! JUHANI: Ei tästä näin vaan mennä. 06122
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Tuomas.—Ahora verás... ¿Qué me dices de este cate? TUOMAS: Timo, onkos varaa parantaa? 06123
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TIMO: Pitäis olla.--Mitä tämä sanoo? TIMO: Pitäis olla.--Mitä tämä sanoo? 06124
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Juhani.—«No es fácil acabar conmigo, que dijo el mendigo». JUHANI: »Ei tästä näin vaan mennä, sanoi Hyvänmäen kerjäläinen.» 06125
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Aapo.—Prueba otra vez, Timo. AAPO: Kerran vielä, Timo. 06126
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Tuomas.—¿Es que no puedes hacer más? TUOMAS: Onkos varaa parantaa? 06127
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Timo.—Veremos... ¿Y éste? TIMO: Pitäis olla.--Entäs tämä? 06128
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Juhani.—«No es fácil acabar conmigo, que dijo el mendigo». JUHANI: »Ei tästä näin vaan mennä, sanoi Hyvänmäen kerjäläinen.» 06129
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Tuomas.—Pues ha sido un meneo de cuidado. TUOMAS: Mutta se oli nykäys, joka tuntui. 06130
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Eero.—Nada de peligro, pero la voz de Juhani ha temblado un pelin. EERO: Ei vaaraa, ainoastaan hieman ja juuri viattomasti tärähti Juhanin ääni. 06131
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Juhani.—Aún me mantengo firme. JUHANI: Pystyssä seison. 06132
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06133
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Tuomas.—¡Otra vez, Timo! TUOMAS: Kerran vielä, Timo. 06133
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Timo.—Vamos a ver, vamos a ver. TIMO: Koetetaan, koetetaan. 06134
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Juhani.—¡Quieto! ¡Espera, que se me caen los pantalones! JUHANI: »Ventta-holl!» Housuni putoo! 06135
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Timo.—¡Ahora o nunca! TIMO: »Mutta nyt, sanoi Kaitaranta». 06136
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Juhani.—¡Se me caen los pantalones!, ¿lo oyes? JUHANI: Housuni putoo! Kuuletko sinä? 06137
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Timo.—¡Ahí te va, hermano! TIMO: Kas noin, veljeni! 06138
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Aapo.—Parece que Juhani ha vuelto a besar el santo suelo. AAPO: Tuossako makaa Juhani taas, suudellen permantoa? 06139
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Eero.—Resuella como un toro, pero, a Dios gracias, «tiene tiempo de respirar un poco». EERO: Ja puhaltaen niinkuin sonni-härkä. Mutta hyvä että »ehtii hän vähän puuskuttamaan». 06140
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Timo.—Vedlo a mis pies como una chancleta mojada. TIMO: Allani makaa poika kuin märkä tallukka vaan. 06141
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Tuomas.—Los pantalones le han hecho un flaco servicio. TUOMAS: Mutta housunsa tekivät hänelle teposet. 06142
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Aapo.—Sí, la verdad es la verdad. Los pantalones de Juhani se la han jugado a su amo para aliarse con Timo. AAPO: Olkoon se sanottu totuuden nimessä. Juhanin omat housut olivat tässä herraansa vastaan ja rupesivat liittolaisiksi Timolle. 06143
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Eero.—Es cierto. Pero todo tiene arreglo: quitaos los pantalones y empezad a luchar de nuevo. EERO: Niin on asia. Sentähden kaikki housut pois ja uudistukoon leikki. 06144
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Simeoni.—Cierra el pico, perdiz, o te largo un sopapo. ¿Aún no estás harto de este juego infernal? SIMEONI: Pidä nyt kitas, sinä rääkkä! Annanpa muutoin vasten nokkaas. Eikö ole sinulle jo kylliksi tätä helvetin leikkiä? 06145
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Eero.—¿Y por qué no lo convertimos en juego celestial? Quitaos los pantalones y las camisas y luchad como los ángeles en las praderas del paraíso. EERO: No muuttukoon se taivaan leikiksi. Housut ja paidat pois, ja painikaat kuin kaksi enkeliä Paratiisin pelloilla. 06146
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Tuomas.—¿Por qué te sientas sobre su cuello, Timo? TUOMAS: Miksi istut hänen niskoillansa, Timo? 06147
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Timo.—Si tuviera una paleta, le sonarían las posaderas como un pandero. TIMO: Olis nyt halko, niin panis niin pitkin pakaroja että pläikkyis. 06148
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Aapo.—¿Por qué? No es una riña, es una lucha noble. AAPO: Miksi niin? Tämä on painia, vaan ei tappelusta. 06149
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Eero.—Por lo que parece, Timo está enfadado. EERO: Onko Timo suutuksissaan? 06150
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Timo.—Nada de eso; pero repito que si tuviera una paleta o una estaca, le sonarían las posaderas como un pandero. TIMO: Ei suinkaan, ei suinkaan, mutta sanonpa: olis nyt halko tai ympyriäinen tela, niin panis niin pitkin pakaroja, että pläikkyis. 06151
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Tuomas.—Deja que se levante. TUOMAS: Laske hän ylös. 06152
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Timo.—Arriba, hombre de Dios. TIMO: Nouse, Jumalan luoma. 06153
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Juhani.—Me levantaré, pero quiero que sepas que cuando me haya sujetado los pantalones, vas a ser tú el que caiga, y no como yo hace poco, que caí por causa de un accidente del que te has aprovechado en seguida, ¡grandísimo bellaco! JUHANI: Minä nousen, ja tiedä, saatuani housut kiinni taas, on vuoro sinun taas painua alas, ja toisin kuin äsken minä. Minähän, poloinen poika, kämärryin alles onnettomuuden kautta, jonka sinä niin vikkelästi käytit hyödyksesi, hunsvotti, saapasvedin! 06154
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Aapo.—¡No te enfades! Apenas se ha fijado en lo que ocurría con tus pantalones, antes de la arremetida. Lo ha hecho en el ardor de la lucha, el pobre chico. AAPO: Vihastuminen kauas! Minä tiedän että hän tuskin huomasi housuvahinkoas, ennen kuin heitto oli tehty. Sen teki hän tiimmellyksen kuumuudessa, poika-parka. 06155
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Juhani.—Lo sabía muy requetebién. Lo que pasa es que todos os ensañáis conmigo como cuervos. ¡Que no se ha fijado! ¿Acaso no he bramado como un demonio diciendo: «¡Quieto! Espera, que se me caen los pantalones?» Y él, en vez de hacer caso, se me ha agarrado con las uñas y los dientes como un gato. ¡Por el diablo, que voy a enseñarte a sacar partido de mis pantalones caídos! ¡Vas a ver! JUHANI: Sen hän kyllä tiesi, se mullisaukko. Mutta olettepa kaikki niinkuin korpit niskoillani. Vai ei hän tiennyt. Enkö huutanut kuin rajamies huikealla äänellä: ventta-holl, housut putoo? Mutta hän ei siitä huolinut, vaan tempaili kynsineen ja hampaineen kuin kissa. Mutta istu ja pala! Kyllä sinun opetan tästedes käyttelemään onneksesi toisen sylttyhousuja, kyllä sinun opetan. 06156
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Timo.—Lo hice en el ardor de la lucha. TIMO: Sen tein minä tiimmellyksen kuumuudessa, poika-parka. 06157
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Juhani.—Yo te enseñaré cuando me haya subido los pantalones y me haya apretado el cinturón como un cerco de tonel. JUHANI: Minä sinun opetan, saatuani housut ylös ja nälkävyön kiinni kuin nalkitun vanteen. 06158
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Timo.—Me importa un bledo la lucha, el caso es que he ganado y no hay más que hablar. Nada tienen que ver en el asunto los pantalones. El hombre es quien pelea y no sus pantalones, sus polainas o sus botas. TIMO: Minä annan palttua koko painille; koska kerran voitin, niin voitin, eihän siinä mitään muuta mutinata. Mitä kuuluu housut tänne? Painissa painii mies, vaan ei housut ja säärykset tai muut lumisukat. 06159
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Juhani.—¡Vamos! Manos a la cintura y pecho contra pecho. ¡Por todos los diablos! JUHANI: Kourat kaulukseen taas ja rinta vasten rintaa! Istu ja pala! 06160
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Timo.—¿Vamos a volver entonces a ese juego de niños? TIMO: Menenkö ma hänen kanssansa tuohon lapsekkaasen työhön? 06161
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Eero.—¿Por qué lo pregunta? Anda, hombre, anda mientras puedas. EERO: Mitä hän kysyy vielä. Mene, Jumalan luoma, mene koska pääset. 06162
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Simeoni.—Te ruego que no vayas, Timo. SIMEONI: Älä mene, sanon minä. 06163
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Eero.—Si el miedo te hace temblar, no vayas. EERO: Älä mene, jos pelkäät ja vapiset. 06164
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Juhani.—¿Quién habla de miedo ni de temblar? Hay que luchar de nuevo... y en este bendito momento. JUHANI: Nyt ei auta pelko eikä vapistus, vaan täytyy hänen käydä uuteen kilvoitukseen ja juuri tällä Jumalan hetkellä. 06165
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Eero.—Ten piedad de él, Juhani, ten piedad. EERO: Armahda häntä, Juhani, armahda! 06166
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Timo.—¿Por qué, Eero, por qué? Que sea una arremetida más, una o dos. TIMO: Minkätähden? Eero, minkätähden? Olkoon menneeksi yksi pinnistys vielä, yksi tai kaksi. Tersii vaan! 06167
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Juhani.—Vamos, muchachito. JUHANI: Tässä, poika! 06168
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Tuomas.—¡Cuidado, Juhani! TUOMAS: Koreasti, Juho! 06169
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Aapo.—¡Cuidado! Parecen dos halcones hambrientos luchando. AAPO: Koreasti! Noinhan tappelee kaksi nälkäistä haukkaa. 06170
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Simeoni.—¡Eso es una lucha y no otra cosa! SIMEONI: Tappelua, sulaa tappelua! 06171
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06172
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Aapo.—¡Sé sensato, Juhani! AAPO: Järkevästi, Juhani! 06172
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Simeoni.—¡Sois unos monstruos, lo que se dice unos monstruos! SIMEONI: Voi teitä hirmuja, voi teitä hirmuja! 06173
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Eero.—¡No tritures a tu propio hermano! EERO: Älähän veljeäsi runno! 06174
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Simeoni.—Estás muy pálido, Eero. Echaste las redes y mira lo que has pescado. SIMEONI: Aha, aha! johan kelmenee Eerokin. Siinä ovat kalas, joita onkeilit. 06175
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Tuomas.—¡Juhani! TUOMAS: Juhani! 06176
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Simeoni.—Vais a echar abajo la choza, fieras endemoniadas. SIMEONI: Hajoohan jo pirttikin, te pedot ja perkeleet! 06177
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Juhani.—¡Mira!, o como dicen los rusos: «¡Vott!» ¿Qué haces ahí en el suelo mirando al techo? JUHANI: »Votti, poika, sanoi Ryssä!» No miksi makaat siinä, ja killistelet ylös kattoon? 06178
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Timo.—Esta vez me has ganado, pero deja que pase un poco de tiempo, que ya envejecerás y te encogerás, mientras que yo me desarrollaré y me haré más fuerte. TIMO: Sinä voitat minun nyt, mutta annappas ajan vähän muokata vielä: sinä vanhenet ja kasvat pikkuiseksi, mutta minä vartun ja voimistun. 06179
Bottom
06180
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Juhani.—Si el mundo acabará un día por hacerse polvo, con más razón un pobre pecador. El tiempo nos hará a todos iguales, hermanos. Anda, levántate y echa un buen trago de cerveza, y confiesa que tu cuerpo es algo menos fuerte que el mío. JUHANI: Kerran ransistuu ja loppuu tämä maailmakin, saati syntinen ihmis-parka. Aika tasii meitä kaikkia, veljeni. Mutta nouse ylös ja kulauta naamaas siemaus olutta ja tunnusta että on sinussa pari luotia vähemmin voimaa kuin minussa. 06180
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06181
Top
Timo.—Ya se ha visto y comprobado. He caído de bruces debajo de tu corpachón, que me aplastaba como un osazo. TIMO: Se nähtiin. Tuossahan makasin rähmäkkäänä allas ja sinä päälläni kuin röyheä karhu. 06181
Bottom
06182
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Juhani.—Vamos, hombre, echa un trago, que «donde cae el chorro, brota el oro». Soy el segundo más fuerte de toda la pandilla de Jukola. Lauri y Eero no han probado aún, pero saben que si se las viesen conmigo verían las estrellas. En cuanto a Simeoni, él mismo confiesa que es más débil que yo. Pero lo que es seguro es que ninguno de los hermanos de Jukola es un alfeñique, os lo garantizo. Ya podrían venir aquí cincuenta mocetones de Toukola a puños cerrados. Soy capaz de llevar cinco toneles sobre la espalda, y Tuomas algo más; cinco toneles, si alguien me los carga a la espalda. JUHANI: »Saappas tästä, Saparamatti, Kiikka-Heikin kannusta!»--Olen siis Jukolan laumassa toinen mies mitä voimaan kosee. Lauri ja Eero ovat tosin koettamatta vielä, mutta he tietäkööt että mesiäisiä he kuultelisivat koetuksessa; ja Simeoni on itsensä tunnustanut heikommaksi minua. Mutta pikkusormen mies ei ole Jukolan veljeksistä yksikään, sen takaan minä. Tulkoon tänne vaikka viisikymmentä Toukolaista, nyrkki vasten nyrkkiä. Viisi tynnöriähän minä niskallani kannan, ja Tuomas vähän enemmin; viisi tynnyriä, kun toinen vaan painon selkääni pinoo. 06182
Bottom
06183
Top
Tuomas.—¡Cómo me gustaría ver luchar a Lauri y a Eero con todas sus fuerzas! TUOMAS: Mutta mielisinpä nähdä Laurin ja Eeron lyövän painia oikein tiukasti. 06183
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06184
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Aapo.—Sí, habría que verlo. El uno, frío y lento como el deshielo del invierno, y el otro, pequeño como un enano, pero vivo y rápido como un relámpago. Vamos, animaos, y así veríamos luchar el armiño y la liebre. Y conste que no aludo a la liebre por el miedo ni por la rapidez, ya que Lauri marcha como el hombrecillo mecánico del relojero Kónni, cuyas piernas y azada eran accionadas por un curioso mecanismo de relojería oculto en la tripa; pero esta lucha me produciría el efecto de una pelea entre un magnífico conejo y un armiño. AAPO: Totisesti jotain nähtävää. Toinen vakava ja tyyni kuin talven suoja, toinen pikkuinen kuin keri, mutta niinkuin leimaus vilkas ja terävä. Päin tuuleen, ja siinäpä ottelevat kärppä ja koiras-jänis. En vertaa sinua jänikseen arkuudesta, siihen ei ole syytä, en liikuntoskaan tähden, sillä Lauri astelee kuin seppä Könnin kuokkamies,--jonka jalkoja ja kuokkaa käytteli sukkela kellovärkki mahassa--mutta näyttäispä mielestäni ottelo kuin kärpän ja uhkean koiras-jäniksen paini. 06184
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06185
Top
Juhani.—Un tiento, hijos míos, un tirón del cuello de la camisa o del cinturón del pantalón. JUHANI: Yksi rinnustus, pojat, yksi rinnustus tai ristipaini! 06185
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06186
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Lauri.—¿Cómo se puede luchar con Eero si no hay por dónde trincarlo? Se escurre entre las piernas como un gato, araña y se agarra como un loco hasta que le deja a uno sin resuello. Acordaos del otoño pasado, cuando luchamos en la pradera, y ni Dios podría decir quién ganó y quién perdió. ¿Para qué volver a luchar con él? LAURI: Mitä tiimellyksestä Eeron kanssa? Hänestä et saa kunnon nappausta koskaan, vaan tuolla hän teiskaa haaroissa kuin kissa, kynsii ja likistelee toisen ohimia sen riivatun tavalla, että tuskin voit vetää hengen pihausta rintaas. Niinpä hän teki koska menneenä syksynä painiskelimme Aroniitulla. Ja kuka siinä voitti, kuka alle meni, sitä »ei ymmärtänyt Iivarikaan». Mitäs minä hänen kanssansa enään menisin? 06186
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06187
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Eero.—No te aventajaba en fuerza ni tanto así. Puedes creerlo. EERO: En ollut vahvempi sinua hiuskarvankaan vertaa. Usko jos tahdot. 06187
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Lauri.—Lo creo porque sé que eres más flojo que yo. LAURI: Sen uskon, koska tiedän sinun heikommaksi. 06188
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Juhani.—Una lucha leal lo probará. JUHANI: Sen näyttäköön rehellinen paini. 06189
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06190
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Lauri.—Insisto, ¿para qué volver a luchar con él? LAURI: Mitäs minä hänen kanssansa enään menisin? 06190
Bottom
06191
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Simeoni.—Mejor sería que nos fuésemos a la cama, locos. SIMEONI: Pankaamme jo ma'ata, te villityt. 06191
Bottom
06192
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Juhani.—Noches hay muchas, pero sólo cada año hay una de Navidad. Y por eso, ¡que haya alegría! Regocíjate, casa de Belén, regocíjate, casa de Israel. Tal noche como ésta, a estas horas, se obró un prodigio en la ciudad de Babilonia. ¡Alegrémonos! ¿A qué jugamos? ¿A comer el asado de Navidad? ¿A buscar el cerdo? ¿O a zurrar al zapatero? JUHANI: Öitä on monta, mutta joulu on vaan kerran vuodessa, ja sentähden iloitkaamme nyt. Iloitse, sinä jouluhuone, iloitse koko Israelin maa! Tänä yönä, tällä hetkellä on tapahtunut suuri ihme Babylonin kaupungissa. Iloitkaamme!--Mitä leikkiä löisimme? Syömmekö joulupaistia? pistämmekö sikaa, vai sohimmeko suutaria? 06192
Bottom
06193
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Simeoni.—Bueno, ¿todavía a estas memeces, como niños traviesos? ¡Quita! SIMEONI: Kas niin! Tässäkö vielä uisakoittelisimme kuin vallattomat kakarat? Mene pois! 06193
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Juhani.—La vida del soltero es un baile, ¿a que sí, Timo? JUHANI: Nuoren miehen naimattoman elämä on tanssia. Eikös niin, Timo? 06194
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Timo.—¡Je, je, je! TIMO: Hi, hi, hi! 06195
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06196
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Juhani.—¿Verdad que sí? JUHANI: Eikös niin? 06196
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06197
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Timo.—Sí, algo así. TIMO: Kyllähän se semmoista on. 06197
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Top
Eero.—Es eso y nada más, querido Juhani. EERO: Juuri niin, »Jussi-kulta». 06198
Bottom
06199
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Juhani.—Dijo el zorro a la liebre. Bueno, esta vida es llevadera, y de vez en cuando tiene sus bromas y hay que levantar un poco los tacones... Bailemos. ¿Por qué no bailamos una danza rusa? A mí se me da muy bien. ¡Mirad! JUHANI: Sanoi kettu jänikselle. Oikein! Tämä elämä käy laatuun; onhan se välimmiten lystiäkin ja nostelee hieman kantapäitä.--Tanssikaamme ryssää; siinä olen minä juuri mekkari. Katsokaas! 06199
Bottom
06200
Top
Aapo.—¿Se le habrá subido la cerveza a la cabeza? AAPO: La bière va te monter à la tête. 06200
Bottom
06201
Top
Juhani.—Échate tres jarros al coleto y verás qué contento te sientes. Canta alguna cosa, Eero, mientras yo bailo. ¡Vamos, destápate! JUHANI: Verse-t’en trois pots dans le gosier, et tu sentiras peut-être du grabuge dans ta caboche. Chante donc quelque chose, Eero, pendant que je danse. Entonne un refrain. 06201
Bottom
06202
Top
Eero.—¿Qué canto? EERO: De quel genre ? 06202
Bottom
06203
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Juhani.—Lo mismo da, con tal de que haga ruido. Anda, hijo, grita hasta que las maderas del suelo se levanten. Canta, hijo de castor, canta mientras bailo y doy saltos hasta las vigas como un carnero. ¡Canta! JUHANI: C’est égal, pourvu que ça fasse du bruit. Vas-y mon enfant, braille que toutes les poulies du plancher se gondolent. Chante, polisson, chante, pendant que je danse, que je bondis comme un bélier presque jusqu’au toit. Chante ! 06203
Bottom
06204
Top
Eero.—Voy a intentarlo. EERO: Tu vas être servi. 06204
Bottom
06205
Top
Riamos y disfrutemos,
que es día de Navidad;
cubas de cerveza llenas
tenemos, 'farras y más
jarras de rica cerveza.

En la feria de Anjanpelto
cerveza y aguardientazo
bebimos, y por el precio
de un buey negro nos compramos 06206: anillos de casamiento.
Por el precio de un buey negro
anillos de casamiento.

¡Jussi de Jukola! ¡Cara de perola!
Jour de plaisir et d’allégresse,
C’est le soir de Noël ;
La bière écume enchanteresse,
Dans le pot fraternel.
C’est le soir de Noël ;
Les tonneaux sont remplis,
C’est comme au paradis.

A la foire, quand vient le soir,
On boit, on rit, on fait la noce,
Pour le prix d’un beau taureau noir ;
On achète des dons de noce,
On achète, on achète,
Pour le prix d’un beau taureau noir,
On achète des dons de noce.

Jeannot idiot, Jeannot idiot.
06205
Bottom
06221
Top
Aapo.—Silencio, Eero, no lo irrites. AAPO: Silence, Eero, ne l’irrite pas. 06224
Bottom
06222
Top
Juhani.—Sigue, sigue cantando sin preocuparte, que no me enfadaré; canta, canta para que no tenga que bailar sin música. JUHANI: Continue, je ne me fâcherai pas ; chante encore, que je ne danse pas sans musique. 06225
Bottom
06223
Top
Eero.— EERO: 06226
Bottom
06224
Top
¡jussi de jukola! ¡Cara de perola!
Tienes la cara llena de harina...
y trituras del cerdo las pajitas...
Jeannot idiot, Jeannot idiot,
Jeannot, Jeannet, fameux nigaud.
Lave l’étable des cochons.
06227
Bottom
06229
Top
Timo.—¡Je, je, je! ¡Hay que ver qué bobadas cantas! TIMO: Hihihi ! Quelles stupidités tu chantes ! 06232
Bottom
06230
Top
Juhani.—No importa, no me enfadaré. ¡Canta! JUHANI. — Ça ne fait rien, je ne me fâcherai pas. Chante ! 06233
Bottom
06231
Top
Eero.—Me acompañaré haciendo castañetas con los dedos. EERO: 06234
Bottom
06232
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Tienes la cara llena de harina...
Jeannot, Jeannet, fameux nigaud...
06235
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06235
Top
Y o canto y hago pitos con los dedos. Je vais accompagner mes chants en claquant des doigts. 06238
Bottom
06236
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Y tú trituras las pajitas
del cerdo y les calientas la pocilga.
¡jussi de jukola! ¡Cara de perola!

Ida se fue a la playa
y escribió en la raya
el nombre de su amado,
el nombre de su amado.

Cuando escuché su voz
y mis ojos la vieron,
junto a los serafines
creí estar en el cielo;
creíme en sus confines
junto a los serafines.

¡Jussi de Jukola! ¡Cara de perola!

Dime, Maija, ¿te acuerdas
de cuando por el campo
te buscaba la fresa,
corríamos, jugábamos?
¡ Tralará, tralará!
Te buscaba la fresa,
corríamos, jugábamos.
¡Tralará, tralará!

¡Jussi de Jukola! ¡Cara de perola!

No oses, pobre Aapo,
con Juhani meterte;
sabes que nuestro hermano
es un tío muy fuerte.
En la prisión Juhani
come carne de chivo.
Y es que todos valemos
en la vida lo mismo.
¡Tralará, tralará!

Viluksela del Tardío,
Viuvala del Obispo,
Syvanoja del Buey
y Sylviná del Gordo.
¡Tralará, tralará!
Syvánoja del Buey
y Sylviná del Gordo.
¡ Tralará, tralará!

¡Ay de mí, pobre locuelo!,
en buen lío me he metido;
tengo una granja en mi pueblo
y aquí encadenado vivo.
Tengo una granja en mi pueblo
y aquí encadenado vivo.
Lave l’étable des cochons
En se servant d’un gros torchon.
Jeannot idiot, Jeannot idiot.

»Iita meni rantaan,
Kirjoitteli santaan
Nimen kultansa,
Nimen kultansa».

»Kun mä kultani äänen kuulin,
Ensi kerran nähdessäin,
Niin taivaan iloss' olevain luulin,
Serafiimein seassa;
Niin taivaan iloss' olevain luulin,
Serafiimein seassa».

Jussi, pussi, Jukolan Jussi!

»Muistatkos, Maija,
Kun mansikka syötiin
Ja iloleikki lyötiin?
Fralla ralla laa!
Mansikka syötiin
Ja iloleikki lyötiin».
Fralla ralla laa!

Jussi, pussi, Jukolan Jussi!

»Älä, sinä Aato-parka
Jussia soimaa;
Sen sinä tiedät että
Jussill' on voimaa
Jussi istuu linnass',
Pukin lapa rinnass';
Kaikki me olemme
Yhdessä hinnass'».
Fralla ralla laa!

»Vilukselan Vitka
Ja Viuvalan Pispa,
Syvän-ojan Sonni
Ja Sylvinän Jalli!
Ralla ralla laa!
Syvän-ojan Sonni
Ja Sylvinän Jalli!»
Ralla ralla laa!

»Voi minua, hurjaa poikaa,
Miks mä itsein laitoin!
Talo mull' on kotona,
Ja itse kannan rautoi,
Talo mull' on kotona,
Ja itse kannan rautoi».
06239
Bottom
06292
Top
Juhani.—¡Bien, bien! Aquí, al menos, no me pesan las cadenas. ¡Canta, canta! JUHANI: Noin vaan! Noin! Eihän tässä raudat paina. Laula päälle! 06294
Bottom
06293
Top
Eero.— EERO: 06295
Bottom
06294
Top
¡Jussi de Jukola! ¡Cara de perola!
Tienes la cara llena de harina,
y tú trituras las pajitas
del cerdo y les calientas la pocilga.
¡Jussi de Jukola! ¡Cara de perola!
Jussi, pussi, Jukolan Jussi!
Jussi, Jassi, jauhokuono,
Porsaan pahnan pöllyttäjä,
Sikoläätin lämmittäjä!
Jussi, pussi, Jukolan Jussi!
06296
Bottom
06301
Top
¿Aún no te basta? N’en as-tu pas encore assez ? 06303
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Juhani.—¡No; más! Quiero bailar como en las bodas de Matti el ganadero. ¡Más, más! ¡Las bodas de Matti! JUHANI: Non ! Je veux danser comme à la noce de Karja-Matti. Encore, encore ! Les noces de Karja-Matti ! 06304
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Simeoni.—Hasta el gallo se asusta y cacarea por este horrible escándalo. SIMEONI: Le coq lui-même a peur et proteste contre ce tapage impie. 06305
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Juhani.—¡Cierra el pico, viejo gallo, y ni un quiquiriquí más! JUHANI: Ferme ton bec, vieux coq, et cesse tes cocoricos ! 06306
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06305
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Tuomas.—Basta ya, Juhani. TUOMAS: Ça suffit, Juhani. 06307
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06306
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Aapo.—Esa danza turca te corta el aliento. AAPO: Cette danse de Turc te coupe la respiration, vieux fou ! 06308
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06307
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Juhani.—Es rusa, ¿verdad, Eero? JUHANI: C’est une danse russe; n’est-ce pas, Eero ? 06309
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06308
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Eero.—Es una danza que te has sacado de la manga. EERO: C’est une jeannotte. 06310
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Juhani.—De acuerdo, será así, pero demos una veintena de saltos más. JUHANI: Olkoon niin, ja olkoon sitten menneeksi jussintanssia pari kymmentä loiskausta kerran vielä. 06311
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Simeoni.—¡Estás loco! SIMEONI: Sinä hurja mies! 06312
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Timo.—¡Mira, mira! ¡Je, je, je! TIMO: Kas noin, kas noin! Hi, hi, hi! No vie sinun riivattu! 06313
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Juhani.—Quítate de en medio, si no quieres que te arrolle como el caballo del cosaco a un borrachín de feria. ¡Hup! JUHANI: Pois tieltä! Muutoin sotken sinun liiskaksi kuin kasakan-hevonen juopuneen markkinapokon. Hih! 06314
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Aapo.—¡Mirad cómo le brinca el cinturón por detrás, de arriba abajo, contra la espalda, contra las nalgas! ¡Oh, oh! AAPO: Onpa nahkahihnansa löylyssä tuolla takana. Pompahteleepa se; pompahtelee ylös, pompahtelee alas, piesten vuoroon hänen selkäänsä ja pakaroitansa. O sinä! 06315
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Juhani.—¡Tralará, tralará! ¡Qué locura! ¡Ja, ja! Ésta es la segunda vez en mi vida que bailo hasta quedar rendido. La primera vez fue en la boda de Matti, donde no había más mujeres que tres viejas para un rebaño de tíos. Pero cuando Matti nos preparó unos jarros de ponche con café, no nos quedó más remedio que ponernos a patear el suelo entre nosotros, y el maldito entarimado suspiraba bajo nuestros pies. Las pobres viejas se quedaron a gusto cuando se vieron libres de aquel terremoto, porque las hubiéramos dejado para el arrastre. ¡Vaya jaleo aquél! Pero ahora quedémonos en camisa y vayamos al sobrado. Pero nada de dormirnos aún, ¿eh? Nos colocamos alrededor de la cubeta de cerveza, y a la luz de un palo embreado contaremos cuentos e historias divertidas en ese sitio tan calentito. JUHANI: Trallalala ! Quelle rigolade! Héhé! Pour la deuxième fois de ma vie, j’ai dansé tout mon saoul. La première fois de ma vie, c’est arrivé à la noce de Karja-Malti, où le beau sexe n’était représenté que par trois vieilles, et il y avait un vrai troupeau d’hommes. Mais quand Matti nous eut fabriqué quelques pots de punch amer au café, il fallut bien se mettre à battre le plancher, entre hommes; et le sol maudit gémissait sous nos pieds. Les pauvres vieilles furent bien aises quand elles purent échapper à ce boucan. — Mais à présent, déshabil-lons-nous et grimpons dans la soupente. On ne va pas encore roupiller ; installons-nous près du baquet de bière bruissante, à la lueur de la torche résineuse, et racontons-nous des légendes et des histoires drôles dans notre chaude soupente. 06316
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Se desnudaron, volvieron a llenar la cubeta de cerveza y subieron todos al sobrado. Sentados en la tibia paja sin más ropa que la camisa, la espumeante cerveza empezó a correr rondas mientras la resinosa tea de madera de pino, sujeta entre dos troncos de la pared, proyectaba una llama dorada. Pero a Juhani le vino a la cabeza una extraña idea, y de su boca salieron palabras que habrían de provocar una desgracia. Ils se dévêtirent, remplirent encore une fois le baquet de cervoise et montèrent ensemble dans la soupente. Vêtus de leur courte chemise, ils s’assirent sur la paille dans la bonne chaleur. Le baquet écumant circulait assidûment de l’un à l’autre, et la latte de pin fixée dans une fente de la paroi répandait une lumière dorée. Mais une idée jaillit dans la tête de Juhani et de sa bouche coulèrent des paroles qui furent la cause d’un grand malheur. 06317
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Juhani.—Aquí nos tostamos como salchichas puestas a ahumar, y las piedras ardientes del hogar nos proporcionan calor. Eero, echa un jarro de cerveza sobre las piedras calientes, a ver qué gusto tiene el vapor del jugo de cebada. JUHANI: On se rôtit ici comme des saucissons sur la paille du fourneau, et les pierres brûlantes du foyer nous donnent leur chaleur'. Eero verse un pot de bière sur le poêle, pour qu’on sache le goût de la vapeur du jus de l’orge. 06318
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Tuomas.—¡Vaya idea más tonta! TUOMAS: C’est une idée stupide. 06319
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Juhani.—Qué va. Una gran idea. ¡Echa! JUHANI: Une idée splendide. Verse ! 06320
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Eero.—No tengo más remedio que obedecer a mi jefe. EERO: Je dois obéir à mon chef. 06321
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Juhani.—¡Dos o tres jarros sobre las piedras! JUHANI: Deux ou trois pots de bière sur le fourneau I 06322
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Tuomas.—Ni una gota. ¡Si oigo el menor silbido, al que lo haya causado se le va a caer el pelo! TUOMAS: Pas une goutte ! Si j’entends le moindre sifflement, gare à celui qui l’aura causé. 06323
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Aapo.—¿Por qué hemos de desperdiciar esta excelente bebida? AAPO: Ne gaspillons pas celte excellente boisson. 06324
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Timo.—Nuestras condiciones no nos permiten darnos baños de vapor de cerveza, ni mucho menos. TIMO: On n’a pas les moyens de s’offrir des bains de vapeur de bière ! Ah ! mais pas du tout I 06325
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Juhani.—Pero será muy divertido probarlo. JUHANI: Lystipä olis tuota maistaa. 06326
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Tuomas.—Lo prohíbo terminantemente. TUOMAS: Minä kiellän sen lujasti. 06327
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Juhani.—Pero será muy divertido probarlo. Lo que pasa es que la reciente victoria de Tuomas se le ha subido a la cabeza y ya se piensa que puede mandar a su antojo en esta casa. Pero no olvides que cuando la bilis amarga se le revuelve a uno, le da la fuerza de siete hombres, si hay que llegar a las manos. Pues para que te enteres, mis ojos no están dispuestos a volverse hacia ti para recibir órdenes. JUHANI: Lystipä olis tuota maistaa.--Voitto äsköisessä painissa on aika lailla kohottanut Tuomaan niskapyrstöjä, ja luuleepa hän nyt hallitsevansa tässä huoneessa mielensä mukaan. Muistappas kuitenkin, että karvas sappi, koska se oikein paisuu, antaa pojallensa tappeluksessa seitsemän miehen voiman. Kuinka hyväänsä, mutta minun silmäni eivät vielä suinkaan mieli vartioita sinua. 06328
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Simeoni.—¡Ahí tenéis, ahí tenéis los frutos de la lucha! SIMEONI: Painin hedelmiä, painin hedelmiä kaikki! 06329
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Juhani.—Anda, Eero, que retiemble la casa. Yo respondo de todo y sabré defenderte. JUHANI: Ce serait pourtant drôle d’essayer. Vas-y, Eero, que ça retentisse. Je réponds de tout et te défendrai. 06330
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Eero.—Es orden del amo y hay que obedecer, de lo contrario, la misma noche de Navidad me darían el pasaporte de la liebre, ya sabéis. EERO: C’est l’ordre du chef et je dois obéir, sinon, la nuit même de Noël, on me fourrera dans la main le passeport du lièvre. 06331
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Apretando los dientes y frunciendo los labios en una sonrisa socarrona, Eero se apresuró a ejecutar la orden de Juhani, y no tardó en oírse un fuerte chasquido sobre las piedras ardientes, seguido de un violento hervor. Tuomas se levantó echando chispas y se lanzó como un águila contra Eero. Pronto todos estaban enzarzados en la pelea. En la confusión, tiraron al suelo la tea encendida, la cual prendió fuego en la paja sin que los hermanos lo advirtiesen. Del mismo modo que un círculo se propaga y ensancha sobre la superficie de un lago, así se propagó el fuego, en llamas cada vez más intensas y voraces, y ya alcanzaban las vigas del sobrado cuando los habitantes de la cabaña se dieron cuenta del peligro. Pero ya no había tiempo de salvar otra cosa que no fueran sus vidas y las de los animales que les acompañaban. Las llamas prendían por todas partes, sembrando el desconcierto y el desorden entre los hermanos. Todos se lanzaron en tropel a la puerta, la abrieron, y hombres, perros, gato y gallo salieron en una tremenda confusión. Era como si la casa los vomitara entre humo sobre el suelo cubierto de nieve, donde permanecieron tose que te tose, medio asfixiados. Lauri salió el último, arrastrando por la brida a Valko, que sin su ayuda hubiera sido víctima del fuego. Las violentas llamas, que al principio salían por los angostos ventanucos, acabaron abriéndose paso por la puerta y el techo. La sólida cabaña de Impivaara se consumía en el incendio y, en el suelo cubierto de nieve, hombres y animales quedaron al raso. La choza del carbonero, la primera morada de los hermanos, estaba ya destruida hasta sus cimientos, y el granero era tan poco hermético como un nido de urracas. Los hermanos tiritaban sobre la nieve, y sólo una corta camisa les protegía del frío. El furor de las llamas no les dio tiempo a recoger ni un gorro para la cabeza ni unos zuecos de corteza de abedul para los pies. De todo lo que contenía la casa no les quedaban más que las escopetas y las mochilas con las municiones, que habían dejado en el granero antes de tomar la sauna. Se hallaban los hermanos en la nieve, vueltos de espaldas al incendio abrasador, levantando ora el pie derecho, ora el izquierdo, para calentarlos a la lumbre de la gran hoguera, y sus piernas, expuestas al fuego y a la nieve, se enrojecían como patas de gansos. Alors Eero, serrant les dents et pinçant les lèvres en un sourire rusé, exécuta promptement la volonté de Juhani, et bientôt on entendit une forte détonation sur le fourneau et de tout de suite après une violente ébullition. Tuomas, furieux, se leva et fondit comme un aigle sur Eero, mais Juhani se hâta à la rescousse de son cadet. Ce fut le signal d’une mêlée générale, au cours de laquelle la torche brûlante fut projetée sur le plancher où elle mit aussitôt le feu à la paille sans que les frères l’observassent. Comme un rond sur la surface de l’eau se propage également et rapidement de tous les cotés, ainsi le brillant cercle de feu se répandit sur le plancher. La flamme vive montait toujours plus haut; elle léchait déjà le fond de la soupente, quand enfin les habitants de la cabane remarquèrent le danger. Mais ils l’aperçurent trop tard pour réussir à sauver autre chose que leurs vies et celles des bêtes qui logeaient avec eux. Les flammes ondoyaient déjà de toutes parts, et la confusion, la détresse étaient grandes. — Ils se ruèrent tous vers la porte qu’ils ouvrirent, et hommes, chiens, chat et coq se précipitèrent dehors presque fous ensemble avec un vacarme affreux. Il semblait que la maison les eût vomis avec la fumée sur le sol couvert de neige, où ils se tenaient, toussant à qui mieux mieux. Lauri sortit le dernier, tirant par la bride Valko qui sans cela serait devenu la proie du feu. Des flammes violentes sortaient déjà par les petites lucarnes et se faisaient jour par la porte et par le toit. La massive cabane d’Impivaara se tordait dans l’incendie, et sur le sol neigeux hommes et bêtes restaient sans abri ; la hutte de charbonnier, leur premier logis en ce lieu, était déjà délabrée jusqu’aux fondements, et le grenier à vivres était aussi peu hermétique qu’un nid de pie. Les frères grelottaient sur place, et leur seule protection contre le froid et le vent était une courte chemise de toile. Ils n’avaient pas même eu le temps de soustraire à la fureur du feu des casquettes pour se couvrir la tête ni des pantoufles d’écorce pour leurs pieds. De tout le mobilier de la maison, il ne leur restait plus que les fusils et les havresacs qu’ils avaient mis dans le grenier avant de prendre le bain. — Les frères piétinaient dans la neige, le dos tourné vers l’incendie bruyant, levant pour le réchauffer tantôt le pied droit, tantôt le gauche, et leurs jambes, exposées à la neige et au feu, rougissaient comme les pattes palmées des oies. 06332
Bottom
06331
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El calor del incendio era como el último regalo de la cabaña: un brasero enorme cuyas llamas ascendían hasta el cielo, irradiando su resplandor hasta muy lejos, y los melenudos abetos de la ladera de la montaña sonreían dulcemente como en el fulgor de la aurora. El montón de astillas resinosas lanzaba hacia las nubes una humareda densa, negra como la pez, que giraba en torbellinos bajo la bóveda del cielo. Una viva luminaria alumbraba la pradera y sus alrededores, y, sorprendidos por tan inusual espectáculo, los pájaros miraban deslumbrados desde las ramas, que se curvaban bajo el peso de la nieve, mientras la sólida cabaña de Impivaara se consumía en brasas y en cenizas ante la desesperación de los hermanos, que, vueltos de espaldas al fuego y mesándose los cabellos de ira, alargaban ora un pie, ora el otro, al calor de las llamas. Poco a poco se hundió el techo y cayeron las vigas, convertidas en tizones, y el aire nocturno quedó tachonado de miles de centellas crepitantes. Los hermanos notaron entonces, con terror, que el cielo se aclaraba y que el viento del norte cambiaba, señal de que el frío iba a seguir al deshielo. Ils jouissaient du dernier bienfait que leur rendait encore leur cabane, de la chaleur du feu ; le brasier était énorme et les flammes montaient puissamment dans l’air ; la lueur flamboyante s’étendait au loin, les sapins barbus sur les épaules du mont souriaient doucement comme dans la rougeur de l’aurore. Le tas de souches résineuses lançait vers les nuages une fumée épaisse, noire comme la poix, qui tourbillonnait en roulant sous la voûte du ciel. Une vive lumière éclairait la prairie et ses environs, un jour rougeâtre brillait au oœur de la nuit hivernale, et les oiseaux surpris par ce spectacle étrange regardaient fixement du haut des branches chargées de neige, tandis que la solide cabane d’Impivaara disparaissait en braises et en cendres. Or les frères se grattant la tête de colère et de désespoir, se tenaient tous le dos tourné vers le feu et exposaient alternativement la plante de leurs pieds aux flammes réchauffantes. Mais peu à peu le bûcher s’affaissa et finit par s’écrouler en tisons ; l’air nocturne fut sillonné de milliers d’étincelles pétillantes. Les frères remarquèrent alors avec terreur que le ciel s’éclaircissait et que le vent sautait du sud au nord : le froid allait succéder au dégel. 06333
Bottom
06332
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Aapo.—Hemos escapado del fuego para caer en las garras del frío. Mirad, el cielo se aclara y sopla ya un viento gélido. ¡Un peligro espantoso nos acecha, hermanos! AAPO: On n’a échappé au feu que pour être victimes du froid. Voyez le ciel devient clair et une bise glaciale souffle déjà. Frères, nous sommes dans un péril épouvantable. 06334
Bottom
06333
Top
Juhani.—¡Por mis difu tos! ¿Quién tiene la culpa de todo esto? JUHANI: Enfer et damnation ! Qui est responsable de tout ça ? 06335
Bottom
06334
Top
Tuomas.—¡Cómo! ¿Y tienes la desvergüenza de preguntarlo, bribón? Merecerías que te pusiera a asar en las ascuas de esa hoguera. TUOMAS: Qui ? C’est toi, canaille, qui as le toupet de le demander ? Tu mériterais que je te mette à rôtir dans ces braises brûlantes. 06336
Bottom
06335
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Juhani.—Haría falta más de un Tuomas para hacerlo. Pero maldito sea el que nos ha dado esta noche infernal. JUHANI: Ei koskaan tee sitä yksi Tuomas, ei koskaan. Mutta kirottu olkoon se mies, joka saattoi matkaan tämän helvetin yön! 06337
Bottom
06336
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Tuomas.—Él mismo se maldice. TUOMAS: Hän itseänsä kiroo. 06338
Bottom
06337
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Juhani.—Maldito sea el llamado Tuomas de Jukola. JUHANI: Kirottu olkoon se mies, nimittäin Tuomas Jukola. 06339
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06338
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Tuomas.—¡Repite lo que has dicho! TUOMAS: Sanos se toinen kerta. 06340
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06339
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Juhani.—Tuomas de Jukola, hijo de Juhani, es el causante de toda esta desgracia. JUHANI: Tuomas Juhanin poika Jukola on kaiken tämän syy. 06341
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06340
Top
Aapo.—¡Tuomas! AAPO: Tuomas! 06342
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06341
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Simeoni.—¡Juhani! SIMEONI: Juhani! 06343
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06342
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Lauri .—¡Silencio! LAURI: Hiljaa! 06344
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06343
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Timo.—¡Aunque os empeñéis, no vais a reñir ahora, granujas, os lo advierto! Estaos quietos y vamos a calentarnos fraternalmente. TIMO: Vous n’allez pas vous battre à présent, non, pas de ça, gredins que vous êtes! Oui, oui, il s’agit d’être sages et de se réchauffer fraternellement, 06345
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Simeoni.—¡Impíos! SIMEONI: Impies ! 06346
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06345
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Aapo.—Ya está bien de gritos y discusiones, cuando nos amenaza una muerte de las más horribles. AAPO: Viha ja riita pois, koska uhkaa meitä surkein kuolema. 06347
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Tuomas.—¿Quién tiene la culpa? ¿Quién la tiene, eh? TUOMAS: Kuka on syypää, kuka on syypää? 06348
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06347
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Juhani.—Yo soy inocente. JUHANI: Viaton olen minä. 06349
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Tuomas.—¿Inocente? ¡Maldita sea! ¡Voy a tragarte vivo! TUOMAS: Viaton! Kirkas tuli! minä syön sinun elävältä! 06350
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Aapo.—¡Calma! ¡Haya calma! AAPO: Siivosti, siivosti! 06351
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Simeoni.—¡Calma, por el amor de Dios! SIMEONI: Jumalan tähden siivosti! 06352
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Aapo.—Inocentes o culpables, quédese ahora esa cuestión como está, y ocupémonos sólo de salvarnos sin pérdida de tiempo. Nuestra casa se ha convertido en cenizas y nos hemos quedado desnudos en la nieve. ¿De qué nos sirve esta camisola de simple lino? Menos mal que tenemos las armas y municiones en el granero, que ahora nos van a hacer mucha falta. Oíd, oíd cómo aúllan los lobos en Teerimáki. AAPO: Plus de colère et de dispute, quand un trépas lamentable nous menace. Notre maison est en cendres et nous sommes presque nus dans la neige. A quoi me sert ce bout de chemise de chanvre ? Heureusement pourtant que nos fusils et nos munitions sont restés dans le grenier ; on va avoir grand besoin de ces armes à présent. On entend hurler les loups de Teerimäki. 06353
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06352
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Tuomas.—¿Qué hacemos entonces? TUOMAS: Que va-t-on donc faire ? 06354
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06353
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Aapo.—Yo creo que lo mejor es correr a toda prisa a Jukola si no queremos morir congelados. Dos pueden ir a lomos de Valko, y los demás seguirles corriendo. Correremos por turnos y montaremos por turnos. Gracias a nuestro caballo no nos veremos obligados a pisar nieve durante todo el camino, y, Dios mediante, tal vez podamos salir de ésta. AAPO: Je ne vois pas d’autre moyen que de nous sauver vers Jukola, de nous hâter pour échapper à la mort livide. Deux d’entre nous pourront monter sur Valko et les autres suivront en courant. Faisons ainsi, à tour de rôle, nous courrons et irons à cheval. Grâce à Valko, on évitera d’avoir à brasser la neige pendant tout le voyage, et avec l’aide de Dieu, on pourra peut-être en réchapper encore. 06355
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Juhani.—Pero antes de que podamos instalarnos junto al hogar de Jukola, ante un buen fuego de troncos, nuestros pies estarán como nabos cocidos. JUHANI: Mais nos pieds seront comme des navets cuits avant qu’on soit installé dans la chambre de Jukola devant un brasier de bonnes bûches. 06356
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Aapo.—No nos queda otro remedio. Y apresurémonos, que el cielo está despejado y presagia helada. ¡Vamos, no perdamos tiempo! SIMEONI: C’est pourtant notre seule chance. Dé-pêchons-nous donc, le vent fraîchit déjà et la voûte du ciel se découvre. Dépêchons-nous ! 06357
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Eero.—La hora final ha llegado para nosotros. EERO: Surmamme on tullut! 06358
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Juhani.—¡Aquí están los siete hermanos de Jukola! JUHANI: Siinä on Jukolan seitsemän poikaa! 06359
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Simeoni.—Grande es nuestra desgracia, pero más grande es el poder del Señor de los cielos. ¡Vámonos de prisa! SIMEONI: Hätämme on hirmuinen, mutta voimallinen korkeuden Herra. Rientäkäämme! 06360
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Tuomas.—¡Saquemos del granero las armas y las mochilas! TUOMAS: Ulos aitasta pyssyt ja kontit! 06361
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Juhani.—¡Terrorífica noche! Un frío glacial nos amenaza y los lobos aúllan hambrientos. JUHANI: Kauhistava yö! Täältä uhkaa meitä paukkuva pakkanen, tuolta nälkäiset, ulvovat sudet. 06362
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Timo.—Tanto nosotros como Valko estamos en un gran peligro. TIMO: Vaarassa olemme sekä Valko että me itse. 06363
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Juhani.—Pero el nuestro es aún mayor. Siempre oí decir que un hombre desnudo es un bocado apetecible para el lobo en invierno. JUHANI: Me itse vielä suuremmassa. Paljas mies, niin olen kuullut, on talvella sudelle kovin mieluisa paisti. 06364
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Timo.—Pues yo he oído decir que el hombre y el cerdo saben lo mismo, y todo el mundo sabe que los cerdos son el plato favorito del lobo, en invierno. La verdad es que estamos en una situación difícil. TIMO: Ja mies ja sika, niin olen kuullut, maistuvat yhtä, ja se tiedetään, että sika on talvella Häntä-Heikin haluruoka. Tuima on edessämme pykälä ja puntti; sitä ei taida kieltää. 06365
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Juhani.—¿Qué hacemos? JUHANI: Mitä teemme? 06366
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Aapo.—Volar hacia Jukola como flechas mágicas a través de la noche, antes de que el frío aumente helándonos la sangre. ¡A Jukola, por la colina silbante de Teerimáki! Tenemos armas contra los lobos, pero no contra el rey Barbahelada. AAPO: Jukolaan kuin noidannuolet halki yön, ennen kuin pakkanen tulistuu ja löylyttää veremme jäätymään polttavalla kylmyydellä. Päin Jukolaan yli kiljuvan Teerimäen! Susia vastaan on meillä aseet, mutta ei hyydepartaista kuningas Pakkasta vastaan. 06367
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Tuomas.—Aquí están las escopetas y las mochilas. ¡Que cada uno se eche su escopeta al hombro y su mochila a la espalda! Dos que vayan a caballo y los demás correremos detrás hasta que nos abandonen las fuerzas. ¡Pero démonos prisa, démonos prisa, por la salvación de nuestras almas inmortales! TUOMAS: Voici les fusils et les acs. Fusil à l’épaule et sac au dos, chacun ! Deux vont monter sur Valko, nous autres trotterons derrière autant qu’on pourra. Mais hâtons-nous, hâtons-nous pour le salut de nos âmes immortelles ! 06368
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Juhani.—Por el norte aclara y ya brillan las estrellas. ¡Vamos, apresurémonos! JUHANI: Le nord s’éclaircit et les étoiles scintillent. Hi ! Hou ! Hâtons-nous ! 06369
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Aapo.—Mañana volveremos a recoger las provisiones y los útiles que se hayan salvado del incendio, y podremos rescatar el gato y el gallo. Esta noche pueden pasarla al calor del rescoldo. Killi y Kiiski nos acompañarán fielmente en esta carrera. Por cierto, ¿dónde están? AAPO: On reviendra demain chercher les provisions et les outils que l’incendie a épargnés ; on prendra aussi demain le chat et le coq. Ils supporteront bien cette nuit auprès des décombres chauds. Mais Killi et Kiiski nous accompagneront fidèlement dans cette course. — Où sont-ils ? 06370
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Tuomas.—No los veo. ¡Silencio, escuchad! TUOMAS: Je ne les vois pas. — Silence, écoutez ! 06371
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Eero.—Se han largado. Se les oye ladrar detrás de la montaña. EERO: Ils ont filé. On les entend aboyer au loin derrière la montagne. 06372
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Tuomas.—Persiguen un lince que probablemente habrá pasado por delante de la cabaña dejándoles el rastro. Allá ellos, y que persigan linces a su gusto. Ahora hemos de olvidarles y apresurar nuestra marcha. TUOMAS: Ils poursuivent un lynx qui a probablement passé près de notre cabane, leur laissant sa trace. Mais qu’ils le traquent tant qu’ils veulent : il nous faut les oublier pour le moment et nous lancer dans notre pénible fuite. 06373
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Juhani.—De acuerdo. La vida y la muerte están atenazadas por la garganta como dos osos. JUHANI: Olkoon menneeksi! Sillä elämä ja kuolema ovat iskeneet toinen toisensa kamaraan kuin kaksi koiraskarhua. 06374
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Aapo.—Partamos, con todas nuestras fuerzas. AAPO: Nyt liikkeille kaikki voimat! 06375
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Juhani.—Con todas las fuerzas del alma y del cuerpo, hasta que echemos los hígados por la boca. JUHANI: Sielumme ja ruumiimme kaikki voimat aina ytimeen asti! 06376
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Tuomas.—Y pensando que nos aguarda una muerte espantosa. TUOMAS: Muistain että uhkaa meitä surkein kuolema. 06377
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Juhani.—Una muerte atroz nos amenaza por todas partes. ¡Diablos! Ya me veo con la nariz helada p las tripas fuera, si no estoy pronto calentándome al fuego sobre un montón de paja. Una de las tres cosas sucederá dentro de un momento. Pero como de nada vale lloriquear, yo aprieto los dientes de tal modo que partiría una montaña de hielo de una legua de espesor. JUHANI: Kahtialta uhkaa meitä musta kuolema. Hii, haa! nyt nokka jäässä taikka suolet maassa, ellei seiso poika hetken päästä liukkailla oljilla valkean valossa. Yksi näistä kolmesta on tapahtuva tunnin päästä. Mutta eihän auta huikailemaan tässä, ei ensinkään, vaan purren hammasta nyt halkaisen vaikka jäävuoret, peninkulmien paksut. 06378
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Simeoni.—Probemos la suerte en nombre del Señor, y con su ayuda. SIMEONI: Koettakaamme Herran nimessä ja avulla. 06379
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Juhani.—Con su ayuda tiene que ser, pues de nada valen aquí las fuerzas del hombre nacido de mujer. ¡Pero estamos en buenas manos! JUHANI: Hänen avullansa. Mitähän voi täällä omasta voimastansa vaimosta syntynyt mies? Mutta olkaamme hyvässä turvassa. 06380
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Eero.—No nos entretengamos más y partamos. EERO: Lähtekäämme ilman yhtään siekailusta enään! 06381
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Juhani.—Y sin miedo a nada. ¡Vamos! JUHANI: Ja ilman yhtään pelkoa! Mennään nyt! 06382
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Tuomas.—¿Estáis todos preparados? Vosotros, Eero y Simeoni, subid al caballo, y derechos a Jukola, pero no os adelantéis mucho, que nosotros vamos detrás siguiendo a nuestro rocín corriendo sobre la nieve. TUOMAS: Kaikki valmiit siis. Astukaatpas selkään, Eero ja Simeoni, ja lähtekäät ratsastamaan kohden Jukolaa, mutta niin, että pysymme aina lähellä konimme hokkeja me, jotka vilkaisemme jalkasin jäljessänne lumessa. 06383
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Sin más protección que una tosca camisa, con la mochila a la espalda y la escopeta al hombro o en la mano, los hermanos emprendieron el viaje. En la noche helada huían del frío que les llegaba de las ciénagas del norte, a pesar de que la temperatura no era en aquel momento de las más rigurosas. De vez en cuando parecía serenarse el cielo, pero volvieron a acumularse las nubes, y el viento norteño soplaba moderadamente. Los hermanos estaban muy acostumbrados al frío: su piel se había curtido en crudas heladas, y en su dura infancia se habían revolcado y corrido descalzos por la nieve durante muchas horas. Pero aquel viaje de Impivaara a Jukola prometía ser terrible, produciándoles un miedo mortal. Caminaban apresuradamente, con el corazón encogido. Detrás de Valko, sobre el que cabalgaban Eero y Simeoni, corrían los demás hermanos, hundiendo los pies en la nieve del bosque y levantando a su paso blancas salpicaduras. Lejos ya, en la pradera de Impivaara, el gato y el gallo contemplaban con tristeza las vigas consumidas por las llamas. Ils commencèrent alors leur voyage, nus, vêtus seulement d’une grossière chemise, et portant chacun son sac sur le dos et son fusil à l’épaule ou à la main. Ils entreprirent leur course nocturne dans la neige, fuyant devant le froid qui fondait sur eux des marécages du Nord. Mais il ne leur montrait pourtant pas sa face la plus terrible ; la température n’était pas des plus rigoureuses en ce moment. La face du çiel se rassérénait bien parfois, mais des nuages mobiles la voilaient de nouveau, et la bise soufflait modérément. Les frères étaient certes entraînés au froid, leur peau s’était endurcie dans plus d’un gel à pierre fendre, et jadis, enfants turbulents, ils avaient souvent pataugé pieds nus de longues heures dans les amas de neige. Mais cette course d’Impivaara à Jukola se présentait quand même à eux sous un aspect terrible, affreusement terrible. Ils avançaient précipitamment, l’effroi au oœur; Valko les précédait, portant Èero et Simeoni, les autres couraient sur ses traces, en foulant la neige des forêts qui s’envolait bous leurs pas. Cependant, sur la prairie d’Impivaara, près des ruines fumantes, le chat et le coq contemplaient d’un air attristé le feu qui charbon-nait. 06384
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Dejando atrás el pantano de Sompio, los hermanos se acercaron a Teerimáki, de donde seguía llegando aún el aullar de los lobos. En el bosque de jóvenes abetos, entre el pantano y la pradera de Jaakko de Seunala, cambiaron los jinetes, apeándose Eero y Simeoni y ocupando otros dos su puesto. Así prosiguieron la marcha sin detenerse, caminando a lo largo del perfil de la colina, cruzando el camino de Viertola y corriendo por un extenso y sonoro bosque de pinos. Finalmente, llegaron a la altura rocosa de Teerimáki, y el clamor de los aullidos de los lobos cesó de repente. Alcanzaron por fin la cima y decidieron dar un respiro a su caballo. Los jinetes bajaron, y pronto otros dos subieron en su lugar. Todavía permanecieron en la roca nevada. Soplaba el viento norteño, el cielo se serenó de nuevo y la lanza de la Osa Mayor indicaba que había pasado la medianoche. Les frères se hâtant vers le village, quittèrent le marais de Sompio et s’approchèrent de Teerimäki, d’où 011 entendait toujours l’affreux hurlement des loups. Dans le bois de jeunes sapins, entre le marais et la prairie de Jaakko de Seunala, on changea de cavaliers ; Eero et Simeoni descendirent et deux autres prirent leurs places. Ils poursuivirent leur course sans s’arrêter, longèrent la crête de la colline en franchissant le chemin de Viertola, puis ils parcoururent une vaste et bruissante forêt de pins. La colline rocailleuse de Teerimäki leur apparut enfin et la voix tumultueuse des loups se tut subitement. Us arrivèrent sur le sommet et laissèrent souffler leur cheval ; les cavaliers sautèrent à terre et deux autres les remplacèrent aussitôt. Ils étaient sur le roc neigeux, la bise sifflait, le firmament s’éclaircissait de nouveau pour un moment et le timon de la Grande Ourse montrait que minuit était déjà passé. 06385
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Sin haber descansado apenas, reanudaron la marcha deslizándose por el sendero que descendía en rápida pendiente; al pie del declive se vieron envueltos en un ambiente hostil, puntuado por sombríos abetos. La pálida luna se asomó a contemplarlos. Cantaban los grandes búhos y de vez en cuando se vislumbraba en el bosque un extraño fantasma, semejante a un oso monstruoso, pero que no era otra cosa que algún abeto derribado que levantaba al aire sus raíces musgosas. Inmóviles como espectros helados, estas siluetas de oso miraban al extraño grupo de hombres que caminaban a toda prisa. Eran como espectadores mudos e inanimados, y en torno de ellas pronto se produjo un espantoso movimiento en el imponente bosque. Los hambrientos lobos estrechaban cada vez más el cerco a los hermanos. Podía vérseles cruzando siniestramente el camino delante o detrás, o apareciendo y desapareciendo entre los abetos. Famélicos, sedientos de sangre, seguían a los caminantes de la noche, y las ramas secas de los abetos, esparcidas por el suelo, se rompían rechinando y crujiendo bajo sus patas. Elasustadizo Valko temblaba, resollaba y tropezaba de trecho en trecho. La audacia de las fieras se hacía cada vez más desafiante; se deslizaban a veces muy cerca de los hermanos, jadeantes y excitadas, y aquellos que les tocaba cabalgar se las veían y deseaban para sujetar al caballo en su desenfrenada carrera, mientras los que seguían detrás descargaban sus armas a uno y otro lado para espantar a los lobos, que, sin embargo, no se alejaban mucho. Sitôt reposés, ils se remirent en route sur le sentier glissant et rapide ; quand il prit fin, ils entrèrent sous les obscurs sapins, et la nature autour d’eux devint sinistre. La lune blafarde les contemplait, les grands-ducs hululaient, et ici et là se dressait au fond des bois un fanlôme étrange, semblable à un ours monstrueux : c’étaient des sapins culbutés qui hérissaient leurs racines moussues. Immobiles comme des spectres gelés, ces silhouettes d’ours regardaient la troupe bizarre qui défilait à une allure forcenée. Elles restaient sans bouger dans leur contemplation, mais entre elles, autour d’elles, régna bientôt une animation effrayante dans la sombre forêt. Les loups affamés rôdaient près des frères, se rapprochaient de plus en plus. Tantôt devant ou derrière, bondissant à travers le chemin, tantôt entre les sapins à droite et à gauche, on les voyait courir agilement. Acharnés, assoiffés de sang, ils suivaient les nocturnes fugitifs, et les aiguilles sèches des sapins se brisaient en crissant et en craquant. L’ombrageux Valko tremblait, respirait bruyamment et bronchait parfois, si bien que le premier cavalier pouvait à peine l’empêcher de s’emballer. La hardiesse des fauves devenait toujours plus insolente ; haletants, altérés de sang, ils se glissaient souvent tout près des frères qui déchargeaient alors leurs fusils à droite ou à gauche pour les effrayer. Mais les loups ne s’écartaient jamais bien loin. 06386
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Salió el grupo al claro de Kiljava, devastado en un tiempo por el incendio, donde sólo se erguía aquí y allá algún pino seco para refugio de halcones y de búhos. Allí se hizo temible el furor de los lobos y se acrecentó el peligro. Tuomas y Timo iban ahora a caballo, y los que corrían detrás se detuvieron de pronto y dispararon sus escopetas contra sus perseguidores, que, intimidados, se retiraron esta vez a considerable distancia. Los hermanos se precipitaron de nuevo adelante, pero no transcurrió mucho tiempo sin que percibiesen el ruido de la manada de lobos al acecho junto a ellos, con más peligro que antes. Tuomas paró en seco su cabalgadura y gritó con todas sus fuerzas: «¡El que tenga la escopeta descargada, que la cargue inmediatamente! ¡Venga, rápidos como centellas!» Y diciendo esto, saltó a tierra, ordenando a Timo que sujetase bien el caballo. Los hermanos se detuvieron y cargaron sus armas. Sus pies y todos sus miembros eran ya insensibles al frío. También las fieras se habían detenido a cincuenta pasos, mirando fijamente a los hermanos con ávidos ojos y agitando furiosamente la cola. No había nubes en el cielo y la luna miraba hacia la tierra pantanosa. La troupe déboucha sur la lande ouverte de Kiljava, ravagée jadis par un incendie, où se dresse par place un tronc de pin desséché, perchoir pour les vautours et les hiboux. La rage des loups y devint redoutable, le danger se fît pressant. Tuomas et Timo étaient à cheval en ce moment ; les autres qui couraient derrière s’arrêtèrent soudain et ouvrirent un feu de salve sur leurs persécuteurs qui, intimidés, se retirèrent à bonne distance. Les frères se précipitèrent de nouveau en avant, mais il ne se passa guère de temps avant que la bande des loups aux aguets se pressât derechef autour d’eux, et le péril fut plus menaçant que jamais. Tuomas retint alors le cheval et cria d’une voix forte : « Rechargez immédiatement les fusils vides ! Grouillez-vous ! Que ça aille comme un éclair ! » Il cria ainsi et sauta à terre, en ordonnant à Timo de maintenir solidement le cheval. Les frères avaient fait halte et chargeaient leurs fusils ; ils ne sentaient plus le froid qui mordait leurs pieds et leurs membres. Les fauves s’étaient aussi arrêtés à cinquante pas d’eux, les enveloppant sans trêve de leurs regards avides et agitant furieusement la queue. — Du haut du ciel débarrassé de nuages, la lune brillante contemplait la lande. 06387
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Tuomas.—¿Habéis cargado ya las escopetas? TUOMAS: Est-ce que les fusils sont chargés ? 06388
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Aapo.—Sí. ¿Qué te propones? AAPO: C’est fait. Quel est ton plan ? 06389
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Juhani.—¡Tiremos todos a la vez! JUHANI: Tirons tous ensemble I 06390
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Tuomas.—No, si tenemos aprecio a nuestras vidas. No olvidéis que algunas escopetas han de estar siempre cargadas. Lauri, tú que tienes más puntería y la vista más aguda, ven aquí, a mi lado. TUOMAS: Non, si la vie nous est chère. Il faut que quelques fusils restent toujours chargés, souvenez-vous en, Lauri, c’est toi qui as la main la plus sûre et l’œil le plus perçant ; viens ici à côté de moi. 06391
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Lauri.—Aquí estoy. ¿Qué quieres? LAURI: Voilà. Que veux-tu ? 06392
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Tuomas.—Un lobo hambriento devora a su mismo hermano ensangrentado. Si pudiéramos aprovecharnos de ello, estaríamos salvados. Vamos a probar, Lauri; apuntemos al primero de la izquierda y disparemos a un tiempo; pero vosotros ahorrad el tiro. Mira bien, Lauri, como un águila, y tira cuando yo diga: ¡Ahora! TUOMAS: Un loup affamé dévore même son frère ensanglanté. Si on pouvait maintenant utiliser ce moyen, ce serait notre salut. Essayons. Lauri, visons le premier à gauche et faisons feu ensemble ; mais vous autres, vous épargnerez vos coups. Vise avec précision, Lauri, comme un aigle, et tire quand je dirai : Feu ! 06393
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Lauri.—Ya estoy listo. LAURI: Je suis prêt. 06394
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Tuomas.—¡ Ahora! TUOMAS: Feu ! 06395
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Dispararon ambos a un tiempo y los lobos huyeron precipitadamente, pero uno de ellos se quedó solo, tratando de arrastrarse detrás de sus compañeros, sin lograr apenas avanzar. Los hermanos reanudaron la marcha velozmente, seis a pie y Timo a caballo, delante. En seguida los lobos se detuvieron y, volviéndose ágilmente, se lanzaron de nuevo en persecución del grupo nocturno. Entonces levantaban nubes de nieve y hacían resonar la ancha pradera de Kiljava. Con la rapidez del huracán, las fieras se acercaron a su compañero, que se arrastraba como podía sobre su propia sangre, y siguieron adelante. Pero, apenas olfatearon la sangre, volvieron a él, levantaron un remolino de nieve, y, con ojos que brillaban feroces en la noche y las fauces abiertas en una mueca espantosa, se arrojaron contra su compañero herido. Tan feroz fue la pelea que se organizó en la pradera, que parecían venirse abajo las columnas del firmamento. Temblaba la tierra y la blanca nieve se convertía en inmunda papilla, porque las fieras desgarraban al que hasta hace unos momentos había sido su compañero, al hijo del bosque cuya sangre habían vertido Tuomas y Lauri con certeros balazos. Por fin volvió a reinar en el yermo nocturno el silencio, apenas roto por un débil rumor de crujir de huesos; los lobos, con las fauces sangrientas y los ojos llameantes, se disputaban los despojos de su compañero abatido. Ils pressèrent ensemble sur la détente et les loups détalèrent à toutes jambes. Un d’eux resta pourtant sur le carreau, s’efforçant de se traîner derrière les autres, mais il n’avançait guère. Les frères reprirent leur course à toute vitesse ; six étaient à pied, Timo les précédait à cheval. Au bout d’un moment, les loups interrompirent leur fuite et, après avoir fait volte-face, ils bondirent avec ardeur sur les traces du cortège nocturne. La neige se soulevait en nuage et la vaste lande retentissait tandis que la bande se ruait en avant. Avec la rapidité de la flamme, les loups s’approchèrent de leur compagnon qui rampait dans son sang, le dépassèrent, mais revinrent vers lui dès que l’odeur attirante du sang caressa leurs narines. Quand ils firent demi-tour, leurs queues décrivirent un arc et la neige tourbillonna, leurs yeux luisaient de convoitise féroce dans la nuit. Avec des grimaces hideuses, ils se jetèrent tous sur leur frère blessé, et un vacarme effroyable s’éleva dans la prairie, on aurait cru que les colonnes du ciel s’écroulaient. Le sol tremblait et la neige se changeait en bouillie immonde, pendant que les fauves déchiraient leur ancien ami, le fils des forêts dont les balles précises de Tuomas et de Lauri avaient répandu le sang. Puis le silence s’appesantit de nouveau sur la lande nocturne. On n’entendit plus qu’un faible murmure et un craquement d’os, pendant que les loups, le museau sanglant et les yeux étincelants, se disputaient entre eux les débris de leur proie. 06396
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Así se libraron los hermanos de sus terribles enemigos y pudieron proseguir su marcha. Los siniestros aullidos de los lobos en Kiljava sonaron en sus oídos como deliciosa música que les anunciaba su salvación. Llegaron a la vasta pradera de Kuttila, y como el camino que la rodeaba era muy accidentado, decidieron atravesarla. La cerca cedió ante ellos, y Valko, cargado con los dos jinetes de turno, saltó sobre la valla derribada y, hostigado por el látigo, galopó por la llana superficie. Los hermanos que iban detrás pisando la nieve corrieron tras el animal sin descanso. Cruzaba la pradera un camino de invierno que conducía a la iglesia, y unos viajeros que pasaban por allí, con tres caballos y tres trineos, se quedaron aterrorizados al ver a los hermanos que bajaban del norte. A la luz de la luna distinguieron siete hombres en camisa que, con una escopeta al hombro, corrían tanto como el caballo, y los tomaron por trasgos salidos de las cuevas de Impivaara que se les echaban encima. La confusión y el revuelo que se produjo en la pradera fue enorme. Los caballos, enloquecidos, se lanzaron desenfrenados y se dispersaron; uno de los viajeros daba espantosos gritos, otro se quejaba con ayes lastimeros, y otro lanzaba improperios y maldiciones. Pero los hermanos, sin hacer caso ni volver apenas la vista a los aterrorizados viajeros, prosiguieron su imparable carrera hacia Jukola a través de la pradera de Kuttila, donde la nieve se abría como humo delante de sus pasos. Al llegar a la valla del otro lado arremetieron contra ella violentamente y siguieron por el camino quebrado. Délivrés de leurs terribles ennemis, les frères poursuivaient leur course ; les hurlements sinistres des loups à Kiljava avaient retenti à leurs oreilles comme une délicieuse musique, qui leur apportait la bonne nouvelle du salut. Us parvinrent à la vaste prairie de Kuttila, que le chemin contournait par un terrain accidenté. Pour gagner du temps, ils décidèrent de couper à travers champs ; ils se lancèrent tous contre la clôture qui se brisa, et Valko, avec deux frères en croupe, franchit la barrière abattue et galopa, caressé par la cravache, sur la surface unie. Ceux des frères dont c’était le tour de fouler la neige se hâtaient derrière lui sans relâche. La prairie était traversée par le chemin d’hiver qui conduisait à l’église, et des voyageurs, avec trois chevaux et trois traîneaux, y passaient en ce moment. Hommes et bétes furent saisis d’une terreur panique quand ils virent les frères accourir du nord. Au clair de lune, ils distinguèrent sept hommes en chemise, le fusil à l’épaule, qui se ruaient en avant avec un cheval. Us crurent qu’une troupe de croquemitaines hargneux, quittant les cavernes d’Impivaara, s’était lancée à leurs trousses. Il y eut alors une agitation et une confusion indescriptibles sur la prairie ; les chevaux affolés prirent le mors aux dents, bondirent de-ci de-là ; l’un des voyageurs criait, un autre priait, un autre encore pestait et jurait d’une voix retentissante. Mais les frères, jetant à peine un regard sur ce remue-ménage, continuèrent leur course ardente vers Jukola à travers la plaine de Kuttila ; la neige se fendait devant eux comme de la fumée. Us atteignirent l’autre clôture de la prairie, la poussèrent violemment et elle se brisa en craquant ; ils reprirent alors le chemin accidenté. 06397
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Aquella noche fue horrible y espantosa para los hermanos. Corrían tanto como sus piernas les permitían, jadeando, con la desesperación del alma reflejada en sus ojos hundidos, que no dejaban de mirar hacia su antiguo hogar de Jukola. Avanzaban sin decir palabra, y la tierra nevada huía rápida bajo sus pasos. Pero cuando por fin llegaron a la cima de Pohjanpelto y al claro de la luna vieron en la falda de una colina la granja de Jukola, todos exclamaron a pecho abierto: «¡Jukola, Jukola!» Entonces se lanzaron cuesta abajo, atravesaron como duendes alados el prado de Ojaniittu, subieron la pendiente y se encontraron ante la puerta cerrada de su granja. La impaciencia no les permitió llamar a la puerta y esperar que se les invitase a entrar, de manera que, arrojándose con todas sus fuerzas contra ella, la abrieron con violento estruendo. Se precipitaron, pataleando, de la entrada a la sala, y corrieron atropelladamente hacia el rescoldo del horno, que los recibió con la agradable caricia de su calor, mientras la familia del curtidor, que se había despertado sobresaltada por el ruido, era presa del pánico. Cette nuit était terrible pour eux. Ils couraient avec énergie, couraient à toutes jambes en haletant, et le désespoir se lisait dans leurs yeux vides et fixes qu’ils tenaient rivés vers leur ancien foyer de Jukola. Us avançaient ainsi sans dire un mot, et la terre neigeuse fuyait rapidement sous leurs pas. Mais enfin, quand ils arrivèrent sur la crête de Pohjanpello, ils virent dans la pâle lumière de la lune, sur le flanc d’une colline, la ferme de Jukola, et ils s’écrièrent presque d’une seule bouche : « Jukola, Jukola ! » Puis ils dévalèrent la pente, franchirent comme des ogres ailés le pré d’Ojaniittu, gravirent la colline et se trouvèrent sur le seuil de la porte verrouillée de leur ferme. Us n’avaient pas le temps de heurter et d’attendre qu’on les fît entrer; ils se jetèrent de toutes leurs forces contre elle, et la porte massive du vestibule s’ouvrit brusquement avec fracas. Us se précipitèrent en piétinant avec bruit du vestibule dans la chambre, puis, en coup de vent, vers les braises de l’âlre d’où une précieuse chaleur monta vers eux. Mais la famille engourdie du tanneur, croyant que des brigands faisaient irruption, fut prise d’une violente terreur. 06398
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El curtidor.—¿Qué monstruo entra así en casa de un hombre honrado, nada menos que en la noche de Navidad? Contesta, mi escopeta te está apuntando. LE TANNEUR: Quels monstres entrent ainsi dans la maison d’un homme paisible, et la nuit même de Noël ? Répondez, mon fusil est braqué sur vous. 06399
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Tuomas.—Deja tu escopeta, buen hombre. TUOMAS: Laisse ton fusil en paix, homme. 06400
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Aapo.—No dispares contra la gente de la granja. AAPO: Ne tire pas sur les gens de la ferme. 06401
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Juhani.—Venimos... ¡Dios nos proteja!... venimos de Impivaara. JUHANI: On arrive — que Dieu nous protège ! — d'Impivaara. 06402
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Timo.—Somos los siete hijos del viejo Jukola. TIMO: Ce sont les sept enfants du vieux Jukola. 06403
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Simeoni.—¡Que Dios nos tenga compasión! En este terrible instante, siete almas están camino de la eternidad. ¡Que Dios nos ampare! SIMEONI: Que Dieu aie pitié de nous ! En cet instant affreux, sept âmes sont en route vers l’éternité. Que Dieu aie pitié de nous ! 06404
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Juhani.—Un incendio voraz ha destruido nuestra hermosa cabaña del bosque con todo lo que teníamos en ella. Hemos llegado corriendo hasta aquí como liebres, sin más protección para nuestro cuerpo que una simple camisa, nada más que la camisa. ¡Menuda broma! JUHANI: Un incendie a détruit notre belle cabane dans fa forêt avec tous nos effets. On a couru jusqu’ici comme des lièvres, sans autre Vêtement sur nos pauvres corps qu’un bout de chemise, un tout petit bout de chemise. Quel terrible jeu ! 06405
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La mujer del curtidor.—¡Que Dios no se aparte de nosotros! LA FEMME DU TANNEUR: Que Dieu nous aide ! 06406
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El curtidor.—¡Pobres muchachos! NAHKAPEITTURI. Voi teitä kurjia! 06407
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Juhani.—¡Algo increíble! Aquí estamos como urracas implorando la gracia divina. ¡Es para echarse a llorar! JUHANI: Niin, onkos tämä enään laitaa! Tässähän nyt istumme kuin harakat, huutaen Herran armoa. Ah! mun täytyy itkeä. 06408
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La mujer.—¡Pobres chicos! ¡Tú, marido, aviva el fuego! ¡Pronto! EMÄNTÄ. Kurjat lapsukaiset! Riennä, ukko, virittämään valkeata. 06409
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Eero.—¡Desgraciada noche y desgraciados nosotros! EERO: Voi onneton yö, voi onnettomia meitä! 06410
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Aapo.—¡Espantosa noche, ay de mí! AAPO: Voi kauhistuksen yötä, voi! 06411
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Simeoni.—¡Uf! SIMEONI: Ah voi! 06412
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Juhani.—No llores, Eero; no llores, Simeoni, y tú no te lamentes, Aapo. Eero, pequeño Eero, no llores, que ya estamos bajo techo. ¡Pero qué carrera en pelo nos hemos dado! JUHANI: Älä itke, Eero, älä itke, Simeoni, älä yhtään ruikuta, Aapo! Älä itke, älä itke, Eero-veljeni; sillä nyt olemme suojassa. Mutta olipa se turkin marssia. 06413
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La mujer.—¡Ay, pobre hijo del hombre, aquí en el mundo! EMÄNTÄ. Voi ihmislasta täällä, voi! 06414
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Juhani.—Querida granjera, su compasión y sus lágrimas arrancan las mías de nuevo. Pero no llore, mujer, no llore. Nos hemos librado de los colmillos de las fieras y del frío, y henos aquí entre cristianos, entre nuestros semejantes, al amor de la lumbre. ¡Que Dios sea loado! JUHANI: Kultainen emäntä, teidän itkunne ja surkutuksenne saattaa minun uudestaan kyyneleisin. Ah! Mutta älkäät itkekö, muori, älkäät itkekö! Olemmehan jo pääsneet petoin ja pakkasten kynsistä tänne kristillisten lähimmäisten lämpymään. Ja siitä Jumalalle kiitos. 06415
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Tuomas.—Venimos en un estado lastimoso, verdaderamente lastimoso. Mantened un buen fuego y traednos unos haces de paja para que podamos dormir en el suelo, y llevad a Valko, nuestro caballo, al establo y dadle una ración de heno. TUOMAS: Surkea, perin surkea on tilamme. Mutta tehkäät meille loimottava pystyvalkea, tuokaat myös pari lyhdettä olkia sijaksemme laattialle ja saattakaat Valko talliin ja heiniä eteen. 06416
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Aapo.—Perdonad si nos ponemos pesados pidiéndoos ayuda y protección tan enérgicamente en nombre de la ley y por nuestra vida... ¡porque ella nos va en esto! AAPO: Suokaat anteeksi, että lain nimessä ja henkemme tähden näin lujasti anomme teiltä apua ja holhomista. Henkemme tähden, henkemme tähden! 06417
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Juhani.—¡Oh, ángeles de misericordia! Siento la vida en la punta de la nariz como si fuera a huir, a escapárseme. Traednos carne y cerveza, si tenéis en casa. Ha sido un juego al que ningún otro puede compararse, una desgracia que no se borrará de nuestra memoria. ¡Dadnos carne y cerveza caliente, por el amor de nuestra vida y de nuestra alma! JUHANI: Oi armonliiton enkelit! istuuhan henki juuri nokkani kärjessä vallan lähtemäisillänsä, lähtemäisillänsä.--Jos on talossa lihaa ja olutta, niin tuokaat esiin.--Kas se vasta leikki oli, löylytys, jota muistamme.--Tuokaas lihaa ja lämmitettyä olutta kalliin henkemme ja sielumme tähden. 06418
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El curtidor.—Haremos lo que esté de nuestra mano, amigos, una vez que haya hecho un poco de luz en la casa. ¡Desdichados! ¡Sin más ropa que la camisa! NAHKAPEITTURI. Miten ehdimme ja voimme, hyvät ystävät, ja saatuani ensin huoneesemme valoa.--Teitä onnettomia! paitasillaan juuri. 06419
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Juhani.—¡Ni un mal trapo viejo para la cabeza, ni unos zapatos remendados para los pies! Mira estas patas enrojecidas como las de Sibilo. ¡Mira! JUHANI: Ei ryysyä päässä eikä kenkärajaa töppösissä. Katsokaas noita Sipillan-jalkoja, katsokaas. 06420
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El curtidor.—Los pelos se me ponen de punta. ¡Ven a ver, mujer! NAHKAPEITTURI. Karvojahan tämä pöyhistää. Tules katsomaan, muija. 06421
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Timo.—¡Y mire mis piernas! TIMO: Katsokaas minunkin sääriäni. 06422
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Juhani.—¿Cómo pueden compararse las tuyas con las mías? ¿No las ves? ¡Son como rábanos cocidos! JUHANI: Mitä ne ovat näiden rinnalla? Tuossa! Katsos, poika, paistikkaita. 06423
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Timo.—¿Y éstas? TIMO: Entä tuossa! 06424
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Juhani.—¡Bah, bah!, ¿qué son tus pantorrillas comparadas con las mías? JUHANI: Mitä sinun koipes tässä ovat? 06425
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Timo.—¿Qué dices? Fíjate en las mías. ¿Es esto carne de hombre? TIMO: Ja minunko? Äläs mitään. Nähkääs nyt. Onkos tämä ihmisen-lihaa? 06426
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El curtidor.—Ven en seguida a mirar, mujer. NAHKAPEITTURI. Riennä, muija, katsomaan. 06427
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La mujer.—¡Oh, buena gente y poder del Cielo! EMÄNTÄ. No hyvät ihmiset ja taivaan voimat! 06428
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Juhani.—Sí. ¿No es algo nunca visto? Hasta los ojos de Tuomas se humedecen. No llores, Tuomas. Como decía, ¿no es algo nunca visto? JUHANI: Niin, onkos tämä enään laitaa?--Tuomaankin silmät ovat kosteat. Älä itke, Tuomas.--Kun ma sanonkin: onkos tämä laitaa? 06429
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Timo.—Así se trata aquí a la pobre ternera humana. TIMO: Näinhän täällä ihmisen vasikkaa lennätetään. 06430
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La mujer.—¡Qué enrojecidas y escocidas están! ¡Oh, Dios mío! EMÄNTÄ. Kuinka ne nyt punoittaa ja hohtaa, punoittaa ja hohtaa! Hyvät ihmiset! 06431
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Timo.—Como el fuego en la fragua, o, mejor, como hierro al rojo vivo. ¡Je, je! TIMO: Kuin rauta ahjossa, varsinkin meltorauta. Hi, hi! 06432
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La mujer.—¡Vaya si están encarnadas! ¡Dios nos ayude! EMÄNTÄ. Niin punaiset, niin punaiset! Herresta varjele! 06433
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Juhani.—«Semejantes a azófar incandescente», como dice la Biblia. ¡Dios tenga piedad de nosotros! JUHANI: Ovatpa ne juuri »valanto-vasken kaltaiset», niinkuin seisoo raamatussa. Herra auttakoon meitä vaivaisia! 06434
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La mujer.—¡Pobres muchachos! EMÄNTÄ. Voi teitä lapsukaisia! 06435
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Lauri.—Haga lo que le dijimos y nos había prometido. LAURI: Tehkäät mitä pyysimme ja lupasitte. 06436
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Aapo.—¡Pero dense prisa, por lo que más quieran! Ya nos ocuparemos nosotros del fuego, puesto que en aquel rincón hay leña de abedul. AAPO: Me rukoilemme: rientäkäät! Itse kyllä laitamme pystyvalkian, koska täällä nurkassa löytyy halkoja, uhkeita, tuohisia halkoja. 06437
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Juhani.—Otra vez estamos en nuestra vieja Jukola, bajo estas queridas vigas ahumadas, y aquí nos quedaremos hasta principios de mayo. Nuestra antigua habitación será nuestro refugio de este invierno. JUHANI: Nous revoilà donc dans notre vieux Jukola, sous ces chères poutres enfumées, et on y restera jusqu’à la Fêle du Printemps. Notre ancienne chambre sera encore notre quartier cet hiver. 06438
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Tuomas.—Espera que llegue el verano. TUOMAS: Mais laisse venir l’été ! 06439
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Juhani.—Espera que llegue el verano, y una casa, más hermosa que la anterior, surgirá de nuevo sobre la pradera de Impivaara. JUHANI: Laisse venir l’élé, et une maison plus magnifique que la première s’élèvera de nouveau à lmpivaara. 06440
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Tuomas.—Cuando la nieve se haya derretido, los bosques y los montes resonarán con los golpes, y los hermanos de Jukola no tendrán más necesidad de mendigar de los demás un resguardo contra el viento. TUOMAS: Dès que la neige aura fondu, les coups de haches résonneront encore dans les forêts et les collines, cl les frères de Jukola n’auront plus besoin de mendier chez autrui un abri contre le vent. 06441
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Juhani.—¡Bien dicho! Tuomas, olvidemos este desgraciado suceso que nos ha hecho prender fuego a nuestra casa y soñemos con la que levantaremos de nuevo. JUHANI: Voilà qui est parler, Tuomas ; oublions celte maudite farce qui a incendié notre cabane et dessinons dans nos espriis la nouvelle maison que nous construirons bientôt. 06442
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Tuomas.—Debes saber que al emprender este horroroso viaje ya se había desvanecido todo el rencor de mi pecho, y que cuando tú corrías detrás de mí, echándome el aliento en el cuello como un semental que nada... ¡se me hacía pedazos el corazón! TUOMAS: Tiedä, että jo lähteissämme peloittavalle retkelle povestani kaikki närä hälveni; ja tiedä, koska tiellä, juostessas mun jäljessäni, sinä puhaltelit niskaani kuin uiva orhi, niin leikkasipa tämä sydäntäni. 06443
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Juhani.—En fin, alegrémonos de que ese viaje haya terminado y de que nos hallemos de nuevo en una casa caliente. Pero, vaya, aquí nos traen de comer y de beber y dos grandes haces de paja brillante. ¡Démosle las gracias a Dios, mis queridos hermanos! JUHANI: Sentähden riemuitkaamme, että se retki on päätetty ja että seisomme lämpöisessä pirtissä taas.--Tuossahan tuodaan meille ruokaa ja juomaa ja tuossa kaksi valtaista lyhdettä kiiltäviä olkia. Kiittäkäämme Jumalaa, armaat veljet! 06444
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El fuego de abedul llameó alegremente, y los hermanos, contentos, se calentaron junto a él. Después de permanecer un rato, los siete en fila, delante de las llamas, se sentaron a la mesa para gozar de la carne, el pan, las salchichas y la cerveza caliente que la compasiva ama les había preparado. El curtidor se hizo cargo de Valko y lo llevó al establo, llenándole el pesebre de heno. Finalmente, siguiendo las huellas de los hombres, los perros volvieron de su horrible excursión, fatigados, tiritando, pero brincando de gozo y con los ojos brillándoles de alegría. Los hermanos los acogieron felices, les acariciaron, les dieron de comer y no les escatimaron toda clase de carantoñas. Le feu flambait en pétillant el les frères se chauffaient délicieusement à son agréable tiédeur. Après être restés debout un moment devant le brasier, tous les sept sur un rang, ils s’approchèrent de la table pour faire honneur à la viande, au pain, aux saucisses et à la bière chaude que la miséricordieuse fermière leur avait préparés. Le tanneur prit lui-même soin de Valko, le conduisit à l’écurie et remplit de foin la crèche devant lui. Les chiens, qui avaient suivi les traces de leurs maîtres, revinrent enfin de leur chasse nocturne, la langue pendante, en frétillant, et leurs yeux étincelaient de joie. Les frères les accueillirent avec effusion ; ils les plaignirent, les nourrirent et les choyèrent de toutes façons. 06445
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Cuando acabaron de comer se tendieron en la paja y, envueltos en el vaporoso velo del sueño, pronto olvidaron la cruel lucha de la vida. Descansaron como benditos, al calor de las ardientes llamas, hasta que éstas fueron extinguiéndose y finalmente se apagaron. Entonces el ama cerró el portillo del horno, del cual se propagaba en la estancia un agradable calor. Luego se retiró a acostarse y un silencio completo se cernió de nuevo sobre la casa. Fuera arreciaba el frío crepitando a lo largo de las vallas. El viento gélido soplaba bajo el cielo cuajado de estrellas, desde el cual la cálida luna miraba sonriendo a la tierra. Quand ils euient mangé, ils s’enfoncèrent dans la paille et oublièrent bientôt, enveloppés par le voile ténu du soin meil, le rude combat de la vie. Ils reposaient doucement ; le feu les réchauffa longtemps encore de sa flamme, puis languit et charbonna. La fermière ferma alors la bascule du fourneau et une bonne chaleur coula dans la chambre; puis elle se mit au lit, et un silence général remplit de nouveau la maison. Mais au dehors, le froid sautillait en crépitant contre les clôtures, la bise soufflait avec violence sous le ciel étoilé où la lune livide souriait à la terre. 06446
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Capítulo 07 Chapitre

: |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa|-ita|-fra|-epo| - |fin-|swe-|eng-|rus-|est-|hun-|ger-|dan-|spa-|ita-|fra|-epo| (es-fr) :
Capítulo: |01|01|01|02|02|02|03|03|03|03|04|04|04|05|05|06|06|06|06|06|07|07|08|08|08|09|09|09|09|10|11|11|12|13|13|13|14|14| :Chapitre
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Era a principios de primavera, antes de que llegasen las grullas, cuando los hermanos salieron de Jukola para la pradera de Impivaara, donde se dedicaron con todas sus fuerzas a la construcción de su nueva morada. Pronto se alzaron sólidos troncos sobre las piedras angulares y unas capas se alzaron sobre otras. Durante muchos días, desde el amanecer hasta la puesta del sol, se oyó el chasquido de las hachas y el golpe de las mazas. Juhani, Aapo, Tuomas y Simeoni trabajaban cada uno en su propia esquina, mientras los otros recuadraban los troncos y los enderezaban a lo largo de las vigas transversales. Con la frente empapada de sudor, pero con ánimo alegre y satisfecho, trabajaban con ahínco y sin parar, y la cabaña se levantaba poco a poco, despidiendo un fresco olor a resina. Había días, sin embargo, en que los hermanos no empuñaban las herramientas y dormían de un tirón, roncando de una a otra noche, hasta la tercera mañana. Au début du printemps, avant même l’arrivée des grues, les frères quittèrent Jukola, regagnèrent la prairie d'Impivaara et se mirent aussitôt avec entrain à construire leur nouvelle maison. Des poutres massives reposèrent bientôt sur les pierres angulaires, et les travées s’ajoutèrent les unes aux autres. Pendant bien des jours, de l’aube au crépuscule, les haches retentirent et les lourds marteaux s’abaissèrent avec un bruit sourd. Juhani, Aapo, Tuomas et Simeoni se tenaient chacun à un coin de la construction, tandis que les autres équarrissaient les billes et les hissaient le long de troncs inclinés. Le front ruisselant de sueur, mais d’humeur joyeuse, ils travaillaient sans relâche avec ardeur, et la cabane s’élevait posément, répandant alentour une fraîche odeur de résine. Mais il s’écoulait des journées pendant lesquelles les frères ne brandissaient point leurs haches et dormaient d’une traite, en ronflant profondément d’un soir à l’autre, voire jusqu’au matin suivant. 07001
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Antes de que las mieses se dorasen alrededor del pueblo, la cabaña de la pradera de Impivaara estaba concluida; se levantaba en el mismo punto, sobre un mismo plano y más sólida que la anterior. Ahora los hermanos podían dedicar a otros menesteres sus energías. Se proveyeron de todo lo necesario para cazar en el bosque y pescar en el lago de Ilvesjárvi y, seguidos de los perros de ojos vivaces, emprendieron largas excursiones con sus armas y pertrechos. Infatigables, recorrían los montes boscosos, los pantanos y los campos, y surcaban en todas direcciones la límpida superficie del lago, almacenando provisiones para los días inmediatos y para el crudo invierno que se avecinaba. Más de un habitante de los legendarios bosques y aguas, los reinos de Tapio y de Ah ti, perdieron la vida. Cependant, avant que les champs de blé se fussent dorés autour du village, le chalet d’Impivaara était terminé ; il se dressait à la même place et sur le même plan que le premier, mais il était plus imposant encore. A présent que cette solide demeure était prête, les frères pouvaient consacrer toute leur énergie à la poursuite du gibier. Us s’équipèrent pour la chasse dans les forêts et pour la pêche sur le lac d’Ilvesjârvi, ils firent de longues randonnées avec leurs armes, avec leurs engins de pêche, et les chiens les suivaient, les yeux étincelants. Infatigablement, ils parcouraient les collines boisées, les marais et les champs, et sillonnaient en tous sens la surface claire du lac, rassemblant des vivres et préparant des provisions pour le rude hiver qui s’approchait. Et maint habitant des ondes et des bois perdit la vie. 07002
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Me gustaría hablar ahora del viejo Matti, el recogedor de yesca, único amigo de los hermanos en el bosque. Érase, pues, un viejo llamado Matti, el de la yesca, que vivía en una colina poblada de abedules veteados y nudosos. Habitaba solo en una pequeña choza a unos miles de pasos de Impivaara. Fabricaba la yesca más blanda de la provincia de Hame, así como sólidos calzados de corteza de abedul, y con este oficio se ganaba su pan cotidiano. De joven había viajado a Ostrobotnia en calidad de gran postillón del antiguo pastor de la comarca, que se había trasladado hasta las fronteras del país lapón, y allí permaneció Matti, el de la yesca, cazando osos, glotones y grullas en las inmensas ciénagas del Norte. No paraba de contar cosas de aquellas expediciones, que recordaba con todo detalle, ayudándose de la incomparable memoria que poseía. Nada de lo que oía o veía, aunque sólo fuese una sola vez, se le olvidaba. Pero, además, sus dotes de observación y su vista eran tan notables como su memoria. Caminaba por los intrincados y extensos bosques sin vacilar, y no había lugar, por distante que fuera, que no estuviese seguro de conocer con pelos y señales, con tal de que hubiese estado una vez en él. Inmediatamente lo señalaba con su pulgar, y tan seguro estaba de conocerlo, que no toleraba que nadie le contradijera. Si uno le preguntaba: «¿Dónde está Vuokatti?», Matti le contestaba al momento, apuntando con el pulgar al horizonte: «Está allá, mira la dirección de mi dedo, como si fueras a disparar. La iglesia de Kuusamo está en la dirección de esa quebrada, y a un salto de gallo, a la derecha, pasa la línea hacia Vuokatti.» Y si otro le preguntaba: «¿Dónde está el campo de batalla de Porrassalmi?», el viejo contestaba sin vacilar, tendiendo el pulgar hacia el horizonte: «Allí, mira la dirección de mi dedo, como si fueras a disparar.» Y es que el viejo, que había cruzado los bosques y recovecos que rodeaban su choza en todas las direcciones, en busca de yesca y de corteza de abedul para su oficio, y para comprobar sus trampas para animales, los conocía como la palma de la mano. Ocurría, pues, a veces, que el viejo, en sus andanzas, entraba en la casa de Impivaara a saludar a los hermanos, y éstos se entusiasmaban escuchando las historias del viejo, boquiabiertos y con las orejas tiesas como las de los murciélagos. Y he aquí que una noche de agosto sorprendemos a Matti en casa de los hermanos, refiriéndoles sus cacerías por tierras del Norte. Je voudrais à présent parler du vieux Matti de l’Amadou, le seul ami des frères là-bas, dans les forêts. Ce vieillard habitait sur une colline couronnée de bouleaux touffus : il y logeait seul dans une masure à quelques milliers de pas d’Impivaara. Il fabriquait l’amadou le plus tendre de tout le Ilaime et de solides chaussures en écorce de bouleau, et ce métier lui assurait sans faute son pain quotidien. Dans sa jeunesse, il avait voyagé dans le nord du pays, où, fier postillon, il avait conduit le précédent pasteur de la paroisse qui avait été transféré sur les frontières de la Laponie. Matti y était resté tout l’été, chassant les ours, les gloutons, et les grues dans les marécages sans fin. U avait beaucoup à raconter de ces expéditions, et sa mémoire était d’une précision incomparable, il n’oubliait plus ce qu’il avait vu ou entendu une seule fois. Il avait le don de l’observation et son œil aussi était précis; il cheminait dans le labyrinthe des fourrés sans jamais s’égarer. Il n’v avait pas de place assez éloignée dont il ne crût connaître la direction sans se tromper d’un cheveu, n’y fût-il allé qu’une fois. U l’indiquait aussitôt avec le pouce, et toute contestation eût été vaine, tant il montrait d’assurance dans ses affirmations. Il lui arrivait parfois, au cours de ses expéditions dans les environs, de faire un petit crochet vers la maison d’Impivaara pour dire le bonjour aux frères. Et c’était toujours pour eux des instants délicieux : ils écoutaient les récits du vieillard, bouche bée et les oreilles dressées comme celles des chauves-souris. — Un soir d’août, Matti est de nouveau en visite chez les frères et narre ses chasses dans les terres du nord. 07003
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Juhani.—¿Sí? ¿Y qué ocurrió después? JUHANI: Ilaha ! Et après ? 07004
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Matti.—Así es. ¿Que qué pasó? Pues pasó que llegamos a una gran hondonada, una ciénaga movediza, y nos deslizamos con los esquís a través de la sima llena de borboteos. Encontramos calientes nidos de grullas en gran cantidad, abatimos las chillonas a montones y llenamos los sacos de huevos y plumas. Atadas las grullas en racimos, nos las cargamos a la espalda. Luego nos sacudimos un lingotazo y reanudamos la marcha llevando a hombros grullas y perros, a través del pantano movedizo, chapoteando y con riesgo de hundirnos para siempre en enormes profundidades, con el perro gruñéndonos en la nuca. En esto llegamos a un cerro rumoroso, en tierra firme, pero mojados como topos que acaban de vadear un arroyo. Levantamos un campamento nocturno, encendimos un fuego movedizo y nos quitamos las ropas, que estaban chorreando. Fijaos cómo estaríamos de empapados, que tuvimos que arrancarnos los pantalones y la camisa como se arranca la piel de una anguila. Pronto humearon nuestras ropas colgadas de las ramas, los huevos de grulla chisporrotearon en la ceniza; mientras, nosotros, desnudos, saltábamos alrededor del fuego como fantasmas nocturnos, y después nos sacudimos un lingotazo. El tiempo pasaba sin sentir; se iba la noche primaveral. Los perros no dejaban de moverse de un lado a otro con sus hocicos húmedos y miraban desconfiados entre el follaje de los árboles. Por fin nos pusimos también nosotros a observar. ¿Y qué diréis que vimos? MATTI: Oui, et après ! Alors on arriva dans une énorme frondrière, un marais mouvant, et on glissa sur nos raquettes à travers ce gouffre gargouillant. On y trouva des tas de douillets nids de grues, on abattit des tas de unies criardes, on bourra nos bissacs d’ceufs et de plumes, ni un homme jetait les grues en paquet sur son épaule. Il alors on but un coup. Après, on aperçut un grand fainéant de glouton brun foncé, perché dans la fourche d’un |iin sec et barbu. Heiskanen tira et rata ; Pikku-Jussi tira et rata. Alors je tirai aussi, mais presque avec la même fpiigne ; le glouton se balança seulement un brin et grófin» fort rageusement, mais il resta tranquillement assis mir sa branche. Alors Heiskanen cria : « C’est de la sor-( ullerie, c’est de la sorcellerie ! » Il sortit de sa poche une lient de mort, la mordit plusieurs fois et cracha sur une liulle qu’il enfonça de nouveau dans son fusil. Puis il agita un moment sa main en l’air, roula des yeux terribles et dit — ce fils du diable ! — deux ou trois paroles bizarres et affreuses, tira et le glouton dégringola lourdement du pin. Et alors quand le chien se lança sur le gredin à la Kueule rouge, fila comme une fusée étincelante, ce fut un beau tintamarre ! Ah ! fils de Dieu ! Comme ce chien t’arrangea ce pauvre glouton ! Attrape ! pan ! pan ! Que le diable m’emporte si vous avez jamais vu de votre vie une tripotée de ce calibre I 07005
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Juhani.—¡Diga! ¿Un osezno dormitando? JUHANI: Sanokaas. Kaiketi pienen kyynysilmän karhunpoikasen. 07006
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Timo.—¿O el mismísimo Satanás? TIMO: Tai itse Körrin ja Kyöpelin, arvaan minä. 07007
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Matti.—Ni lo uno ni lo otro, sino un enorme glotón pardo oscuro, colgado el muy holgazán en una rama de pino seco y barbudo. Heiskanen disparó y falló, y lo mismo le pasó a Jussi el pequeño. Entonces tiré yo, pero casi con la misma suerte. El glotón se movió ligeramente y gruñó furioso, pero siguió en la rama como si tal cosa. Entonces Heiskanen gritó: «¡Brujerías, brujerías!», y sacando del bolsillo un diente de difunto y mordiéndolo dos o tres veces, escupió en una bala con la que cargó de nuevo su escopeta. Luego, agitando la mano en el aire y girando los ojos que daba miedo, aquel hijo del demonio pronunció dos o tres palabras extrañas y terribles, disparó, y el glotón cayó redondo del pino. Pero el bellacón estaba todavía lejos de la muerte, y el juego comenzó de nuevo. Nosotros, completamente desnudos, no osamos acercarnos a aquel maldito truhán, y ni siquiera los perros parecían dispuestos a hacerlo, sino que se movían y respingaban a prudente distancia, mientras el glotón escupía contra ellos y gruñía amenazador desde un matorral. Se veía que sus poderes mágicos estaban vivos todavía. Pero Heiskanen volvió a proferir palabras espantosas mientras agitaba la mano en el aire y giraba como un loco sus ojos, y cuando un perro se lanzó por fin contra el criminal, como un cohete chisporroteante, ¡vaya la que se armó! ¡Ah, hijos de Dios, no queráis saber cómo le puso el perro al pobre glotón! ¡Así, así, así! ¡Qué barahúnda! ¡Nunca visteis un follón semejante! TAULA-MATTI. Ei niin eikä näin, vaan istui siellä tumpuri ahma-vetkale kuivan, partaisen männyn haarikossa. Heiskanen ampui, mutta turhaan; Pikku-Jussi ampui, mutta turhaan; livautinpa lopulta minäkin, mutta melkein samalla autuudella. Heilahti ahma vaan kerran ja ärähti oikein äkeästi, mutta istui koreasti oksalla jäljellä. Silloin huusi Heiskanen: »noidanjuonia, noidanjuonia!» otti taskustansa kuolleenhampaan, puri siihen muutaman kerran ja sylki luotiin, jonka hän kiersi uudestaan pyssyynsä. Sitten soikotteli hän hetken kädellänsä ilmassa ja, väännellen silmiänsä peloittavasti, lausui, peevelin poika, pari kolme eriskummallista, hirveätä sanaa, ampui, ja alaspa mötkähti männystä ahma. Mutta kaukana kuolemasta oli vielä peijakas, ja nousipa leikki taas. Me itsehän, ihan alastomina kuin oltiin, emme taitaneet astua juuri liki tuota häijyläistä; eivätkä mielineet lähestyä häntä koiratkaan, vaan tuossa he nilkuttelivat ja nalkuttelivat syllän päästä, koska ahma pyrskäytteli, pyrskäytteli heitä moristen pensastosta vastaan. Noitavoimat, näettekös, vaikuttivat vieläkin. Mutta rupesi Heiskanen taasen latomaan suustansa kauheita sanoja, soikotellen kättänsä ja väännellen silmiänsä hirveästi. Ja kas kun nyt koira oikein karkasi kiinni tuohon punakitaiseen vekamaan karkasi kipenöitsevänä rakettina vaan, niin tulipas siitä pöllytys. No herran poika kun se koira nyt pani sen ahma-rukan noin, noin, noin vaan! Etpä, peijakas vie, ole nähnyt sellaista löylyä ja kuranssia vielä, et totisesti. 07008
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Juhani.—¡Mil rayos! JUHANI: Mille tonnerres ! 07009
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Timo.—¡Qué divertido hubiese sido estar allí! TIMO: Ç’aurait été drôle de voir ça ! 07010
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Matti.—Un juego la mar de divertido, ya lo creo. MATTI: C’était bougrement drôle, je te le garantis. 07011
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Timo.—¿Y entonces echasteis el glotón al saco? TIMO: Et alors vous avez fourré le glouton dans votre bissac ? 07012
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Matti.—¡Pues no faltaba más! ¡Menudo bocado era el cebón, como para no echarle en el saco! Así lo hicimos, claro. Entonces nos sacudimos un lingotazo. Luego nos pusimos la ropa, seca como la pólvora, y nos echamos a dormir junto al fuego de llamas movedizas. Pero apenas pudimos pegar ojo, porque, como serpientes encendidas, volaban por el aire en todos los sentidos flechas embrujadas, produciéndonos temblores de vértigo. De vez en cuando, Heiskanen se levantaba de un salto gritando: «¡Apágate, flecha embrujada; apágate, flecha embrujada!» Más de una caía con un chasquido seco en el bosque o en el pantano gris, y la mayor parte no cesaba de volar a pesar de sus gritos. Una vez se oyó un fragor horrible que rasgaba el aire de norte a sur, seguido de un débil susurro. «¿Qué espíritu maligno acaba de pasar por ahí?», pregunté a Heiskanen, quien, al cabo de un rato, me contestó entre dientes: «¡El legendario Hiisi, el Demonio!» Transcurrió una hora, transcurrieron dos, y el aire ligero y brumoso seguía lanzando brasas de fuego. Entonces, de pronto, de la parte este, a orillas del pantano, llegó una voz parecida al ruido de los abetos musgosos, y al punto contestó otra voz procedente de la orilla opuesta, una voz apagada como la brisa en un boscaje de abedules. «¿Qué es ese ruido de allí y esa brisa de allá?», volví a preguntar, y Heiskanen me contestó mascullando: «Es el Viejo del Bosque que charla con su hija.» Por fin acabó la maldita noche, despuntó el día y reanudamos la marcha. Pero no termina ahí la cosa, porque, nada más salir del bosque, vimos un enorme lobo gris que corría como una planta seca de guisante arrastrada por el viento. Ya no se le veía más que la pata izquierda. Me eché la escopeta a la cara y le rompí la pierna como si fuera ternilla; pero logró salvar la vida el pobre diablo. MATTI: Ma foi, c’était un joli morceau à mettre dans son sac, un gras lourdaud. Oui, et alors on but un coup . — Et puis on renfila ses habits secs comme la poudre et on se coucha sagement pour dormir à la chaleur du feu vacillant. Mais on ne put fermer l'œil longtemps, parce que des flèches magiques semblables à des serpents enflammés volaient en tous sens dans l’air, à vous donner le tournis. Heiskanen sautait debout de temps en temps en hurlant : « Eteins-toi, flèche magique, éteins-toi, flèche magique ! » et plus d’une s’abattit avec un bruit sourd dans la forêt ou dans le marais gris; mais la plupart continuaient à glisser malgré ses cris. Kerranpa kuului, viiltäen pohjosesta etelään, riivatun äkeä ja vinha puhina, jota seurasi vielä pientä vilinätä kauan. Mikähän pokko siitä vilkkaisi? kysyin minä Heiskaselta, joka hetken päästä minulle morahtaen vastasi: »mänihän siitä itse ukko Hiisi».--Kului taasen tunti, kului kaksi, ja tulta iski liepeä, sumuinen ilma. Mutta idästä suon partaalta kuului äkisti ääni kuin sammaleisten kuusten kohaus, ja vastasi nyt suon läntiseltä rannalta pian taasen toinen ääni, mutta hieno niinkuin kahaus pienestä koivistosta. Mikä kohaus se siellä, ja mikä kahaus tämä täällä? kysyin minä taasen, ja vastasi viimein Heiskanen morahtaen: »hoastaahan kuusiston toatto tyttönsä kanssa».--Mutta meni vihdoin yö ja koitti kerran aamu ja siitä lähdettiin tallustamaan taas. Kas kun nyt juuri metsän rannalla näimme hallavan, sen peevelinmoisen suden, mutta hän pakeni kuin hernehaasia tuulispäässä. Näkyi viimein enään vasempi takajalkansa, minä ojensin pyssyni ja ammuin tassun poikki, poikki niinkuin rouskun, mutta pelastipa hän nahkansa kuitenkin. Poikki ammuin äijä-paran töppösen. 07013
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Timo.—¡Ésa sí que es buena! ¿Le rompió la pata como se rompe un carámbano y quedó en el suelo ante usted como una mano de cerdo sobre la mesa el martes de carnestolendas? TIMO: Voi peijakas! Kääppä poikki kuin jääpuikko, ja makasi edessänne maassa kuin pöydällä laskiais-sorkka? 07014
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Matti.—¡No tanto, no tanto! TAULA-MATTI. Ei sentähden juuri niin. 07015
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Tuomas.—Pues entonces, ¿cómo sabe que se le rompió la pata? TUOMAS: Mutta mistä huomasitte käpälän katkenneeksi? 07016
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Matti.—Sencillamente, porque corrimos tras él durante largo rato y vimos que, al huir, dejaba huellas sobre la arena con la pata que le colgaba. Y esas huellas tenían forma de dieces. TAULA-MATTI. Juoksimmehan hänen jäljessään huikean matkan ja näimme usein kuinka, susi-pojan astellessa, laahaava, letkuva tallukkansa oli tehnyt tuommoisia kymmen-numeroja santaan. 07017
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Timo.—Pero, ¿qué dice? ¿El número diez sobre la arena? ¡Je, je, je! TIMO: No vie sinun perhana! Kymmenen-numeroja santaan? Hi, hi, hi! 07018
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Matti.—Como lo oyes: dieces y muy claros. TAULA-MATTI. Selviä kymmenen-numeroja. 07019
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Juhani.—¡Qué malparado estaría el lobo! JUHANI: Susi oli päivissä. 07020
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Matti.—El lobo estaba muy malparado, sí, pero no menos los cazadores. Los malditos perros se pegaban a núestros calcañares y caminaban cabizbajos, con el rabo entre las piernas; ¡tan valientes como eran siempre! TAULA-MATTI. Susi oli päivissä, jos miehetkin. Mutta koirat peijakkaat eivät siirtyneet syltääkään kintuistamme, vaan astelivat alakuloisina, hännät lyyhyssä, ne ennen aina urheat koirat. 07021
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Aapo.—¿Qué es lo que les había acobardado? AAPO: Mikä oli masentanut heidän intonsa? 07022
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Matti.—Las artes mágicas, un fluido mareante que llenaba el aire, como cuando en una batalla el aire se llena de humo de pólvora. Heiskanen hacía cuanto podía, lanzando exorcismos y profiriendo maldiciones, manoteando y gesticulando; pero todo en vano. Y el bribón de Jussi el pequeño estiraba las piernas como un enano y corría sudando como un condenado, porque resulta que Jussi tenía las piernas muy cortas, de tres palmos como mucho, y su espalda era como la de una nutria, de larga, flexible y resistente. Jussi era también resistente, endiabladamente resistente y entero como la nutria misma. Corrió y corrió largo rato detrás del lobo, que huía cojeando; pero nada logró, y hubo de dejar la bestia a merced de los bosques. Sí, y entonces nos sacudimos un lingotazo y reanudamos la marcha hacia la casa con nuestro rico botín. Caminábamos con los sacos bajo el brazo, dentro de los cuales iban los huevos y plumas de grulla y algunas piezas de caza menor, y con los esquís y las grullas a la espalda y la escopeta en la mano, mientras el glotón peludo colgaba por turno de la espalda de cada uno de nosotros. Así íbamos caminando cuando disparé a una becada que volaba a la altura de las nubes, y la metí en mi saco. Lo mismo hice con una alada ardilla, aplastada y de ojos grandes, que vi al cabo de un rato en la copa de un pino. La tumbé y la metí en el saco. TAULA-MATTI. Noitakeinot, hurmaavat lumouskaasut, joista ilma oli täys kuin kruutisavusta sodan ilma. Tosin koetti Heiskanen parastansa, manasi ja sadatteli, soikotellen kättänsä, mutta turhaan perin. Ja Pikku-Jussi veitikka, hän juosta tapsutteli kuin keri, tömitellen maata, hikoen kovin. Sillä eihän ollut pojalla koipea kun kaikkein korkeintaan kolme korttelia; mutta olipa hänellä oikein saukon selkä, pitkä ja sitkeä. Sitkeä oli koko mieskin, riivatun sitkeä ja kiinteä kuin saukko itse. Kauan hän pöllytteli sutta perään, joka ontuen tallusteli edellä; mutta eipä lopultakaan auttanut, vaan täytyi hänen heittää Häntä-Heikki metsien haltuun. Niin; ja sitten me ryypättiin. Ja koska tämä oli tehty, käytiinpäs astelemaan kotiapäin taas, kantain runsasta saalistamme. Niin asteltiin, pussit kainalossa, pusseissa munat ja höyhenet ja yhtä ja toista pienempää metsäviljaa; sukset ja kurjet selässä, pyssyt kourassa; ja vuoroitellen lönkytteli kunkin olalla karvainen ahma. Niin kuljettiin. Mutta lentelipä pilvien rajalla pieni, mököttelevä taivaanvuohi; minä ammuin sen ja pistin pussiini. Siitä käytyämme hetken, näinpä männyn latvassa siipioravan, litteän ja suurisilmäisen, minä ammuin sen ja pistin pussiini. 07023
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Llegamos por fin a altas y vastas tierras, y al sur apareció una vez más la granja de Turkkila, de la que habíamos partido para la batida. Cruzamos un paraje ensangrentado donde, según nos había dicho el amo de Turkkila antes de empezar la expedición, dos días atrás un oso había despedazado un semental que era una gloria. Nos quedamos mirando la puerca mesa donde la fiera había celebrado su banquete y, por ciertas señales, yo adiviné que el oso había vuelto recientemente, tal vez la tarde anterior, para acabar con los restos de su presa al ponerse el sol. Entonces, pensando que el oso volvería de nuevo al atardecer, decidí permanecer a la espera, mientras los demás seguían camino hacia Turkkila para preparar una deliciosa cena. Púseme a meditar, dándole vueltas a la cabeza sobre la manera de espiar a mi huésped en aquel terreno abierto, donde no había ni un árbol al que trepar. Pero como más vale maña que fuerza, acabé por descubrir un medio, se me ocurrió una jugarreta excelente. Cerca de donde me hallaba vi un tocón negro y corpulento cuyas raíces, descuajadas por los hielos primaverales, sobresalían un codo; corté a hachazos la raíz central, que se hunde derecha en la tierra, y, arrancándola, hice más grande el agujero. Luego me deslicé dentro, apunté el cañón de la escopeta hacia el lugar ensangrentado y, agazapado en el improvisado refugio, bajo la sólida fortaleza del tronco, esperé al querido peludito. De pronto vi a la fiera salir de unos matorrales próximos, acercarse a la carroña y poner la zarpa en el costado ensangrentado del semental; entonces decidí mandarle con mis mejores deseos una ración de plomo a la frente. Pero, ¡maldita sea!, la contera de metal de la culata chocó contra un botón de mi chaqueta, y el fino oído del oso percibió de inmediato el ligero ruido. El animal vino hacia mí, enfurecido; yo disparé, pero el hijo de puta no hizo el menor caso y se abalanzó sobre mí lanzando horribles gruñidos. ¡Para qué deciros el follón que se armó sobre mi cabeza! Crujieron las raíces y tembló la tierra cuando el tronco de múltiples cuernos se salió de cuajo de una fuerte sacudida. Creí, desgraciado de mí, que había llegado mi última hora. Me quedé encogido, las manos engarfiadas en la escopeta, esperando ver aparecer las fauces abiertas del monstruo. Mas he aquí que, de pronto, cesó todo movimiento y todo ruido. Me sentí rodeado de un silencio sepulcral. El cuerpo a cuerpo, que tanto temía, no llegaba. Permanecí un rato inmóvil y por fin miré al otro lado, entre las raíces que se levantaban al aire, y pude ver al oso tendido en el suelo, exánime, abrazado aún al tocón abatido y bañando la tierra con la sangre que le brotaba del ancho pecho. ¡Bravo!, pensé al respirar de nuevo el aire libre, sano y salvo. ¡Y con qué rapidez me quité de encima el tocón que me aprisionaba! On arriva enfin sur de hautes et vastes landes et on distingua de nouveau dans le sud la ferme de Turkkila d’où on était parti pour cette difficile expédition. On traversa une place ensanglantée où le paysan de Turkkila nous avait dit à notre départ pour la chasse qu’un ours avait déchiré deux jours plus tôt un superbe étalon. On regarda un moment la table souillée du fauve, et je constatai tout de suite qu’il était revenu récemment, peut-être la veille au soir, pour déguster les restes de son festin. Je me dis qu’il y retournerait au crépuscule, et alors je décidai de rester pour l’attendre, tandis que les autres me devançaient pour préparer un joyeux repas à Turkkila. Je me mis à réfléchir et à me creuser la tête pour trouver comment je pourrais guetter mon hôte sur cette lande ouverte où il n’y avait pas un arbre où grimper. Mais « l’habileté l’emporte sur l’agilité » : je ifinis par découvrir un moyen, un truc excellent et superbe. Je remarquai tout près de moi une souche noire et bigrement grosse dont les gels printaniers avaient soulevé les racines à une bonne coudée de hauteur. Je taillai à coups de hache la racine centrale, celle qui s’enfonce tout droit dans la terre, je la tirai dehors et agrandis encore un peu le trou. Je m’y glissai, dirigeai le canon de mon fusil vers la place ensanglantée et me mis à attendre l’ours dans ce joli abri, avec une solide forteresse sur la tête. Il arriva, débouchant à quatre pattes hors des buissons et planta ses crocs dans l’épaule déchiquetée du cheval ; je décidai alors de lui envoyer prudemment une balle dans le front. Mais, par le diable ! la plaque en laiton de la crosse heurta doucement contre un bouton en étain de ma veste et la fine oreille de l’ours entendit aussitôt ce tintement. Il se rua contre moi comme un forcené, mais je fis feu. Sans y faire attention, il continua de courir en hurlant effroyablement. Il y eut alors du vacarme au-dessus de moi ; les racines craquèrent et la terre trembla, quand le tronc cornu fut arraché de dessus ma tête. Et alors, je crus, pauvre diable, que le jour de malheur était venu, et j’attendis seulement, le fusil à la main, de voir la gueule ouverte du monstre. Mais soudain, le tapage cessa et tout redevint silencieux, muet comme la tombe, et on n’en vint pas à l’empoignée que je redoutais. Je restai immobile un moment encore, puis je lançai enfin un coup d’œil de l’autre côté entre les racines dressées en l’air, et là gisait l’ours, tout à fait inanimé, serrant entre ses pattes le tronc arraché et répandant sur le sol le sang de son imposant poitrail. Bravo ! me dis-je, quand je me retrouvai libre sous le ciel libre. La souche avait été fort proprement enlevée de dessus ma tête. 07024
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Juhani.—«¡Al infierno, como dijo el mendigo!». JUHANI: « Nom de nom, disait Simon ». 07025
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Timo.—¡Por los siete herreros, como dijo el otro! TIMO: Par les sept forgerons! 07026
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Juhani.—¡Es la mejor jugarreta que se ha visto sobre el globo terrestre! JUHANI: Voilà le plus joli truc qu’on ait imaginé sur la boule terrestre. 07027
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Tuomas.—¡Una gran hazaña, un alarde de valor tanto por parte del oso como por la suya, Matti! TUOMAS: Un joli tour de force, aussi bien de l'ours que de vous. 07028
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Juhani.—¡Por los cuernos del diablo! JUHANI: Oi sinä musta sonni! 07029
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Timo.—¡Demonios!, que no sé decir otra cosa. ¿Y qué pasó luego? TIMO: Perhana! Enhän taida enään muuta sanoa. Mutta kuinkas sitten? 07030
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Matti.—Puedes adivinar lo que pasó después, puedes adivinar que el estampido se oyó en Turkkila como si llegase del fondo de una caldera, y que atrajo a las gentes al campo como mosquitos. No quieras ver el bullicio que se armó cuando transportamos el oso a la granja, colgado de un palo que se curvaba y crujía como si fuera a partirse por tanto peso. ¡Menudo ejemplar era el tío! No os digo más que, una vez colgado del techo, oscurecía la sala como una nube de tormenta. Éstos fueron los incidentes de aquel día, de aquella jornada y de aquella cacería. Y entonces nos sacudimos un lingotazo. TAULA-MATTI. Niin, arvaathan kuinka sitten kävi, arvaathan että paukaus kuului Turkkilaan kuin ammeen pohjasta ja saattoi pian miestä niinkuin sääkseä aholle. Ja nousi nyt remua ja meteliä, koska taipuvassa, keikkuvassa salossa kannettiin kontiota taloon. Olipa siinä aika taatto: riippuen kiikissä, pimitti hän koko Turkkilan tuvan kuin taivaalla sakea ukkospilvi.--Siinä oli sen päivän puuhat, sen päivän ja retken. Ja sitten me ryypättiin. 07031
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Juhani.—Y no faltarían alegres banquetes fúnebres por el oso. JUHANI: Ja vietitte iloisia peijaisia. 07032
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Matti.—Bueno, los empezamos en Turkkila y los acabamos en casa del señor pastor, con caras grasientas y ojos apagados. Así fue; pero aquellos días han pasado para no volver. Sin embargo, a un'viejo siempre le gusta recordar las aventuras de sus días vigorosos, y disfruta contándolas. MATTI: C’était comme ça ; ces temps sont passés et disparus à jamais. Mais un vieillard aime à se rappeler les aventures des meilleurs jours de sa vie et aime à les raconter. 07033
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Aapo.—También a nosotros nos complace escucharlas. AAPO: Et nous, on aime à les entendre. 07034
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Juhani.—Podría usted estar contando cosas hasta que amaneciera y olvidaríamos que el sueño existe sobre la tierra. JUHANI: Vous pouvez raconter ainsi jusqu’au matin, et on oubliera que le sommeil existe sur la terre. 07035
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Matti.—En fin, ya es hora de que me retire a mi choza; sí, ya es hora. ¡Quedad con Dios, muchachos! MATTI: Il est déjà grand temps de clopiner vers sa bicoque ; oui, il est temps. A la garde de Dieu, frères ! 07036
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Juhani.—Que el Señor le proteja, apreciado Matti. JUHANI: Que Dieu vous protège, cher voisin ! 07037
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Aapo.—Que usted lo pase bien, y ya sabe que siempre es bien venido a nuestra casa. AAPO: Portez-vous bien, et sachez que vous êtes toujours le bienvenu dans notre cabane. 07038
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Matti se alejó con el hacha al hombro, camino de su choza, que descollaba sobre la colina coronada de frondosos abedules veteados, lejos de la aldea. Como ya empezaba a oscurecer y las pequeñas ventanas apenas dejaban pasar una tenue luz, los hermanos se fueron a la cama. Durante largo tiempo los pensamientos zumbaban fogosos en su cerebro, alejando el sueño reparador. Recordaban los relatos de Matti sobre los vastos páramos del Norte, sobre el aire encantado y las flechas embrujadas que se cruzaban en el cielo nocturno. En su alma brillaba una alegría ardiente y extraña recordando cómo las flechas chispeaban y las armas lanzaban resplandores. Pero lo que más les apasionaba era la grulla, esa ave de mirada inteligente y penetrante que chilla en las tierras pantanosas del Norte. Se imaginaban, deleitándose, el tibio calor de los nidos de plumas, los huevos lustrosos entre matas de plantas de pantano. ¡Lo que hubieran dado en aquel momento por capturar aquellos animales de largo cuello y vaciar sus nidos! La aterradora soledad de las tierras pantanosas del Norte les tenía profundamente fascinados. Matti s’éloigna, la hache sur l’épaule, pour regagner sa maisonnette sur la colline couronnée de bouleaux touffus, loin du village. Les frères allèrent se coucher, car l’obscurité épaississait déjà et la lumière décroissante du soir luisait faiblement par les étroites lucarnes de leur logis. Mais leurs pensées bourdonnèrent longtemps encore avec impétuosité dans leurs cerveaux, écartant le sommeil réparateur. Us songeaient aux récits de Matti sur les terres désolées du nord, sur l’air enchanté et sur les flèches magiques qui se croisent en sifflant dans la nuit opaque. De même que là-bas les flèches scintillaient et les fusils lançaient des éclairs, une allégresse ardente et étrange jetait des éclairs dans leurs poitrines. C’était surtout la grue qui excitait leur intérêt, cet oiseau au regard intelligent et aigu dont le cri sauvage retentit dans les marécages nordiques ; ils rêvaient avec délices de la douce chaleur des nids de plumes, ils rêvaient d’œufs brillants dans un buisson de romarin. Capturer là-bas ces bêtes au long cou et dévaliser leurs nids, voilà ce qui enthousiasmait à présent les frères. La solitude solennelle des marais septentrionaux exerçait sur leurs esprits une puissante fascination. 07039
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Pero quien más tiempo permanecía desvelado en su cama era Juhani, que no dejaba de pensar en la manera de organizar, en sus propias tierras, una cacería que pudiera compararse con las de las tierras pantanosas del País de las Tinieblas, cuyo relato acababa de oír. Pensaba en la ciénaga de Kouru, donde, aunque no había grullas, abundaban en cambio los patos de costados moteados. Y como los tragos frecuentes de los hombres del Norte eran su obsesión, recordó que en la granja de Viertola podrían proveerse de aguardiente. Así pudo recomponer una copia de la apasionante caza del Norte y, después de decidir llevarla a la práctica al día siguiente, se quedó finalmente dormido. Sin embargo, siguió largo rato soñando con los episodios de las venturosas jornadas de Matti, y hubo un momento en que, sin despertarse, se incorporó en el lecho gritando con voz terrible: «¡Un glotón, un glotón! ¡Trincad por el cuello a ese bergante!» Los gritos medio despertaron a los demás hermanos, que refunfuñaron enfadados, para volver a hundirse en el sueño. Juhani miró a todas partes hasta que cayó en la cuenta de que no estaba en el tenebroso país de los lapones, entre hondonadas de tierras pantanosas, sino en el tranquilo sobrado de su cabaña. Poco a poco, la luz fue haciéndose en su cabeza, y el muchacho acabó estirándose de nuevo sobre su lecho hasta quedarse profundamente dormido. -- Pero, nada más despertarse, se acordó de lo que había decidido por la noche, y empezó a planteárselo a sus hermanos sin demora. Juhani fut le dernier à s’endormir. Il ruminait les moyens d’organiser dans les terres de sa paroisse natale une partie de chasse qui supportât la comparaison avec celles des marais du Pays des Brumes, dont il venait d’entendre le récit. Il songeait au marécage de Kouru, où à la vérité on ne trouvait pas de grues, mais où foisonnaient les canards aux flancs miroitants. El comme les libations intermittentes des hommes du nord l’obsédaient, il se rappela qu’on pouvait trouver de l’eau-de-vie à la ferme de Viertola. Il put ainsi recomposer une image approximative de la noble chasse du nord et, après avoir décidé qu’il l’exécuterait dès le lendemain, il s’endormit enfin ; mais il suivit longtemps en songe les péripéties des glorieuses randonnées de Matti. Une fois même, il se dressa tout endormi sur sa couche, en criant d’une voix terrible : « Un glouton ! un glouton ! Attrapez-le moi par le cou ! » A moitié réveillés par ce cri, les autres grognèrent avec irritation dans leurs coins, puis se replongèrent bientôt dans le sommeil. Juhani regarda un moment autour de lui avant de comprendre qu’il ne se trouvait pas dans le pays brumeux du Lapon, entre des fondrières, sur la terre grise, mais bien dans la paisible soupente de sa propre cabane. Son esprit s’éclaircit petit à petit, il s’allongea de nouveau sur la paille et s’endormit profondément. Mais le matin, en se levant, il se souvint de ses décisions nocturnes et se mit sans retard à les exposer à ses frères. 07040
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Juhani.—Hermanos, oídme atentos, pues tengo algo que deciros. Me he acordado de un paraje donde abunda la caza, y mucho me sorprende que no hayamos caído antes en ello. Veréis. Me estoy refiriendo a las tierras pantanosas de Kouru, en cuyos prados y límpidos lagos se agrupan innumerables aves acuáticas de toda pinta. Vamos a cazar allí y llenaremos los sacos de patos. JUHANI: Frères écoutez ce que j’ai à vous dire et sur quoi je veux à présent fixer votre attention. Je me suis rappelé une contrée giboyeuse, et je m’étonne qu’on n’y ait pas songé jusqu’à ce jour : c’est le marécage de Kouru, où des oiseaux en nombre infini volent par bandes ou nagent sur les étangs herbeux et luisants. Allons-y chasser, on en rapportera des canards à pleins sacs comme des mailloches. 07041
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Tuomas.—Estoy de acuerdo contigo. TUOMAS: J’approuve ton projet. 07042
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Timo.—Yo también iré de buena gana. TIMO: Moi aussi, et avec plaisir. 07043
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Eero.—Opino lo mismo, y cuando me vea en los pantanos de Kouru, pensaré que soy Jussi el pequeño en las ciénagas laponas. ¡De acuerdo! EERO: Minä myös; ja koska samoilen Kourusuossa, niin pidän itseni Pikku-Jussina Lapinmaan nevoilla. Olkoon menneeksi! 07044
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Aapo.—No seré yo quien se oponga a un proyecto que puede proporcionarnos alimento para muchos días. AAPO: En iske minäkään vastaan hanketta, joka taitaa meille saattaa monen päivän muonan. 07045
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Juhani.—Queda, pues, aprobada la expedición; pero hasta la ciénaga de Kouru hay mucho camino que andar, un buen trecho de lobo, y tendremos que quedarnos allí por lo menos una noche. Me parece a mí que no nos vendría mal un poco de bebida, cuando acampemos al cielo raso. JUHANI: Alors, l’expédition est décidée. — Mais jusqu’à Kouru, il y a un fameux bout de chemin, une vraie traite de loup, et on devra y rester au moins une nuit. C’est pourquoi il me semble que ce ne serait pas mal d’avoir une goutte à boire, quand on logera à la belle étoile. 07046
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Tuomas.—Claro. En Viertola hay aguardiente. TUOMAS: Il y a de l’eau-de-vie à Viertola. 07047
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Juhani.—¡Y nada malo, por cierto! JUHANI: Et de la bonne ! 07048
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Tuomas.—Siete pintas, muchachos. TUOMAS: Sept pintes, mes enfants. 07049
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Juhani.—¡Correcto! Una por barba. JUHANI: Bien, une par homme. 07050
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Aapo.—Yo pienso que, como aún no estamos acostumbrados al alcohol, afortunadamente, tal vez estaría bien prescindir de él. AAPO: On ferait peut-être bien de renoncer à l’alcool auquel, pour notre bonheur, on n’est pas précisément habitués. 07051
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Juhani.—¡Anda ya! ¡Como que no has echado un trago de vez en cuando, lo mismo que yo! JUHANI: Tu en as bien avalé une gorgée de temps en temps, tout comme moi. 07052
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Eero.—Vamos, Aapo, no le quites la idea inocente ni nos prives a todos de poder decir: «Y entonces nos sacudimos un lingotazo», cuando de viejos peinemos canas y contemos nuestras hazañas a los jóvenes. Deja que soñemos despiertos con que hemos ido a cazar glotones al Norte. EERO: Allons, Aapo, tu devrais comprendre son idée enfantine et nous laisser aussi la possibilité de dire plus lard : « Et alors on but un coup », quand on sera des vieux à la tête grise et qu’on racontera nos prouesses aux jeunes. Laifse-nous donc nous imaginer de notre vivant qu’on a eu tious aussi des démêlés avec de jeunes gloutons dans le nord. 07053
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Juhani.—¿Ya empiezas con tus tonterías? El hombre tiene que dar a su cuerpo lo suyo. Durante esta excursión tendremos que atravesar ciénagas y terrenos movedizos y pasar la noche, calados hasta los huesos, en una cama de musgo. Y entonces será una delicia darle un tiento a la cantimplora, creo yo. Haremos muy bien en no emprender el viaje sin un poco de bálsamo en la mochila. Así que Lauri va a largarse ahora mismito a Viertola llevándose la mejor piel de zorro para cambiarla por aguardiente. JUHANI: Hullujako taas? Onhan se oikeutta ja velvollisuutta, että ihminen ruokkoo ruumistansa. Tällä retkellä tulemme kylläkin tallustamaan rämeitä ja heiluvia hetteitä, ja loskomärkinä viettämään yömme karhunsammaleisella vuoteella. Silloinpa tekee pieni kulaus taskumatista hyvääkin, luulen minä.--Katsomme siis parhaaksi että matkaan astuessa emme ole ilman rohtoryyppyä kontissa. Ja lähteköön nyt Lauri-poika Viertolaan, paras ketunnahka poijussa; ja viinaa pitää heltimän. 07054
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Lauri partió, en efecto, para Viertola, en busca del aguardiente que tendría la misión de reanimarles mientras durase la caza de patos en la ciénaga de Kouru. Estas tierras se encuentran en el territorio de Viertola, extenso y poblado de sombríos bosques, a unos cinco mil pasos de Impivaara. En la superficie, residencia ruidosa de los patos, se suceden charcos espejeantes, cañaverales e islotes herbosos con pinos moribundos. Éste es el paraje al que los hermanos han decidido ir a cazar patos chillones, con la esperanza de obtener un rico botín. Läksi Lauri viinaa Viertolasta tuomaan, vahvistus juomaksi sorsanpyynnissä Kourusuolla.--Impivaarasta noin viisituhatta askelta, Viertolan maalla, on tämä suo, avara, ympäröitty synkeillä metsillä. Sen pinnalla, joka on sorsien mieluisa asunto, vaihtelee kirkkaita lammeja, korkeita ruohistoja ja mättäällisiä saarentoja kuihtuvin mäntyineen. Tänne oli veljekset päättäneet lähteä ajelemaan narisevia sorsia, toivoin yltäkylläistä saalista. 07055
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Lauri volvió de Viertola con el aguardiente burbujeante en una botella de hojalata, la vieja cantimplora usada por su padre cuando iba a cazar. Pero no sólo trajo alcohol del reino de los bosques, sino también una importante noticia que excitó aún más la fogosa imaginación de los hermanos, y ella era que un oso había atacado a uno de los mejores bueyes de Viertola y sabía dónde se había producido la carnicería: al norte de Impivaara, en la heredad de Viertola, sí, justamente en un lugar colindante con los bosques de Jukola. Los hermanos tomaron entonces la decisión de pasar por allí en su expedición hacia las tierras pantanosas de Kouru y salir al caer la tarde. Si la suerte estaba de su parte, tal vez encontrarían el oso, que acostumbra volver a esa hora a darse otro festín con los restos de su presa. Tal era el deseo de los hermanos, los cuales, después de acabar su copiosa comida, y cuando comenzaba a declinar la tarde, salieron de la cabaña con las mochilas repletas y las escopetas cargadas. Lauri iba el último, conduciendo los perros y llevando las siete pintas de aguardiente en la mochila. Acordaron que él esperaría con los perros a trescientos pasos de los despojos del buey, y que soltaría a Killi y Kiiski apeñas oyera gritos o disparos. Obedeció Lauri, quien, sentándose bajo un abeto, esperó los acontecimientos, mientras sus hermanos se acercaban al lugar donde estaban los despojos del buey, al que encontraron en un sombrío bosque de abetos medio devorado sobre el suelo ensangrentado. Los hermanos se pusieron al acecho tras unos abetos jóvenes y compactos, a la distancia de un disparo. Lauri courut à Viertola et revint avec de l’eau-de-vie perlée dans un flacon d’étain, l’ancienne gourde de chasse de leur père. Outre l’alcool, il rapporta une nouvelle qui surexcita encore l’imagination fougueuse des frères. Il raconta qu’un ours avait terrassé un des meilleurs bœufs de Viertola et qu’il connaissait aussi la place du carnage : elle se trouvait au nord d’Impivaara, dans le domaine de Viertola, mais tout près de la frontière des forêts de Jukola. Les frères résolurent alors de passer par cet endroit en se rendant au marais de Kouru et de partir dès que le jour déclinerait. Peut-être auraient-ils la chance de rencontrer le carnassier qui a l’habitude de revenir au coucher du soleil jouir des reliefs de sa proie. Us le souhaitaient vivement. Quand ils eurent terminé leur copieux souper et que le crépuscule fut tombé, ils quittèrent leur cabatie, solidement équipés, sac au dos et fusils chargés à balle. Lauri marchait en queue, tenant les chiens à la laisse et portant les sept mesures d’eau-de-vie dans son sac. On avait décidé qu’il s’arrêterait avec les chiens à trois cents pas du lieu du carnage et découplerait Killi et Kiiski dès qu’il entendrait des cris ou les détonations des fusils. C’est ce qu’il fit ; il s’installa sous un sapin pour guetter les événements. Les autres s’approchèrent de la place où le bœuf avait été déchiré et trouvèrent dans un lugubre bosquet de sapins son corps à moitié dévoré sur le sol rougi. Bien résolus à attendre, ils se cachèrent à bonne portée de fusil, à l’abri de jeunes pins bas mais touffus. 07056
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Pasó un rato bastante largo. Finalmente, oyeron un leve ruido de pisadas y vieron que la maleza se agitaba. Era la señal de que el convidado acudía al festín. En efecto, un oso enorme apareció caminando con parsimonia y recelo entre los árboles. El animal parecía presentir el peligro, porque se detuvo lejos de su presa husmeando y moviendo la cabeza de un lado a otro. Vaciló largo rato y llegó un momento en que parecía que iba a retirarse sin ponerse al alcance de las escopetas. Los hermanos, siempre al acecho, contenían el aliento, pero Timo, sin hacer caso de las señales de los otros, que le indicaban que se estuviera quieto, salió de su escondite y, dando un rodeo, se acercó al oso. Cuando consideró que lo tenía a la distancia adecuada, disparó, pero sólo se inflamó la pólvora de la cazoleta sin prender en la carga. El oso, enfurecido, se precipitó contra el cazador como una enorme piedra musgosa que se despeña por una pendiente. Timo, instintivamente, se echó al suelo boca abajo y permaneció allí, inmóvil. La fiera lo olió, lo empujó y lo sacudió gruñendo de ira, y el muchacho habría exhalado su último aliento si Juhani, acudiendo rápidamente en su auxilio, no hubiera disparado contra el lomo del oso, no atreviéndose a apuntar más abajo por temor a herir a su hermano, que yacía bajo la fiera. Pero el tiro no acertó de pleno, porque el príncipe de los bosques se revolvió contra Juhani con más furia aún, abandonando a Timo, que siguió de bruces contra el suelo. Viéndose perdido, Juhani descargó un culatazo contra las fauces abiertas del animal, y ya se preveía una lucha a muerte cuando Tuomas apuntó su arma y acertó a dar al oso en una pata. Para no herir a su hermano, tampoco quiso apuntar a la cabeza o al costado, disparos que ocasionan más fácilmente la muerte. Pero el oso sintió el plomo en lo vivo y la sangre manó por la pata carnosa y peluda. Ciego de rabia y lanzando tremendos gruñidos, el animal se arrojó impetuosamente sobre Tuomas, y éste respondió con un formidable culatazo que obligó al oso a pararse en seco, sacudiendo la cabeza. Los dos rivales permanecieron inmóviles un instante, cruzándose miradas amenazadoras. Au bout d’un moment assez long, ils entendirent dans les buissons un piétinement léger et un craquement de brindilles ; ils en conclurent que le convive venait à son festin. Et c’était bien cela. Un énorme ours s’avançait prudemment et doucement entre les arbres. Il semblait pourtant avoir flairé le danger, car il fit halte loin de sa proie en humant l’air et en balançant le museau. Il hésita longtemps et parut enfin sur le point de se retirer sans être venu à portée des chasseurs. Les frères étaient lapis dans les buissons en retenant leur souille ; enfin Timo, sans se soucier des signes négatifs des autres, se mit à décrire un cercle et à ramper vers l’ennemi hargneux. Aussitôt qu’il s’en estima assez rapproché, il fit feu ; mais seule la poudre dans le bassinet s’enflamma, sans allumer la charge du fusil. Telle une grosse pierre moussue et roulante, l’ours furieux se précipita contre le chasseur qui, sans perdre un instant, se jeta le visage contre terre et resta étendu, immobile. Le fauve le flaira, le poussa et le tirailla, en grognant et soufflant de colère. La dernière heure de Timo aurait probablement sonné, si .luhani ne s’était élancé à la rescousse et n’avait tiré sur l’échine de l’ours ; il n’avait pas osé viser plus bas, à cause de son frère qui gisait sous le carnassier. Mais le coup ne porta pas, au moins de façon efficace, car le prince des forêts, au comble de la fureur, se rua contre Juhani en abandonnant Timo le nez collé contre terre. Pour se défendre, Juhani tourna la crosse de son arme contre la gueule béante du fauve, et une lutte atroce allait s’engager, quand Tuomas épaula son fusil et logea une balle dans la patte de l’ours ; pour éviter son frère, il n’avait pas non plus risqué de viser à la tête ou au flanc, où une blessure amène plus sûrement la mort. Cette fois, l’ours sentit le plomb dans son corps, et son sang dégoutta le long de sa patte charnue et poilue. Ivre de rage, poussant des hurlements affreux, il se retourna contre Tuomas, dont il reçut sulié front un coup de crosse si violent qu’il interrompit sa course en secouant la tête. Les adversaires se tinrent immobiles un instant, en échangeant des regards menaçants. 07057
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Los perros se acercaron rápidos como dos relámpagos, y al llegar junto a la arrogante fiera se produjo una espantosa algarabía. Killi lanzaba desaforados ladridos en los mismos hocicos del oso, aunque manteniéndose fuera de su alcance; Kiiski saltaba detrás y se envalentonaba hasta aventurarse a morder la pelambre del muslo, pero se apartaba a prudente distancia cada vez que la fiera se revolvía entre ellos como un montón de heno verdinegro. Por fin, cansado de lanzar ataques infructuosos contra sus atacantes, el oso inició la retirada perseguido por los perros y sus ladridos. Alors les chiens accoururent, survinrent au galop, silencieux comme deux éclairs ; mais dès qu’ils parvinrent près du fauve hérissé, une bruyante mêlée s’engagea. Killi aboyait à la barbe de l’ours, tout en restant sagement hors d’atteinte ; Kiiski rageait derrière lui et s’enhardissait parfois à mordre une touffe de poils de sa cuisse ; mais il se retirait prestement à bonne distance lorsque le fauve, semblable à un imposant tas de foin gris noir, se tournait vers lui. Enfin, après avoir livré quelques assauts infructueux à ses bourreaux, l’ours gagna le large, les chiens aboyant à ses trousses. 07058
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La escena referida fue vista y no vista, concluyendo antes dé que los otros hermanos llegasen al lugar donde se desarrollaba. Juhani y Tuomas volvieron a cargar sus escopetas con la intención de alcanzar de nuevo al oso. Timo se levantó poco a poco, volviendo la cabeza de un lado a otro como si buscase el norte y la dirección en que soplaba el viento. Sus hermanos le riñeron agriamente por su inoportuno alarde de valentía, que había puesto en peligro su propia vida y la de todos, desperdiciando, además, lo que parecía una caza segura. Timo aguantó el pedrisco sin rechistar y siguió sentado sobre la hierba limpiando la cazoleta de su arma y afilando el pedernal con el dorso de su cuchillo. Y pronto estuvieron todos listos para reanudar la caza. Cette scène se déroula très rapidement, avant que les autres frères fussent parvenus sur le champ de bataille. Juhani et Tuomas rechargèrent aussitôt leurs fusils dans l’éspoir d’atteindre encore une .fois le carnassier. Timo se souleva peu à peu et regarda autour de lui un instant comme s’il se demandait où était le nord et de quel côté soufflait le vent. Ses frères l’apostrophèrent avec vivacité à cause de sa témérité stupide qui aurait pu causer la perte de vies humaines et qui avait peut-être compromis irrémédiablement la chasse. Sans répondre un mot, Timo, assis sur le gazon, s’occupait à débourrer le trou du bassinet de son fusil et à battre la pierre à feu avec le dos de son couteau pour la rendre plus aiguë. Et bientôt ils furent tous prêts à reprendre la poursuite du fauve. 07059
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Los ladridos de los perros fueron alejándose hasta hacerse inaudibles, y ya los hermanos dudaban de volver a encararse con su presa cuando, pasado un rato, los ladridos de Killi y Kiiski se hicieron más claros, como si el oso, después de dar su acostumbrado rodeo, se aproximase de nuevo al punto de partida. Los hermanos se apostaron a placer, arma al brazo, esperando la aparición del animal. Simeoni y Lauri, no muy lejos uno de otro, estaban en un pequeño claro herboso, inmóviles y mudos como estatuas. En esto el oso apareció lanzado, haciendo crujir el suelo y mostrando sus fauces de color rojo ennegrecido. El jadeante animal voló hacia Simeoni, que disparó. La fiera cayó, pero volvió a levantarse y acometió al cazador. Entonces el arma de Lauri lanzó un fogonazo, resonó un disparo, y el oso se desplomó a los pies de Simeoni, donde quedó silencioso, exánime, chorreando sangre de la cabeza y del costado. Les aboiements des chiens s’éloignaient de plus en plus, devenaient presque imperceptibles, et les frères doutaient déjà de retrouver jamais leur proie. Mais au bout d’un instant, la voix des chiens se üt plus distincte, se rapprocha toujours plus, et il semblait que l’ours, effectuant le circuit habituel, allait revenir à son point de départ. C’est pourquoi les frères se postèrent commodément, le fusil au poing, pour attendre la bêle traquée. Simeoni et, non loin de lui, Lauri se tenaient tous deux dans une petite clairière herbeuse, immobiles et silencieux comme des statues. L’ours surgit en pleine course, faisant craquer le sol et montrant sa gueule ouverte, rouge noir. Le fauve haletant se rua vers Simeoni qui fit feu ; il culbuta par terre, puis se releva aussitôt et fondit sur le chasseur. Mais le fusil de Lauri lança un éclair, une détonation retentit, et l’ours s’écroula muet aux pieds de Simeoni ; il gisait là, sans remuer, et le sang coulait de sa tête et de son flanc. 07060
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Los hermanos se agruparon pronto alrededor del oso abatido, un macho gordo y viejo. Observaron que tenía una herida que le atravesaba la cabeza por debajo de la oreja, y otra en el costado, y que la primera había sido causada por la bala de Lauri, porque un animal herido en el cerebro cae redondo y no vuelve a levantarse. Satisfechos, los hermanos se sentaron en corro alrededor de la hirsuta fiera, y se dispusieron a echar un trago para celebrar la matanza. Los perros, también contentos y con una noble mirada, se tumbaron junto al oso muerto. La tarde era hermosa, el viento se había calmado y el sol se hundía en los lejanos y sombríos bosques. Los hermanos gozaban del descanso en aquel ambiente apacible, ahora que la animada y ruidosa lucha había terminado. Les frères se rassemblèrent alors autour du fauve abattu; c’était un gros et vieux mâle. Us virent que sa tête était trouée .à la racine de l’oreille et que son flanc était aussi percé. La première blessure, tous le savaient, provenait de la balle de Lauri ; car un animal dont le cerveau est atteint s’abat comme un bloc et ne se relève plus. Les chasseurs s’assirent satisfaits autour du héros des bois à la fourrure hirsute et se préparèrent à boire le verre de la victoire. Satisfaits aussi et les yeux brillants, les chiens s’étaient couchés à côté de leur ennemi terrassé. La soirée était belle, le vent s’était calmé et le soleil descendait au sein des bois sombres. Les frères jouissaient du charme de se délasser dans un air si exquis, à l’issue de la lutte bruyante et chaude. 07061
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Juhani.—Sea para Lauri el primer trago. Ha tifado como un hombre, ha alcanzado al granuja justo en su punto débil, haciéndole caer patas arriba como hierba bajo la hoz. Anda, chico, dale un buen tiento. JUHANI: C’est Lauri qui avalera la première gorgée. Il a tiré comme un homme ; ce farceur d’ours a été atteint tout juste à la place sensible et s’est écroulé sur ses pâlies comme l’herbe sous la l'aulx. Allons, une bonne rasade, mon garçon. 07062
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Lauri.—Preferiría enjuagarme sólo un poco el gaznate. LAURI: Si je faisais aussi pour une fois glouglouter une goutte dans mon gosier. 07063
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Juhani.—Venga ya. ¿Qué os parece este novato en materia de mistela? Todavía ignora a lo que sabe. Es inocente como un cordero. JUHANI: Regardez-moi ce novice en matière d’alcool ! U en ignore encore le goût, il est innocent comme un agneau. 07064
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Lauri.—Claro que sé a lo que sabe, lo suficiente para que nadie se me haga el gallito; pero lo que no sé es cómo le parece el mundo al alegre muchacho cuando se tambalea borracho imitando a los tontos que van dando trompicones. LAURI: J’en connais bien le goût, assez pour qu’aucun oiseau ne me fasse des saletés sur la tête. Mais comment le monde paraît à un joyeux luron qui titube avec un verre dans le nez, ça, en vérité, je ne le sais pas. 07065
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Aapo.—Piénsalo un poco, Lauri. Yo quisiera más bien desaconsejártelo que aconsejártelo. AAPO: Penses-y un peu, Lauri. Pour moi, je te dirais plutôt non que oui. 07066
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Lauri .—¡ Bebamos! LAURI: Buvons ! 07067
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Aapo.—Pero confiemos que no se convierta en un vicio. AAPO: Mais espérons que ça ne deviendra pas une habitude dépravante. 07068
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Lauri.—¿A qué tanto parloteo? Bebe, hombre, que no nos faltan motivos para alegrarnos un poco. LAURI: Qu’est-ce que tu jacasses-là ? Bois, puisqu’on a de quoi être un tantinet guilleret. 07069
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Juhani.—Así es. Aquí yace el patrón como un montón de heno. ¡Y cuántas vacas y caballos habrán salvado la vida! JUHANI: Ci-gît notre potentat comme une grosse meule de foin ; la vie de bien des vaches et des chevaux en sera épargnée. 07070
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Timo.—No me cabe duda de que el amo de Viertola nos pondrá en el bosillo una botella de aguardiente gratis cuando nos vea; lo menos un litro o un par de ellos. TIMO: Je sais que le patron de Viertola nous glissera une bouteille d’eau-de-vie gratis dans la poche, un pichet ou deux, la prochaine fois. 07071
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Juhani.—Y no haría nada de más, porque hemos librado a su ganado de esta fiera. JUHANI: Je ne trouve pas que ce serait trop, puisqu’on a mis son troupeau à l’abri de ce monstre. 07072
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Aapo.—Y que es una buena manada de bueyes... ¡nada menos que cuarenta cabezas! Todo el verano, día y noche, viven en los bosques, y durante el invierno acarrean a los sembrados el estiércol de la granja. Pero la vida libre que llevan el verano en los bosques les vuelve casi salvajes. AAPO: Et c’est un beau troupeau : quarante bœufs ! Tout l’été, ils vivent dans les forêts, jour et nuit, pendant l’hiver ils tirent sur les champs tout le fumier de la ferme. Mais leur libre existence dans les bois pendant l’été les rend presque sauvages. 07073
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Juhani.—¡Quiera Dios que no nos los encontremos con nuestros perros! Nos harían papilla a todos en un instante. Acordaos de lo negras que las pasó Nikkilá cuando se dio de manos a boca con los bueyes de Honkamáki; fue algo horrible, y eso que no eran tantos como los de Viertola. Y como resulta que en caso de apuro los perros buscan refugio al lado de su amo, sin duda el suyo la hubiese palmado de no haber tenido la suerte de encontrar un vallado resistente que frenó la embestida de los bueyes, como la muralla protectora de un castillo. JUHANI: Que Dieu nous préserve de les rencontrer avec nos chiens ! Us nous auraient bientôt réduits en bouillie tous ensemble. Souvenons-nous de la détresse de Nikkilä aux prises avec les bœufs de Honkamäki ; elle fut immense, bien que le nombre des bêtes ne fût pas si terriblement grand que celui du troupeau aux gros yeux de Viertola. Comme les chiens, dans un tel cas, se réfugient toujours près de leur maître, il aurait fini par périr s’il n’avait rencontré sur son chemin une solide palissade qui brisa enfin l’attaque des bœufs, tel le mur protecteur d’un château. 07074
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Aapo.—Sí, hay que andarse con cuidado. Acabo de oír un áspero bramido por la parte de aquel cerro. Me da la nariz que no andan lejos. Pero ¿qué hace Eero bajo esa piedra? AAPO: Il s’agit d’ouvrir l’œil. Je viens d’entendre une sorte de cri enroué sur cette colline-là. A mon avis, ils ne sont pas loin de nous. — Mais que cherche Eero sous cette pierre ? 07075
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Eero.—Aquí hay una nutria, en el agujero debajo de la piedra. EERO: Il y a une loutre ici, dans ce creux. 07076
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Juhani.—Puede. JUHANI: Est-ce possible ? 07077
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Eero.—Seguro; observo huellas de entrada, pero no veo en la arena ninguna de salida. EERO: C’est certain ; je vois sur le sable des traces qui entrent dans le trou, mais n’en ressortent pas. 07078
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Aapo.—Hagamos que las huelan los perros; viéndoles mover el rabo, sabremos si hay huéspedes. AAPO: Faisons-lés flairer aux chiens, et le mouvement de leurs queues montrera bien s’il y a des locataires. 07079
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Juhani.—¡Eh, aquí, Killi, Kiiski! JUHANI: Ici ! Killi et Kiiski ! 07080
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Tuomas.—Han desaparecido otra vez, y me parece que ahora andan detrás de una liebre. TUOMAS: Je crois bien qu’ils sont en train de poursuivre un lièvre. 07081
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Eero.—Si tiramos todos a la vez, conseguiremos levantar la piedra. EERO: On arrivera bien à soulever cette pierre si on unit nos forces. 07082
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Tuomas.—Por menos suda un hombre. Dame tu hacha, Juhani, que voy a cortar unas ramas fuertes y levantaremos la piedra cuando vuelvan los perros. TUOMAS: On a turbiné pour moins que ça. Passe-moi ta hache, Juliani, je vais vous tailler de solides leviers et on déplacera tous ensemble cette pierre dès que les chiens seront revenus. 07083
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Así hablaron los hermanos. Tuomas preparó robustas ramas para todos con el hacha afilada de Juhani: cuatro de abedul y tres de serbal. Mas he aquí que, de pronto, les llegó del bosque un enorme estruendo que iba acercándose rápidamente. Asombrados, escucharon sujetando las trancas y esperando lo que no tardó en ofrecérseles a la vista. Se oyó un ruido confuso, inquietante; de vez en cuando los perros aullaban de miedo y, de pronto, algo terrible apareció: diez bueyes embravecidos se precipitaban hacia los hermanos persiguiendo a los perros que corrían hacia ellos. A los hermanos se les pusieron los pelos de punta y se les heló la sangre de pavor. Los bueyes venían lanzados a todo correr, soltando bramidos ensordecedores. El encuentro fue terrible. Los hermanos descargaban sus fuertes palos entre los terribles cuernos, y pronto dos bueyes se derrumbaron con las pezuñas al aire. Pero la muerte amenazaba también a los hermanos. Timo cayó al suelo en la lucha, y cuando un buey estaba a punto de cornearlo por el pecho, la rama de serbal de Tuomas cayó pesadamente sobre los lomos del animal, que, lanzando un bramido, cayó redondo. Timo estaba salvado. Lo mismo iba a sucederle a Aapo, pero la oportuna llegada de Juhani y Eero lo arrancaron del peligro, asestando el primero formidables golpes entre las astas del buey, mientras el segundo le tiraba de la cola para apartarle del sitio. Pronto el animal estuvo fuera de combate, agitando las patas en el aire. En la confusión de la lucha, Timo perdió su estaca de abedul, pero divisó en el suelo el hacha de Juhani y, empuñándola, empezó a descargar golpes a un lado y a otro, abriendo horribles boquetes en las panzas de los bueyes, de las que brotaba la sangre a chorros, que caía al suelo mezclada con agua y excrementos. Los hermanos, lívidos y desencajados, luchaban a brazo partido con la muerte, y los perros hacían por su parte cuanto podían, hincando sus colmillos en la papada de los bueyes. La pelea era cada vez más confusa y ruidosa: las estacas caían pesadamente y retumbaban; los cuernos, violentamente arrancados, saltaban por el aire; todo se mezclaba en tremendo bullicio: los gritos de los muchachos, los aullidos de los perros, los bramidos de los bueyes... Ils parlèrent ainsi, et Tuomas prépara avec la hache de Juhani des perches résistantes, quatre de bouleau et trois de sorbier. — Mais soudain ils entendirent dans la forêt un grondement puissant qui leur sembla se rapprocher avec une vitesse terrible. Remplis de stupeur, ils écoutaient, leurs pieux à la main, attendant ce qui allait finalement apparaître hors du bois. Il en parvenait un bruit discordant où retentissaient par intervalles les hurlements désespérés des chiens. Et bientôt ils aperçurent une scène effroyable : dix bœufs excités se ruaient furieusement dans leur direction, poursuivant les chiens qui fuyaient la mort et se hâtaient vers leurs maîtres. A cette vue, les cheveux des frères se hérissèrent et des frissons glacés agitèrent leurs corps. Les bœufs avançaient au galop, avec des meuglements assourdissants. Ils furent chaudement reçus, et un combat affreux s’engagea. Les solides pieux des frères s’abattirent, fracassant les têtes cornues, et deux des assaillants agitaient déjà leurs sabots en l’air. Mais la mort planait aussi sur les frères ; Timo s’étala de tout son long et un bœuf se baissait déjà pour lui percer le flanc lorsque le pieu de sorbier de Tuomas descendit lourdement et rompit l’échine de la bête, qui tomba inanimée en beuglant. Timo était sauvé. Un sort semblable menaça aussi Aapo, et ce furent Juhani et Eero qui le tirèrent de danger : Juhani asséna des coups formidables entre les cornes du bœuf, dont Eero changea la position en se pendant à sa queue ; et cet ennemi fut bientôt hors de combat lui aussi, agitant ses sabots en l’air. Dans l’ardeur de la lutte, Timo perdit son bâton de bouleau ; mais, apercevant dans la clairière la hache de Juhani, il la ramassa et exécuta avec elle des moulinets endiablés. Il frappa à droite, il frappa à gauche, ouvrant des plaies effrayantes dans la panse des bœufs, et le sang ruissela en bruissant sur le Hol avec l’eau et les excréments. Pâles, les hommes luttaient ainsi sur le seuil de la mort ; les chiens faisaient aussi de leur mieux, plantaient leurs crocs comme des tenailles de fer dans le poitrail des bœufs. La mêlée se poursuivait dans la confusion et le bruit ; les pieux s’élevaient et retombaient, les cornes arrachées tourbillonnaient dans l’air, les appels des frères, les aboiements des chiens et les meuglements des bœufs se fondaient en un fracas effrayant. 07084
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Hasta que al fin concluyó la espantosa pelea. Siete bueyes quedaron tendidos sin vida, y los tres restantes huyeron, uno con un cuerno de menos, otro completamente desmochado, y el tercero muy malherido. Mortecinos, los ojos desorbitados, los hermanos se mantenían firmes en el suelo ensangrentado. Timo, sofocado y empuñando el hacha cubierta de sangre y tripas de buey, parecía un leñador preparando la artiga. No podían creerse lo ocurrido. Aquella lucha, sobrevenida como una formidable tempestad que de pronto había descargado sobre ellos toda su furia, parecíales una negra pesadilla. Pero allí estaban, contemplando con horror los animales que yacían a sus pies sobre la hierba teñida de sangre: el enorme oso de los bosques y siete robustos bueyes. Ninguno de los hermanos había salido sin señales de la lucha, especialmente Aapo, Juhani y Timo; pero todos estaban de pie, y allí permanecían con las estacas en la mano, sudorosos, jadeantes, mirándose fijamente y en silencio, con ojos abiertos y cansados. Mais la bataille cessa enfin ; sept bœufs étaient étendus inanimés et les trois rescapés détalaient, l’un avec une seule corne, un autre complètement décorné et le dernier fort mal arrangé. Livides, les yeux hagards, les frères ,* lestaient sur le sol imbibé de sang. Timo, rouge et tenant la hache couverte de boue et de sang, semblait un bûcheron dans une friche. Us pouvaient à peine concevoir ce qui s’était passé. Il leur paraissait avoir eu un sinistre cauchemar, quand ils songeaient à la bataille qui était survenue comme une rafale impétueuse, avait sévi un moment parmi eux et soudain disparu. Us considéraient avec effroi l’amas de bêtes qui gisait devant eux sur le gazon rougi : l’ours des bois, d’une taille énorme, et sept bœufs gras. Us avaient eux-mêmes reçu de rudes chocs, surtout Aapo, Juhani et Timo ; mais ils étaient pourtant tous debout. Us restaient là, les perches à la main, suant, soufflant, silencieux, à se regarder l’un l’autre. 07085
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Pero apenas habían recuperado el aliento cuando un nuevo peligro, aún más temible, se cernió sobre ellos. La ráfaga sería seguida por un huracán. Parecía llegado el fin del mundo. El suelo tembló como sacudido por un terremoto. Resonó el bosque y un ruido infernal rompió la quietud del crepúsculo. Treinta y tres bueyes enfurecidos se acercaban a todo correr. Los hermanos, con los ojos como platos, aguzaron los oídos y escucharon un rato completamente inmóviles, mudos como una piara de puercos que, acosados durante largo tiempo, escuchan con las orejas gachas, entre las matas de un seto vivo, si se acerca el perseguidor. Así permanecieron hasta el momento en que los bueyes salieron en manada del bosque. Entonces tiraron las estacas, cogieron las escopetas y, perseguidos por los bueyes, que no cesaban de bramar, se dieron a la fuga con los perros en dirección a la cerca que separa los bosques de Viertola de los de Jukola. Encontraron una charca de escasa profundida y con la superficie cubierta de hierba, y como no tenían tiempo para bordearla, se arrojaron a ella sin vacilar. Hubo ruidos de chapoteos y salpicaduras, mientras desaparecían en una nube de agua y de niebla, hasta que reaparecieron en el aire claro. Su carrera parecía la de la luna por las azules llanuras del cielo, que no se aparta ante una nube que le impide el paso, sino que la atraviesa sin inmutarse y reaparece más límpida aún al otro lado, continuando su camino segura y altiva. Pero los hijos de Jukola, espoleados por el miedo, corrían como liebres y carneros salvajes. Saltaron de un brinco una cerca nueva y sólida que les salió al encuentro y se detuvieron a unos veinte pasos de distancia, en campo abierto, para comprobar si aquel osbtáculo les protegería de la manada enfurecida que se acercaba lanzando mugidos. Pero no. Se oyó un espantoso crujir de maderas, y la valla de estacas de abeto cayó derribada estrepitosamente. Los bueyes se hallaban más cerca que nunca de los hermanos, que se lanzaron a correr con los perros por el descampado, seguidos, pisándoles los talones, por los astados, que bufaban y levantaban tempestades de arena, como el ventarrón invernal levanta ventiscas de nieve. Los hermanos corrían a toda velocidad, con el horror de la muerte en el alma, puesto que pensaban que aquél era el último trecho del camino de su vida. Ils avaient à peine eu le temps de reprendre haleine qu’un nouveau danger, plus menaçant encore, fondit sur eux : la rafale était suivie d’un ouragan. U semblait que la dernière heure du monde eût sonné. Le sol vacilla comme lors d’un tremblement de terre, la forêt craqua et un affreux vacarme remplit l’air calme du soir : trente-trois bœufs affolés se ruaient en avant. Les frères entendirent le tumulte, leurs yeux s’arrondirent et ils prêtèrent un instant l’oreille sans bouger, muets comme une bande de porcs qui, longtemps pourchassés, écoulent, les oreilles pendantes, dans les broussailles, au coin de l’enclos, si leur persécuteur s’approche. Ainsi firent les frères, jusqu’au moment où les bœufs débouchèrent en troupe de la forêt. Alors ils jetèrent leurs pieux, saisirent leurs fusils et se sauvèrent à toutes jambes avec leurs chiens, poursuivis par les bœufs mugissants. Us se hâtèrent vers la barrière qui séparait les bois de Viertola et ceux de Jukola. Us rencontrèrent un étang peu profond dont la surface était couverte de verdure ; mais n’ayant pas le temps de le contourner, ils s’y plongèrent sans hésiter. On entendit un clapotement quand ils disparurent dans le jaillissement de l’eau et le brouillard, puis ils ressortirent aussitôt dans l’air limpide. Leur course rappelait celle de la lune dans les plaines bleuissantes du ciel ; elle ne s’écarte pas devant un nuage qui veut lui barrer la route, mais elle le traverse sans inquiétude, reparaît plus brillante qu’avant et continue à s’avancer, calmement, solennellement. Mais les gars de Jukola couraient comme des lièvres et des béliers sauvages, car la détresse les talonnait. Us atteignirent une clôture neuve et solide, la franchirent d’un bond, puis s’arrêtèrent à quelques dizaines de pas plus loin, sur un terrain ouvert, pour voir si cet obstacle pourrait les sauver. Le troupeau furieux et bruyant s’approcha, on entendit un grand craquement et la barrière de sapin s’écroula par terre ; les bœufs se trouvaient maintenant plus rapprochés que jamais des frères, qui s’élancèrent à travers la lande au sol sonore : les hommes et les chiens devant, serrés de près par les bêtes qui beuglaient et faisaient voler en l’air des mottes et du sable ; ainsi une tempête hivernale fait tournoyer la neige comme une fumée. Les frères bondissaient à une vitesse insensée, le cœur rempli d’un effroi mortel, car ils pensaient qu’ils foulaient déjà l'ultime partie du chemin de leur vie. 07086
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«¡Fuera los sacos y quedémonos con las escopetas!» Éste fue el grito que salió de la boca de Aapo, y al instante cayeron al suelo seis sacos, pues el séptimo seguía bailoteando sobre la espalda de Lauri, que no accedió a desprenderse de su carga. Pero de poco les sirvió la medida, porque el tremendo estrépito se oía cada vez más cerca. Y he aquí que de nuevo se impusieron los alaridos de Aapo: «¡A la Piedra del Diablo! ¡A la Piedra del Diablo!» Se refería a una piedra enormemente grande que se levantaba en el lúgubre bosque. Allí se dirigieron los hermanos, quienes pronto se encontraron en la base de roca, y tanto los hombres como los perros treparon a ella como centellas. Hincando las uñas en las quebraduras de la roca con más fuerza y ahínco que las corvas garras del lince, se encaramaron a ella haciendo volar las pellas de musgo. Los hermanos lograron así librarse de la terrible muerte... ¡pero qué cerca habían estado del agujero mortal! Apenas estuvieron en lo alto, los rodeó la manada de bueyes, mugiendo y escarbando el suelo con las pezuñas. La piedra, dentro del bosque, era un risco casi cuadrado, a unos dos metros del suelo y a unos trescientos pasos de la linde del erial. Se sentaron, sudorosos, sin aliento, extenuados por el esfuerzo de la mortal carrera, y allí permanecieron sin decir palabra, hasta que Juhani pudo hablar. Alors un cri sortit de la bouche d’Aapo : « Jetons les sacs et gardons les fusils ! » U parla ainsi, et six sacs chûrent aussitôt sur la prairie ; le septième continua à danser sur le dos de Lauri qui ne voulait pas encore l’abandonner. Ce ne leur fut pourtant pas d’un grand secours ; les meuglements et le piétinement se rapprochaient de plus en plus, impitoyablement. Un nouveau cri lugubre et plaintif jaillit des lèvres d’Aapo : « La pierre du Lapon ! La Pierre du Lapon ! » Il songeait à un bloc de roche qui s’érigeait dans le bois sombre. Les frères s’y dirigèrent rapidement, l’atteignirent bientôt, et hommes et chiens l’escaladèrent avec la vélocité de la foudre. La mousse s’envola quand ils s’agrippèrent aux aspérités de la pierre ; leurs ongles s’y accrochèrent plus solidement, plus fortement et plus sûrement que les griffes recourbées du lynx. C’est ainsi qu’ils échappèrent à un trépas effroyable, après avoir été frôlés de bien près par l’aile de la mort. A peine étaient-ils installés sur le rocher que le troupeau les cernait déjà en meuglant et en grattant le sol. La pierre sur laquelle les frères avaient trouvé un refuge était un bloc erratique presque carré, haut d’une toise et se trouvait dans le bois, à environ trois cents pas de la lisière de la lande. Les frères s’y assirent, suant et haletant terriblement après leur fuite devant la mort Efcharnée. Ils restèrent longtemps silencieux, sans proférer un mot. Mais Juhani ouvrit enlin la bouche. 07087
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Juhani.—Aquí estamos, hermanos, y demos gracias a la suerte por ello. ¡Vaya carretón! ¡Lo recordaremos mientras haya bueyes sobre la tierra! JUHANI: Remercions notre chance d’être ici, frères. Ce fut une course dont on se souviendra aussi longtemps qu’il y aura des bœufs sur la terre. 07088
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Aapo.—Sí, aquí estamos, pero me pregunto cómo saldremos. Los bueyes tienen la cabeza muy dura, y como además están furiosos por la matanza de sus compañeros, querrán tomarse venganza con creces en nuestros perros. AAPO: On est ici, mais comment en partira-t-on ? Le bœuf est obstiné, et ceux-ci sont enragés et furieux à cause du massacre de leurs compagnons qu’ils voudraient bien venger au centuple sur nos chiens. 07089
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Juhani.—Todos correríamos la misma suerte. JUHANI: Et on serait aussi accommodés à la même sauce... 07090
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Aapo.—Si no fuera por la milagrosa altura de esta piedra. AAPO: Si cette pierre n’avait pas une hauteur providentielle. 07091
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Juhani.—Y tú que lo digas. Nos recibió con los brazos abiertos y trepamos a ella como ardillas. JUHANI: Il n’y a pas à dire, elle a été la bienvenue. On y a gentiment grimpé comme des écureuils. 07092
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Eero.—«Y entonces nos sacudimos un lingotazo». EERO: « Et alors on but un coup. » 07093
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Juhani.—¡Eso es! Gracias a Dios, tendremos al menos aguardiente, si nos vemos obligados a ayunar. JUHANI: C’est ça! Dieu soit loué, on aura au moins de l’eau-de-vie, si on va être obligé d’apprendre à jeûner. 07094
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Lauri.—¡Yo no tiré mi mochila! LAURI: Je n’ai pas jeté mon sac, moi ! 07095
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Juhani.—Gracias a ti también, querido hermano. Anda, saca la cantimplora, riégate el gaznate sin pasarte, y luego hazla correr. El corazón necesita algo que le anime. JUHANI: « Sois loué » aussi, cher frère ! Mais sors ton flacon d’étain, baise-le solidement et fais-le circuler ensuite. Il s’agit maintenant de se remettre du coeur au ventre. 07096
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Aapo.—Pero os advierto que en la grave situación en que nos hallamos, hay que usar con prudencia de este brebaje. AAPO: Mais il nous faut jouir prudemment de cette drogue, dans la dangereuse situation où on se trouve. 07097
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Juhani.—Buen consejo. Pero bebe al menos un trago razonable. JUHANI: C’est un avertissement salutaire. Mais bois quand même une lampée raisonnable. 07098
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Aapo.—La razón es siempre lo mejor. No olvidemos que la roca es nuestro lecho, y tal vez para más de una noche. AAPO: La raison est toujours ce qu’il y a de mieux. N’oublions pas qu’on a ici notre lit, et peut-être pour plus d’une nuit. 07099
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Juhani.—¡No lo quiera Dios! Supongo que el hambre alejará pronto de este bosque a los cornudos que nos cercan. ¿Sabéis lo que os digo? Que sobre esta piedra musgosa parecemos siete búhos en el páramo. Me pregunto de dónde le vendrá el nombre de «Piedra del Diablo». JUHANI: Auttakoon meitä Jumala siitä! Minä toivon, että nälkä piankin poistaa tuon sarvimetsän ympäriltämme.--Niin, tässä istumme kuin seitsemän ukulia korvessa, tässä sammaleisella Hiidenkivellä. Mutta mistähän on syntyisin tämä nimi? 07100
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Aapo.—Es una historia extraña. AAPO: Eräästä kummallisesta tarinasta. 07101
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Juhani.—¿Ah, sí? Pues cuéntanosla para matar el tiempo. Éste es un buen momento para cuentos e historias. JUHANI: Kertooppas se meille aikamme vietteeksi. Sillä tässähän tarinat juuri omaansa, tarinat ja historjat. 07102
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Entonces Aapo contó a sus hermanos el cuento de la piedra. Ja seuraavan tarinan tästä kivestä kertoi heille Aapo. 07103
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Había una vez en las montañas de Laponia un castillo en que habitaba un príncipe de los demonios, el más poderoso de los hechiceros del Norte. Poseía un hermoso reno de piernas incomparablemente veloces. Una mañana de primavera, el esbelto animal se lanzó a corretear por la nieve helada y empezó a recorrer toda Finlandia. Más de un arquero, al ver el reno de pelaje de oro y ojos claros, salió a perseguirlo con sus afiladas flechas; pero nadie lograba darle alcance porque, cuando el cazador, sobre sus esquís, estaba a punto de hacerlo, el animal desaparecía como por encanto ante sus mismos ojos. El reno llegó por fin a Háme, donde vivía un afamado arquero y hábil esquiador, el cual, presintiendo el paso del animal, salió tras su rastro, el gran arco a la espalda, deslizándose sobre la nieve con sus lisos esquís. El reno, más que correr, volaba sobre la superficie de la nieve, pero el cazador lo seguía más veloz si cabe. Cruzaron extensas llanuras, montes arriscados, alturas y valles, y así hasta que el reno empezó a dar señales de fatiga y sólo avanzaba penosamente. Poco a poco disminuía su velocidad, y el arquero se iba acercando implacablemente. Mas he aquí que entonces tuvo lugar un prodigio que luego se repetiría impidiendo disparar el arco a más de un cazador. El reno dio media vuelta y, dirigiéndose a su perseguidor con aire suplicante, comenzó a derramar gruesas lágrimas. El arquero, no obstante, inconmovible, disparó su flecha sin vacilar, atravesó la frente del hermoso animal, y el reno del diablo cayó, tiñendo con su sangre la blanca nieve. Asui ennen linnassansa Lapin tuntureilla eräs voimallinen Hiiden-ruhtinas, mahtavin tenhomies Pohjolassa. Oli hänellä peura jalo ja kaunis, juoksemaan verrattoman nopea. Läksi tuo sorea eläin kerran kevättalvisena päivänä karkelemaan hankikantehelle ja päätyi samoomaan ympäri Suomen-nientä. Silloin moni joutsimies, nähtyänsä kultakarvaisen ja heleäsilmäisen peuran, riensi häntä vainoomaan karkaistulla nuolellansa. Mutta kenkään ei voinut häntä seurata, vaan pian jätti hän kauas jälkeensä hiihtävän miehen.--Joutui hän viimein Hämeen-maalle, jossa löytyi eräs mainio hiihtäjä ja tarkka joutsimies. Tämä nyt sai vainun Hiiden komeasta peurasta, läksi kerkeästi häntä kiehtomaan, liukuen sileillä suksillansa, olalla tuima kaari. Kiljuvalla vauhdilla pitkin tasaista hankea kirmasi peura, mutta vauhdilla vielä vinhemmällä joutsimies hänen jäljessään. Niin juoksivat he kauan sekä aukeat lakeudet että jyrkät mäet ylös, alas. Mutta rupesipa viimein väsymys saavuttamaan peuraa; hän jo kovin huohoittaen pakeni, juoksunsa heikkeni ja yhä likemmäksi läheni mies. Tapahtui silloin kumma, joka kuitenkin on ennenkin nähty pidättävän monen ampuniekan nuolen. Äkisti kääntyi peura ympäri, lähestyi vainoojaansa rukoilevalla muodolla ja vuodattaen hereitä kyyneleitä. Mutta ensinkään arvelematta lähetti vasamansa armoton mies, lävisti ihanan eläimen otsan; ja niin kaatui Hiiden peura, punaten verellänsä valkean lumen. 07104
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Pero he aquí que, mientras el hechicero del castillo se paseaba por los oscuros valles del Norte lejano, siente una opresión en el corazón, anuncio del peligro en que se hallaba su dorado reno. Sube a la montaña sobre la que se alza su castillo y explora el Sur con su catalejo mágico. En un sombrío bosque de abetos ve al reno retorciéndose sobre su propia sangre en los estertores de la agonía, y ve también al ufano cazador inclinado sobre su víctima. Arrebatado por la cólera, el hechicero arranca de la muralla del castillo un enorme sillar y lo arroja a lo alto contra el cazador de los bosques de Hame. La enorme piedra atraviesa el aire como una ráfaga sonora y describe una gran curva a través del variable mundo de las nubes; sube hasta la bóveda del cielo y luego cae a tierra hacia el sur, aplastando al arquero, que queda sepultado bajo su mole hasta la consumación de los siglos. Silloin Hiisi, käyskellen Pohjan-perän kolkoissa laaksoissa, tunsi äkisti sydämensä kiertyvän ja tiesi kohta, että kultainen varsansa vaelteli vaarassa. Hän kiirehti ylös tunturille, jossa linnansa seisoi, ja rupesi noitakurkistimellansa tähtäilemään etelään päin. Ja näki hän kaukana tummassa kuusistossa peuransa, joka, veressään uiskellen, kierteli itseänsä kuoleman tuskissa; ja näki hän murhamiehen seisovan uhrinsa vieressä riemuitsevalla katsannolla. Silloin julmistui hän hirmuisesti, tempasi linnansa muurista suuren neliskulmaisen kivimöhkäleen, sinkautti sen korkealle ilmaan, lentämään kohden joutsimiestä Hämeen saloissa. Voimallisella pauhulla ja huminalla kiiti ankara kivi, valtaisessa kaaressa halkaisten pilvien tuulisen maailman. Kohosi se ylös taivaan kumuun, vaipui alas taasen, vaipui päivään päin, ja juuri ampuniekan päälaelle putosi summaton paino, haudaten miehen allensa ijankaikkiseksi. 07105
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Juhani.—Mirad por dónde la muerte del arquero aquel ha sido nuestra salvación. Porque, ¿qué sería de nosotros sin esta piedra? Ya estaríamos con las tripas fuera y boca arriba por estos bosques de Dios, pobres de nosotros. JUHANI: Ja miehen surma oli meidän onneksemme. Missä olisimme nyt me ilman tätä kiveä? Tuolla korvessahan rapana ja raatoina vetelisimme, kurjat. 07106
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Tuomas.—Pero se nos cansará el espinazo de estar aquí, os lo aseguro. TUOMAS: Mutta kyllä vielä tässäkin tarpeeksemme saamme. Minä takaan sen. 07107
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Juhani.—¡Que Dios venga en nuestra ayuda antes que sea tarde! JUHANI: Jumala auttakoon meitä ajoissa! 07108
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Timo.—Si queremos echar una cabezada, aunque sólo sea una, tendremos que apiñarnos unos encima de otros como las golondrinas en el nido. TIMO: Täytyyhän tässä poikien untakin jyritellä päälliskyttäisin toinentoisensa niskoilla kuin pääskysen-poikaset pesässänsä. 07109
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Aapo.—¡Nada de eso! Apenas el sueño nos atontara, correríamos el riesgo de caer rodando bajo las pezuñas de los bueyes. Esto es lo que vamos a hacer: dos de nosotros, uno a cada lado, vigilarán mientras los otros duermen. AAPO: Se ei käy päisin. Pianhan kellahtaisi unipöllöinen mies alas härkien saaliiksi. Sentähden kaksi meistä aina, yksi kummallakin vierellä, vartioitkoon uneksuvaa veljeänsä. 07110
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Juhani.—He aquí un sabio consejo que haremos bien en seguir al pie de la letra. Es seguro que esta noche tendremos que pasarla aquí, a juzgar por lo que traman los bueyes, pues tres de esos malditos demonios se han acomodado ya panza en tierra, resoplando y rumiando. ¡Maldita sea! Bien, ahora disponeos a dormir a pierna suelta, hijos míos, que Aapo y yo velaremos vuestro sueño hasta medianoche. ¡Hala, a dormir! Que el Señor nos proteja de todo mal, muchachos. JUHANI: Järkevä neuvo; ja käyttäkäämme sitä tarkasti; tässä on kortteerimme ainakin tämä yö. Sen näemme jo kaikki härkien hankkeista. Tuossahan jo kolme peeveliä makaa röhöttää kirotuilla mahoillansa, puhkaten ja märehtien, perkeleet!--Mutta pankaat ma'ata, pojat; minä ja Aapo tahdomme teitä vahdata tuonne likimaihin puoleen yöhön. Pankaat ma'ata, pankaat ma'ata. Herra siunatkoon meitä! 07111
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Aapo.—¡Pobres de nosotros, sea como sea! AAPO: Voi meitä poloisia kumminkin! 07112
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Simeoni.—¡Dónde nos vemos, desgraciados! SIMEONI: Mihin olemmekin onnettomat joutuneet. 07113
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Juhani.—En un aprieto, en un gran aprieto. Pero, ea, dormios. Rezad por la salud de vuestras almas y de vuestros cuerpos, y dormios, en el nombre de Dios. JUHANI: Kurjuuteen, suureen kurjuuteen. Mutta pankaat ma'ata, siunatkaat sielujanne ja ruumiitanne ja nukkukaat Herran nimeen. 07114
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Así pasaron la noche, de manera que mientras dos de los hermanos se mantenían en permanente vigilia, los demás descansaban sobre la piedra musgosa. Larga fue la noche, pero finalmente despuntó el alba. El sol se levantó en el horizonte y, sin embargo, la suerte de los hermanos seguía siendo la misma; los de cuernos curvos seguían acechando la piedra, y el hambre atormentába ya a los ocupantes, cuya única esperanza era que el mismo huésped visitara el estómago de los bueyes y acabara por desplazarlos a sus pastos. Con esta esperanza aguardaban la retirada del enemigo, pero pronto observaron, descorazonados, que los bueyes encontraban pasto en las jugosas juncias que crecían alrededor de la piedra. Los animales se pusieron a pacer tranquilamente, siempre sin alejarse de la piedra para no perderla de vista. La nuit passa ; deux des frères veillaient constamment pendant que les autres reposaient sur la pierre moussue. Et la nuit fut longue. L’aurore parut enfin, le soleil se leva et monta dans le ciel, mais leur sort ne s’améliora pas : les cornes ondoyantes investissaient toujours la Pierre du Lapon, et la faim torturait déjà fortement les frères qui espéraient cependant que ce même hôte impitoyable s’installerait aussi dans l’estomac des ruminants et finirait par les contraindre à regagner leurs pâturages. C’est dans cet espoir qu’ils attendaient le départ de leurs ennemis. Mais ils remarquèrent bientôt avec effroi que le troupeau trouvait une nourriture abondante dans les laiches humides qui poussaient autour de la pierre. Les boeufs se mirent tranquillement à brouter, sans s’éloigner assez pour jamais perdre de vue le rocher moussu. 07115
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Juhani.—¡Se diría que van a echar raíces aquí, diablos! JUHANI: On dirait qu’ils vont prendre racine ici. Que le diable m’emporte ! ils ont trouvé logis et vivre jusqu’à l’hiver. 07116
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Parece que han encontrado casa y mesa hasta el invierno. Eero.—¡Demonios de bichos! EERO: Us ont le diable dans la peau I 07117
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Timo.—Claro, a ellos poco les importa eternizarse aquí. El bosque les brinda bebida y comida, y nosotros, en cambio, no disponemos más que de musgo seco. TIMO: Qu’est-ce que ça leur fait de rester ici ? La forêt leur fournit à boire et à manger ; mais nous, on n’a que de la mousse sèche à se mettre sous la dent. 07118
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Simeoni.—¡Los perros! ¡Los perros tienen la culpa de que nos veamos aquí colgados! Mucho me temo que la única forma de salvarnos sea arrojar a Killi y a Kiiski como ofrenda a los bueyes furiosos. SIMEONI: C’est par la faute de nos chiens qu’on est forcés de percher ici. Je crains fort que notre seul moyen de salut ne soit de les sacrifier aux bœufs furieux. 07119
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Juhani.—¡Un consejo atroz! JUHANI: Quel atroce conseil ! 07120
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Aapo.—Que no estamos dispuestos a seguir. AAPO: Qu’on ne suivra pas volontiers. 07121
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Juhani.—No, mientras a Juhani de Jukola le sostengan sus propias piernas. JUHANI: Pas tant que Juhani de Jukola se tiendra sur ses jambes. 07122
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Tuomas.—¡Hasta ahí podíamos llegar! ¡Sacrificar a los perros cuando tantas veces nos han salvado de las garras mortales de las fieras! Y aun dudo que nos sirviera de algo. TUOMAS: On les sacrifierait pour se sauver la peau, eux qui nous ont tant de fois tirés des griffes meurtrières des fauves ? Est-ce que ça nous servirait à quelque chose ? J’en doute. 07123
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Juhani.—Y yo. Estos bueyes, después de hacer trizas a nuestros perros, seguirían esperando impávidos a enfilar otra cosa en sus cuernos. No me cabe duda. JUHANI: Moi aussi. Ces bœufs-là, après avoir mis en pièces nos chiens, recommenceraient tout gentiment à uttendre de recevoir encore autre chose à empaler sur leurs cornes. C’est sûr et certain. 07124
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Simeoni.—Todo eso está muy bien; pero, ¿qué pasará cuando el hambre nos retuerza de veras las tripas? SIMEONI: Oui, oui, mais à quoi devra-t-on recourir quand la faim gémira pour de bon dans nos' ventres ? 07125
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Juhani.—El hambre empieza gruñendo en las tripas, luego salta al corazón palpitante como un gato a la nuca de una rata, y entonces el hombre de más aguante se da por vencido. Dura, muy dura es nuestra suerte. ¿Qué podríamos hacer, pregunto yo también? JUHANI: D’abord elle gémit dans la bedaine, puis do là elle bondit bientôt sur le cœur palpitant, bondit comme un chat à la nuque d’une grasse souris, et alors l’homme vigoureux est dompté. Notre sort est dur, bien dur. Que faire ? je me le demande aussi. 07126
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Aapo.—A mí se me ocurre que si gritamos todos a la vez con todas nuestras fuerzas, tal vez alguien que pase por el bosque oiga el griterío, o quizá nuestras voces lleguen a Viertola y alerten a la gente. AAPO: Crions tous ensemble de toutes nos forces. Peut-être que quelque passant entendra notre appel dans les bois, ou bien notre voix portera jusqu’à Viertola et fera réfléchir les gens. 07127
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Juhani.—Creo que vale la pena intentarlo. JUHANI: Ça vaut la peine d’essayer. 07128
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Timo.—Gritemos, pues, a pleno pulmón. TUOMAS: Hurlons puissamment. 07129
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Juhani.—Como locos. Lancemos todos un formidable grito, un alarido estruendoso. Todos a un tiempo, para que el efecto sea más contundente. Así que de pie, y todos preparados. Cuando dé tres palmadas, todos a gritar hasta enronquecer como siete hombres. ¡Una, dos, tres! JUHANI: Comme des fous. Poussons tous ensemble un formidable cri de tonnerre. Tous ensemble ! ça fera plus d’effet. Attention, levons-nous et préparons-nous. Dès que je frapperai mes mains pour la troisième fois, 011 gueulera, on gueulera comme sept hommes ! Un, deux, trois! 07130
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El bramido fue tan estruendoso que la piedra y el suelo sobre el que se erguía se estremecieron y hasta los mismos bueyes se asustaron y recularon algunos pasos. El brusco griterío de los hermanos resonó con espantosa fuerza y se extendió por el aire acompañado del triste gañir de los perros. Hasta cinco veces gritaron con gritos prolongados que retumbaron en el bosque y se esparcieron en lejanas oleadas. El último grito fue más fuerte aún, y después descansaron un instante para tomar aliento; después volvieron a gritar siete veces. Sentados luego sobre la piedra, el rostro amoratado, los ojos inyectados de sangre, el pecho palpitante, esperaron el resultado. Ils crièrent de toutes leurs forces et d’une seule bouche, si bien que la pierre et le sol sous elle et alentour tremblèrent, et que les bœufs tressaillirent et reculèrent de quelques pas. L’appel subit des frères retentit avec une violence terrible, et son bruit sinistre se propagea, accompagné par le hurlement lamentable des chiens. Ils poussèrent ainsi cinq longs cris ; la forêt résonna, et l’écho roula au loin. Mais quand le dernier cri, le plus puissant, se fut éteint, ils se rassirent un instant pour reprendre haleine. Aussitôt reposés, ils recommencèrent à crier sept fois, et se mirent à attendre. Le visage congestionné, les yeux injectés de sang, ils étaient assis sur la pierre moussue, et les parois de leurs poitrines se soulevaient avec violence. 07131
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Juhani.—Esperemos a ver qué pasa. O la gente está loca o tiene que comprender que un grupo de hombres no se lía a dar gritos como nosotros si no se encuentran en un gran apuro. Esperemos. JUHANI: Attendons ce qui va se passer, attendons. Les gens sont fous s’ils ne comprennent pas qu’une troupe d’hommes ne braille pas ainsi sans être dans une détresse extrême. Attendons. 07132
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Eero.—Pero si este estruendo no nos sirve de nada, tendremos que resignarnos sin remedio a caer en la garras de la muerte. El sol declina por segunda vez hacia el ocaso, y el hambre no cesa en sus dentelladas. EERO: Mais si ce vacarme ne nous procure aucun secours, alors on deviendra vraiment la proie de la mort. Le soleil baisse déjà pour la deuxième fois à l’ouest et la faim mord cruellement. 07133
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Simeoni.—¡Dios nos tenga de su mano! Ya hace una noche y día y medio que no probamos bocado. SIMEONI: Que Dieu aie pitié de nous ! Il y a déjà une nuit et un jour et demi qu’on n’a rien mangé. 07134
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Timo.—Así es. Oíd cómo protestan, gruñen y hasta rechinan mis tripas. Es duro. TIMO: C’est comme ça. Entendez comme mon ventre gronde, grogne et grince même un tout petit peu. C’est dur. 07135
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Juhani.—Es duro, muy duro. Basta que cada cual escuche su estómago. JUHANI: C’est dur, bien dur. 0n le sait et on le croit, on n’a qu’à écouter chacun son estomac. 07136
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Simeoni.—¡Largo es el día para el hambriento! SIMEONI: La journée est longue pour l’affamé. 07137
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Timo.—Sí, muy largo. TIMO: Pitkähän se on. 07138
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Juhani.—Largo y triste. ¿Pero ya no conserva nada Aapo en su memoria? ¿No recuerdas ninguna conseja del cuervo, ninguna anécdota del búho que poder contarnos en esta funesta isla del hambre? JUHANI: Pitkä ja synkeä! Onko jo tyhjennetty Aaponkin aivo? Etkö muista enään variksenkaan vaakutusta, tarhapöllönkään pakinaa jutellakses meille, istuissamme Nälkäsaaressa hirmuisessa. 07139
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Aapo.—Ahora que lo dices, acabo de recordar un cuento, pero no nos solucionará el alimento de nuestro cuerpo, sino, al contrario, nos hará recordar más aún la bebida y la comida. AAPO: Muistanpa tarinan, jonka juuri nälkä nyt johtaakin mieleeni; mutta se ei saata meitä unohtamaan ruumiimme ravintoa, vaan muistuttelee kovin sekä ruokaa että juomaa. 07140
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Juhani.—¿Te refieres al hombre encerrado en la montaña? Ya conozco esa historia. JUHANI: Sinä meinaat miestä vuoressa. Minä olen kuullut sen. 07141
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Timo.—Pero yo no. Cuéntala, Aapo. TIMO: Mutta minulle on se uutta; kerro se, veli Aapo. 07142
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Simeoni.—Vamos, cuéntala. SIMEONI: Kerro se, kerro se! 07143
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Aapo.—Es la historia de un hombre, de un gran héroe de la fe que permaneció durante mucho tiempo emparedado en las cuevas de Impivaara, lo mismo que la Virgen Pálida, aunque otra era la razón. AAPO: Onhan se tarina miehestä, jalosta uskonsankarista, joka istui muutaman ajan vankina Impivaaran luolissa, niinkuin ennen tuo kalvea impi, mutta toisenkaltaisesta syystä. 07144
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Y Aapo contó lo siguiente: Ja seuraavan tarinan kertoi heille Aapo: 07145
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En otro tiempo, cuando el cristianismo y el paganismo estaban aún enfrentados en Háme, había entre los convertidos un hombre bueno, piadoso, que se dedicaba con todo entusiasmo a propagar las nuevas creencias, protegido por las armas del reino de Suecia. Pero los guerreros armados tuvieron que regresar de pronto a su país, y los cristianos de Háme fueron perseguidos brutalmente por sus hermanos paganos. Unos morían entre horribles suplicios, y otros, para librarse de la persecución, huían a los recónditos laberintos de los bosques solitarios, a las grutas de las montañas, y otros, en fin, váyase a saber dónde. El hombre piadoso se refugió en una caverna de Impivaara, pero sus enemigos, que estaban sedientos de venganza, descubrieron su refugio. «Encerremos al lobo en su madriguera», clamaron con diabólica alegría, y cerraron a cal y canto la entrada de la gruta, dejándole que muriera de hambre en las tinieblas. Ennen, koska kristin-usko ja pakanuus vielä taistelivat keskenänsä Hämeenmaassa, oli käännettyjen joukossa eräs mainio mies, hurskas ja harras uutta uskoa levittämään, jota hän myös kiivaasti harjoitteli Ruotsin valtakunnan aseitten suojassa. Mutta kotimaahansa täytyi haarniskoittuin sankarten äkisti siirtyä täältä, ja kristityt Hämäläiset joutuivat pakanallisten veljeinsä hirmuisimman vainon alle. Mikä heistä surmattiin kauhistavalla tavalla, mikä etsi pelastustansa, paeten salojen eksyttävään kohtuun, mikä vuorten luoliin ja mikä minnekkin. Impivaaran komeroihin kiirehti mainittu hurskas mies; mutta hänen vainoojansa, jotka koston vimmassa seurasivat hänen jälkiään, huomasivat pian mihin hän oli itsensä kätkenyt. »Susi teljettäköön omaan luolaansa!» huusivat he ilkeästi riemuiten, muurasivat luolan aukion lujasti kiinni ja heittivät miehen nääntymään nälkään ja pimeyteen. 07146
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El hombre encerrado hubiera tenido un cruel fin; pero el Cielo obró un nuevo milagro y, cuando la última claridad del día desapareció de la entrada de la caverna, el interior se inundó de una luz maravillosa y brillante como la plata, y el prisionero se vio envuelto en una suave claridad celeste. Mas no fue éste el único milagro, pues del suelo de la caverna brotó una fuente de agua viva, clara y abundante, que le proporcionó al hombre piadoso una bebida siempre fresca en su prisión rocosa. Luego, al pie mismo de la fuente, creció, verde y frondoso, un hermoso árbol cuyos sabrosos frutos se convirderon en alimento exquisito. Pasaba el hombre los días alabando al Señor y las noches soñando en el paraíso de los bienaventurados. Sus días eran semejantes a los días templados y claros del estío, y sus noches, a un suave crepúsculo. Transcurrió un año y la sangre de los cristianos corrió a raudales en Hame. Pero al cabo de ese año de horrible persecución, y mientras fuera de la caverna brillaba una hermosa mañana de septiembre, llegó a los oídos del prisionero un ruido de martillos y de hierros que machacaban en el muro de la entrada de la gruta. La luz del amanecer se filtró a través de la tapia derribada, y al instante desaparecieron de la gruta la fuente milagrosa y el árbol de deliciosos frutos. Surkea loppu olisi nyt saavuttanut miehen, mutta ihmeen teki taivas taas. Tuskin oli luolan suulta kadonnut päivän-valon viimeinen siinto, niin jopa valkeni avara luola ihanimmasta, hopeakirkkaasta paisteesta; ja niin oli miehellä kylmän kallion sydämessä liepeä, taivaallinen päivä. Ja tapahtuipa ihmeitä vielä enemmin. Katso, kuvertui äkisti luolan permantoon heleä lähde, jonka vesi ei ottaen milloinkaan vähentynyt; ja oli siis miehellä kivikammiossaan alati raikasta juomaa. Mutta vieläpä lähteen reunalta kohosi ylös kaunis, viherjöitsevä puu, kantain herttaisimpia hedelmiä, jotka eivät ottaen loppuneet; ja siitä sai mies suloisen ravintonsa. Tässä vietti hän päivänsä, ylistäen Herraa, tässä hän vietti yönsä, uneksuen autuitten maasta. Ja hänen päivänsä oli kuin kesän päivä, lämmin ja kirkas, ja hänen yönsä herttaista hämärän aikaa. Niin kului vuosi, ja virtana juoksi Hämeessä kristittyin veri. Mutta koska vainon kauhistava aastaika oli kiertynyt umpeen ja ulkona paistoi ihana syyskuun-aamu, ehti sankarin korviin vasarain ja rautakankein jytinä luolan kiinnimuuratulta suulta. Läpi tuon kivisen ruhan rupesi viimein pilkahtelemaan päivä, ja vilauksessa katosi luolasta ihmeellinen valkeus, niinmyös lähde ja lähteen reunalta hedelmällinen puu. 07147
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¿De dónde provenían aquellos ruidos y aquellos golpes en la entrada de la caverna? Una multitud de paganos rodeaba a un grupo de cristianos atados con cuerdas y condenados a morir de hambre en el seno oscuro de la montaña. ¿Quién podía imaginarse que el hombre que llevaba un año encerrado en aquella gruta no hubiera corrido la misma suerte? El estupor de los que le vieron salir de la caverna, con la cara iluminada y la frente radiante, fue indescriptible. Entonces oyeron la sonoridad sagrada de su voz y se estremecieron hasta la médula al oírle decir: «Salud, amigos y hermanos, salud, sol dorado y bosques rumorosos, ¡salud!» La muchedumbre cayó de rodillas ante el hombre piadoso, alabando al Dios en que él creía y que lo había salvado de una muerte horrible. Les contó en alta voz los prodigios que le habían sucedido en el seno de la montaña, y la multitud, arrebatada, exclamó con una sola voz: «¡Bautízanos, bautízanos en la fe de tu Dios!» Grande fue el gozo del hombre santo al oír las invocaciones de los paganos, quienes al momento desataron las cuerdas de los condenados a muerte. El héroe de la fe se adelantó entonces a orillas del riachuelo y la muchedumbre le siguió, abjuró del paganismo y se bautizó en la fe de Cristo. Los cristianos, destinados al martirio momentos antes, se agrupaban en la orilla cantando cantos de alabanzas al Cielo, que lo mismo que a su piadoso padre, les había librado de una muerte cruel y había abierto los ojos de los paganos a la luz. Mutta mikä saattoi matkaan tämän pauhinan ja telmeen tuolla ulkopuolella luolan aukiota? Seisoi siellä pakanoita suuri joukko ja heidän keskellänsä muutamia kristittyjä sidottuina nuoriin ja tuomittuina nälkään kuolemaan vuoren pimeässä uumennossa. Eivätkä arvelleet he muuta kuin että sama surma oli kohdannut miestä, joka vuotta ennen samaan luolaan suljettiin. Mutta kovin he kummastuivat, koska luolan auetessa sankari astui ulos kirkastetulla, säteilevällä otsalla. Ja ääni, jonka pyhä heläys tunkeusi aina ytimiin asti, kaikui hänen suustansa: »terve, ystävät ja veljet, terve, kultainen aurinko ja kohisevat metsät, terve!» Silloin lankesi joukko hänen eteensä polvilleen, ylistäen sitä Jumalaa, johon hän uskoi ja joka oli hänen pelastanut hirveästä kuolemasta. Mutta korkealla äänellä kertoi heille mies ne ihanat ihmetyöt, joita hän vuoren kohdussa oli kokenut; ja yhdestä suusta huusi hänelle kansa: »kasta meitäkin, kasta meitäkin uskoon saman Jumalan päälle!» Niin he miehen suureksi riemuksi huusivat ja päästivät viipymättä nuorista kuolemaan tuomitut vangit. Siitä astui ojan partahalle hurskas uros, ja seurasi häntä joukko, joka, luopuen pakanuudesta, antoi itsensä kastaa Kristuksen uskoon. Mutta ylhäällä äyräällä, seisoivat äsken vielä uhreiksi määrätyt miehet, veisaten kiitosvirttä Hänelle, joka tuskallisesta kuolemasta oli pelastanut sekä heidät itse että heidän vanhurskaan isänsä ja johdattanut pimeydestä valkeuteen pakanain lapset. Niin he veisasivat, katsahtaen taivaan korkeuteen ylös. 07148
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Aapo.—Éste es el cuento del hombre piadoso. AAPO: Tämä on tarina hurskaasta miehestä. 07149
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Juhani.—El bautizo de los paganos tuvo lugar precisamente en el tramo del riachuelo que pasa junto a la cerca que hemos hecho para los lobos. JUHANI: Ja pakanain kastaminen tapahtui juuri samalla kohdalla ojassa, jossa nyt on meidän sudentarhamme. 07150
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Simeoni.—La fe obra milagros. Apuesto que el hombre no tenía en la caverna ni fuente ni árbol y que su noche no estaba iluminada por ninguna luz que brilla para ojos mortales, sino que una fe firme y sólida satisfacía todas sus necesidades corporales. Es lo que decía Tuomas de Tervakoski, mi compañero de pastoreo: «Si tienes el escudo de la fe y la espada del espíritu, puedes ir a bailar al corro con los mismos diablos.» Así hablaba aquel piadoso anciano. SIMEONI: Usko ihmeitä tekee. Olenpa varma siitä, ettei miehellä luolassa ollut yhtään lähdettä eikä hedelmällistä puuta ja ettei mikään maalliselle silmälle paistava valo valaisnutkaan hänen kammiotansa, vaan että luja ja järkähtämätön usko tyydytti kaiken hänen ruumiillisen tarpeensa. Hänen henkensä voima oli hänelle raikkaana lähteenä, maistavana hedelmänä ja säteilevänä valkeutena. Mitä sanoi entinen karjatoverini, Tervakosken Tuomas? »Jos sinulla on uskon kilpi ja hengen miekka, niin mene vaikka perkeletten kanssa polskaa tanssimaan». Niin lausui hurskas ukko. 07151
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Juhani.—Pero el vientre de un hombre no se satisface durante mucho tiempo con la fe desnuda y el aire vacío; me jugaría el cuello. A mí me parece que ese buen hombre se llenaba la boca con manjares más suculentos que frutas y agua. Otros alimentos pide el cuerpo humano que se ha desarrollado a base de carne y de pan de centeno. Pero el caso es que también se cuenta esa historia de otra manera. Cuentan que brotaron de la pared de la caverna cinco negros cuernos de toro. Cuando el hombre abrió el primero, salió de él borbotando un delicioso y claro aguardiente que provocó muecas en los labios del bebedor. Del segundo cuerno sacó ristras de salchichas grasientas y calientes. El tercero le brindó una excelente papilla espesa; el cuarto, cuajarones de leche para sazonar la papilla, espesos como el alquitrán, y cuando se hubo atracado como una chinche, abrió el último cuerno y sacó tabaco para mascar, el célebre tabaco de rapé danés, que se hinchó en su carrillo como una sanguijuela que chupa. ¿Acaso un hombre ocioso puede aspirar a mejor agasajo? JUHANI: Mutta aika-miehen maha ei tule kauankaan toimeen paljaalla uskolla ja tyhjällä ilmalla, ei vaikka mätänis. Ja minä vannon, että hän pisteli poskeensa muikeampaakin muonaa kuin hedelmiä ja vettä. Sitä vaatii miehen ruumis, joka on kasvanut ja varttunut täällä lihan ja ruisleivän nojalla. Niin, niin, kerrotaanpa tarinaa vielä toisellakin lailla. Kerrotaan, että viisi mustaa sonninsarvea ilmestyi äkisti miehelle luolan seinään. Koska hän nyt aukaisi ensimmäisen sarven, niin roiskahtipa siitä suhisten ulos parasta, heleätä vapriikin paloviinaa ruokaryypyksi, joka kylläkin veti ryppyyn miehen huulet. Toisesta sarvesta taasen kiskoi hän kyynärittäin ulos monipoimullista, rasvaista ja lämmintä sianmakkaraa. Mutta kolmannesta pinnisteli kankeana kaarena ulos parasta uutispuuroa, ja neljännestä piimää puuronkastiksi, piimää sakeata kuin terva. Ja koska hän nyt oli täyttänyt maarunsa kuin puutiainen, niin aukaisi hän vallan vikkelästi viidennen sarven ja siitä lappasi hän ulos pikanellia, parasta tanskan punttirullaa, joka paisui pojan poskessa kuin imevä iilimato. Tarvitsiko enään parempaa trahtamenttia joutilas mies? 07152
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Timo.—¡Él estaba en el cielo, pero no así nosotros! TIMO: Hän oli taivaassa, hän. Mutta me? 07153
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Tuomas.—Sólo de pensarlo me siento desfallecer. TUOMAS: Tämä polttaa miehen mieltä. 07154
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Timo.—A mí me dan vahídos. TIMO: Ja pyörryttää pojan päätä. 07155
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Juhani.—¡Mil escudos daría por una comida semejante! ¡Mil veces mil escudos! JUHANI: Tuhannen riksiä senkaltaisen atrian edestä nyt! Tuhannen tuhatta riksiä! 07156
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Simeoni.—«¡Salchichas grasientas y calientes!» Benito, ¿no? Estamos en pleno infierno y oímos contar cómo se disfruta y come en el cielo. ¿Qué vamos a hacer, qué vamos a hacer? SIMEONI: »Poimullista, rasvaista, lämmintä sianmakkaraa»! Niin, me istumme keskellä helvettiä ja kuulemme kerrottavan kuinka taivaassa iloitaan ja syödään. Ah! Mitä on meidän tekeminen, veljet, mitä on meidän tekeminen? 07157
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Eero.—¡Nos alimentaremos con la fe! EERO: Uskokaamme, uskokaamme! 07158
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Simeoni.—¡Monstruo! ¿Cómo puedes burlarte aún? SIMEONI: Haasteletko vielä pilkan kieltä, sinä hirmu! 07159
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Eero.—Es el último aliento, hermano, pues pronto me desmayaré soplando como una vejiga que se desinfla, una vejiga de buey. ¡Ah, si al menos tuviéramos un pan caliente untado con mantequilla! EERO: Viimeinen pihaus, veljeni, viimeinen pihaus; usko minua. Kohta vaivun huokuen alas kuin tyhjäksi käypä rakko, härjänrakko. Ah ! si on avait seulement un pain chaud avec du beurre dessus ! 07160
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Timo.—¡Y dentro la salchicha más gorda del mundo! TIMO: Et sur le beurre la plus magnifique saucisse du monde ! 07161
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Juhani.—Si tuviéramos siete panes tiernos y calientes, siete libras de mantequilla y siete salchichas asadas a un buen fuego de leña, ¡otro gallo nos cantara! JUHANI: Si on avait sept pains frais et chauds, sept livres de beurre et sept saucisses amollies sur un feu de bois, mes amis ! quelle bombance ce serait ! 07162
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Eero.—¡Maldita sea! EERO: Éclair et tonnerre ! 07163
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Timo.—Si fuéramos prudentes, llevaríamos siempre en el bolsillo una bolsita de sal, que dicen que comprime las tripas y permite conservar la vida durante semanas, sin tomar ni pizca de alimento. TIMO: Il faudrait être assez sage pour avoir toujours une petite blague pleine de sel dans sa poche. Le sel vous resserre les boyaux et vous conserve la vie pendant des semaines sans qu’on ait un brin de nourriture dans les tripes. 07164
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Juhani.—¡Hombre de Dios! Ni con sal irías muy lejos. JUHANI: Enfant ! Même avec du sel, on ne va pas bien loin. 07165
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Timo.—Sin embargo, Iisakki de Koivisto, ese redomado vago, puede estarse tumbado en el desván de la sauna de Karkkula durante varios días de Dios sin probar una migaja. ¿Cómo le dura el hálito en el cuerpo? Sencillamente, porque el bribonazo chupa un trozo de sal como un niño de teta chupa el pecho de su padre. TIMO: Mutta Koiviston Iisakki, se verrattoman laiska mies, ma'ata röhöittelee Karkkulan saunanparvella monta Jumalan päivää yhteen jaksoon, nauttimatta einettäkään suurusta. Ja millä keinolla pihisee henki-parka miehessä? Tuo uuspeili kun imeskelee suolatuppoa kuin kakara äitinsä nisänappia. 07166
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Juhani.—Pero también se le ve a veces por los campos de centeno de la aldea arrancando espigas para quitarles el grano y llenarse la panza. Ay, fijaos cómo ya va bien entrada la noche sin que del mundo de los hombres nos llegue el menor socorro, mientras treinta y tres demonios rondan a nuestros pies sin dejar de bufar. Pero, ¿qué ven mis ojos? Eh, mirad esos malditos bichos que están liados a cornadas. ¡Hala! ¡Embestios con fuerza! ¡Eso es! ¡Duro! ¡A ver si os rompéis la testuz mutuamente hasta que os saquéis los sesos y... dos enemigos menos! ¡Muy bien! ¡Que siga la fiesta! ¡Así tendremos un poco de distracción para matar el tiempo! ¡Labrad la tierra con los ocho arados de hueso! JUHANI: Istuupa hän myös usein kuin rääkkä kylän ruispelloissa, hieroskellen tähkäpäistä jyviä naamaansa.--Tiens ! voilà deux de ces maudites bêtes qui se cornent. Allez-y, cognez-vous et percez-vous mutuellement le front, pour que la cervelle tombe de vos crânes sur le sol, et on aura deux tourmenteurs de moins. C’est ça, c’est ça ! Enfin un peu de distraction pour tuer le temps ! — Très bien ! Et que ce jeu dure longtemps, labourez la terre avec huit charrues en os !--Niin juuri! ja kestäköön tämä leikki kauan ja kyntäköön maata kahdeksan luista auraa. 07167
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Tuomas.—Ese de lomo curvo y el de cabeza blanca se tiran unas cornadas que da miedo. TUOMAS: Celui avec le dos creux et celui à la tête blanche s’attrapent sérieusement. 07168
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Juhani.—Ganará Testablanca. JUHANI: Tête blanche gagnera. 07169
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Tuomas.—¡Qué va; ganará Lomocurvo! TUOMAS: Dos creux gagnera. 07170
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Juhani.—¿Qué te apuestas? Choca mi mano. JUHANI: Tope-là, parions ! 07171
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Tuomas.—De acuerdo. Timo, tú serás el juez. TUOMAS: D’accord. Timo, tu seras l’arbitre. 07172
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Juhani.—De acuerdo. JUHANI: Bien ! 07173
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Tuomas.—¿Va un cuartillo de aguardiente? TUOMAS: Une pinte d’eau-de-vie ? 07174
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Juhani.—Va. Veamos, veamos cómo luchan nuestros dos campeones. Ahora se tantean un momento, frente contra frente. JUHANI: -C’est dit. — Regardons, regardons lutter nos deux champions. Ils se reposent maintenant un brin, front contre front. 07175
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Timo.—Y se empujan poco a poco. TIMO: Et se poussent comme ça, tout à la douce. 07176
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Juhani.—¡Fíjate ahora cómo se embisten! ¡Duro con él, Testablanca! ¡Hinca bien las pezuñas en tierra! JUHANI: Mais à présent ! Ça chauffe ! Hardi, tête blanche, ma bonne tête blanche ! Plante solidement ton sabot dans la terre! 07177
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Tuomas.—¡Tú, Lomocurvo, híncalas con más firmeza aún! ¡Así, muy bien! TUOMAS: Plante le tien plus solidement encore, mon brave dos creux ! Bravo ! 07178
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Juhani.—¡Testablanca! ¡Testablanca! JUHANI: Tête blanche ! Tête blanche ! 07179
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Tuomas.—¡Anda con él, Lomocurvo, no te achiques! ¡Dale una testarada con todas tus fuerzas y manda al otro mundo a ese tipo de una vez! TUOMAS: Mon robuste dos creux au front acéré ! Vas-y ! Termine donc cet embêtant lambinage et expédie-moi ce type ! 07180
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Juhani.—¡Testablanca! ¡Así te arranque los cuernos el diablo! ¿Es que vas a ceder, blandengue, cobarde? JUHANI: Tête blanche ! Que le diable t’arrache les cornes ! Est-ce que tu détales, maudit vaurien ? 07181
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Tuomas.—Me parece que va a pegarse el piro. TUOMAS: Il m’a tout l’air de prendre la poudre d’escampette. 07182
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Timo.—Y el otro le persigue como un loco. ¡Me parto de risa! TIMO: Et l'autre lui file derrière comme un fou ! Hihihi ! 07183
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Tuomas.—¿Qué me dices ahora, Juhani? TUOMAS: Eh bien, Juhani ? 07184
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Juhani.—He perdido un cuartillo de aguardiente. Te lo daré cuando hayamos salido de ésta. ¿Pero cuándo llegará ese día? ¡Ay! Dentro de unos años llevarán una carga de aquí al pueblo y del pueblo al cementerio. Al mando de nuestro guarda rural, trasladarán un montón de huesos tintineantes, los esqueletos de siete tíos. JUHANI: J’ai perdu une pinte d’eau-de-vie. Tu la recevras dès qu’on sera hors d’embarras. Mais quand viendra ce jour? Ah ! dans bien des années, il arrivera qu’on emmènera un gros chargement d’ici au village et du village au cimetière, sous la conduite de notre garde-cliam-pêtre, on emmènera un tas d’ossements cliquetants, les restes de sept hommes. 07185
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Simeoni.—Así acabará nuestra vida pecadora. SIMEONI: Et ainsi finira notre vie coupable. 07186
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Juhani.—Así acabará nuestra vida. JUHANI: Et ainsi finira notre vie. 07187
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Timo.—Así acabará. TIMO: Oui, elle finira ainsi. 07188
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